Dans cet épisode de Tout le monde est un leader, Keivan Farzaneh, conseiller techno-pédagogique au Collège Sainte-Anne, partage comment son équipe transforme l’éducation grâce à l’intelligence artificielle et à la réalité virtuelle.
Il aborde la mise en place d’une politique d’IA éthique, le développement de l’outil Emilia pour la correction en français, et la création de tuteurs virtuels pour soutenir les élèves.
On parle aussi de parentalité numérique, d’enjeux liés à la citoyenneté numérique et d’un changement fondamental dans le rôle de l’enseignant.
Un épisode riche en idées concrètes pour repenser l’école et mieux outiller les leaders éducatifs.
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Tout le monde est un leader
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[00:00:00] Je pense, d'un côté, nous autres, nous, ce qu'on fait, c'est éduquer les parents. Oui, donc on leur parle des différents enjeux, mais aussi des bénéfices. Il n'y a pas juste des côtés négatifs à l'intelligence artificielle et à utiliser l'écran. Regarde, on est en train d'utiliser des écrans, nous, en ce moment. C'est juste que je pense que peut-être les parents devraient, puis je ne veux pas parler à leur place nécessairement, mais je pense qu'à quelque part, les parents pourraient être un peu plus au fait de ce que les jeunes font avec leur technologie.
[00:00:34] Bonjour, je m'appelle Marius et vous écoutez Tout le monde est un leader, un podcast pour transformer l'éducation. Parce que les temps changent, les amis. Depuis plus de dix ans, j'aide les leaders à inspirer la transformation dans leur milieu. Pour être un agent de changement, il faut être un agent en changement. Le système d'éducation, c'est du monde. Et tout le monde est un leader.
[00:01:04] Bienvenue à Tout le monde est un leader, un podcast pour transformer l'éducation. Et aujourd'hui, mesdames et messieurs, j'ai le bonheur et le privilège d'accueillir Kevin Farzané, conseiller technopédagogique principal au campus Lachine et Outremont pour le Collège Saint-Anne. Comment ça va, mon cher? Ça va super bien. Merci beaucoup pour l'invitation. Ça me fait vraiment plaisir. Ça bouge en éducation. Ça bouge au Collège Saint-Anne aussi. J'ai eu la chance d'aller vous visiter l'an passé grâce à une connaissance commune qu'on a.
[00:01:32] Puis, c'est là qu'on s'est dit, peut-être qu'on devrait prendre le temps de jaser. Ça fait qu'on est déjà rendu là. Peux-tu nous, pour les gens qui prennent le temps de nous écouter aujourd'hui, ça serait le fun que tu nous parles un peu de ton milieu. Parce que c'est toute une structure, c'est tout un endroit à votre collège, ce que vous êtes en train de faire. Puis, où tu te positionnes comme conseiller pédagogique là-dedans? Bien, je pense que déjà, quand on parle du Collège Saint-Anne, on fait le lien avec l'innovation.
[00:01:57] C'est vrai qu'on met beaucoup, on fait beaucoup de projets, on va dire, qui sont novateurs, des activités en classe aussi, qui pourraient être qualifiées de novatrices. Mais au-delà de ça, ce qu'il faut savoir, le Collège Saint-Anne, c'est qu'on est une structure qui va inclure à la fois des écoles primaires, des écoles secondaires, mais aussi un cégep. Ça fait qu'on a quand même une belle vue d'ensemble de ce qui se passe en classe parce qu'on parle à des jeunes des différents ordres.
[00:02:24] On parle à des éducateurs, à des enseignants des différents ordres aussi. Ça fait que quand on veut mettre en place, par exemple, je ne sais pas moi, une politique sur l'intelligence artificielle, bien, on peut avoir un regard sur qu'est-ce qui se passe dans les différents ordres d'enseignement. Ça fait que ça, c'est une des choses qui caractérisent le milieu. Puis, voilà, c'est ça. Bien, c'est fantastique. Ça vous donne une belle vue d'ensemble, une vision plus systémique de l'éducation puis du développement de l'enfant aussi.
[00:02:51] Puis, toi, comme conseiller technopédagogique, tu travailles dans quel ordre puis qu'est-ce qui occupe ton emploi du temps présentement? Au moment où on enregistre notre épisode, on est en février. Notre épisode sort un peu plus tard dans l'année, mais présentement, qu'est-ce qui occupe ton temps? Bien, je te dirais qu'effectivement, bon, comme je suis conseiller technopédagogique, je travaille beaucoup avec les technologies. Déjà, ce qu'il faut savoir, c'est que moi, donc, j'ai une grande partie de ma tâche qui est consacrée au secondaire La Chine
[00:03:19] parce que c'est vraiment l'école où on a le plus d'enseignants et d'élèves. Mais je collabore aussi beaucoup avec le collégial, mais aussi avec notre école primaire à Outremont qui s'appelle l'école bussonnière. OK. Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que oui, je fais beaucoup d'accompagnement, que ce soit auprès des enseignants ou auprès des autres cadres d'emploi comme les directions, par exemple. Comme juste récemment, on a donné, donc, une formation aux directions puis à certains adjoints sur, donc, CoPilot Pro, là.
[00:03:50] Mais on fait aussi, on aide les enseignants à mettre en place des activités qui intègrent les technologies puis l'intelligence artificielle en classe. OK. Et au-delà de ça, on fait aussi des choses un peu plus macro, j'ai envie de dire plus underground dans les coulisses, des choses que les gens voient peut-être moins. Je te parlais de, bon, la politique, donc, c'est la politique sur l'utilisation éthique et responsable de l'intelligence artificielle, pardon, qui est quelque chose sur lequel on a beaucoup travaillé au cours des derniers mois. OK.
[00:04:19] Sinon, on travaille aussi sur une progression des apprentissages. On travaille aussi, on a aussi un dossier en lien avec la, un dossier sur la citoyenneté à l'ère du numérique. OK. Puis, justement, là, on va bientôt donner une présentation aux parents sur la parentalité à l'ère du numérique. Donc, on va aborder des sujets liés à leurs jeunes, donc, qui, par exemple, la cyberdépendance, cyberharcèlement,
[00:04:47] donc des sujets qui sont pas nécessairement directement liés à l'intelligence artificielle, mais qui ont un lien avec les technologies, qui ont un lien avec la citoyenneté. Donc, il ne faut pas penser qu'on travaille juste sur l'intelligence artificielle, tu sais, on fait au-delà de ça. Quand on parle de technologies, ça va au-delà de l'intelligence artificielle. Tu as nommé Copilot Pro, puis il y a beaucoup de gestionnaires qui vont regarder notre épisode. Y a-t-il quelque chose que tu veux nous partager, un petit bijou que vous avez partagé en formation sur l'utilisation de Copilot comme gestionnaire?
