Dans cet épisode, je reçois Charles Gagnon, enseignant au Centre de services scolaire des Premières-Seigneuries.
Nous discutons de son parcours, de son approche pédagogique innovante et de son utilisation des technologies en classe.
Charles partage ses expériences en tant que lead pédagogique et animateur de formations, ainsi que sa passion pour l'enseignement.
Un échange inspirant pour tous ceux qui souhaitent, entre autres, intégrer le numérique dans leur pratique éducative.
Tout le monde est un leader
👥 À qui s'adresse ce podcast ?
À toutes les personnes qui veulent faire avancer l’éducation.
Chaque semaine, Marius vous dévoile des stratégies éprouvées, des analogies puissantes, des perspectives éclairantes et des pistes concrètes pour inspirer la transformation en éducation. Amener un changement en éducation, c'est possible. La transformation est avant tout un processus intérieur. Il ne s’agit pas de travailler plus fort, mais d’être intentionnel chaque jour.
🎤 À propos de Marius Bourgeoys :
Passionné du leadership et de l’éducation, Marius se déplace partout pour partager des idées et des stratégies afin de faciliter la transformation en éducation. Tout le monde est un leader, c’est sa conviction mais c’est aussi son histoire. À ce jour, Marius a déjà offert plus de 450 conférences dans la francophonie canadienne et mondiale.
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[00:00:00] Toutes les personnes qu'on rencontre font la personne qu'on est maintenant. Puis, tu sais, Marius, moi, ça a parti en stage ou dans des expériences de stage différentes, mais qu'on m'a même dit, la personnalité que tu es dans une école primaire, je ne pense pas que ça fonctionne. Mais là, on remonte, j'ai quand même 40 ans, on remonte un peu plus loin. Donc, ça brassait, j'étais une bébitte un peu dans le milieu scolaire primaire comme garçon,
[00:00:29] comme approche, comme j'étais un entraîneur sportif aussi, tu sais. Donc, ça brassait des choses. Puis, finalement, rencontrer d'autres enseignantes de stage qui ont dit, « Eh, moi, j'aime ça. Puis moi, je pense que les élèves, ils ont besoin de personnes comme toi dans leur parcours scolaire. Donc, continue sur cette voie-là. Là, oh! Là, là, ma flamme est partie. » Bonjour, je m'appelle Marius. Et vous écoutez Tout le monde est un leader.
[00:00:58] Un podcast pour transformer l'éducation. Parce que les temps changent, les amis. Depuis plus de 10 ans, j'aide les leaders à inspirer la transformation dans leur milieu. Pour être un agent de changement, il faut être un agent en changement. Le système d'éducation, c'est du monde. Et tout le monde est un leader. Bienvenue à Tout le monde est un leader.
[00:01:26] Un podcast pour ceux et celles qui transforment l'éducation. Et aujourd'hui, mesdames et messieurs, j'ai le bonheur et le privilège d'accueillir avec moi en studio à distance, Charles Gagnon, enseignant de quatrième année au CSSPS. Comment ça va, M. Gagnon? Ça va très bien, Marius. Merci beaucoup pour l'invitation. Je suis vraiment content en tant qu'auditeur de ton podcast de pouvoir participer. Bien, écoute, c'est tout un privilège de pouvoir parler pédagogie. Je sais que tu es un allumé de la pédagogie.
[00:01:56] J'apprends à te découvrir. On a eu la chance de se rencontrer en personne l'année passée, au mois d'avril. Puis, je pense qu'on se rejoint avec Balado Pédago. Effectivement. Ce qu'on a en commun, je pense, c'est qu'on veut partager notre passion. Aujourd'hui, on a la chance de parler d'une passion commune qui est l'éducation. Comment on peut amener les jeunes à apprendre. C'est le fun, vraiment. Oui. Le réseautage, c'est tellement important. Oui.
[00:02:23] Chacune de ces conversations-là sont une façon de grandir et de toujours aller plus loin. C'est d'ailleurs notre mantra, ma collègue Mélanie Bernier et moi, notre Balado, nos formations et autres, c'est toujours aller plus loin quelque chose. C'est quoi le nom de votre Balado pour les gens qui prennent le temps de nous écouter? Oui, c'est aller plus loin avec la pédagogie. C'est ça. C'est vraiment, on a pris de quoi de cours, tu sais, à se la chercher. C'est vraiment aller plus loin avec la pédagogie.
[00:02:51] Vous avez aussi un site, aller plus loin avec le numérique. J'ai vu ça dans ton profil sur LinkedIn. Exact. Qu'est-ce qui a mené à ces, je ne sais pas, quelle initiative est née en premier, le site ou le Balado? Mais veux-tu nous parler de ça? Oui. En fait, c'est le site qui est venu en premier parce qu'on est leader technopède, leader pédagogique qu'on utilise dans notre CSS depuis quelques années.
[00:03:17] Puis là, on utilise aussi un environnement pour l'enseignant qui est de CO, une application. Puis on avait plusieurs demandes pour accompagner des gens. Donc, on s'est mis à faire des formations à la COPS, principalement, au webcam, des choses comme ça. Puis là, on voulait un endroit pour déposer nos ressources. Puis au lieu de faire une présentation, exemple Canva, qu'on utilise à chaque fois, notre site, c'est notre élément de départ.
[00:03:44] Puis toutes les ressources qu'on parle sont là et restent disponibles par la suite. Donc, c'est parti de ça. Mais là, il y a eu différents ajouts au fil des années. Mais c'était un environnement pour déposer nos choses. Puis par la suite, bien là, tu sais, à un moment donné, comme tu dis, on aime ça partager. Bien oui. Les gens, ça vient du besoin des gens qui ont du rêve, veulent nous écouter des fois. Puis là, bien, les gens ont fait une formation quelque part.
[00:04:13] Mais là, on chemine après. Puis là, on cherchait une façon de pouvoir rendre ce cheminement-là, l'expliquer, le dire. Donc, de là est venu le balado. Alors, j'ai proposé à ma collègue qui embarque dans à peu près tous mes projets fous. Je dis Mélanie, on fait un balado. Ah, bien, OK, Charles. Donc, on a commencé ça. Puis on aime vraiment.
[00:04:39] Donc, ça l'a élargi parce qu'on parle beaucoup de pédagogie aussi parce qu'on a d'autres projets. Mais c'est ça. Notre site, c'est vraiment IDOCO. On a le balado. On avait fait aussi une mesure 15081, une mesure gouvernementale pour des projets techno qui nous a permis de faire la robotique pédagogique. Comme c'est quelque chose qu'on fait beaucoup ici. On aura l'occasion d'en parler. Donc, on a nos projets qu'on a réalisés aussi.
