Aujourd’hui, je reçois Hugo Clermont, directeur général adjoint au CSS Marie-Victorin, pour une conversation profonde sur le leadership éducatif.
On parle de conscience écosystémique, de pratiques inclusives, du pouvoir des intentions, et du rôle des données dans la réussite collective.
Hugo partage des exemples concrets, sa vision d’un leadership au service du développement des personnes, et sa conviction que tout le monde peut influencer le devenir collectif.
Un épisode riche, rempli de sens, de philosophie… et de terrain.
Tout le monde est un leader
👥 À qui s'adresse ce podcast ?
À toutes les personnes qui veulent faire avancer l’éducation.
Chaque semaine, Marius vous dévoile des stratégies éprouvées, des analogies puissantes, des perspectives éclairantes et des pistes concrètes pour inspirer la transformation en éducation. Amener un changement en éducation, c'est possible. La transformation est avant tout un processus intérieur. Il ne s’agit pas de travailler plus fort, mais d’être intentionnel chaque jour.
🎤 À propos de Marius Bourgeoys :
Passionné du leadership et de l’éducation, Marius se déplace partout pour partager des idées et des stratégies afin de faciliter la transformation en éducation. Tout le monde est un leader, c’est sa conviction mais c’est aussi son histoire. À ce jour, Marius a déjà offert plus de 450 conférences dans la francophonie canadienne et mondiale.
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[00:00:00] Pour moi, le leadership, c'est une capacité. C'est quelque chose qu'on peut développer. C'est quelque chose qu'on développe. Puis, dans le fond, je dirais que c'est une capacité d'influencer le devenir autant individuel que collectif. C'est comme prendre conscience qu'on a cette capacité-là d'agir sur notre environnement, sur notre écosystème.
[00:00:31] Je pense que c'est vraiment... Pour moi, c'est comme une prise de conscience de cette capacité-là qu'on a d'agir sur notre écosystème. Puis, quand on en prend conscience, ça devient comme une responsabilité qu'il faut qu'on partage aussi. Parce que l'écosystème, il implique d'autres gens. Donc, nécessairement, il faut travailler avec les autres dans cet esprit-là.
[00:01:02] Bonjour, je m'appelle Marius. Et vous écoutez Tout le monde est un leader. Un podcast pour transformer l'éducation. Parce que les temps changent, les amis. Depuis plus de dix ans, j'aide les leaders à inspirer la transformation dans leur milieu. Pour être un agent de changement, il faut être un agent en changement. Le système d'éducation, c'est du monde. Et tout le monde est un leader.
[00:01:31] Bienvenue à Tout le monde est un leader. Un podcast pour transformer l'éducation. Et aujourd'hui, mesdames et messieurs, j'ai le bonheur et le privilège d'accueillir Hugo Clermont, directeur général adjoint au Centre de services scolaires Marie-Victorin sur la rive sud de Montréal. Comment ça va, mon cher Hugo? Ça va très bien, Marius. Content d'être avec toi. Ben oui, écoute, on finit bien la semaine ensemble. Je suis content qu'on puisse se déposer et de jaser leadership. C'est un sujet qui me passionne énormément et qui est tellement important pour ce qui se passe en éducation présentement.
[00:02:02] Pour les gens qui prennent le temps de nous écouter aujourd'hui, je te laisse peut-être te présenter et nous parler de ton beau centre de services et de ce qui se passe dans tes fonctions présentement. Oui, en fait, le Centre de services scolaires Marie-Victorin, on couvre Longueuil, Brossard et Saint-Lambert. 47 000 élèves, un peu plus, 75 établissements. Un gros budget, plus de 700 millions. Tu sais, c'est du monde. 7 000 employés à peu près.
[00:02:30] Donc, une grosse organisation, mais on est une belle équipe pour piloter tout ça ensemble. Donc, j'ai la chance d'occuper cette fonction-là depuis… c'est ma sixième année cette année comme DGA. OK. Puis, pour les gens qui essaient de se projeter dans le hockey, ça fait quoi un DGA? Ça fait quoi? Les gros cailloux, qu'est-ce qui occupe ton quotidien, mettons? C'est sûr que, dans le fond, il y a comme deux grands volets.
[00:03:00] On supervise des directions d'établissements, des écoles, des centres, une vingtaine à peu près. Puis, des directions de services aussi, donc les services centraux. Donc, on est en contact quotidien avec les gestionnaires. Tu vois, encore ce matin, j'avais une réunion avec des gens des services, des directions d'établissements pour essayer de trouver des solutions. Il y a toutes sortes d'enjeux qui peuvent survenir dans les milieux. Donc, on est présent.
[00:03:28] Presque à chaque jour, je vais faire un tour dans une école. On est très présent sur le terrain. On rencontre les équipes. Puis, c'est sûr que des fois, ils nous reconnaissent plus qu'ils nous connaissent, dans le sens qu'on a quand même beaucoup d'établissements à faire. Mais, c'est important d'aller prendre le pouls puis d'aller voir nos élèves aussi sur le terrain. C'est là que ça se passe, hein? C'est là que ça se passe, effectivement. Puis, c'est un écosystème aussi.
[00:03:53] Bon, on travaille aussi en collaboration avec nos collègues des autres centres de service avec, tu sais, à notre niveau, toutes les parties prenantes, le comité de parents, le CA, le ministère. Donc, on est vraiment, dans le fond, dans un écosystème plus macro aussi. Donc, c'est super intéressant. Puis, on essaie d'aligner nos actions, nos efforts aussi, en fonction de notre capacité aussi,
[00:04:22] pour, dans le fond, favoriser la réussite de nos élèves. C'est notre mission, oui. Oui, la pensée systémique puis voir comment ça fonctionne tout ça. Oui, tout à fait, tout à fait. J'ai le goût de te poser la question. C'est, pour Hugo, clairement, c'est quoi le leadership? Comment tu vois ça, toi? Pour moi, le leadership, c'est une capacité. C'est quelque chose qu'on peut développer, donc, c'est une capacité, c'est quelque chose qu'on développe.
[00:04:51] Puis, dans le fond, je te dirais que c'est une capacité d'influencer le devenir autant individuel que collectif. C'est comme prendre conscience qu'on a cette capacité-là d'agir sur notre environnement, sur notre écosystème, je vais le dire comme ça.
[00:05:40] Oui. C'est ça, pour moi, leadership. Oui. Influencer les gens dans leur devenir, tu as parlé de conscience, tu as parlé de partage de responsabilité, pouvoir d'action. C'est extrêmement stimulant parce que l'opposé de ça, quand on y pense, c'est l'impuissance. Puis, ce n'est pas le fun comme feeling quand on sent qu'on veut faire avancer les choses, mais qu'on ne voit pas comment. Donc, je me dis, la conscience, c'est important dans ce que tu as décrit là. Ça fait que, oui.
[00:06:10] Oui, tout à fait. Puis, tu sais, cette pensée-là, je disais l'autre fois, c'est Otto Scharmer qui parle de passer d'une conscience égosystémique à une conscience écosystémique. Wow. De passer comme de l'ego à l'écho.
[00:06:30] Tu sais, fait que là, quand tu chemines dans ces prises de conscience-là, bien, c'est que tu te dis, c'est plus tant qu'est-ce que, mettons, une situation peut m'apporter à moi, mais qu'est-ce que moi, je peux apporter à la situation. Tu sais, fait que tu deviens comme dans cet esprit-là de créer, dans le fond, de créer le futur. Tu sais, c'est ça. Ça fait que le leadership, c'est ça.
[00:06:55] C'est prendre conscience de comment on peut créer ou co-créer ce futur-là à partir de cette conscience écosystémique qu'on développe. Ça fait que c'est un peu ça que je vois. Tu sais, puis je fais plein de liens entre le leadership et l'éducation à quelque part parce que, tu sais, c'est comme si, en quelque sorte, on est condamné à toujours être dans le présent. Oui, c'est ça.