[00:05:17] Y a-t-il des pratiques qui sont prometteuses ou intéressantes et stimulantes? Bien, déjà, écoute, Copilot Pro, c'est un outil d'intelligence artificielle qui a été créé par Microsoft. La version Pro, la grande distinction, c'est qu'elle va être intégrée vraiment aux différents outils de la suite Microsoft. Donc, tu peux interagir avec Copilot à la fois dans Word, dans PowerPoint, dans Excel.
[00:05:47] Et c'est plaisant, c'est le fun parce que vraiment, ça vient vraiment faciliter la vie. Donc, ça permet aux cadres, ça permet aux directions de gagner du temps. Je donne un exemple. Par exemple, dans PowerPoint, tu peux demander vraiment à Copilot de te générer un diaporama. Donc, tu lui donnes une petite description de ce que tu veux et il va te générer un diaporama en lien avec ça. Évidemment, ce n'est pas parfait. Oui, oui, mais ce n'est pas parfait.
[00:06:16] Ça reste de l'intelligence artificielle, mais après, il n'y a rien qui empêche l'utilisateur de pouvoir faire des modifications par lui-même sur le diaporama. Puis, ce qui est le fun aussi, c'est que tu peux même lui donner un document, donc un document Word, par exemple, ou un document PDF. Puis, tu peux lui dire de le transformer en version PowerPoint. Puis, tu sais, on s'entend dire que créer un PowerPoint, des fois, ça peut être très chronophage. Absolument. Le fait de pouvoir avoir un outil d'intelligence artificielle qui nous aide là-dedans, c'est vraiment génial. C'est vraiment ça.
[00:06:46] Puis, tu sais, pour les directions, il y en a certains qui étaient un peu plus au fait de ce que l'intelligence artificielle permettait de faire. Mais pour ceux et celles qui connaissaient moins la technologie, donc ils ont été vraiment surpris de voir à quel point ça pouvait être comme un peu magique. Ça pouvait leur faciliter la vie, tu sais. Absolument. C'est tellement efficace. Moi, il n'y a pas une journée qui passe sans que j'utilise ça. Toi, j'ai le goût de te poser dans ta pratique à toi. Qu'est-ce qui te stimule présentement que tu disais ça? Je suis en train d'explorer ça.
[00:07:15] Je trouve ça intéressant, le potentiel. Tu sais, des fois, on découvre un outil et avant de savoir où on va l'utiliser, on fait juste s'amuser à découvrir le potentiel. Toi, présentement, qu'est-ce que tu trouves stimulant dans les outils que tu découvres? Bien, en fait, je te dirais que ce n'est pas tant en lien avec les outils nécessairement, mais c'est aussi en lien avec, c'est beaucoup en lien avec les projets qu'on fait. OK. OK. OK.
[00:07:37] Par exemple, tu sais, on travaille avec des compagnies externes sur différents projets, donc pas nécessairement juste en intelligence artificielle, mais aussi sur les technologies de façon générale. Donc, des projets quand même qui sont à grande échelle. On a récemment, donc, notre politique sur l'utilisation éthique et responsable de l'intelligence artificielle a récemment été enterrinée.
[00:07:57] Puis ça, c'est une chose que peut-être on pourra discuter un peu plus tard, justement, mais on va éventuellement la présenter à nos enseignants du secondaire. Puis, on travaille aussi sur un projet d'assistant virtuel, en fait, sur deux projets d'assistant virtuel, un qui se déroule au secondaire et un autre qui se déroule au collégial.
[00:08:20] Donc, on est en train de voir, tu sais, quoi les impacts d'utiliser un tuteur virtuel propulsé par l'intelligence artificielle auprès des jeunes en classe. Est-ce que c'est vraiment aussi bénéfique qu'on le dit? Donc, c'est quelque chose sur lequel, en ce moment, on travaille. Puis ça, c'est le genre de choses qui me stimule parce que, tu sais, c'est vraiment du concret. Puis, tu sais, moi, je suis quelqu'un… Ça transforme l'expérience d'apprentissage. C'est ça, exactement. Ça transforme l'expérience d'apprentissage. Puis, tu sais, moi, je suis un ancien prof, donc je suis quelqu'un qui aime beaucoup transmettre mes connaissances. Je suis quelqu'un qui aime ça travailler sur le terrain.
[00:08:50] Donc, je donne aussi quand même plusieurs webinaires, des entrevues, comme un peu ce qu'on est en train de faire en ce moment. Ensemble, je fais des… Oui, je fais des webinaires, des formations à l'intérieur même de Saint-Anne, mais aussi à l'extérieur. Donc, je donne des présentations sur les technologies, l'intelligence artificielle, etc. Fait que vraiment, tout ça, c'est un des nombreux côtés intéressants de mon travail de conseiller technopédagogique. Ça a l'air très stimulant. C'est très stimulant.
[00:09:20] Au niveau des outils, je te dirais, j'ai pas tant un… Tu sais, je veux dire, j'ai pas tant un outil coup de cœur, je te dirais. J'explore beaucoup des outils. Puis, tu sais, là, bon, écoute, je te dirais que ça… Tu le sais, ça évolue tellement vite qu'il y a tellement de beaux outils, bien des moins beaux aussi, qui sortent de jour en jour.
[00:10:03] Oui, oui. Mais vraiment, là, vite comme ça, j'ai pas un petit coup de cœur qui me vient en tête, tu sais, là. Bien, c'est sûr qu'évidemment, là, je prêche un peu pour ma paroisse, mais il y a l'Emilia, le correcteur, l'autocorrecteur qui est développé par mon collègue qui est vraiment super, mais… Je vais nous parler de ça. Je ne sais pas dans les détails, mais… Avec ce que tu peux nous partager, qu'est-ce que tu trouves stimulant de votre outil, Emilia?
[00:10:30] Qu'est-ce que c'est et comment c'est utilisé? Bien, écoute, moi, je te dirais, c'est pas moi qui… Bon, donc, ça va être vraiment plus mon collègue Stéphane et mon directeur qui sont impliqués dans ce projet-là. Mais de ce que je sais, c'est que c'est un outil qui est quand même bien apprécié. Donc, c'est un outil, premièrement, qui est pour le moment beaucoup utilisé par les profs de français, que ce soit au secondaire, que ce soit au primaire. Donc, actuellement, on est plus en phase de test.
[00:11:00] Donc, on fournit des textes à Emilia et on vérifie si la qualité de la correction est satisfaisante. C'est sûr que ce qui est une des choses que j'aime beaucoup avec Emilia, c'est que le prof, après avoir vu la correction de l'intelligence artificielle, peut aussi aller corriger. Parce qu'on a dit que l'intelligence artificielle, c'est pas toujours parfait non plus.
[00:11:27] Donc, le prof a un regard qu'il peut apporter lui-même sur les corrections de l'intelligence artificielle. Donc, il peut aller faire des corrections par lui-même. Et il peut même mettre un commentaire audio avant de soumettre le travail à l'élève. OK. Je sais qu'il y a beaucoup de discussions en ce moment par rapport à l'application, par rapport à Emilia. Mais comme je te dis, je n'ai pas toutes les informations. Non, non, non. Parce que je ne suis pas des acteurs principaux. Mais ce que c'est, c'est un correcteur qui est utilisé par l'enseignant. C'est ça? C'est ça l'intention de la création.