[00:05:08] Puis là, on est en train de faire quelque chose avec les sites d'apprentissage. Parce que comme ça fait plusieurs années qu'on le fait, puis qu'il y a beaucoup de gens qui nous posent des questions, bien, encore une fois, voilà, c'est là. Donc, on utilise cet environnement-là de Google Site pour ça. Bien, écoute, on le mettra dans les notes de l'épisode pour les gens qui peuvent être intéressés. Je me dis, à t'écouter parler, c'est un élan de générosité. Puis ça devient au fil du temps un genre de portfolio professionnel.
[00:05:36] Tu sais, c'est dans l'évolution de votre pratique, de votre duo, vos projets, ce que vous partagez. Ça laisse une trace. C'est quand même super intéressant de ce point de vue-là. Oui, bien, c'est ça qu'on nous disait aussi. Tu sais, on va dans des colloques et autres. Puis là, les gens disaient, ah, on aimerait, j'ai parlé de vous, mais dans le fond, il faudrait qu'ils voient un peu ce que vous faites. Donc, de là est venu aussi LinkedIn, qui a toujours la difficulté à dire ce mot-là,
[00:06:02] mais qui permet justement de partager, de réseauter avec des personnes qu'on n'aurait pas sur Facebook ou Instagram, mettons, nécessairement, comme c'est juste professionnel. Donc, oui, ça fait des petits tranquillement. Donc, on peut préparer le terrain pour plus tard, peut-être. Pourquoi pas? Oui, oui, oui, pourquoi pas. Moi, je ne suis pas prêt, dans le sens que ma classe, c'est encore mon terrain de jeu. Puis j'ai besoin d'être là.
[00:06:31] Mais éventuellement, on ne sait pas. On ne sait pas. Puis quand tu dis on ne sait pas, puis plus tard, qu'est-ce que tu entrevois là? Bien, déjà, j'ai regardé avec ma direction les possibilités pour faire des accompagnements dans des écoles, que ce soit avec les sites d'apprentissage, de CO, différentes choses. Donc, il y a eu des ouvertures. Donc, on est en train de regarder comment on peut arrimer ça.
[00:06:56] Mais oui, ça se pourrait que dans pas long, j'offre accompagner une équipe école un avant-midi sur un sujet qui me passionne et que je maîtrise bien. Donc, oui. Donc, puis pour moi, au moment où j'en suis dans ma carrière, c'est comme il faut que je présente ce que je fais. Je ne suis pas rendu au stade encore où je présente ce que j'ai fait dans le passé, mettons. Là, je le vis, c'est expérimenté dans ma classe.
[00:07:23] Quand j'arrive et je t'en parle, ça fonctionne avec mes élèves. Il est là mon échantillon depuis quelques années, bien sûr. Mais oui. Tu marches le chemin. Oui, exactement. Ah oui, écoute. Donc, c'est ça. Ben écoute, c'est excitant. Tranquillement, pas vite. Ah oui, c'est excitant certainement. Oui, oui, oui. Le désir de contribuer est là. Ça roule. Tu tripes. Tu es dans des projets. J'ai le goût de te poser la question.
[00:07:52] Qui a joué ce rôle-là pour toi, pour attiser ta flamme de… Tu sais, l'élan qui t'amène à te dire peut-être que je pourrais partager avec d'autres puis accompagner. Quand tu as fait ton arrivée, est-ce qu'il y a des gens qui ont été importants dans le pédagogue que tu es en train de devenir présentement? Écoute, tu sais, toutes les personnes qu'on rencontre font la personne qu'on est maintenant. Puis, tu sais, Marius, moi, ça a parti en stage ou dans mes…
[00:08:20] Tu sais, des expériences de stage différentes, mais qu'on m'a même dit « La personnalité que tu es dans une école primaire, je ne pense pas que ça fonctionne. » Mais tu sais, là, on remonte. J'ai quand même 40 ans. On remonte un peu plus loin. Donc, ça brassait. J'étais une bébitte un peu dans le milieu scolaire primaire comme garçon, comme approche, comme… J'étais un entraîneur sportif aussi, tu sais. Donc, ça brassait des choses.
[00:08:46] Puis, finalement, rencontrer d'autres enseignantes de stage qui ont dit « Moi, j'aime ça. Puis moi, je pense que les élèves ont besoin de personnes comme toi dans leur parcours scolaire. Donc, continue sur cette voie-là. Là, oh! Là, ma flamme est partie. Puis, oui, des collègues que j'ai rencontrés, bien, je ne vais pas avoir l'air catch un peu, mais ma conjointe est enseignante aussi au primaire.
[00:09:12] Puis, c'est vraiment un modèle pour moi au niveau pédagogie, au niveau de la façon qu'elle enseigne. Donc, on a souvent des échanges. Donc, on se challenge beaucoup là-dessus. Dans mes premières écoles de contrat, j'ai eu Catherine Fontaine qui était vraiment une enseignante extraordinaire aussi qui m'a poussé plus loin en pédagogie. Puis, quand je suis arrivé ici à Marie-Renoir, c'est mon premier poste que j'ai eu, là, tout content.
[00:09:38] Donc, j'ai rencontré Mélanie, qui est Mélanie Bernier, qui est ma collègue. Moi, j'enseigne la quatrième, elle la cinquième. Puis, ça a vraiment cliqué au niveau pédagogie, au niveau vers quoi on s'en allait. Puis, c'est vraiment une enseignante allumée aussi, puis qui a des bonnes idées. Donc, ensemble, on a commencé à grandir un peu comme développement professionnel. Puis, ça a comme donné une confiance aussi.
[00:10:08] Donc, tu sais, de le faire à deux. Donc là, à force d'en parler. Puis, il ne faut vraiment pas que j'oublie aussi notre PPP, professionnel à pédagogie ici, Geneviève Hébert, qui a embarqué dans notre projet école fou de faire les sites d'apprentissage mur à mur, il y a de cela quatre ans. Donc, elle a été une mentor aussi, là, qui m'amène plus loin,
[00:10:38] qui continue de le faire. On est chanceux, on l'a encore avec nous, là. Donc, c'est ça. C'est un peu eux qui m'ont propulsé, puis qui me donnent le courage de continuer, puis de dire, ah, je pense que j'ai le goût de partager ça, parce que je vois que ça fonctionne avec mes élèves, avec nos élèves. Donc, oui, c'est un peu eux qui m'ont... Puis là, c'est sûr que d'assister à des conférences, des colloques et autres, de voir Marius Bourgeois à deux, trois, quatre reprises.