[00:07:23] Puis, mais tu sais, le présent comme le carrefour de créer le monde de demain. On est toujours là-dedans. En fait, tu sais, en éducation, bien c'est ça. Tu sais, on a l'héritage du passé puis on veut préparer nos élèves au monde de demain. Mais tu sais, on est comme toujours dans ce moment-là où on prépare au monde de demain. Ça fait que, comment c'est ça, devenir comme un créateur de ce monde-là avec nos équipes, avec nos élèves.
[00:07:52] Ça fait que c'est super stimulant, je trouve. Non, non. Non, écoute, celui-là, ça… Je trouve ça, on est en plein lié. Tu vois, en direct, tu vois la vie à travers les mêmes lunettes que mes lectures, mon évolution personnelle m'emmenait là. Ça fait que c'est le fun d'entendre les mots que toi, tu utilises. Puis éco-systémique versus égo. Une lettre qui fait toute la différence. Tout la différence, oui. On tourne le regard sur l'autre, sur l'avenir aussi.
[00:08:21] Il y a un phare qui nous guide, mais c'est dans le moment présent. Ça fait que c'est… Le lien que je fais avec tout ça, c'est l'importance de la conscience qui nous permet justement d'être intentionnels dans l'ici et maintenant. Parce qu'on y crée… L'avenir, c'est un concept. C'est on est toujours maintenant, donc… On est toujours maintenant, c'est ça. Exactement. On est toujours maintenant, mais avec… Ouais. Wow. Écoute… Ouais, puis tu sais, il y a… Aussi, en tout cas, moi, j'ai fait…
[00:08:47] Quand j'étais à l'université, j'ai pris un maximum de cours de philo, tu sais, dans mon bac. Je m'interesse à beaucoup de questions-là. Un philosophe, oui. Oui, oui. Mais tu sais, j'avais lu, entre autres, Anna Arendt, qui est une philosophe qui décrivait un peu la vie active, je veux dire, comme ça. Il y a le travail, tu sais, dans le fond, la participation à la vie économique, ça c'est une chose. Mais il y a ce qu'elle appelle l'œuvre, tu sais. Puis l'œuvre, c'est…
[00:09:14] C'est un peu comme la contribution à la création du monde. Ça fait que quand on est, on est dans un monde qui nous est légué par nos prédécesseurs, puis nous, on continue à construire ce monde-là, puis on va le léguer à d'autres après. Tu sais, cette œuvre-là, qui est la contribution, dans le fond, qui est plus large que juste le travail, aller travailler. Puis il y a l'action aussi, là, dans ces éléments qu'elle parle. L'action, le fait d'entreprendre, de se mettre en mouvement.
[00:09:44] Donc, c'est comme trois facettes, pour moi, qui sont faciles à retrouver ou pour lesquelles on peut facilement donner du sens dans notre mission éducative. Parce que, dans le fond, oui, c'est un travail, là, tu sais, on va travailler puis on reçoit un salaire, mais au-delà de ça, on participe à créer le monde de demain. Tu sais, c'est quand même pas rien. Quelque chose de plus grand que ça. Non, non, non, ça donne…
[00:10:07] Tu sais, tu parlais d'écosystème puis de s'aligner, tout le monde ensemble, vers quelque chose. Je me dis, avec ce que tu décris là, c'est mobilisateur. Ça donne un sens à ce qu'on fait ensemble, un sens qui est… Hey, on s'engage dans quelque chose qui est plus grand que soi-même, tu sais. Et on va léguer quelque chose, on va léguer un système d'éducation éventuellement au prochain. Tu sais, on veut faire avancer tout ça.
[00:10:34] C'est inspirant, à la limite, tu sais, de positionner notre moment présent dans ces concepts-là que tu viens de nommer. Ça donne un sens, là. C'est porteur, en tout cas. Oui, tout à fait. Non, non, je trouve aussi. Puis tout ça doit se traduire aussi dans l'action, dans le quotidien. Puis c'est là, après ça, bien, quand on parle de ça, d'écosystème puis de faire tout ça ensemble, mais après ça, ça se traduit par des pratiques collaboratives, des approches collaboratives dans nos milieux.
[00:11:03] Ça se traduit par l'introduction de meilleures pratiques, tu sais, autant au niveau de la gestion que pédagogique, tu sais. Ça fait que tout ça se traduit aussi par des actions concrètes au quotidien avec nos élèves. Il y a comme une réflexion plus profonde, plus philosophique, mais en même temps, il faut que ça vienne aussi comme s'aligner dans des actions concrètes. Puis à tous les niveaux, tu sais, moi, bien, j'étais prof aussi. Là, j'ai commencé ma carrière comme enseignant. T'enseignais quoi?
[00:11:34] J'enseignais au secondaire en morale et en histoire. OK. Puis, bien, tu sais, mon écosystème comme prof, c'était ma classe au départ. Après ça, à un moment donné, je suis sorti un peu de ma classe. Là, j'avais des collègues puis à un moment donné, une équipe école. Puis, tu sais, ça fait que ça, c'est ton écosystème, les parents, la communauté. Quand tu deviens direction d'école, bien, à un moment donné, ton écosystème s'élargit un petit peu parce que là, tu es un petit peu plus en interaction avec des gens de d'autres établissements.
[00:12:04] Puis là, comme DGA, mais tu sais, ça reste aligné, dans le fond, avec l'élève en classe. Mais, fait, comment je peux contribuer à quelque chose de plus grand que moi? Tu sais, on va dire, mettons, en classe, on va réfléchir à dire, bien, c'est pas juste mes élèves, c'est nos élèves, là, puis de d'une école à l'autre. Mais cette réflexion-là, à mon niveau, tu sais, puis je peux peut-être te donner un exemple.
[00:12:28] Pendant la pandémie, moi, je supervise entre autres l'informatique, là, dans mon centre de service scolaire. Puis, on est quand même un gros centre de service, fait qu'on a des capacités financières, là, assez importantes. Puis, à un certain moment, on avait eu, on pouvait commander, là, il y avait comme un lot d'ordinataires, là, qui étaient disponibles pour des commandes pour qu'on puisse les fournir aux élèves, là, qui étaient à distance, là, pendant la pandémie.
[00:12:52] Puis, nous, ben, tu sais, si j'arrondis, là, notre clientèle, ça représente à peu près 3 % des élèves du Québec. Fait que, tu sais, pour penser, je vais dire, au grand « nous », le plus grand que nos élèves de mon centre de service, là, bien, je me suis dit combien d'ordinataires sont disponibles, puis je vais en commander 3 % de ça, parce que nos élèves représentent 3 % des élèves du Québec. Donc, j'aurais pu en commander plus.
[00:13:21] On avait la capacité financière, mais à un moment donné, on fait partie aussi d'un écosystème plus grand. Donc, il faut avoir cette… il faut développer cette pensée. C'est juste un exemple, là, mais… Ben oui. Comment on peut s'aligner, même à l'intérieur de notre écosystème, à nous, à un écosystème aussi un peu plus grand, puis être tous co-créateurs de cette réussite-là des élèves du Québec par des actions comme celle-là, là, qui est, dans le fond… Fait que c'est un exemple, mais je trouve qu'il était parlant quand même de cette… Ah, c'est très parlant.
[00:13:51] C'est un très bon exemple. Quand on tombe dans le volet gestion, as-tu un exemple pour les gens qui nous écoutent puis qui essaient d'activer leur empathie puis dire « Ok, Hugo, fais quoi au quotidien? » As-tu un exemple où tu sens que tu fais une différence présentement dans soit l'éveil de cette conscience-là, soit dans l'accompagnement du devenir des gens, dans les activités quotidiennes que tu as la chance de vivre ou dans lesquelles tu t'engages? As-tu un exemple qui te vient à l'esprit? Tu dis « Là, présentement, je sens que je fais une différence quand je fais ça. »
[00:14:23] Oui, bien, j'en aurais plein, là, mais je pourrais dire qu'on est vraiment dans une… Puis je dis « on » parce qu'on travaille, mes collègues et moi, de la Direction générale. Dans le fond, on est quatre DGA, la DG avec nous, donc on était une équipe de cinq. On est dans une appropriation, je dirais, d'une perspective de coaching dans notre approche de supervision avec les directions d'établissements. Wow, ok. Donc, de façon concrète, on a…
[00:14:51] Dans le fond, un peu comme quand j'étais en direction d'école, on rencontre nos enseignants, on fait de la supervision pédagogique avec eux. Bien, comme DGA, on fait un peu l'équivalent de ça, mais avec les directions. Donc, moi, les gens à qui je parle le plus, ce sont des directions d'établissement de services au quotidien. Mais comment je peux développer une approche qui est peut-être plus dans le coaching, au sens de me mettre au service de leur développement.