[00:11:57] C'est on crée un outil qui soutient l'enseignant dans la correction. Mais c'est l'enseignant qui a le dernier regard sur… C'est ça. En fait, l'objectif, premièrement, c'est de faire sauver du temps. OK. Aux enseignants, évidemment. Tu as une correction. Mais c'est aussi pour que les élèves puissent recevoir leur rétroaction plus rapidement. OK. Parce que tu sais que corriger des textes, des fois, ça peut prendre beaucoup de temps. Mais avec un outil comme Emilia, ça va plus vite. OK. Puis tu connais, tu sais à quel point c'est efficace pour un élève de recevoir rapidement son feedback, sa rétroaction. Absolument. Absolument.
[00:12:27] Votre politique sur l'intégration de l'IA, sur ce que tu peux nous dire, tu sais que c'est… À l'heure où on se parle, ça n'a pas été présenté à tout le monde, mais il y a une démarche, il y a un élan derrière ça. Veux-tu nous parler de ce qui peut être peut-être utile pour les différents milieux qui sont peut-être en train de penser à encadrer l'utilisation, créer la politique? Ça ressemble à quoi votre processus? Puis peut-être des… si tu peux nous partager avec votre vécu, des choses à considérer
[00:12:57] quand on est en train de créer des outils comme ceux-là qui vont nous encadrer comment on va utiliser ça. Oui, absolument. Écoute, je suis content que tu en parles d'ailleurs parce que je pense que c'est un bon moment pour un peu plus explorer ce sujet-là. Donc, effectivement, nous, on a travaillé sur une politique sur l'utilisation éthique et responsable de l'intelligence artificielle. Je ne te cacherais pas que ça a été un processus qui s'est fait sur le long terme. Donc, entre le moment où on a commencé à réfléchir à cette politique-là puis le
[00:13:24] moment où la politique a été enterrinée, ça a pris quand même, je te dirais, une bonne année si ce n'est pas un peu plus. OK. Puis nous, avant, on ne voulait pas faire ça. La politique, on ne voulait pas la créer sur le point d'une table. Ça fait que ce qu'on a fait, c'est qu'on a créé ce qu'on appelle le QRIA, donc un comité sur l'utilisation éthique et responsable de l'intelligence artificielle. Puis à l'intérieur de ce comité-là, on avait des enseignants, des professeurs de différents ordres. On avait des conseillers pédagogiques et des directions.
[00:13:52] On a essayé de prendre des profils variés. Je te disais qu'au Collège Saint-Anne, on a l'avantage d'avoir plusieurs ordres d'enseignement. Oui. On a pris des gens du primaire, des gens du secondaire, puis des gens du collégial. On a aussi sondé des jeunes. Puis c'est vraiment, on a fait du, c'est vraiment du brainstorming. Donc on a eu plusieurs rencontres. On a fait du remue-méninge en bon français. Oui. Puis pour vraiment essayer de trouver quels éléments qui seraient intéressants, qui seraient
[00:14:20] importants à inclure dans une politique comme celle-là. Puis on en est venu vraiment à un consensus où on a décidé de subdiviser notre politique en quatre grands principes. Donc la diversité, la responsabilité, la gentilité humaine, la confidentialité, l'éthique des données, puis un sujet qui est quand même, je pense que les gens considèrent très important, c'est toute la question de la tricherie, le plagiat, donc la transparence, puis l'intégrité académique.
[00:14:47] Je ne veux pas nécessairement rentrer dans les détails de tout ce qu'on a abordé là-dedans, mais vraiment, on va vraiment venir encourager comme une approche qui est critique des biais, des limites de l'intelligence artificielle. Ça fait que tu sais, on mentionne qu'il faut toujours faire attention, par exemple, que le contenu qui est généré par l'intelligence artificielle ne va pas toujours être exact. Donc les systèmes d'intelligence artificielle vont halluciner.
[00:15:14] Maintenant, ils utilisent beaucoup le terme fabulé aussi là. Puis on invite justement les enseignants à traiter de ces sujets-là avec les jeunes parce que souvent, malheureusement, puis même nous en tant qu'adultes, là, donc on ne n'est pas toujours, on n'est pas toujours critiques à l'égard de ce qui est généré par l'intelligence artificielle, les informations qu'on reçoit. Puis justement, on veut inviter donc les jeunes à faire attention à ça. Puis aussi, on sait que les systèmes d'intelligence artificielle vont avoir tendance à amplifier
[00:15:44] les biais qui sont déjà présents dans la société. Je pense que c'est important de sensibiliser les jeunes à ce phénomène-là. Puis au-delà de ça, un sujet qu'on a aussi abordé dans notre politique, puis je pense qu'on ne parle peut-être pas assez, c'est toute la question, bon, de l'impact écologique que ça peut avoir d'utiliser l'intelligence artificielle, donc, ou même d'entraîner des modèles d'intelligence artificielle. Fait que je pense que, tu sais, il faut que les jeunes soient conscients que lorsqu'ils utilisent l'intelligence artificielle, bien, c'est un impact environnemental qui peut être
[00:16:14] néfaste. OK, donc, il ne faut pas utiliser l'intelligence artificielle à tout va, mais plutôt l'utiliser avec parcimonie. Puis, donc, c'est ça, on aborde, écoute, dans cette politique-là, là, donc, on invite toujours aussi les enseignants à regarder les conditions d'utilisation d'un outil avant de le proposer aux jeunes parce que souvent, bon, plusieurs outils qu'il faut, par exemple,
[00:16:40] chat GPT, là, si tu es en bas de 13 ans, tu ne peux pas l'utiliser. Puis, en bas de 18 ans, à partir de 13 ans jusqu'en bas de 18 ans, bien, tu peux, il faut vraiment l'autorisation d'un parent pour pouvoir l'utiliser. Puis, tu sais, c'est pour ça que, tu sais, nous, en tant que conseiller pédagogique, on va aussi proposer des alternatives à chat GPT, là, si les enseignants veulent utiliser des agents conversationnels avec les jeunes. Fait qu'il y a plusieurs sujets qu'on aborde vraiment dans cette politique-là. Comme je dis, là, je ne la passe pas toute en revue.
[00:17:07] Non, non, non. Mais le processus qui vous a amené à prendre ces décisions-là, tu sais, pour les gens qui nous écoutent, y a-tu, je ne veux pas dire conseils, mais dans ce que tu as appris dans votre démarche qui vous a aidé à en arriver à un document qui va continuer à être vivant et à évoluer avec vous, là, pour les gens qui nous écoutent, as-tu des suggestions, des façons de faire qui vous ont aidé sur plus d'une année pour arriver à là où vous en êtes? Pour les gens qui voudraient amener ça dans leur milieu,
[00:17:35] créer une politique, qu'est-ce que tu aurais suggéré comme approche? Oui, c'est ça. Comme je disais, de ne pas faire ça sur le coin d'une table, d'aller consulter des gens, d'avoir un comité, c'est ça. Donc, d'essayer d'avoir des profils variés tout à l'heure, mais pas juste questionner des enseignants, pas juste questionner des directions, mais vraiment essayer d'aller chercher différents cadres d'emploi pour avoir un point de vue un peu plus, on va dire, une vue d'ensemble.