[00:11:08] Donc, je me souviens, quand j'étais à l'École des cimes, tu avais présenté au centre de service. On était dans une salle, puis ça m'avait vraiment allumé. Puis, oui, c'est ça. Avec Nadine Gauthier, c'était tu? Oui, avec Nadine Gauthier, exactement. Je me souviens. Ça aussi, c'est une direction qui m'a ouvert la porte, le chemin, puis qui m'a dit, qu'est-ce que t'as besoin, Charles? Puis, vas-y avec tes idées. Tu veux de la robotique? Vas-y, parfait. Propage ça dans l'école. Je te donne du temps, tu sais. Oui. Donc, oui, les personnes qui nous entourent nous permettent,
[00:11:38] nous offrent d'avoir le luxe, le temps, ma direction ici aussi. Encore, tu sais, qu'est-ce que t'as besoin, Charles? OK, c'est du temps. C'est ça. Parfait. On va mener le projet. Donc, oui, oui. Ça se fait pas tout seul. Non, non, non. Je ne serais plus là si c'était ça. Non, c'est clair. C'est un sport d'équipe. Mais je t'écoute parler. T'as plein d'idées. T'es dans plein de projets. Ça va vite. On s'entend. Tu as dit, j'ai vu que ça marche avec mes élèves.
[00:12:08] Oui. Qu'est-ce qui nous permet, comme enseignant en salle de classe, de dire que ça marche? Bien, moi, c'est leur feedback. C'est leur feedback à eux, là, tu sais. OK. Puis, pas dire, Téphane, M. Charles, je t'aime, là, tu sais. Pas nécessairement ce côté personnel-là aussi qui plaisait pas à certaines enseignantes associées que moi, j'avais un lien avec les élèves. OK.
[00:12:37] Mais aussi, des voies cheminées. Ça plaisait pas que tu aies un lien avec les élèves. Non, non, exact. Ah, non, oui. Ça fait quelques années, mais c'était... Non, non, faut pas avoir de lien avec les élèves. Faut être la personne en avant. Faut être fort. C'est nous qui mènent le bateau. Puis, tu sais, on garde une distance. Puis, donc, c'était... OK. Puis moi, j'étais mal à l'aise aussi de voir comment ça se déroulait dans la classe, les choses qu'on disait aux élèves et autres. C'était pas moi, là.
[00:13:05] Ça allait pas avec ma couleur, donc... Non, non. T'avais une vision différente. Oui, exactement. Une vision qui colle plus à l'école 2024, là, 2025. Oui. Je te dirais. Mais... Donc, oui, c'est ça, mes élèves, de voir la différence que ça fait, le sourire, la confiance qu'ils ont, l'engagement. On en parle beaucoup, là, dans notre pédagogie, comment on peut engager les élèves, qui est une grosse problématique en 2025. C'est clair.
[00:13:35] On a des élèves désengagés dans les classes. Oui. Qui s'attendent à une animation incroyable en avant, qui les gardent engagés. Donc, comment on peut les engager dans les tâches. Donc, moi, je pense que j'ai trouvé des choses intéressantes pour eux, qui fonctionnent. Fait que quand je les vois travailler, puis qu'ils ont le plaisir de travailler, puis que tantôt un élève va faire du français, puis qu'il dit, oui, ça! Ah! C'est là, mon Dieu Seigneur. Donc, ça fonctionne.
[00:14:05] Écoute, tu dois quand… Tu sais, tu me dis que ça fonctionne, puis tu as expérimenté, tu es en train de le faire, tu lises le numérique, puis tout ça. Es-tu capable de mettre des mots sur l'approche de Charles Gagnon, des stratégies qui te permettent de susciter l'engagement de tes élèves? Tu établis le lien. Oui. Et après ça, tu sais, étape 1, tu connectes. Mais après ça, tes stratégies pour les amener à s'engager, es-tu capable de nous en partager quelques-unes qui fonctionnent pour toi?
[00:14:35] Parce qu'on s'entend que tout le monde pose cette question-là. Exactement. OK, ça fonctionne, mais quoi? Donc, une chose qu'on fait depuis quelques années, c'est juste la clarté pédagogique. Avec les sites d'apprentissage, on est venu ajouter cet élément-là où est-ce que les élèves savent qu'est-ce qu'ils ont à travailler, qu'est-ce qui est travaillé en classe, comment y arriver, comment ils vont être supportés. Tu sais, c'est un élève qui sait qu'il va avoir du support,
[00:15:03] qu'il va avoir de l'aide au bout du tunnel, puis qu'il sait que c'est un cheminement, puis que c'est normal d'apprendre, puis de reculer dans notre apprentissage. C'est pas une ligne droite, l'apprentissage. Non, non, non. Il y a des books dans ça. Donc, une fois qu'ils se sentent supportés, puis qu'ils savent où ils s'en vont, pour moi, je vois des élèves engagés. Un élève qui ne connaît pas le chemin puis qui attend que je lui dise qu'est-ce qui va se passer, il est désengagé parce que lui, il n'est pas responsabilisé. Oh, wow! Il n'est pas d'autonomie. OK.
[00:15:33] Donc, pour moi, les sites d'apprentissage, ça a responsabilisé les élèves parce que voici ce qui est travaillé. Moi, c'est ça mon objectif. Donc, je vais faire les choses pour l'atteindre à ce moment-là. Puis, je sais que M. Charles va m'accompagner pendant ça. Fait qu'un élève qui sait où s'en va, c'est un élève engagé pour moi. Ben oui, tu as une vie, tu sais, comme jouer au golf, tu vois le fagnon, tu sais. Exactement. Fait que c'est clair. Là, pour les gens qui nous écoutent, qui disent, OK, je veux ça, une cible d'apprentissage,
[00:16:03] je veux des jeunes responsabilisés. Gros mot qui peut passer inaperçu, mais ça, c'est gros. As-tu un exemple juste de même qui te vient en tête d'une cible d'apprentissage? C'est quoi, mettons, en mots d'élève? Ça se lit comment, ça? Oui, mais il peut, c'est ça, en mots d'élève, c'est la clé aussi. Il peut y avoir, mettons qu'on prend, on peut prendre un concept, là, tu sais, de base, là, je peux, je fais ça avec mes élèves, là, je peux apprécier une œuvre littéraire. OK. Exemple. OK. Donc, ça, c'est la cible,
[00:16:33] c'est ce qu'on va travailler. OK. Puis là, on va aller mettre nos critères, comment y arriver à cette cible-là, qu'est-ce que ça veut dire, qu'est-ce que ça prend. Oui. Puis là, tout au long, dans le fond, nous, c'est, mettons, ça, c'est la cible, il y en a quelques-unes, mais pendant six semaines, on va travailler ça. C'est ces cibles-là qui sont mentionnées aux élèves. OK. Il y a un tableau d'ancrage, moi, c'est un tableau blanc. C'est écrit comment y arriver, c'est quoi ça veut dire, cette cible-là.