[00:15:21] Donc, ça fait que ça, je pense que ça fait une différence, oui, dans mon quotidien. Puis, c'est là que je peux faire une différence aussi. Je te donnais un exemple tantôt ce matin, on était… J'étais en rencontre avec des directions, on réfléchissait ensemble. Donc, je me mets… Dans le fond, je ne viens pas là pour dire, tu sais, faites ceci, faites cela, mais je me mets au service de la situation, comme tout le monde autour de la table. Puis, je suis là aussi pour apprendre avec eux, réfléchir avec eux.
[00:15:50] Donc, c'est une perspective différente qu'on essaie d'intégrer dans notre travail. Qu'est-ce qui vous a amené là, Hugo, juste curieusement? Qu'est-ce qui vous a amené à dire, hey, on veut faire ça, nous? Tu sais, c'est quoi la théorie d'action? Si on fait ça, il y a un élan derrière ça, tu sais? Oui, bien, je te dirais que la prise de conscience collective qu'on a faite, parce que c'est une orientation qu'on prend, pas juste les cinq de l'équipe de la Direction générale, mais comme centre de service.
[00:16:18] On est 280 gestionnaires à peu près, au complet. Une prise de conscience que, dans le fond, le développement professionnel ou même personnel, ça appartient à la personne d'abord et avant tout. Puis, cette personne-là, bien, elle agit dans un contexte, puis bon, c'est sûr qu'on a un plan d'engagement vers la réussite, il y a des projets éducatifs, il y a un contexte, un environnement,
[00:16:45] mais le fait de se mettre en action, de se développer, tu sais, c'est la personne qui... c'est un geste volontaire de la personne. Donc, si on veut que ça fonctionne bien, il faut donner tout l'espace à la personne, puis il faut se mettre, c'est ça un peu dans une posture de leadership de service, se mettre au service de ce développement-là. Puis, ce développement-là, lui, il doit se mettre au service aussi de l'organisation. Tu sais, c'est pas se développer pour son propre plaisir, là, mais tout ça doit être aligné.
[00:17:16] Mais, fait que c'est toute une prise de conscience de notre rôle puis de notre posture par rapport à cette... cette portion-là de la gestion, de ma gestion, dans le fond, qui est le fait de superviser des équipes de gestionnaires. Ben, chapeau, chapeau à vous. Moi, dans mon parcours, quand j'ai découvert l'approche de coaching, j'étais accompagnateur de direction à ce moment-là, puis c'est encore ce que je fais beaucoup, là, mais je faisais partie de l'équipe de John Maxwell,
[00:17:46] puis j'allais là pour apprendre sur le leadership. Puis, quand j'ai commencé à explorer l'avenue du coaching, au départ, ma croyance, c'était, ben là, j'ai beaucoup d'expérience en accompagnement, donc j'ai probablement peu de choses à apprendre de ce côté-là. Alors ça, c'était un peu comme mon approche au début. Je ne m'attendais pas aux crochets de gauche multiples que j'ai reçus. Quand j'ai commencé à intégrer le coaching, ça a comme fait basculer ce que je voyais chez l'autre. Tu sais, on veut être au service, on n'est pas là pour nous.
[00:18:15] Et en tout cas, ça m'amène à faire ce que je fais dans la vie. Je suis vraiment content de voir qu'il y a tout un centre de service qui chemine en ce sens-là. Pour moi, ça part de la conviction que les personnes sont importantes. Oui. Donc, on leur donne une voie. On les amène à cibler un objectif. Tu sais, c'est que ça part de l'autre. Donc, ça change complètement l'approche. Puis je ne sais pas ce que vous constatez comme impact déjà avec ce que vous êtes en train de faire. Moi, ce que je remarque avec cette approche-là,
[00:18:43] c'est que les relations interpersonnelles s'améliorent pratiquement instantanément parce qu'il y a de l'écoute. Il y a de l'écoute et de la considération. En tout cas, je vous souhaite vraiment une belle continuation avec ça. Je voulais juste… Ben oui, ben merci. Je ne veux pas prendre d'autres places, mais ça m'anime tellement cette approche-là. Ça fait que c'est le fun. Oui, puis tu sais, tu parlais d'objectifs, tu sais, puis la réflexion…
[00:19:14] Ou j'en suis un peu par rapport à ça, parce que ça fait longtemps qu'on accompagne nos directions dans un contexte de supervision. Puis on était beaucoup dans une perspective d'objectifs de développement. Puis, tu sais, c'est facile de se donner un objectif de développement quand tu es en appropriation de fonction parce que là, tu as comme un paquet de choses à apprendre de ton rôle. Donc, l'objectif, ben je vais apprendre à faire un budget, je vais apprendre à, bon, faire ceci, cela. Oui. Mais pour les directions qui sont un peu plus expérimentées…
[00:19:43] Des fois, oui, on a un profil, on a des cadres de référence, mais tu sais, dire, OK, là, cette année, mon objectif, c'est ça, puis tu sais, ça va être un objectif smart, là, d'ici le 30 juin, je vais mesurer que j'ai développé tel élément. J'en suis plus maintenant, puis par rapport à mon propre développement, à me donner plus une intention qu'un objectif. Puis pour moi, l'intention, c'est comme une lunette, une paire de lunettes, tu vas prendre… Je vais me donner une paire de lunettes différentes cette année,
[00:20:11] qui est cette intention-là, puis je vais essayer de voir quelles nouvelles opportunités peuvent s'ouvrir à moi en me donnant cette intention-là cette année. Donc, c'est une autre perspective du développement qui n'est pas juste d'additionner des compétences ou des savoirs-faire, mais qui devient comme une perspective ou une opportunité d'élargir notre conscience par rapport à nous, puis par rapport aux autres.
[00:20:39] Ça fait que ça, je l'aborde avec certaines directions aussi dans le cadre des supervisions où on est peut-être moins… c'est ça, dans… vouloir ajouter d'autres outils dans le coffre à outils, mais plutôt de se donner une perspective peut-être différente avec laquelle on peut aborder les choses. Je trouve ça tellement intéressant parce que, dans le fond, ça te garde dans ta zone de contrôle d'avoir une intention. Et si tu as une intention, forcément, il faut que tu sois conscient que tu es en train de le faire.
[00:21:08] Et ça te permet d'observer l'impact de tes décisions. Entre mots, tantôt, tu disais, on a un pouvoir d'action, on est capable d'agir, on est responsable. On crée l'avenir, mais aujourd'hui, quand tu es intentionnel, tu te vois aller et tu vois ce que ça donne. C'est extrêmement motivant de voir que, quand je pose des gestes conscients, je peux voir ce que ça donne, puis c'est le fun de voir… Si c'est vrai en salle de classe que l'intention pédagogique est importante, je veux dire en leadership,
[00:21:37] la plus forte raison, l'intentionnalité. Oui, puis tu sais, l'intention pédagogique pour l'enseignant, l'intention d'apprentissage pour l'élève aussi, tu sais, d'amener l'élève à être capable de se donner lui aussi une intention. Oui. Puis, ça me faisait penser aussi au concept de la conscience témoin, parce qu'on parlait tantôt de passer d'une conscience égosystémique à écosystémique, mais pour y arriver,
[00:22:06] il y a le concept de conscience témoin qui est comme la conscience qui sort un peu d'elle-même, puis qui se prend comme un objet d'observation, tu sais. Oui, tu t'observes. Oui, tu t'observes, puis qu'est-ce qui fait… C'est quoi mes chèmes mentaux, c'est quoi mes présupposés, qui ont été activés dans telle situation, puis qui m'ont amené à vivre telle émotion, tel ressenti. Puis là, je suis capable d'identifier, de l'observer, de le comprendre.