[00:18:05] Oui, différents points de vue. C'est ça. Donc, évidemment, comme je disais, c'est une réflexion qui se fait sur le long terme, donc ça s'est fait en plusieurs rencontres. Il y a eu des choses qui ont été discutées que finalement, ils n'ont pas figuré dans la politique. Après, bon, comme je te disais, on a sondé des jeunes aussi, donc le point de vue des élèves, des étudiants est quand même important quand on élabore une politique comme celle-ci. Après, c'est sûr qu'une politique
[00:18:31] comme ça, c'est toujours quelque chose qui est évolutif dans le temps. Donc, on sait que l'intelligence artificielle, c'est une technologie qui évolue vite. Donc, c'est sûr que nous, le comité, on va avoir un mandat de se rencontrer à des intervalles réguliers, donc périodiquement, pour voir si c'est nécessaire de mettre à jour cette politique-là. Donc, ce n'est vraiment pas quelque chose qui est comme stable dans le temps. C'est quelque chose qui est amené à évoluer. Puis ça, il faut être confiant que ce n'est pas parce
[00:19:00] que la politique a été publiée que c'est fini. Il faut quand même avoir une structure, un comité en place qui va pouvoir retravailler cette politique-là s'il y a eu des changements majeurs au niveau de l'intelligence artificielle. Et s'il y a des nouvelles politiques gouvernementales qui sont publiées, parce qu'il faut quand même aller dans la même direction que ce que le ministère recommande. Oui, il faut s'aligner. Oui, effectivement. Puis c'est sûr aussi que nous, on a créé une annexe dans notre
[00:19:29] politique aussi. On a créé… En fait, on a plusieurs annexes. Puis l'une de ces annexes-là, donc c'est vraiment le… Il y a vraiment une… Comme j'ai envie de dire, comme une infographie qui a été créée par l'Université de Sherbrooke qu'on trouvait intéressante. Qu'on trouvait intéressante, pardon. C'est en lien avec les niveaux d'utilisation de l'intelligence artificielle dans les travaux. Donc nous, on l'adapte un peu. OK. Puis on va la mettre… Puis en fait, on l'a mis en annexe dans notre politique.
[00:19:56] Donc ce qu'on veut, c'est d'avoir un outil clé en main que les enseignants peuvent proposer aux élèves. Et cet outil clé en main-là, dans le fond, ça va venir vraiment… Donc dans le fond, ça liste les différents niveaux d'utilisation qui sont permis dans un travail. Je l'ai vu passer, celle de l'Université Sherbrooke, les cinq niveaux. C'est ça, exact. On l'a modifié un peu. Mais par exemple, au niveau zéro, c'est utilisation interdite. Niveau un, ça va être utilisation limitée. Niveau deux, utilisation
[00:20:22] autorisée avec restriction. Niveau trois, utilisation autorisée de façon plus large. Puis niveau quatre, ça va être utilisation libre. Puis pour chacun de ces niveaux-là, on précise qu'est-ce qu'on entend par utilisation limitée et par utilisation autorisée de façon large, tout ça. Puis on crée un document pour les jeunes où ils vont pouvoir, selon les consignes qui ont été données par le prof, ils vont pouvoir aller préciser qu'est-ce qu'ils ont fait. Ils vont pouvoir aller cocher qu'est-ce qu'ils ont fait avec l'intelligence artificielle et citer les différents outils qu'ils ont
[00:20:52] utilisés. Donc, on veut que ce soit le moins chronophage pour les enseignants. On veut que ce soit le plus facile. Donc, on leur fournit déjà ces documents-là qu'ils peuvent transmettre aux élèves. OK. Et aussi, autre chose, c'est que dans nos annexes, on a aussi placé, on a aussi mis des façons dont tu peux citer les outils d'intelligence artificielle. Je te donne un exemple. Je sais que l'APA a fait un… Donc, sur le blog de l'APA, tu retrouves vraiment une manière de pouvoir citer des agents conversationnels comme ChatGPT. Donc, ça,
[00:21:21] on a inclus la méthode dans nos annexes. OK. Donc, vraiment, le but, c'est que ça soit complet, oui, mais que ça soit aussi un peu clé en main pour les profs, j'ai envie de dire. C'est que ça soit facile à comprendre et qu'il y ait des choses qui peuvent être transmises facilement aux jeunes. Au-delà de ça, on a aussi créé… J'ai envie de dire, on a créé un one-pager, donc un document d'une page parce qu'on sait que lire une politique, c'est quand même
[00:21:46] assez fastidieux. Donc, on a créé un document d'une page, une infographie que justement, on va transmettre aussi aux enseignants pour qu'ils puissent avoir une belle vue d'ensemble, un résumé, en fait, de la politique. L'essentiel. L'essentiel de la politique, exactement. OK. OK. Bien, c'est fascinant. C'est le fun de voir que les choses avancent et qu'on est capable de soutenir les apprenants avec ces avancées technologiques-là aussi.
[00:22:15] On veut continuer à mettre en valeur la preuve d'apprentissage bien réelle qui vient des enfants. Et qu'Emilia qui vient réduire le temps entre le moment où je génère une preuve et où je reçois une rétroaction. C'est un peu ça l'avantage-là. Exactement. Puis, veux-tu nous parler de la réalité virtuelle? Je sais que tu es quand même très intéressé par les technologies éducatives. Réalité virtuelle, et tu parlais de réalité
[00:22:43] mixte en éducation. Veux-tu nous parler de ces choses-là et de leur place? Bien, c'est ça. Bien, c'est surtout, en fait, là, on se concentre beaucoup sur la réalité virtuelle, je te dirais. Mais en fait, c'est un dossier sur lequel on se pense plusieurs années. Mon collègue, mon homologue, si on veut, à Dorval, a déjà commencé à réfléchir à ça plus en profondeur. Donc, eux sont déjà en train de faire des tests de leur côté. Ils ont déjà des casques, des MetaQuest. C'est des MetaQuest 2 qu'ils
[00:23:10] ont à Dorval. Ils sont déjà en train de faire des activités avec les profs. Donc, on a vraiment produit un document, si on veut, avec différentes ressources éducatives qui peuvent être utilisées avec les casques de réalité virtuelle. Et les profs ont accès à ce document-là. Puis, ils peuvent, à la lumière de ça, aller réserver les casques pour justement pouvoir faire des activités avec leurs jeunes. Ce qu'il faut savoir, par
[00:23:37] contre, c'est que nous, ici, à la Chine, on n'a pas encore une flotte de casques récents. Donc, on avait une ancienne flotte de casques qui est maintenant rendue désuète. On veut en acheter des nouveaux. On va éventuellement avoir un espace ici. On espère que ça va être pour la prochaine année scolaire, un espace pour pouvoir faire de la réalité virtuelle. Parce que ça, c'est un autre sujet. Il y a toujours l'aspect logistique en lien avec la réalité virtuelle qui peut, des fois, être un enjeu. Ça peut être assez difficile
[00:24:04] dans une salle de classe d'amener 15 casques de réalité virtuelle puis de faire jouer tout le monde. Je sais que des fois, il y a des profs, bon, dans certains milieux qui vont les séparer en différents groupes ou qui vont alterner. Donc, ils vont faire sortir certains élèves, d'autres qui vont travailler en classe puis donc qui vont alterner pendant la période de cours. Mais nous, ce qu'on veut, c'est qu'il y ait vraiment un espace, un grand espace où tous les jeunes vont pouvoir faire de la réalité virtuelle en même temps.