[00:17:03] Et là, l'objectif, c'est que tout au long, je donne des rétroactions à l'élève pour qu'il sache où il se situe par rapport à la peine de cette cible-là. OK. C'est là la clé, là. C'est là que je le responsabilise parce que là, je lui dis, là, maintenant, toi, tu es ici, voici ton prochain pas. Hein? Voici ton prochain pas. Ça, c'est important. On ne peut pas penser qu'il va le deviner. Donc, voici ton prochain pas. Donc là, l'élève, il se responsabilise parce qu'il dit, moi, je dois,
[00:17:32] je le sais maintenant, je n'ai comme pas le choix. Donc, pour continuer à avancer, il faut que je fasse ça. Donc, c'est un peu ça, une cible d'apprentissage, un objectif mis dans des mots d'élève qu'on va utiliser pendant un temps X. Il y a différentes façons de fonctionner. Mais qu'on va donner des rétroactions à l'élève pour atteindre son objectif à la fin idéalement ou autre. Donc, c'est un peu ça.
[00:18:00] Moi, j'ai toujours pensé que ce que tu es en train de nommer là, je trouve ça extraordinaire. Si, tu sais, tu es un sportif, moi, je joue au golf, OK? Oh! Puis, quand tu joues au golf, tu as 14 bâtons dans ton sac. Et si tu joues au golf, tu as probablement un fair set. Et Tiger Woods aussi a un fair set. Puis, ce qu'on nomme comme stratégie présentement, comme rétroaction, je pense que tout le monde en éducation connaît ce mot-là.
[00:18:28] Ce n'est pas une nouvelle stratégie. C'est comme parler du fair set, tu sais. Mais je peux jouer 150 au golf ou je peux jouer 70. Je vais faire 7 dans mon sac. Exact. Donc, tu sais, c'est l'impact de mon design pédagogique, de comment j'utilise ces stratégies-là qui sont connues. En tout cas, on en parle. On utilise les mêmes mots. Le mot, mettons, rétroaction. Le mot engagement, on en parle. Ça, ça veut dire qu'on parle de l'éducation. Quand on entend ça. Comme quand j'entends faire 7, on parle du golf.
[00:18:59] En notre mot, les gens qui écoutent notre podcast disent, ben oui, je connais ça, rétroaction. Veux-tu peut-être parler de la rétroaction? Comme si je ne connaissais rien de l'éducation, mettons. Qu'est-ce qui se passe? C'est-tu une note? C'est-tu des mots? C'est-tu une description qualité? C'est quoi pour Charles qui permet à l'élève de savoir où est-ce qu'il est et ce qu'il doit faire? Pour moi, la rétroaction a remplacé la note.
[00:19:27] Puis c'est vraiment une transformation que j'ai eue dans ma pratique. Dans le fond, mes élèves, dans la séquence de 6 semaines, ils n'ont pas de note. Il n'y en a pas de note. C'est des rétroactions. Voici où tu es rendu. Voici ce que tu peux faire maintenant pour aller plus loin. Donc, c'est des mots, des phrases claires. C'est des critères vraiment qui ont été enseignés à l'élève.
[00:19:55] Mais je lui dis, c'est ça que tu dois faire comme prochain pas. Donc, c'est ça une rétroaction. C'est vraiment des phrases, des mots. Parce que par expérience, puis comme la recherche nous le dit, dès le moment où je mets une note sur mon travail, sur ma tâche, la rétroaction vaut presque plus rien. Pour 80 % des élèves à peu près. Ils n'iront pas voir la rétroaction. C'est ça que j'ai eue. Moi, ça me satisfait. Moi, ça ne me satisfait pas.
[00:20:24] Donc, ça s'arrête là. Moi, ils sont habitués maintenant. Pas de note. Rétroaction. Puis là, vers la fin, dans des tâches complexes, je vais leur dire le niveau d'atteinte. On a des sites d'apprentissage avec un barème. Puis là, ça va être dans le mille ou bien visé à ce moment-là. Puis les élèves ne se comparent pas avec les autres. Puis ils regardent leur chemin à eux qui sont en train de tracer.
[00:20:54] Donc, puis on parle d'aspect d'engagement, que tu venais, responsabilisation, comment on fait ça. Puis tu parlais tantôt de moi, je traçais mon chemin. Oui. Mais c'est une chose qu'on parle beaucoup en enseignement aussi. Expliquer aux élèves comment ça fonctionne là-dedans. Oui. Dans notre tête, comment ça fonctionne. Donc, toi, tu as un chemin à tracer. Oui. Regarde, il faudrait repasser quelques fois sur ce chemin-là pour qu'il soit bien tracé, puis que tu t'en souviennes,
[00:21:21] puis que ça se devienne non pas simplement un savoir que tu as eu, mais une compétence que tu vas pouvoir utiliser dans d'autres contextes. Oui, comprendre comment j'apprends. Exactement. Donc, l'élève qui comprend, dans le fond, il vient de comprendre pourquoi je lui demande de faire ça. Ça donne du sens. Me permets-tu de revenir sur quelque chose que tu as dit qui peut passer inaperçu, mais c'est tellement gros ce que tu as dit. Tu as dit, j'ai remplacé les notes par des mots. Il n'y a pas de notes pendant ces six semaines-là. Et là, je fais une déduction.
[00:21:50] Les six semaines, c'est la séquence dont tu parlais. La séquence, c'est six semaines. Fait que là-dedans, il n'y a pas de notes, il y a des mots. L'élève se situe. Tous les élèves peuvent réussir. Ça veut dire qu'on amène l'élève à se comparer avec la cible et non pas entre élèves. Exactement. Donc, tous les élèves réussissent à un moment donné des choses dans l'atteinte de la cible. Ils n'ont pas toutes réussi. Exemple, les critères, les éléments observables pour moi, mais ils en ont réussi certains.
[00:22:21] Alors, bravo pour ça. Ça, tu sais, j'utilise souvent des grilles critériées. D'éléments observables, mais vraiment en phrase. Oui. Je dis aux élèves, ça, bravo, tu l'as fait. Ça, tu ne l'as pas fait. Donc, voici ce que tu pourrais faire la prochaine fois pour le mettre dans ton texte, exemple. Oui. Donc, oui, c'est... Écoute, il y a tellement de couches de complexité dans ce que tu nommes là,
[00:22:47] puis je suis tellement stimulé de savoir que ça se passe dans des salles de classe, ça. Parce que pour moi, ça, c'est... En tout cas, dans les formations que j'ai eues dans ma carrière et dans ce que j'ai observé qui a de l'impact, tu es en train de mettre des mots sur l'expertise pédagogique. Tu sais, je trouve ça tellement trippant. Fait que... Tu as dit, si je donne une note et qu'il y a un commentaire, c'est pratiquement comme s'il n'y avait pas de commentaire
[00:23:15] parce que l'élève d'apprentissage cesse. Ça, là, on brasse les colonnes du temple de l'éducation quand on nomme ça. Parce que certaines personnes sont convaincues que pour que l'élève sache où il se situe, il doit y avoir une note. Là, on est en train d'inviter les gens qui nous écoutent considérer, remplacer la note par des mots seulement. Moi, dans une formation que j'avais eue à un moment donné, tu dois connaître Dylan William. Oui. Elle vient du Royaume-Uni.