[00:22:36] Bien, ça, c'est un tremplin pour t'amener vers une conscience plus écosystémique, là, forcément. Ça fait que, tu sais, d'être capable d'observer ces éléments-là, nos croyances, nos valeurs, tu sais. Elles viennent apaiser quoi chez nous, ces croyances, ces valeurs-là? Est-ce qu'on les a même choisis, tu sais, des fois? Est-ce qu'on les a même choisis exactement? Oui. Parfait. Non, mais c'est vraiment intéressant.
[00:23:04] Ça a l'air un peu philosophique, là, mais en même temps, pour moi, ça vient ancrer l'action vraiment, puis ça donne une profondeur aux intentions qu'on se donne, puis à cette conscience-là qu'on veut développer, des choix qu'on fait ou des non-choix qu'on fait aussi. Parce que, dans le fond, tu sais, dans l'écosystème, on est... C'est pas nous puis l'écosystème, c'est on est l'écosystème à quelque part. Oui.
[00:23:31] Fait qu'on crée la situation qu'on vit, on la crée à quelque part, on y participe par ce qu'on fait ou ce qu'on fait pas, ce qu'on dit, ce qu'on dit pas. Fait que c'est de prendre conscience de tout ça, puis là, après ça, bien, ça nous donne des leviers d'action, là, vraiment, puis de dire, OK, là, je peux être un acteur vraiment de changement dans mon écosystème, que ce soit ma classe, mon école ou le réseau scolaire au complet, là, tu sais.
[00:23:56] Mais parlons, parce que t'as une belle approche de concept, puis t'as une façon de conceptualiser l'écosystème. Oui. Si je te dis enseignement efficace, école efficace, CSS efficace... Oui. Qu'est-ce qui s'aligne pour toi? Comment tu vois ça, cet écosystème-là, dans trois zones, mettons, là? Ça a l'air de quoi pour Hugo Clermont, ça? C'est une bonne question.
[00:24:26] J'ai lu... Je vais te partager... Pendant le temps des Fêtes, j'ai fait une lecture super intéressante qui m'a amené à un niveau de réflexion par rapport à mon écosystème, mettons, à mon échelle, CSS, parce que... Oui. Je vais répondre à ta question, là, à travers ça. C'est dans le fond, à New York, il y a un district, là, le district 15 qui s'est donné un plan, qu'ils ont appelé le Diversity Plan. Oui.
[00:24:54] Ceux qui s'intéressent à les lire, c'est super intéressant, c'est disponible sur Internet. Dans le fond, le plan... C'est quoi le nom du livre? C'est un plan d'action du district 15, donc c'est le Diversity Plan, ça s'appelle. Ils ont un site Internet. OK. Eux, dans le fond, ce que... La prémisse de ça, c'est le principe de l'équité en éducation, c'est qu'ils se sont dit, bien, nous, quand ils ont analysé leur écosystème à eux, ils se sont rendus compte qu'il y avait de la ségrégation, dans le fond, qui s'était installée sur leur territoire.
[00:25:26] Autant d'origines ethniques, de défavorisations, de... Tu sais, il y avait comme des sous-groupes, dans le fond, qui... Donc, les mini-écosystèmes, disons, on va prendre un quartier ou une école, n'étaient pas représentatifs. Le VQ, la diversité, là, n'étaient pas représentatifs de la diversité du plus grand écosystème. Donc, c'est les indicateurs de dissimilarité qui servent à mesurer ça. Puis, en fait, toute la réflexion s'est avisée à dire,
[00:25:54] bien, si on veut que l'expérience citoyenne pour les élèves soit équitable d'un milieu à l'autre, bien, c'est par la diversité... C'est en provoquant la diversité qu'on va arriver à atteindre cette équité-là de l'expérience citoyenne puis élève. Puis, là, les pratiques inclusives deviennent, dans le fond, un levier pour que la diversité soit positive, là, dans le VQ. Ça fait que, tu sais, l'alignement, c'est comme si on disait,
[00:26:23] bien, la valeur, c'est l'équité. Ensuite, la stratégie, c'est de créer la diversité. Ça fait que le diversity plan, c'était ça. Comment on peut diversifier davantage nos milieux. Puis, pour que ça fonctionne bien, bien, il y avait un angle d'action qui était de soutenir l'implantation de pratiques inclusives dans les milieux. OK. Puis, cet élément-là, donc ça, c'est un élément qui appartient à l'échelle d'un centre de services scolaires, de faire ce genre de réflexion-là.
[00:26:52] Puis, dire, bien, comment, à travers nos politiques, nos orientations, on peut favoriser, dans le fond, des milieux qui vont être davantage diversifiés et inclusifs pour créer de l'équité dans l'expérience des élèves. Ça, c'est un niveau... Fait que pour moi, un centre de services efficace va se soucier de l'équité dans l'expérience des élèves, dans l'ensemble, peu importe dans laquelle école il se trouve. Puis, évidemment, il faut tendre vers ça. On ne peut pas...
[00:27:21] Puis là, concrètement, ça voudrait dire, dans un centre de services, qu'on tente de faire des regroupements d'élèves où les groupes sont... Il y a une diversité... Ou est-ce que c'est ça? On s'assure de donner accès à l'ensemble des programmes à une diversité, une plus grande diversité d'élèves qui proviennent, par exemple, de milieux défavorisés ou qui ont des besoins particuliers. Donc, ça remet en question nos politiques d'admission,
[00:27:50] les réflexions qu'on peut avoir autour de ça. Fait que ça, pour moi, c'est à l'échelle CSS. Oui, oui. À l'échelle de la classe, si on le ramène à l'échelle de la classe, l'enseignant, lui, il n'a pas vraiment de contrôle sur la composition de sa classe à lui. Non. Lui, il a du contrôle sur ses pratiques pédagogiques puis comment il interagit, comment il crée un lien avec ses élèves. Fait que lui, dans le fond, ses pratiques efficaces comme enseignant, c'est à ce niveau d'action-là. Oui.
[00:28:20] Puis au niveau de l'école, bien l'école, c'est de voir... Parce que l'école, aussi, elle a des ressources. Fait que comment, dans le fond, elle utilise les ressources qui sont mises à sa disposition pour répondre aux besoins des élèves de l'ensemble d'écoles. Fait que là, il y a des niveaux de réflexion là-dedans qui font en sorte qu'une école efficace, par exemple, on le sait, il y a des écoles... Par exemple, une école en milieu défavorisé qui va performer, qui va atteindre des résultats au niveau de la réussite
[00:28:48] comparables à des écoles en milieu plus favorisé. Bien, c'est des écoles qu'on va dire efficaces parce qu'ils ont mis en place des pratiques qui permettent de contrecarrer peut-être les prédicteurs plus... Les facteurs externes. Les facteurs externes, exactement. Oui. Fait que dans le fond, cet alignement, c'est une super bonne question, c'est ça. Fait que les pratiques efficaces, nous, on a un plan de déploiement de pratiques efficaces dans notre centre de service scolaire actuellement. OK. On a visé l'enseignement explicite,
[00:29:18] puis la rétroaction. Ça, c'est une stratégie qui vise, dans le fond, des pratiques en classe par l'enseignant, mais c'est par là que ça passe la réussite. Les élèves sont dans la classe, mais il y a aussi... La lecture que je te partageais que j'ai fait pendant le temps des Fêtes du projet à New York, bien, ça m'amenait à réfléchir à un niveau plus macro. Quelles réflexions, quelles actions, quelles valeurs on peut se donner?