[00:24:30] Ça fait qu'on travaille beaucoup sur cet aspect-là. Évidemment, on veut qu'il y ait une plus-value pédagogique comme je l'ai mentionné tout à l'heure. Donc, oui, c'est beau la réalité virtuelle, c'est le fun, c'est cool, c'est amusant. Mais il faut vraiment aller, puis je ne te cacherais pas que des applications éducatives sous ces casques-là, il n'y en a pas autant qu'on pourrait le penser. Il faut vraiment aller cibler les bonnes applications. Il faut parler aux profs des bonnes disciplines, des disciplines qui sont concernées pour savoir
[00:24:55] si c'est effectivement pertinent. C'est ensuite de ça que l'enseignant nous fait savoir que oui, il a un intérêt pédagogique, puis oui, il est intéressé à faire des tests avec ses élèves. C'est là ensuite qu'on va mettre en place l'activité. Il faut faire attention aussi, par contre, parce que ce n'est pas tous les jeunes qui vont être à l'aise de faire de la réalité virtuelle. Il y a des jeunes qui vont avoir des malaises.
[00:25:21] Donc, j'ai entendu parler du terme cyber-malaises. Il y a des… Puis même moi, je ne te cacherais pas, ça m'est arrivé. J'avais essayé une application réalité virtuelle où tu étais dans la station spatiale. C'est une application éducative. Ça m'avait donné mal à la tête. Puis je sais que ça arrive aussi à des jeunes. Fait qu'à ce moment-là, il faut trouver des alternatives pour ces jeunes-là pour qu'ils puissent quand même vivre l'expérience, pour pas qu'ils puissent être désavantagés par rapport aux jeunes. Mais il y a vraiment, comme je te dirais, réalité virtuelle, il y a vraiment une plus-value en éducation parce que ça te permet aussi de faire des choses que tu
[00:25:50] pourrais très difficilement faire si tu n'avais pas accès à l'environnement virtuel. Tu sais, par exemple, avoir, je ne sais pas, visiter une pyramide en Égypte ou faire des, je ne sais pas, avoir accès à un laboratoire de biologie, un laboratoire de chimie puis faire des tests qui sont, on va dire, risqués, qui sont dangereux. Tu ne peux pas nécessairement faire ça très facilement, donc dans un contexte réel, on va dire. Donc, c'est là où la plus-value des cases de réalité virtuelle. Les coûts sont énormes. Oui, c'est ça.
[00:26:19] Oui, c'est ça. Puis juste par exemple, ici au Cégep, je sais qu'ils avaient créé, bon, ils avaient créé un environnement virtuel où tu voyais vraiment qu'est-ce qui se passait. Je ne sais plus si c'était pendant la Première ou dans la Deuxième Guerre mondiale, mais ça, ce genre de choses-là, tu ne peux pas vraiment le vivre en vrai parce que la guerre, la Première Guerre, la Deuxième Guerre mondiale est déjà passée. Mais là, grâce au casque, tu peux te téléporter, on va dire, si on veut, en arrière puis vivre vraiment l'expérience comme si tu étais dedans. Ça fait que ça permet de mieux comprendre.
[00:26:48] Puis même, excusez-moi, j'en dis beaucoup, mais même pour les langues, par exemple, des livres qui sont peut-être plus abstraits. L'Écume des jours de Boris Vivian, par exemple, qui est un livre que les enseignants ont déjà fait lire au secondaire aux jeunes. On a créé un jeu, un environnement interactif, un environnement immersif qui va un peu venir, si on veut, construire, dépicter l'environnement du livre. Donc, les élèves peuvent interagir
[00:27:15] avec certains contenus qui sont dans leur ordre immersif. Ils peuvent se promener pour justement mieux comprendre qu'est-ce qui se passe dans le livre. C'est vraiment là les avantages de la réalité. C'est expérientiel, c'est ça. C'est ça, exact. C'est pour ça qu'on travaille beaucoup là-dessus. Et d'ailleurs, je vais avoir une présentation. Je me fais un peu d'auto-promotion. Mais la COPS, en partenariat avec le cadre 21, m'ont demandé d'animer un atelier kiosque pendant le colloque de la
[00:27:41] COPS cette année. Donc, je vais en parler aussi pour les gens qui… En fait, ça va être déjà passé au moment où ça va être publié, la vidéo. Mais c'est quand même quelque chose que je vais avoir l'occasion de faire. C'est fantastique. As-tu décidé ce que tu allais présenter là? Ou c'est en construction? Oui, c'est en construction. Mais je te dirais que ça va être probablement… Je ne veux pas trop m'avancer. Je vais présenter des différentes applications qui peuvent être intéressantes en éducation dans les différentes disciplines. OK.
[00:28:09] Puis, je veux aussi parler de… Je ne sais pas si tu connais le concept des MDM, des Mobile Device Management. Non. Du Mobile Device Management, pardon. Donc, comment on peut gérer des flottes de casques de réalité virtuelle? Parce que quand tu as 30 casques, est-ce que tu prends chaque casque et tu installes les applications en un? Ou est-ce que tu utilises plus une interface qui te permet d'installer plusieurs applications à la fois sur les différents casques? Ça fait que ça aussi, c'est important. C'est tout le point de vue plus technique. Oui, la gestion.
[00:28:36] Oui, la gestion. Ça aussi, je vais en parler. OK. Ah, fascinant. Est-ce qu'il y a des sources d'informations, des personnes… Tu sais, la puissance du réseau en éducation. On s'inspire, on trouve des gens en ligne, il y a des chaînes YouTube. Toi, où est-ce que tu vas puiser tes infos ou tu fais ton réseautage
[00:28:59] pour te nourrir, pour faire cette veille techno-pédagogique-là que tu pourrais peut-être nous présenter ou dont tu pourrais nous parler pour peut-être amener nos auditeurs à élargir leur réseau aussi? Est-ce qu'il y a des gens ou des sources d'informations qui te viennent à l'esprit? Bien, écoute, moi, je fais beaucoup. Premièrement, moi, pour faire ma propre veille, écoute, je suis très… je suis quand même… je ne passe pas si régulièrement que ça, mais je consulte beaucoup le LinkedIn. Je trouve qu'il y a des choses intéressantes
[00:29:27] qui sont publiées sur ce réseau social-là. OK. Oui, des fois, bon, maintenant, il y a de plus en plus Blue Sky qui remplace un peu, si on veut dire, X, donc Twitter, là. Oui. Donc, sur lequel, de plus en plus, il y a des acteurs du milieu de l'éducation qui vont publier. Je reçois aussi des infolettres par courriel, donc le Rire, le C-TREC, que tu connais, peut-être l'école Branchée. Oui.