[00:23:43] Dylan William dit que la rétroaction doit être plus de travail pour le receveur que pour le donneur. Et ce qui est frustrant en éducation, dans mon parcours comme prof, c'est quand je donnais une rétroaction avec une note parce que je ne savais pas mieux. Et là, tu te dis, j'ai pris 40 minutes à formuler une bonne rétroaction. Et tout ce que l'élève faisait dans ma classe, c'est regarder la note. J'ai fini d'apprendre. C'est bon, on a 72, monsieur. Moi, je suis bien correct. J'arrête de forcer. C'est fascinant. Fascinant, vraiment.
[00:24:14] Tu es en train de décrire. Il y a plusieurs couches à ça parce qu'en même temps, j'ai aimé quand tu as dit la rétroaction devrait faire travailler la personne qui la reçoit et non la personne qui l'écrit. Mais là, moi, c'est de la manière que je perçois. C'est mes élèves qui doivent travailler. Mais peut-être que quelqu'un pourrait penser, ouais, mais là, toi, au lieu de mettre un, deux, trois, quatre, cinq, puis 72 à la fin, tu écris un mot à chaque affaire. Je pense que c'est toi qui travailles plus fort.
[00:24:43] Il y a différentes stratégies pour éviter ça parce qu'effectivement, donner des rétroactions ciblées à chaque élève, surtout, ce n'est pas vraiment possible dans mon temps d'enseignant du primaire. Donc, dans les stratégies que j'utilise, pour ça, bien, la responsabilisation de l'élève par rapport à toi, tu as la tâche. Là, il y avait une formation avec enseigné, avec la littérature jeunesse que j'avais beaucoup aimée, qui présentait la micro-progression avec la lecture. Donc là, comme là,
[00:25:12] l'appréciation, bien, je prends quelques exemples d'élèves, puis là, on regarde comment qu'on aurait atteint notre cible avec ça. Puis là, on regarde, puis là, on découle. Voici tout l'élément qui a été ajouté. Donc là, tu as mis un exemple du texte. Parfait. Là, tu es rendu là. Là, maintenant, tu as ajouté ton expérience personnelle. Tu es rendu là. Donc là, l'élève, c'est à lui de regarder sa tâche puis faire. Donc, il s'auto-évalue. Mais il s'auto-évalue
[00:25:41] à partir d'éléments concrets, d'exemples d'élèves en plus. Parce qu'une évaluation pour les enfants du primaire, quatrième année, ce n'est pas facile. Mais quand tu lui donnes vraiment des exemples qu'on prête puis qu'on crée avec des mots d'élèves en plus, ils comprennent, ils s'auto-évaluent. Donc moi, ça m'a pris combien de temps? Pas beaucoup pour faire ça. Puis tous les élèves s'auto-évaluent puis c'est, OK, parfait, donc moi, la prochaine fois. Puis là, la clé de ça dans ma séquence d'apprentissage,
[00:26:11] c'est leur donner l'occasion de se reprendre. Parce que pour chaque cible, ce n'est jamais final ce que j'ai. Même si ma séquence de six semaines est terminée, ce n'est jamais final. Tu n'as pas fini d'apprendre. Ça va revenir dans d'autres contextes. Donc, tu as toujours l'occasion de te reprendre. Mais il faut que je donne cette occasion-là aux élèves. Écoute, ça demande d'être conscient de qui sont tes élèves et où ils sont dans ta progression. Puis là, je peux juste m'imaginer
[00:26:41] les outils de gestion que tu utilises pour monitorer tout ça. Pour les gens qui nous écoutent, qui disent « Hey Charles, je veux goûter à ça. » Pourquoi tu continues à faire ça? À un moment donné, tu as pris conscience que c'est des approches qui existaient, tu as commencé à les appliquer et là, tu continues. qu'est-ce qu'on gagne comme enseignant à utiliser cette approche-là que tu continues à utiliser présentement? La séquence puis ton approche avec l'évaluation
[00:27:10] puis pas de notes. Qu'est-ce que je gagne comme enseignant en faisant ça avec mes élèves? Moi, j'ai gagné, j'ai ajouté au lien avec mes élèves. J'ai ajouté au lien parce que les élèves, ils ne veulent pas un ami. Les élèves, ils savent très bien que c'est un enseignant qui est en avant. Mais ils veulent quelqu'un qui les amène plus loin. Donc, de savoir que je suis là puis qu'eux autres sont inclus, c'est fou là. Ils se sentent inclus dans leurs apprentissages,
[00:27:40] sont engagés. Mon lien avec eux, il est vraiment meilleur parce que tout le temps qu'on passe à discuter de progression de leurs objectifs, de ça, qu'on n'a pas d'autres discussions vraiment plates qu'on pourrait avoir parce qu'ils n'ont pas fait la bonne affaire parce qu'ils ne savaient pas eux autres leur chemin, c'était quoi puis qu'est-ce qu'il y avait à faire puis comment ils arrivaient. Donc, ils se sont désengagés puis ils se sont mis à faire des niaiseries. Donc, ma gestion de classe est devenue beaucoup plus facile, beaucoup plus efficace parce que j'avais des élèves engagés.
[00:28:10] L'élève engagé, c'est un élève qui ne dérange pas. il n'est pas désengagé puis ça a aussi libéré l'obéissance de travail. L'obéissance et l'engagement ce n'est pas la même chose. Non, effectivement. Il y aurait quelqu'un que je connais bien qui dirait que c'est le leadership peut-être, mais on aurait demandé à cet expert-là. On va demander à Chad GPT. Puis, c'est ça, on parle beaucoup quand on en parle aux enseignants. On avait fait des capsules vidéo
[00:28:39] à la demande du centre de service avec mes collègues pour expliquer notre parcours. C'est sur ma chaîne YouTube. On disait, mes collègues disaient aussi ça a déchargé ma charge de travail. Parce que, tu sais, quand je te dis cette correction-là, est-ce que je t'enroche de correction présentement? OK, j'ai corrigé des écritures pour la première fois de tous les cinq critères. OK, ça, c'était quand même exigeant. Mais je n'ai pas d'autres choses qui s'accumulent et que je vois
[00:29:09] la fin des tapes arriver et que je capote avec ça. Moi, je connais mes élèves, ils se connaissent. Puis, on va se rendre jusqu'à la fin de l'étape et on va dire où ils sont. Il n'y a pas de surprise? Non, il n'y a pas de surprise là. À chaque fin de séquence, j'envoie aux parents dans les cibles, voici ce que votre élève, votre enfant est capable de faire. Voici ce qui lui reste à retravailler. Pas de notes là. Oui, il est capable, non, il n'est pas capable. Puis, dans le courriel, c'est écrit
[00:29:39] qu'est-ce que moi, je vais faire avec ceux qui ne sont pas capables. C'est ça. Puis là, ça a dû aux parents. Ça a le mérite d'être clair. Oui, puis vous, si ça vous tente, celle-là, vous pouvez aller travailler. Puis moi, j'ai comme une plateforme qu'on utilise, mais il y a des activités pour réviser en lien avec chaque cible. Donc, si ça vous tente, vous ne savez pas trop quoi faire, allez là-dedans puis il y a une activité que vous pouvez faire avec votre enfant à la maison si ça vous tente. Moi, je ne toucherai pas à ça. OK.