[00:29:48] Parce qu'en ce moment, en lisant ça, je me rendais compte que... Parce qu'on parle d'équité, évidemment, on souhaite être équitable, mais actuellement, je trouve qu'on réfléchit beaucoup sous l'angle de la répartition de nos ressources. OK. Fait que c'est... Quand on a des ressources, que ce soit de l'argent ou des ressources humaines, on réfléchit à comment on peut répartir de façon équitable entre les établissements, puis dans les établissements, bien, entre les classes ou entre les élèves, là, ces ressources-là.
[00:30:17] Mais là, je trouvais que leur réflexion amenait à un niveau de plus, c'est comment on peut créer plus d'équité dans l'expérience des élèves, dans leur vécu citoyen. Fait que ça, je trouvais ça intéressant aussi comme perspective, là. Oui. Absolument. Ça élargit la conception qu'on peut avoir de ce que c'est l'équité, puis ça active d'autres leviers, de prendre conscience de ça. Tu dis OK, qu'est-ce qu'on peut faire autrement, là, aux différents niveaux, là, les trois échelles...
[00:30:47] Exactement. Puis, tu sais, là, l'inclusion, parce que... On parle beaucoup d'inclusion, puis des fois, c'est perçu, ça peut être perçu comme une stratégie pour éviter... En fait, pour pas référer plus d'élèves en classe spécialisée. Tu sais, ça peut être perçu comme ça, mais à New York, quand ils travaillent ça, l'inclusion, c'est une dimension, oui,
[00:31:16] d'accueillir chaque élève dans la classe, sauf que si on veut créer de la diversité, bien là, ça devient un tremplin pour que les milieux diversifiés soient plus inclusifs. Ça fait que ça donne comme une portée différente aussi à l'inclusion, puis ça vient l'attacher ultimement à l'équité, au concept d'équité. Donc, c'est pas l'inclusion pour faire de l'inclusion, c'est de l'inclusion comme un levier vers une expérience plus équitable pour chaque élève. Puis... Donc, c'est ça. Fait que c'est...
[00:31:44] J'aime jongler avec ces concepts-là. Moi, je trouvais ça super intéressant, mais ça amène justement cette réflexion de dire, bien après ça, quelles actions concrètes on peut poser? Oui. C'est quoi notre prochain pas qu'on peut faire par rapport à ça? Fait que là, j'en parle à tout le monde, cette lecture-là. Fait qu'il m'a beaucoup inspiré, là. Fait que... OK. OK. Vraiment intéressant. C'est la première fois que j'entendais parler de l'équité de cet angle-là. On essaierait de retrouver ce document-là
[00:32:14] si jamais on peut le mettre dans les notes de l'épisode, là. Fait qu'on s'en parle aussi. Oui, oui, tout à fait. S'il y a un lien qui est partageable pour les gens qui sont intéressés. Je pourrais te le transmettre. Puis, ce qui est intéressant aussi, c'est qu'ils ont... Bon, le plan, ils l'ont mis en place en 2018. Mais tu sais, il y a tout le travail en amont qui a été fait aussi avec leur communauté là-bas. Mais ils ont publié aussi un bilan, là, en 2024. Donc, je trouve ça intéressant
[00:32:42] qu'ils se prêtent au jeu d'expliciter rendre public leurs démarches et aussi les leçons qu'ils en tirent. C'est certain que... Tu sais, on est préoccupés beaucoup par la réussite. Donc, moi, je cherchais dans le bilan, quand je l'ai lu, je cherchais l'impact sur la réussite des élèves. Mais ce n'était pas un plan pour la réussite. C'est un plan pour la diversité. Donc là, il faisait le bilan un peu de voir est-ce que nos milieux sont davantage diversifiés? Est-ce que les différents sous-groupes qui composent notre population
[00:33:13] sont mieux représentés dans l'ensemble des programmes, puis des parcours qui sont offerts dans leur réseau? Donc, c'est à cet angle-là. Puis la prémisse, c'est que, bien, si on crée de la diversité puis on crée de l'équité, bien, ça devrait se traduire éventuellement par de la réussite aussi. Mais tu sais, ce n'est pas mesuré, là, pour l'instant. OK. Bien, c'est certainement un aspect qui est important avec le chapeau que tu portes dans ton rôle, les données.
[00:33:41] Peux-tu nous parler de la place des données et de son importance, là, dans ton rôle, mais aussi pour l'éducation, là. Mettons que tu es témoin du réseau scolaire, la place des données, c'est quoi pour toi? Bien, on... Tu sais, c'est central, les données, mais en fait, ma réflexion, un peu parce qu'on a la chance dans notre centre de service d'avoir implanté il y a plusieurs années, là, un bureau de statistique. Ça fait qu'on...
[00:34:11] On a quand même beaucoup de tableaux de bar, là, puis on est bien outillés en données. Puis, de plus en plus dans le réseau, là, on travaille aussi en collaboration avec les autres centres de service puis le ministère. Tu sais, on est rendu un... On est en mouvement, là, tout le réseau, là, par rapport à l'intégration des données, la valorisation de données. Mais ça... La réflexion, ça me ramène beaucoup à un processus de prise de décision, tout ça. Oui.
[00:34:41] C'est que, dans le fond, parce qu'on peut avoir des données, mais qu'est-ce qu'on en fait, ces données-là? Tu sais, on peut constater, là, mettons, un taux de réussite, c'est un... C'est une donnée descriptive, là. Tu sais, on prend une lecture de quelque chose qui s'est passé, puis là, ça a donné ces résultats-là. Ça fait qu'il y a quelque chose d'intéressant, mais comment ça peut devenir un levier dans la prise de décision?
[00:35:09] C'est là que, pour moi, je trouve qu'on est rendu à essayer de voir, bien, comment... Tu sais, qu'est-ce qu'on décide? Avant d'identifier, mettons, c'est quoi le prochain tableau de bord dont je pourrais avoir besoin, je pense qu'on doit identifier quelles décisions on prend ou on devrait prendre, à quel moment, avec qui, puis après ça, à partir de quelles données, tu sais, fait que... Tu sais, là, on suit, nous,
[00:35:39] tu sais, notre PEVR, on suit un tableau de bord, on suit les données, mais on peut voir, mettons, il y a du rouge, du vert, du jaune, OK, là, on constate ça, mais après ça, on décide quoi, puis à quelle fréquence on va s'asseoir, on va regarder ça, puis là, on va prendre quelle action. Puis ça, bien, on n'a pas besoin de 10 000 tableaux de bord non plus pour faire ça, là, tu sais, fait que... Il faut vraiment, je trouve, l'importance de bien identifier les éléments de prise de décision,
[00:36:07] puis ensuite, les données vont venir en appui à ça, puis ça, tu sais, autant au niveau macro que micro, là, dans ta classe, avec tes élèves, bien, tu prends des décisions quotidiennement, des décisions pédagogiques, tu vas décider de modifier ton approche ou de travailler en sous-groupe de besoins, mais tu sais, tout ça, à un moment donné, c'est des décisions, fait que si t'es au clair avec ces décisions-là, à quel moment tu les prends pour toi en équipe, bien là, les données viennent après,
[00:36:36] viennent en appui à ça, là. Tu sais, il y a beaucoup d'écoles, là, ces temps-ci qui développent des portraits de classe pour, dans le fond, pour soutenir une réflexion au niveau de l'école, mettons, au niveau du comité HDA, pour voir, bien, comment on peut, mettons, on va s'asseoir ensemble trois fois dans l'année, là, à telle date, puis là, on va regarder nos portraits de classe ensemble, puis on va réaffecter nos ressources de soutien en fonction de ces portraits-là.
[00:37:06] Bien là, la donnée, elle vient appuyer une décision, mais si on se donne pas ce processus de prise de décision-là ensemble, bien, on va avoir des portraits de classe qui vont nous donner une information, mais elle servira pas nécessairement à plus large que la classe. Ça peut servir à l'enseignant, là, ça peut être intéressant pour l'enseignant, mais là, c'est qu'elle peut avoir une portée plus grande. Fait que, oui, les données, comme un appui, dans le fond, à la prise de décision...