[00:29:54] Donc, il publie des très bons articles vulgarisés qui animent des créacans et tout ça. Oui. Je participe à des congrès. J'anime moi-même des ateliers, des congrès, donc les plus connus qui sont probablement en éducation, les colloques de la COPS, le Sommet du numérique qui se déroule à Montréal. Oui. Il y a aussi, bon, le colloque de l'OQPC qui est un peu l'équivalent de la COPS, mais pour le collégial. Donc, vraiment, je vais participer à ces congrès-là. Là, je vais assister à des ateliers pour justement favoriser, on va dire,
[00:30:23] mon développement professionnel. Puis vraiment, c'est aussi, tu sais, le réseautage pendant ces congrès-là, c'est vraiment quelque chose qui est très gagnant. Puis ça, on le sous-estime peut-être, mais l'impact positif que peut avoir le réseautage est vraiment non négligeable. Écoute, je ne ferais pas ce que je fais présentement sans le réseau, fait que j'abonde dans le même sens. Tu allais dire? Tu sais, je te dirais, le milieu d'éducation est quand même relativement petit. Il y a, je ne veux pas nécessairement nommer de nom,
[00:30:53] mais tu sais, il y a quand même des acteurs du milieu de l'éducation. OK. Il y a quand même plusieurs bons acteurs du milieu de l'éducation qui postent des choses très pertinentes sur les réseaux sociaux. Et je te dirais aussi que c'est en vogue actuellement, mais les balados, les balados qui sont intéressantes, vraiment, puis tu sais, je veux dire, toi, tu fais aussi des belles, tu sais, tu as des beaux échanges aussi avec différents acteurs.
[00:31:20] Donc, ce genre de choses-là aussi, ça peut permettre de justement favoriser son développement professionnel. Certainement, certainement. Tu dis que tu offres des ateliers dans des congrès, une question que j'aime poser aux gens parce que c'est le fun, avoir l'occasion d'être invité, puis de préparer un atelier, puis de penser aux participants qui vont le recevoir. Puis tu sais, on vient donner le meilleur de soi. J'ai le goût de te poser la question, c'est un atelier préféré que tu offres
[00:31:49] ou peut-être un atelier qu'on ne t'a pas demandé d'offrir, mais que tu dis ça, j'aimerais ça qu'on me demande d'offrir. Tu sais, quelque chose que tu aurais le goût que les gens apprennent de toi dans ce que tu es en train d'apprendre dans ton poste, parce que tu as quand même un poste privilégié. Tu vois le réseau évoluer. Tu fais partie de plein de conversations. Et c'est comme dans ton travail d'aider, donc d'être à l'écoute, puis de répondre à des besoins. Fait que tu sais, y a-tu quelque chose, soit un atelier coup de cœur que tu aimes offrir,
[00:32:17] ou un que tu dis ça, j'aimerais ça qu'on me demande d'offrir à ce sujet-là. Ce serait quoi pour toi, ça? Mais tu sais, déjà, pour mettre la table, tu sais, moi, ça peut arriver, pas qu'on m'impose, mais qu'on me suggère d'offrir un atelier sur un thème spécifique. Mais par exemple, c'est surtout le cas lorsque je donne des webinaires, par exemple. Quand il faut que tu animes un atelier, par exemple, à la COPS ou au sommet du numérique, souvent, c'est moi-même, les personnes avec qui je coanime,
[00:32:47] qui vont décider quel atelier on va proposer. Fait qu'on a quand même une certaine liberté, malgré que souvent, tu sais, il y a un thème à ces congrès-là, mais les thèmes sont souvent très larges. Par exemple, tu sais, je te le dis tout de suite, cette année, à la COPS, je vais parler de la plus-value des balados en éducation. OK. Au sommet du numérique, je vais justement parler de la politique sur l'utilisation éthique et responsable d'intelligence artificielle. Je t'ai dit que je suis quelqu'un qui aime ça enseigner.
[00:33:16] Bien, je veux que les gens voient à quel point c'est utile d'avoir une politique au sein de leur établissement pour qu'eux, ils puissent élaborer leur propre politique, tu sais. Oui. Fait que vraiment, moi, c'est... Tu sais, je n'ai pas un sujet spécifique que je pense qui est important à offrir, mais si je devais vraiment, tu sais, si je devais vraiment envoyer un message, ça serait « Gênez-vous pas pour participer, animer des ateliers à ces congrès-là ». OK. Il y a des gens qui ne voient pas vraiment la nécessité de le faire,
[00:33:44] mais c'est tellement intéressant parce que ça donne un... Ça permet tellement d'inspirer les gens. Des fois, ce qu'on fait, ça nous est tellement... On prend ça tellement pour acquis, mais on ne sait pas à quel point ça peut avoir un impact pour quelqu'un qui l'écoute, à quel point ça peut inspirer quelqu'un qui l'écoute. Tu sais, le nombre de personnes qui m'ont dit pour notre politique qu'ils veulent voir à quoi qu'elle ressemble, qu'ils veulent s'en inspirer, tu sais, c'est au-delà de ce que moi, je pouvais m'imaginer, tu comprends-tu? C'est clair. Ça me motive justement de donner une présentation sur ça.
[00:34:14] Puis, réalité virtuelle, même chose, je vais avoir un kiosque aussi à la COP là-dessus. Puis c'est quelque chose que je suis motivé à présenter parce que je vois vraiment la plus-value de ça. Puis ça me permet aussi d'avoir un peu le feedback. Tu sais, les gens qui vont être là, c'est quoi qu'ils ressentent? C'est des éducateurs, la plupart. Ça fait que c'est quoi qu'ils ressentent à propos de ça, tu sais. Ils peuvent me donner des idées aussi, tu comprends-tu? Puis je peux justement me faire pas des partenaires, mais je peux justement rencontrer des gens qui sont aussi motivés par la réalité virtuelle. Puis après, bon, ça nous permet d'établir des partenariats, des projets inter-école, des choses comme ça, tu sais.
[00:34:44] OK. Je serais curieux. Moi, je fais partie du regroupement Balado Pédago qui a été mis sur pied par Frédéric. Frédéric Jean. J'avais juste vendredi man dans la tête, le monsieur Friday qui s'appelle. Le cancre pédagogique, c'est ça? Le cancre pédagogue, bien oui, exactement. Puis écoute, tu parles de la balado. Je serais curieux de t'entendre.