[00:30:11] Tantôt, tu disais, en début de carrière, tu avais un lien, il y a des gens qui avaient une autre vision de ce que ça devrait être. Là, tu as cette vision-là de comment responsabiliser l'élève, le placer au centre de son apprentissage. Il y a une belle structure pour les gens qui ne sont pas là présentement dans leur pédagogie pour toutes sortes de raisons. Il n'y a pas de mal à ça. Il y a des choses qu'on doit laisser aller. Il doit te laisser aller la note, par exemple.
[00:30:41] Es-tu capable de mettre des mots sur quelqu'un qui n'est pas en train de fonctionner de cette façon-là? Qu'est-ce qu'il faut être prêt à laisser aller? Qu'est-ce qu'on perd pour faire de la place pour ce qu'on gagne? C'est wow! C'est vraiment une belle façon de voir parce qu'on en parlait en cap cette semaine. Là, tout ça, c'est beau, mais il va falloir faire des choix, il va falloir laisser aller des choses. Oui. Puis, on en parlait avant l'entrevue, certains de mes choix pédagogiques, des projets qu'on a ici,
[00:31:11] j'ai laissé aller du contrôle. Donc, au lieu de contrôler tous les aspects de ma classe, c'est un tout que je forme avec mes élèves. Donc, ils en font partie, ils sont engagés là-dedans. Donc, je n'ai pas mainmise sur chaque petite action. C'est tel mot que tu vas écrire, c'est telle formule que tu vas faire. Donc, c'est sûr qu'il faut se détacher un peu puis donner de la responsabilité
[00:31:40] à ses élèves. Puis, comme on disait, on parle du cerveau et différentes choses, on leur apprend à se responsabiliser. Mais, oui, je dirais que pour certaines personnes des fois, c'est comme se lancer à l'eau. Oui. On dirait que, oui, mais là, je ne contrôlerai pas tout là-dedans. Il y a plein de choix pédagogiques qu'on fait. C'est comme, oui, mais là, c'est l'élève. C'est lui, c'est son parcours. Donc, c'est à lui d'aller faire ce bon choix-là.
[00:32:10] Donc, oui, le contrôle, je te dirais que c'est une chose qui est difficile pour commencer. OK. OK. Puis, il y a un lâcher-prise qui est là. Exactement, c'est ça. Puis là, l'enseignement, on connaît ça, le lâcher-prise, de quoi ça peut avoir l'air au début, mes collègues alentours, de quoi ça a l'air. Tu sais, le jugement, on a bien peur de tout ça en enseignement. Donc, il ne faut pas accepter de se lancer, je pense, je dirais. Pour ça, en avant de la classe,
[00:32:40] je pense que notre collègue t'a presque planté, les élèves parlaient. Oui, c'est ça, les élèves parlent, comment ça? Oui, tu rentres dans ma classe, ils sont debout à longueur de journée en train de travailler sur les surfaces verticales, en train de travailler en équipe, collaborer, être debout à côté du banc, se promener en arrière pendant une activité parce qu'ils ont besoin de bouger. Tu te dis, mon Dieu, Seigneur, qu'est-ce qu'ils contrôlent là-dedans? Moi, je contrôle les apprentissages puis le chemin des élèves, on y va ensemble. L'environnement. L'environnement, exactement.
[00:33:11] Eux, ils me respectent puis ils respectent leurs collègues dans ça aussi. Oui, oui. Vous avez, tu as dit à quelques reprises l'expression mur à mur, cible d'apprentissage. Moi, je peux concevoir qu'une personne qui nous écoute ou quelqu'un qui va à un colloque ou quelqu'un qui est exposé à ces approches-là puisse dire, moi, je fais ça dans ma classe. Oui. Tu sais, ça demande un lâcher-prise en classe, mais tu as le contrôle de ce que tu fais dans ta classe. Quelles étapes avez-vous vécues comme personnel
[00:33:40] pour vous amener à avoir l'approche mur à mur? Parce que je me dis c'est extraordinaire de penser que ça, ça peut être le parcours scolaire d'un élève de la maternelle à la sixième année. Je peux juste m'imaginer le type d'apprenant que ça permet de façonner que ton expérience scolaire soit construite comme ça. Qu'est-ce que vous avez vécu comme équipe qui vous a amené là? Parce qu'on pourra parler d'équipe collaborative parce que ça, ça m'allume beaucoup aussi. Écoute, écoute.