[00:37:36] Ça devient, ça devient... Ça devient, là, si tu me permets, ça devient pratiquement comme une rétroaction. Tu sais, vous travaillez sur la rétroaction en salle de classe. Le but de la rétroaction, c'est de propulser l'élève dans son amélioration vers la norme de qualité qui est visée dans cette séquence-là ou autre. Mais si on reçoit une donnée à votre niveau, bien, ça nous dit, voici où on est rendu. Toi, ce que tu nous dis, c'est que, OK, bien là, on prend quelle décision pour améliorer les prochaines données, parce que tu veux agir sur l'avenir?
[00:38:05] Tu sais, on fait quoi avec ça? Mais il t'a dit quelque chose aussi qui était vraiment intéressant. Tu t'as dit, quelle décision on a besoin de prendre? Avant, on se pose cette question-là, avant. Puis après ça, on regarde quelles données on a besoin d'avoir pour prendre ces décisions-là. Ça, c'est un autre angle aussi qui est vraiment intéressant. En d'autres mots, ça peut nous permettre de constater est-ce qu'il nous manque une donnée? Parce qu'il y en a plein de données, mais je veux dire, pour les décisions qu'on a besoin de prendre,
[00:38:36] il faut s'assurer d'avoir les données pour les prendre. Bien, tout à fait. Parce que sinon, bien, ce qui arrive, c'est que, parce qu'on a beaucoup, je te disais tantôt, on a beaucoup de tableaux de barres, puis au départ, on en a développé. Tu sais, on avait une idée, une nouvelle idée, un nouveau tableau de barres, là. Ça fait que là, on en avait plein. Puis là, quand on va regarder, dans le fond, à quelle fréquence, parce qu'on peut voir combien de fois sont allés, les gens vont les regarder. Mais il y en a qui ne servent pas beaucoup.
[00:39:06] Ça fait que là, tu peux dire, bien oui, on en a plein, mais ils servent à quoi? Oui. Mais c'est sûr que quand t'en n'as pas, t'en veux. Ça fait que là, c'est sûr que les CSS qui en avaient moins, ou en tout cas, les autres, ils disent, bien moi, j'en veux, j'ai besoin de tout ça. Mais c'est ça. Effectivement, de se poser la question, avant de le développer, on va l'attacher à quel processus, il va nourrir qui, là, tu sais, puis c'est une personne ou un groupe. Parce que c'est rare qu'on décide des affaires tout seul aussi, là, en éducation, hein?
[00:39:36] Oui. On sait souvent des... On est en mode... On travaille en équipe, là, c'est un sport d'équipe. Oui. Fait qu'à quel moment on va s'asseoir ensemble, puis on va regarder quoi, puis on va prendre quelle décision. Fait que là, les données viennent vraiment appuyer tout ça. Fait que... Mais c'est sûr que les décisions qu'on prend, appuyer sur des données, risquent d'être mieux ciblées ou plus pertinentes que si on y va d'instinct puis d'intuition.
[00:40:05] On a ça, c'est certain, là. C'est sûr. Degré d'objectivité, c'est comme important, là. Oui. À ces mots-là. Il y a comme un lien direct, parce que, tu sais, là, on parle de données. Ce qui génère ces données-là habituellement, quantitative ou qualitative, c'est les personnes. Et là, pour augmenter nos données ou le rendement ou les proportions d'élèves qui, il faut développer des personnes. On ne peut pas augmenter des données directement. Il faut passer par les personnes. Puis là, avec votre approche de coaching,
[00:40:35] votre approche de conscience puis d'amener les gens dans leur pouvoir d'action, ça permet d'agir sur les données de l'avenir qu'on souhaite. PEVR 2027, on souhaite certaines cibles. C'est des personnes qui vont atteindre ça, là, tu sais. Fait que si on veut que ça grandisse, on investit dans les personnes. Tu veux nous parler de cette boucle-là entre j'utilise des données, j'ai des leviers, où est-ce que j'ai de l'impact dans mon rôle au quotidien? Ça s'inscrit comment pour toi, là, cette boucle-là, tu sais?
[00:41:04] Oui, tu sais, tu le disais, en fait, c'est nos élèves qui vont réussir. Fait que c'est l'atteinte de nos cibles de réussite dans nos PEVR. C'est les élèves ultimement qui, tu sais, après ça, bien, l'enseignant, lui, il est en rôle de soutien, d'accompagnement de l'élève dans son processus d'apprentissage à lui. La direction, elle, elle accompagne son équipe dans leur... Tu sais, fait qu'on...
[00:41:29] C'est une chaîne d'action indirecte, tu sais, qui mène finalement... Parce que l'action d'apprendre, elle appartient à l'élève lui-même, là. Exactement. Donc, c'est ça. Donc, après ça, comment l'enseignant, lui aussi, tu sais, je parlais tantôt de leadership de service, se mettre au service de... Bien, là, l'enseignant, il doit prendre conscience aussi de l'impact qu'il a, lui, en se mettant au service de l'apprentissage de ses élèves.
[00:41:59] Donc, il est pas dans l'écosystème, là, il est dans l'écosystème. Donc, lui, dans le fond, c'est pas... Moi, j'ai le goût de donner ce cours-là aujourd'hui. C'est de quoi mes élèves ont besoin aujourd'hui pour... Pour que je puisse être comme une rampe d'accès pour eux vers l'apprentissage, là. Puis, tu sais, puis je me revenais tantôt, je parlais des concepts, là, de travailler, oeuvrer, puis agir, là. Oui. Mais c'est un peu ça aussi, tu sais, dans le fond, le rôle aussi de l'école,
[00:42:29] c'est... parce que qu'est-ce qu'on apprend à l'école? On apprend le monde qui nous entoure, tu sais, cette oeuvre-là, là, du monde qu'on hérite, puis qu'on va léguer à d'autres. À un moment donné, il faut qu'on nous introduise à ce monde-là, puis à l'état des connaissances, puis on veut nous amener aussi à y contribuer. Ça fait qu'il y a un aspect de... par rapport à l'accès au monde dans lequel on vit, là, tu sais. Ça fait que l'école est un levier d'apprentissage vers ça.
[00:43:00] Le travail aussi, parce qu'on veut aussi amener les élèves à participer à la vie sociale, économique et tout ça. Ça fait qu'il y a un côté où ça prépare aussi au marché du travail. Puis à l'action, tu sais, entreprendre, créer, participer, tu sais. Ça fait que toutes ces... c'est comme trois grandes sphères. Donc, l'enseignant, lui, dans le fond, il est là pour faciliter
[00:43:25] l'accès à l'enfant à ces dimensions-là de sa vie active, là, en devenir. Puis, bien, ça, ça se fait à travers des contenus d'apprentissage. Mais son rôle, lui, c'est de mettre des conditions propices à l'apprentissage. Ça fait que ces conditions propices-là, bien, c'est l'environnement, l'environnement qu'il crée, c'est le... comment il va structurer, dans le fond, sa classe, les apprentissages qui sont à réaliser,
[00:43:55] les contenus, tu sais, les activités. Ça fait que tout ça, c'est mettre les conditions pour favoriser l'apprentissage. Mais l'apprentissage, c'est pas comme quelque chose qu'on déverse dans l'enfant. C'est un procédus que lui, il doit se mettre en action. Puis... Donc, c'est... mais toute cette chaîne-là, tantôt, ta question, c'est sur la chaîne. Bien, c'est que, tu sais, l'approche coaching qu'on déploie, qu'on souhaite déployer avec nos directions, bien, on souhaite qu'elles puissent déployer aussi cette perspective-là
[00:44:24] ou cette conscience-là avec leur équipe, puis éventuellement, bien, leur équipe avec les élèves, puis même les élèves entre eux. Tu sais, la semaine passée, j'étais... Là, on avait un colloque, là, du projet CAR, là. Puis il y a une enseignante qui nous... qui témoignait de, justement, comment les élèves de sa classe étaient mis à contribution dans l'établissement même du portrait de la classe, tu sais, puis comment se rendait imputable, puis co-responsable d'aider les autres élèves
[00:44:53] qui, pour certaines cibles d'apprentissage explicite, puis visibles pour eux, bien, les élèves pouvaient indiquer s'il y avait besoin de soutien, par une pastille jaune ou rouge, par exemple. Fait que là, les élèves, bien, avaient une idée... Fait qu'il y avait comme une... Fait que c'est plus juste l'enseignant, là, c'est... Non, non. Wow!