[00:35:12] Peut-être une plus-value des balados pour toi, pour les gens qui se questionnent, les balados, pourquoi? Ça donne quoi? Ça s'inscrit où? Qu'est-ce que tu vois là pour toi? C'est une réponse facile. En fait, c'est en termes d'accessibilité. C'est parce que contrairement à des vidéos, par exemple, tu peux les écouter un peu n'importe où. En marchant avant de dormir, en étant dans ton auto, puis tout ça. Puis ça, c'est le fun. Je sais qu'il y a des gens qui ont plus de difficultés à faire ça, à conduire en même temps que d'écouter. Mais moi, c'est quelque chose vraiment que je trouve fascinant. Pour l'accessibilité.
[00:35:42] Pour l'accessibilité. C'est vraiment, vraiment, vraiment. C'est comme une vidéo, mais que tu peux écouter n'importe où. Tu comprends? Exact. Tu n'as pas vraiment besoin de l'appui visuel pour l'apprécier. C'est ça. Exactement. Malgré que je trouve que des vidéos, c'est vraiment super. Je ne suis pas en train de dénigrer les vidéos. C'est juste que c'est davantage. Bien oui. Puis en plus, c'est informel. Ça, c'est ce que j'adore. C'est informel. C'est un peu comme être dans le couloir, dans un congrès. Tu n'es pas dans la présentation, mais on jase à honte. Ça fait que c'est informel. Oui. Exact.
[00:36:12] On pourrait quasiment dire que ce qu'on fait en ce moment, c'est comme une balado vidéo. Oui, oui. Exactement ça. Oui. OK. Écoute, quand on se projette dans l'avenir un petit peu, je vois un peu, tu sais, si tu nous partages, vous êtes rendus où? Ce qui t'anime? Je peux m'imaginer ton quotidien. Ça ressemble à quoi? Si on se projette un petit peu à vol d'oiseau et on regarde l'éducation, c'est quoi un défi ou les défis qui attendent le monde de l'éducation? Pas juste le Collège Saint-Anne,
[00:36:41] mais avec l'essor, j'ose dire, des intelligences artificielles. Comment tu vois ça, toi, de ta perspective? Les défis qui nous attendent. Bien. Écoute, je te dirais, oui, effectivement, l'intelligence artificielle, c'est un sujet qui est très en vogue en ce moment. C'est un sujet qui est très en train de se dire que, oui, il va falloir que l'école s'adapte
[00:37:09] maintenant que ces technologies-là sont, les technologies comme l'intelligence artificielle sont disponibles. C'est sûr que l'école va avoir un travail à faire puis je pense que ce travail-là, c'est pas de dire, OK, nous, on fait fi que l'intelligence artificielle, ça n'existe pas, on bloque ChatGPT, on bloque tout ça sur notre réseau. Non, je pense pas que c'est ça que les écoles doivent faire. Au contraire, maintenant que ces outils d'intelligence artificielle sont là puis qui sont facilitants, on va pas se le cacher, donc ça permet de faire des choses beaucoup plus facilement que si c'était pas là,
[00:37:39] malgré qu'il faut quand même avoir un regard critique, moi, je pense que vraiment, il faut prendre une posture où on se dit, OK, c'est là pour rester, ces outils-là. Les jeunes, ils ont accès à ça en dehors des murs de l'école. Fait que plutôt que de dire, non, vous avez pas le droit de les utiliser, on va leur apprendre comment bien les utiliser. Ça, je pense que c'est une posture, c'est la posture que Saint-Anne veut prendre, mais je pense que c'est une posture qu'on devrait prendre à une échelle plus large. Ça, c'est mon avis. Éduquer plutôt qu'interdire. Éduquer plutôt qu'interdire. C'est ça, exactement.
[00:38:09] Après ça, oui, le rôle de l'école va être amené à changer. Donc maintenant, les jeunes ont accès beaucoup plus facilement aux informations. Puis tu sais, je reprends un peu le principe de la classe inversée que certains profs de maths vont faire, par exemple. Je pense que peut-être que petit à petit, puis c'est vraiment une supposition, c'est une hypothèse, peut-être que petit à petit, maintenant, le travail de digérer l'information va se faire à la maison et l'élève va venir à l'école
[00:38:39] pour faire des choses qui... faire des activités, on va dire, sociales. OK. Je vais reprendre un peu pour que ce soit plus simple à comprendre. Dans le fond, plutôt que le prof soit un transmetteur de connaissances comme on le connaît un peu en ce moment, le prof va être plus un coach. OK. Puis les élèves vont venir à l'école plus peut-être pour socialiser, faire des choses que les technologies, l'intelligence sociale ne leur permettent pas vraiment de faire. fait que l'élève va venir à l'école pour...
[00:39:08] pour jouer... pas pour jouer, mais pour travailler avec des jeunes, pour faire de la collaboration. Il va venir à l'école pour développer sa pensée critique, qui est quand même quelque chose de super important maintenant. Il va venir à l'école pour développer sa citoyenneté. Il va venir à l'école donc pour faire de l'activité physique. Tu sais, je pense que vraiment... Tu viens pour te développer dans le fond. Tu parlais de coach, là, c'est... Oui. Tu viens à l'école te développer. quelque chose d'un peu plus... Oui.
[00:39:38] C'est ça. Ça va être plus un... Les profs vont peut-être plus avoir un rôle d'accompagnement. Tu sais, je disais coach tout à l'heure. Puis les élèves vont venir pour faire des choses qui sortent du cadre de juste comme apprendre. Oui. Donc, ils vont vraiment... C'est ça. Développer ce qu'on appelle des compétences... les compétences globales, les compétences du 21e siècle, ou certains appellent les compétences transversales. Oui. Fait que... C'est ça.
[00:40:07] Je pense que ça va être ça, vraiment, le changement majeur qui va s'opérer dans les prochains temps. Donc, oui, il va y avoir un... Le rôle de l'école va être amené à changer. Mais tu sais, je veux dire, on va toujours avoir besoin des profs, on va toujours avoir besoin des différents cadres d'emploi. C'est juste que leur rôle va être transformé. Absolument. Ça a des incidences sur nos pratiques. Tu parlais qu'en début d'entretien, que vous offrez aussi parfois des formations, des ateliers, d'informations aux parents. Oui.
[00:40:36] Comment les parents qui nous écoutent, avec ta perspective de ce qui se passe et ta vision, comment le parent peut appuyer son enfant et l'école dans ce contexte-là où l'école est en train d'évoluer dans sa posture, dans son rôle, comment on interagit avec l'information, le sens de la présence scolaire? Comment tu vois ça, toi? Bien, tu sais, je pense, d'un côté, nous autres, nous, ce qu'on fait, c'est éduquer les parents. Oui, donc on leur parle des différents enjeux, mais aussi des bénéfices.