[00:34:10] Tu sais, ce que je vis dans ma classe pour amener mes élèves à s'engager et autres, bien, on en a parlé des fois dans des caps de direction. Comment ça, vous autres, la vraie réponse? Comment ça? Bien, c'est pas parti de la direction. C'est parti du monde sur le plancher. C'est parti du monde sur le plancher puis la direction a dit, oh, ça intéresse les gens. Donc, à une fin d'année,
[00:34:39] on est en train de faire la réflexion sur notre prochain pas l'année prochaine. Donc là, ma collègue, Mélanie, moi, d'autres personnes, on s'appelle les ciblés dans notre groupe Messenger. OK. Les ciblés. Oui. On part avec les ciblés. C'est concept. C'est concept. Puis là, on leur parle de ça. Le monde, ah, intéressant, ah oui, OK, faites ça, ça. Donc là, tout le monde dit, bien, c'est ça qu'on veut. La directrice a vu l'occasion rêver de dire, parfait, qu'est-ce que ça vous prend maintenant? L'année suivante,
[00:35:10] on était libérés régulièrement en équipe pour commencer à planifier ça avec la professionnelle à la pédagogie. Donc là, elle nous a offert, elle a dit, elle a fait qu'elle, son côté leader, ça a été dire, maintenant, il faut que je mette les moyens en place parce que sinon, ça meurt. Tu sais, ça meurt, cette chose-là. Puis, notre PPP, Geneviève Hébert, elle a dit quoi de frappant cette semaine en cap? Elle a dit, tu sais, il va faire des changements puis la transformation. Puis elle a dit, ici, c'est une transformation
[00:35:40] parce qu'elle a dit, tu sais, même si tu pars, Charles, même si la direction part, elle a dit, ça continue. Ça ne s'arrête pas là. Wow! Donc, c'est à ce point qu'on est rendu dans l'école de dire que, malgré les enseignants, les personnes, les acteurs en place, je pense que le projet perpétue puis ça continue. Charles, il faut que tu deviennes accompagnateur. Tranquillement, pas vite, je travaille là-dessus. juste pour aider les gens
[00:36:10] parce que, tu sais, quand on parle dans les colloques ou un samedi soir entre collègues en éducation, tu sais, je ne connais pas quelqu'un qui oeuvre en éducation qui n'a pas soif d'un meilleur monde, d'élèves responsabilisés, de profs qui ont le goût de passer du temps ensemble pour parler de la game, comme dirait Martin Saint-Louis, tu sais, puis améliorer sa game ensemble. fait que je me dis, tu sais, toi, tu le vis, tu as vécu cette histoire-là à l'intérieur grâce à toutes les personnes impliquées,
[00:36:40] tu sais, fait que je me dis, quel privilège, quelle belle expérience tu es en train d'accumuler, tu sais, j'ai des frissons et puis tu es sûr, c'est le fun, c'est le fun. En autre mot, c'est possible, c'est possible la transformation de l'éducation. Vraiment, puis c'est possible, comme on disait, c'est possible à plusieurs, la transformation. Oui. Je peux faire quelques changements, je ne pourrais pas faire de transformation parce que je vais recommencer à chaque année avec mes élèves. Et là, moi, est-ce que tu penses
[00:37:10] que je parle des cibles à mes élèves? Je veux dire, je leur explique c'est quoi. Non, non, moi, je suis en quatrième année. C'est présenté, ça fait longtemps, ça. Les élèves sont habitués, les parents sont habitués de vivre là-dedans puis la manière qu'on collabore, je le sais exactement qu'est-ce que mes élèves ont vu, peu importe le local de classe. Ils ont peut-être fait des projets différents. Mais je sais quelle cible ils ont travaillé, comment ça a été vu puis jusqu'où ils sont rendus. Nous, on s'est assis
[00:37:39] au deuxième cycle et on a dit, regarde, à quatrième année, il faut qu'ils soient rendus là. C'est les attentes de fin de cycle. Il faut que ça ne soit pas un programme scolaire. Donc là, toi, on regarde la PDA, mais toi, tu vas faire quoi en troisième pour que moi, je les prenne là puis que je les amène là? Là, finalement, les profs de troisième qui ont toujours trouvé qu'il y avait un programme énormément chargé parce que c'est un début de cycle. Ils ont fait, ah, tu viens de m'alléger. On revenait à diminuer la tâche enseignante, tu viens de m'alléger mon programme
[00:38:08] puis tu me dis à la place, amène-les donc plus loin avec ça. Amène-moi les élèves plus loin sur ces choses-là. Moi, je vais bâtir là-dessus puis on va y arriver à notre attente de fin de cycle. Donc, ce partage-là, je trouve ça vraiment gagnant pour nous, pour les élèves aussi. Tu dis aller plus loin, le numérique là-dedans, parce que là, tu me parles, c'est de la pédagogie, écoute, les fondements sont tellement solides
[00:38:37] puis c'est mur à mur. Aller plus loin avec le numérique, ça veut dire quoi pour toi? Il y a deux volets. Mon volet enseignant, c'est sûr que pour l'équipe, le numérique nous a permis un environnement partage dans nos caps de pouvoir aller garder des traces de tout ce qu'on fait puis de voir ce que les autres font aussi puis de partager, même nos planifications de cibles sont dans le même drive partagé. OK. Donc là, si moi je veux aller voir, oui, troisième, OK, puis tu sais,
[00:39:07] on a arrimé troisième, quatrième parce qu'on a plein de classes multiniveaux aussi. Donc, il fallait bien que je fasse mes cibles en même temps que les troisièmes parce que c'était mêlant. Sinon, avec mes élèves, c'est beaucoup de choses, le numérique, mais pour moi, c'est encore pour aller plus loin, c'est qu'est-ce que mes élèves ne pourraient pas faire que le numérique me permet. OK. Qu'est-ce qu'ils ne pourraient
[00:39:36] pas faire dans ma classe parce que tout ce qu'ils peuvent faire, que c'est pareil comme tâche. Pour moi, écrire dans un document PDF, aucun intérêt à mettre les yeux des enfants devant l'iPad. Les élèves, ils ont un iPad prêté de quatrième à sixième année. Donc, je suis conscient du temps d'écran. Oui. Donc là, tout ce qu'on utilise pour des choses qu'on ne pourrait pas faire sur le papier, c'est vraiment ça pour les amener plus loin, les responsabiliser, leur apprendre à être un citoyen numérique.
[00:40:07] Donc, tu sais, ça change toute ma pédagogie. Parce que là, quand on parle de résoudre des situations problèmes, c'est clair que je te disais, on avait fait une mesure 15081 pour faire la robotique pédagogique. Donc, on a bâti des résolutions de problèmes avec la robotique. Donc là, mes élèves sont en train de faire ça. Ils ont leur robot Spike. C'est une balayeuse, un robot. Ma balayeuse robot, mon programme, il ne fonctionne pas. Elle rentre
[00:40:36] dans les pattes de chaise et elle ne ramasse rien. Donc, eux autres, ils vont modifier le robot. Ils vont trouver des solutions. Ils vont aller ajuster le programme. Ils réfléchissent en équipe. Donc, tu sais, ils n'ont pas de calcul mathématique là-dedans. Si on va voir c'est quoi une résolution de problèmes mathématiques, il n'y a pas juste des opérations. Il y a différentes choses mais là, eux autres, il y a la validation. J'essaye ça, ça ne fonctionne pas. Comment ça? C'est dur pour des élèves de quatrième année du primaire
[00:41:06] regarder un programme, un code comme ça, se dire à quel endroit ça a bloqué et pourquoi. C'est extrêmement difficile à revue. Donc, ça demande de la réflexion et de comprendre donc, tu sais, c'est des tâches différentes qu'on fait qui ne seraient pas possibles avec un réseau de papier toujours le même format, probablement un budget pour acheter quelque chose qui revienne un peu au même. Donc,
[00:41:36] j'en fais aussi parce qu'il y a un équilibre là-dedans mais ça, ça me permet d'avoir d'autres tâches. Il y avait une conversation sur un groupe de mathématiques autrement nerveusement. La personne disait, moi, les élèves ne comprennent pas la conversion de mesure. OK. Millimètres, centimètres, ils ne voient pas et ils ne sont pas capables de s'imaginer. J'ai dit, moi, une chose qui a transformé là-dedans, c'est Tinkercad. OK. Le 3D.