[00:45:23] Donc, c'est ça. Il y avait, dans le fond, l'enseignante... Bien, c'est sûr qu'elle, elle avait des intentions, j'imagine, pédagogiques plus détaillées, là, que ce qui était mis au tableau. Mais les élèves, à chaque semaine, il y avait des sites d'apprentissage explicites qui étaient là, puis les élèves pouvaient se situer par rapport à ça. Puis là, ça amenait comme une responsabilité collective d'entraide, puis de... Fait que c'était... Il y avait quelque chose d'intéressant dans dire, bien, le... T'es engagé.
[00:45:51] L'apprentissage, dans le fond, comment on peut se mettre au service de l'apprentissage de tous, là, puis c'était intéressant. Puis c'est cette idée-là, justement, de... Tu sais, je vais reprendre le titre de ton podcast, mais tu sais, «Tout le monde est un leader », c'est un peu ça. C'est que, dans le fond, on veut amener nos élèves aussi à contribuer à la création de ce monde-là qu'on veut meilleur, là, tu sais. Oui. Écoute, c'est stimulant, hein. C'est vraiment stimulant de penser à tout ça qu'on peut se rendre là, de...
[00:46:21] de donner un sens à ce qui se passe en salle de classe, puis d'amener les élèves à viser, puis à se situer. Je me dis, c'est irresponsabilisant, puis c'est... À mon sens, à moi, c'est un des plus beaux cadeaux qu'on peut faire aux enfants, c'est de les aider à développer leur capacité de s'activer vers des cibles, puis être capables de se situer, de se propulser dans l'action, de savoir quand j'ai besoin d'aide. Ça peut pas faire autrement que de créer des citoyens solides, tu sais. Non, mais puis faire ça en équipe, en équipe.
[00:46:51] Tu sais, les élèves dans la classe, c'est pas juste une addition d'élèves, là, c'est une équipe. Non, non, non. Ouais. C'est bon, ça. C'est pas juste une addition d'élèves. C'est vrai, c'est vrai. Hé, j'ai quelques petites questions pour toi. Mettons qu'on se fait une petite rafale, là. Je te donne un petit dénoncé ou une phrase. Tu complètes ça, puis on essaie de couvrir des différents points de vue, puis ça va nous permettre d'aller chercher un peu de perspectives dans différents aspects de l'éducation. Qu'est-ce que tu en penses?
[00:47:21] Je suis prêt. OK. Donc là, dans le fond, ma consigne, c'est qu'il faut pas que j'intervienne, parce que ça va me donner le goût de tes réponses d'embarquer, mais on va essayer d'en faire quelque chose, là. C'est bon. Complète la phrase suivante. DGA, c'est? DGA, c'est... Là, j'ai le goût de prendre l'image de Charles Cahouette, qui dans...
[00:47:51] J'avais vu en conférence un moment donné dans son livre Éduqué pour la vie. Il prend l'image de la construction de la cathédrale de Chartres en France, puis dans le fond, il y avait toute une histoire qu'il racontait autour de ça, mais pour dire dans le fond, est-ce que... Parce que tu sais, il y a plusieurs grandes réalisations humaines qui ont été faites, des fois sur plusieurs dizaines d'années ou sur plusieurs générations.
[00:48:19] Fait que c'est ceux qui construisaient la cathédrale, est-ce qu'ils allaient là le matin pour juste installer des pierres ou ils allaient là pour construire une cathédrale? Bien moi, j'ai envie de dire qu'à être DGA, c'est participer... Un de 7000 dans mon centre de service scolaire, mais participer avec la fonction que j'occupe, puis mon savoir, puis mon bagage, mais avec les 7000 autres à la construction de cette cathédrale-là.
[00:48:49] Puis c'est ça, Charles Cahouette nous avait parlé de cette image-là, ça m'avait beaucoup touché. Puis même, quand je suis allé en France, puis j'avais fait des tours pour aller voir cette fameuse cathédrale, il nous avait parlé du bleu des vitraux de Chartres, comment il était magnifique. Puis effectivement, effectivement, je dois avouer que ce bleu-là m'avait beaucoup touché, mais c'est surtout son histoire à M. Cahouette qui m'avait touché.
[00:49:18] Mais je trouve que c'est une belle image, dans le fond. C'est ça, comme DGA, je participe en collaboration avec tout le monde de mon organisation, mais du réseau aussi, à construire cette cathédrale-là. Le plus beau compliment qu'on t'ait donné? Bien, c'est des élèves, je dirais.
[00:49:45] Quand j'étais prof, oui, mais comme direction adjointe, j'ai beaucoup aimé cette posture-là que j'avais parce que ça nous permet, dans le fond, d'intervenir auprès de certains élèves qui ont plus de besoins. Puis quand... Je peux peut-être donner un exemple de ça, mais moi, j'aimais ça.
[00:50:12] Les élèves qui étaient les plus exclus par les enseignants de classe qui se ramassaient souvent à mon bureau, bien moi, ce que j'aimais faire, c'est d'aller prendre une marche avec eux autres, pour créer le lien et tout ça. Puis, fait que, tu sais, au début, bien souvent, des fois, ils se sauvaient, là, tu sais, quand ils se faisaient mettre... Quand tu faisais trois fois dans la journée que tu te faisais mettre dehors de ton cours, bien, ils évitaient le local de retrait, puis ils s'en allaient. Puis là, à un moment donné, bien,
[00:50:42] j'allais prendre une marche avec eux autres. Puis là, au fil du temps, bien, à un moment donné, ils arrivaient à mon bureau avec leur manteau, puis monsieur, j'aurais besoin qu'on aille prendre une marche. Puis à la fin de l'année, dans une école, il y avait le prix du directeur adjoint, bien, là, tu sais, qu'au galo de fin d'année, tout ça. Puis je pense que traditionnellement, ça avait plus été un prix, là, pour les meilleures moyennes, puis les meilleurs résultats, tout ça. Mais moi, j'avais dit, bon, y a-tu des critères où c'est vraiment comme mon...
[00:51:12] mon prix que je peux le donner à qui je veux? Non, non, c'est votre décision. Parfait. Ça fait que j'avais pris... J'avais choisi parmi ces quelques élèves avec qui j'avais eu le privilège de les prendre quelques marches puis établir un lien particulier. Puis... C'est ça, j'ai, dans le fond, j'ai remis ce prix-là. Mais tu sais, l'élève puis sa mère, je me rappelle encore, tu sais, c'est une élève qui, c'est la première fois qu'il a recevait un prix dans sa vie, là.
[00:51:41] Mais tu sais, le... J'ai senti un grand merci, tu sais, après cet élément-là. Puis bon, ça m'a beaucoup touché, là. Fait que tu sais, comment on peut avoir de l'impact sur certains élèves qui en ont plus de besoin. Parce que bon, il y a... Parmi tous les élèves qui étaient à l'école, il n'y avait pas tous besoin d'aller prendre une marche avec le directeur adjoint. Là, il y en a qui... Il y avait d'autres besoins, mais pas celui-là, tu sais. Mais...
[00:52:11] Fait que c'est certain que je te dirais pour répondre à ta question, ouais. J'ai un élève en particulier, là, que j'ai en train de... C'est fantastique. Ton groupe de musique ou ton artiste préféré? Ça, là... Je ne suis pas capable de répondre à une personne, à ça. C'est... Un parmi, là. Un parmi, là. Un parmi. Un parmi, là, que... Un que t'apprécies, là.