[00:41:06] Il n'y a pas juste des côtés négatifs à l'intelligence artificielle et à utiliser l'écran. Regarde, on est en train d'utiliser des écrans, nous, en ce moment. C'est juste que, je pense que peut-être les parents devraient, puis je ne veux pas parler à leur place nécessairement, mais je pense qu'à quelque part, les parents pourraient être un peu plus au fait de ce que les jeunes font avec leur technologie. Puis je te donne un exemple que j'aime beaucoup citer. Tu sais, il y a une application comme Snapchat
[00:41:35] que les jeunes, bon, ils utilisent beaucoup, puis les parents ne sont pas nécessairement toujours au fait de comment les jeunes vont l'utiliser. À l'intérieur de l'application Snapchat, on a un assistant virtuel qui est propulsé par l'intelligence artificielle qui s'appelle MyAI, OK? et le jeune va être porté à interagir avec cet assistant virtuel-là, mais il ne va pas nécessairement se questionner sur comment il interagit avec l'assistant. Et donc, l'assistant va lui poser
[00:42:04] des questions personnelles parfois. Il va même lui demander de lui envoyer des informations personnelles, des photos. Puis le jeune, il ne va pas toujours être porté à se questionner. Non. Donc, il va lui envoyer ces infos-là. Quand on lit les politiques, les conditions d'utilisation en politique de confidentialité de Snapchat, on se rend compte que ce n'est pas très transparent la façon dont les données sont traitées. C'est ce genre de choses-là que les parents ne savent pas toujours qu'on pense que c'est important de partager. Comme ça, eux, ils peuvent communiquer
[00:42:34] l'information avec leurs jeunes. Ils peuvent avoir peut-être un meilleur regard sur ce que leurs jeunes vont faire avec les réseaux sociaux. Tu comprends? Absolument. Ça vient en quelque sorte au-delà de la gestion des données. C'est que ça vient aussi redéfinir notre conception de l'intimité. Ça, c'est un enjeu pour moi qui ne veut pas partir sur une tangente. Je voulais juste le nommer. Ça m'a fait penser à ça. L'IA qui a le potentiel
[00:43:03] de redéfinir un peu notre notion de l'intimité et de ce que c'est. Donc, oui, c'est important d'ouvrir ces dialogues-là et d'accompagner son enfant, d'être conscient de ce qui existe là. Il faut s'intéresser aux jeunes. Effectivement. Puis, la question de la confidentialité de la vie privée, c'est vraiment quelque chose d'important. Puis, peut-être encore plus maintenant avec les outils d'intelligence artificielle. Toujours faire attention aux informations qu'on communique, surtout avec la loi 25 aussi. Toutes les informations sensibles, les informations qui permettent de nous identifier, on évite de les donner au système d'intelligence artificielle.
[00:43:33] Parce que, comme j'ai dit, il y a un manque de transparence. On ne sait pas comment sont utilisées ces données-là. Fantastique. Écoute, c'est vraiment le fun de jaser de numérique, de technologie éducative, de l'intelligence artificielle puis d'où vous en êtes dans votre évolution. Vous êtes un milieu innovant. Emilia, j'en prends la bonne note. J'ai hâte de voir l'évolution de tout ça. J'ai hâte de voir si votre politique va être disponible à un moment donné ou une proportion de tout ça. Parce que, dans le fond, quand on se partage
[00:44:02] ces outils-là dans un nouveau contexte, ça va certainement propulser des gens des différents milieux à faire la leur, un peu comme l'Université de Sherbrooke avec ses cinq colonnes qui inspirent différents milieux. Mais, en conclusion de notre entretien, j'ai le goût de te poser la question qu'est-ce qu'on souhaite à Kevin Farzany dans l'avenir, en 2025? Toi, dans le poste que tu occupes, dans ce qui t'anime, dans l'élan qui t'amène à partager comme tu le fais,
[00:44:32] qu'est-ce qu'on te souhaite à toi? Bien, écoute, je te dirais, mon Dieu, souhaite. Moi, écoute, je veux continuer, évidemment, on va dire, à assurer mon développement professionnel. Comme on a dit, écoute, les technologies évoluent tellement vite. Bon, il y a l'intelligence artificielle, mais il y a de plus en plus de questions maintenant qui sont, on va dire, qui sont importantes, des sujets qu'on aborde de plus en plus. La question du temps sur la cyberdépendance, mais aussi qui est aussi très intimement liée au cyber-haccellement.
[00:45:02] Fait que toute cette question-là de citoyenneté à l'air du numérique, toute la question de l'impact environnemental, donc, qu'on parle peut-être pas assez souvent, l'impact environnemental des technologies, particulièrement de l'intelligence artificielle. Donc, c'est quelque chose sur lequel je veux encore plus m'informer. Fait que, je dirais plus au-delà de qu'est-ce qu'on souhaite, je dirais pas qu'est-ce qu'on souhaite à Kevin Farzanet, mais je dirais plutôt qu'est-ce que
[00:45:32] Kevin Farzanet va faire pour avoir l'opportunité, le temps de pouvoir se former à toutes ces belles choses-là. Écoute, honnêtement, il y a tellement de choses que tu veux-tu qu'on reprenne? Parce que ça a coupé, hein? Ça a coupé une fraction de seconde. Ça a coupé une fraction de seconde? Fait qu'on reprend à quoi, là? Tu peux poursuivre où tu étais puis ça va marcher. Ouais,
[00:46:01] il faut juste... OK. Donc, voilà, je pense que, écoute, c'est juste de vraiment bien structurer mon emploi du temps pour pouvoir assurer un bon développement professionnel, un bon suivi de mes différents dossiers pour la suite des choses. Écoute, je te souhaite de trouver du temps. On a 168 heures par semaine. Je te souhaite de trouver des belles opportunités qui vont te nourrir puis continue ton travail. C'est vraiment le fun
[00:46:32] de voir ce que vous êtes en train d'accomplir en équipe au Collège Sainte-Anne puis peut-être qu'on va se croiser dans un congrès un moment donné. Je suis convaincu que ça va arriver. Merci d'avoir pris le temps de me rencontrer aujourd'hui, mon cher. C'était vraiment le fun de jaser avec toi. Bien, merci. J'ai beaucoup apprécié l'expérience. Merci beaucoup. C'était Kevin Farzanet. À tout le monde, être un leader. Merci d'avoir pris le temps d'écouter l'épisode de cette semaine. J'espère que vous avez des idées concrètes à réinvestir dans votre milieu.
[00:47:01] Si vous appréciez le podcast et que vous n'êtes pas encore abonné, je vous invite à vous abonner dès maintenant sur la plateforme de votre choix. Un, ça me fait tellement plaisir et deux, c'est une façon très concrète pour nous de savoir que le podcast répond à un besoin. Si vous êtes à la recherche de podcasts francophones portant sur l'éducation, connaissez-vous baladopédago.com. C'est votre répertoire de balado pédagogique en français fait par des passionnés de l'éducation. Ça vaut vraiment la peine
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