[00:52:41] Mettons dernièrement, avec ce que tu vis dans ta vie, tu sais, là, un qui fait partie de ta liste d'écoute, là. Dernièrement. Ma liste d'écoute... Ben, j'ai vu récemment, en spectacle, un duo qui s'appelle O.C. Elliott, que j'aime beaucoup, là. C'est un... C'est un couple. Un couple, là. Un gars et une fille qui chantent ensemble, puis ils ont... C'est un peu folk, indie folk, là. Mais leurs voix sont tellement belles ensemble. En tout cas, c'était vraiment...
[00:53:10] C'était magique, là, ce spectacle-là. Fait que je dirais ça dans le moment, là. Ouais. Ouais, musique que j'aime bien écouter, ouais. Fabuleux. Une chose que tu aimerais que tes collègues ou ton équipe retiennent de toi, tu parles d'héritage, tu parles de construire une cathédrale, à un moment donné, là, on quitte. Qu'est-ce que tu aimerais que les gens retiennent de toi? Ben, tu sais, il y a comme une humilité là-dedans,
[00:53:35] tu sais, d'avoir été présent avec eux, d'avoir participé avec eux à cette construction-là, mais d'avoir amené ma couleur à moi en toute humilité, tu sais, comme chacun amène la sienne. Tu sais, je... Ouais. Je vois pas... Tu sais, pour moi, c'est dans les petites choses, là. Le plaisir de travailler ensemble
[00:54:04] puis de réfléchir ensemble. Ouais. Ouais. Une habitude quotidienne qui est essentielle pour toi présentement, tu sais, dans ton leadership, tu sais, on veut être... On veut être dans notre intention, on veut être dans le présent, ça nous amène à adopter des habitudes consciemment. Ça serait quoi une qui est importante pour toi? Ben, je vais me livrer un peu à toi, et puis, c'est du temps, mais parmi les intentions que je me suis données cette année, je voulais initier davantage de contacts, là.
[00:54:35] Tu sais, on est sollicité de tout bord, tout côté, là. Tu sais, j'ai pris quelques jours de vacances juste avant le temps des fêtes, puis tu sais, la quantité de courriels, puis tu sais, on pourrait n'être qu'en réponse à, là. Ouais. Puis, pour donner du sens à mon travail, puis comme la relation est tellement importante, bien, cette année, je me suis donné comme intention d'initier davantage de contacts
[00:55:05] avec les gens avec qui je travaille. C'est un défi quotidien parce que, tu sais, je suis retourné les appels puis tout ça, mais je me suis donné cette habitude-là, cette année, ouais, d'être davantage dans l'initiation du contact que dans juste la réponse. Fantastique. Écoute, si on se projette à court moyen terme, si on se revoyait dans un an, là,
[00:55:36] avec ce que tu as devant toi, puis l'intention, puis là où vous en êtes dans votre PEVR, tes rencontres quotidiennes que tu veux initier, tu sais, là, on se projette dans un an, on aurait une rencontre comme ça dans un an, on serait en train de célébrer quoi? C'est quoi le pas dans un an que tu aimerais avoir fait, là, avec les 7000, là? Avec les 7000. Ouais. Tu sais, mais est-ce qu'on veut faire avancer ensemble, c'est pas là, là? Ouais.
[00:56:04] Je pense que c'est... Dans les réflexions, parce qu'on s'est donné une structure de pilotage qu'on appelle notre GPS, notre groupe de pilotage stratégique, on s'est donné ça cette année avec les gestionnaires pour piloter notre PEVR, puis ça nous a... On s'inspire beaucoup du modèle RAI en ce moment, tu sais, on s'est rendu compte qu'on avait beaucoup de mesures dans nos moyens du PEVR, c'était beaucoup des mesures universelles. Oui.
[00:56:33] Puis c'est super, tu sais, ça prend ça, c'est la base, puis tu sais, il faut consolider ça. Mais aussi, on a besoin pour atteindre nos objectifs d'avoir des mesures plus ciblées ou plus intensées, puis il y a comme une prise de conscience qu'on est en train de faire collectivement à cet égard-là. Fait que moi, j'aurais le goût de te dire que si on se reparle dans un an, j'aimerais ça sentir, parce que dans notre plan de mise en oeuvre annuel qu'on se donne pour le PEVR,
[00:57:04] je pense que celui qu'on va commencer à travailler avec nos équipes prochainement, il risque d'être peinté un petit peu plus de cette dimension-là, tout en consolidant nos mesures universelles, nos moyens universels, mais d'aller aussi dans des actions plus ciblées à avoir en tête. Parce que tu sais, on est capable, on est capable même au niveau macro avec nos tableaux de barre de mettre des noms sur...
[00:57:33] sur les élèves, tu sais, qu'on veut amener vers la réussite, puis qu'ils vont faire basculer aussi nos taux de réussite, là, dans le vert, tu sais. Fait que c'est comme d'humaniser les données... Wow, j'aime ça, hein? Ouais, humaniser les données, puis... Humaniser les données. Ça nous aide, dans le fond, à voir comment on peut agir peut-être différemment de façon un petit peu plus ciblée
[00:57:58] avec certains pour, dans le fond, améliorer leur expérience éducative aussi, là. Ouais. Wow, wow. Bon succès avec ça. Merci. Je te laisse le mot de la fin, mon cher. Est-ce qu'il y a un message, une invitation, un mantra que tu aimerais laisser aux personnes qui prennent le temps de nous écouter aujourd'hui? C'est quoi ton message? Mon message...
[00:58:29] Ben, je pense que... Tu sais, c'est... J'ai le mot ensemble, là, qui vient, mais tu sais, c'est ensemble qu'on va y arriver. Puis ensemble, c'est pas juste les employés, tu sais, c'est avec les élèves, avec leurs parents, avec toute la communauté éducative, tu sais. C'est, dans le fond, c'est un grand projet de société auquel on contribue, là, tu sais. Ça fait que... Ben ouais.
[00:58:56] Moi, c'est qu'il faut qu'on développe cette vision-là écosystémique davantage, puis c'est ensemble qu'on va y arriver, là, puis qu'on va améliorer notre devenir individuel et collectif, là, ensemble, ouais. Ben écoute, merci beaucoup d'avoir pris le temps de jaser leadership, données et autres, et philosophie, aujourd'hui, c'était vraiment... Philosophie, l'indiculasse. C'est un plaisir, vraiment, Marius. Merci pour l'invitation, puis je veux profiter quand même
[00:59:26] de l'opportunité que j'ai de te remercier aussi pour ton podcast. Je trouve que tu contribues, toi aussi, à ta façon à construire cette cathédrale-là, puis j'apprécie particulièrement que tu donnes la parole à un paquet d'acteurs, à un paquet de niveaux, sans hiérarchie, d'être vraiment...
[00:59:52] Ta contribution est importante aussi dans ce grand projet-là qu'on fait, puis je voulais te remercier pour ça. Ben écoute, t'es bien gentil, ça me touche, ça me touche vraiment, oui. C'était Hugo Clermont. Tout le monde est un leader. Merci d'avoir pris le temps d'écouter l'épisode de cette semaine. J'espère que vous avez des idées concrètes à réinvestir dans votre milieu. Si vous appréciez le podcast et que vous n'êtes pas encore abonné, je vous invite à vous abonner dès maintenant sur la plateforme de votre choix.
[01:00:21] Un, ça me fait tellement plaisir, et deux, c'est une façon très concrète pour nous de savoir que le podcast répond à un besoin. Si vous êtes à la recherche de podcasts francophones portant sur l'éducation, connaissez-vous baladopédago.com? C'est votre répertoire de baladopédagogiques en français fait par des passionnés de l'éducation. Ça vaut vraiment la peine d'aller jeter un coup d'œil au baladopédago.com.
[01:00:47] Et pour ne rien manquer de mes activités, ben je vous invite à me suivre dans les réseaux sociaux et à consulter le site web au mariusbourgeois.ca. Ensemble, mes très chers collègues, transformons l'éducation. À bientôt.