[00:42:04] quand les élèves réalisent que dans Tinkercad, moi, ils fonctionnent en millimètres, ils se disent, parfait, moi, je veux 10. Donc, dans leur tête, c'est 10 centimètres qu'ils vont voir. Donc là, ils réalisent, ils font des figurines exemple 3D avec des formes. Là, leur figurine arrive et mesure 1 centimètre parce que c'était 10 millimètres. Comment ça? Ben oui, parce que tu te souviens, ah, donc,
[00:42:34] l'aspect concret. Oui. Mon Tinkercad, mon imprimante 3D est venu le donner à l'élève puis l'engagement de vouloir comprendre parce que ça te tente que ta figurine, elle ait de l'allure, tu sais. C'est ça. Ben oui. Donc, c'est pas juste comme, ah, OK, c'est beau. Non, non, là, OK, je vais la refaire puis là, je comprends la différence entre, donc, parce que mes élèves sont capables dans un tableau de nombre
[00:43:03] de tout convertir. C'est pas ça, quatrième année du primaire. Ils n'ont pas pris le sens qu'on est en base 10, que c'est 10 fois plus grand. Puis, regarde, ils cheminent. Ben oui, ben oui, puis ils le voient, c'est concret. Ça, c'est grâce au numérique à cause du concret. Donc, ça, c'est vraiment des exemples gagnants. Vous avez, vous avez un projet personnel, un projet créatique, les jours 7. Tu me disais avant qu'on appuie sur Record.
[00:43:33] Oui. Veux-tu nous parler de ça? Oui, les jours 7, donc c'est nouveau de cette année. En fait, c'est ça, on s'est lancé, les élèves, ils ont un projet personnel. Donc là, au début, on brainstorm, on leur explique c'est quoi des projets puis la valeur du service, tu sais, de faire, de changer quelque chose dans son environnement, d'avoir un impact. Tu sais, on parle de ça. Nous, on est trois classes, quatre, cinq, six. OK. Et là, les élèves, à partir de là, ils réfléchissent
[00:44:03] à des projets. Puis là, on avait un tableau blanc dans le corridor qui allait écrire leurs idées. Donc là, toute la semaine, pendant une semaine ou deux, ils passaient dans le corridor, voyaient les idées des autres. Là, ça me parle, moi ça? C'est vrai. Donc, moi, j'aimerais aller mettre mon nom avec cette idée-là, parler à la personne, voir ce qu'on pourrait faire ensemble. Donc, tranquillement, pas vite, les projets sont commencés à prendre forme. Puis là,
[00:44:32] les jours sept au matin, on invite les parents. Puis, ce qu'on se disait, tu sais, à mes collègues, souvent on dit, ils ne viennent pas les parents, je leur dis, vous pouvez venir. Je faisais ça moi, chaque année, vous pouvez venir, il n'y a pas de problème, écrivez-moi. Mais non, ils ne viennent pas. Ils ne viennent pas, ils ne veulent pas déranger, ils ne savent pas ce qu'on fait. Là, on leur dit, moi là, prochain jour sept, c'est dans deux jours, j'ai besoin de quelqu'un qui coupe du bois, puis qui scie, puis qui a tel outil. J'ai besoin de quelqu'un qui est bon en français parce qu'ils sont en train de faire une lettre pour telle chose,
[00:45:02] puis il faut le corriger. J'ai besoin. Donc là, on leur dit, là, les parents, ils choisissent une compétence qu'ils ont. Là, ils viennent. Puis ce qui est beau là-dedans, c'est qu'ils n'aident même pas nécessairement leurs enfants. Parce que des fois, leurs enfants, ça ne leur tente pas que ce soit eux autres. Bien oui. Mais eux autres, ils viennent pareil, puis ils disent, moi, le projet de mon enfant, il y a un papa qui m'avait dit, moi, ma fille, elle fait des bracelets. Le destinataire du projet, c'est la communauté. Oui. Puis on pourrait dire
[00:45:32] avec les parents que la communauté est dans l'école. Exact. La communauté, tu l'as trouvé, c'était la chose qui nous manquait depuis plusieurs années, comment on accroche notre communauté. Puis là, on a une dizaine de parents, tu sais, sur 73 élèves, mettons, à chaque jour 7, pas toujours les mêmes, une dizaine de parents, grands-parents qui viennent nous aider à réaliser les projets des élèves. Ce serait impossible sans notre communauté. Les élèves se décourageraient.
[00:46:03] Écoute, il y a une équipe qui fabrique une table de baby foot, mais je te jure, Marius, ça va être aussi solide que si tu l'as acheté au magasin. Ah oui. La réflexion qu'il y a eu là-dedans, l'imprimante 3D, la coupe, le bois, c'est... Ça doit être valorisant. Ça doit être valorisant pour les parents et pour les élèves. Oui. Il y a... Quelque chose de concret, là, tu sais. Oui, combien de parents nous ont dit, mon enfant, il vient à l'école puis il attend son jour 7,
[00:46:34] tu sais. Il est vraiment puis ils sont motivés, ils apportent ce qu'ils ont besoin. Donc, puis là, c'est là, il ne file pas, mais il aimerait ça y aller parce que c'est le jour 7. OK. Donc, tu sais, sont vraiment motivés par ça. Donc, oui, c'est quand même gros. C'est un gros projet. Ça demande quand même d'avoir des petits ajustements, mais notre direction est derrière nous puis, tu sais, nous, on s'est dit tout ce qui se fait,
[00:47:04] parce que notre tâche enseignante est très lourde, tout ce qui se fait, ça doit se passer le jour 7. Quand c'est fini, c'est terminé, on se reparle au prochain jour 7. Les élèves, ils ne viennent pas me voir entre les deux. Non, non, jour 7. C'est là. Moi, je ne planifie pas de quoi, je ne prépare rien entre les deux. Au jour 7, c'est là que ça se passe. Puis, jusqu'à date, ça fonctionne très bien. Il y a des belles choses qui se passent. Fascinant. Bravo à vous, c'est tellement riche pour vos élèves
[00:47:33] puis le développement de compétences. Je ne me souviens pas au premier enseigné, avez-vous un profil de sortie d'élèves? Oui. Oui, c'est ça. J'imagine. Est-ce qu'il y a un lien entre l'idée de faire quelque chose le jour 7 et ce profil de sortie-là ou si c'est une initiative qui n'est pas nécessairement liée à ça? Bien, c'est vraiment quelque chose qu'on discute souvent. Pourquoi? Comment préparer nos élèves à la suite? C'est vraiment quelque chose qu'on a à cœur puis c'est beau parce que maintenant ils sont en train
[00:48:02] de collaborer avec le secondaire pour la première fois. C'est en train de se bâtir tranquillement que le secondaire descend chez nous puis vient de dire comment ça, qu'est-ce qui se passe, comment nous, on peut s'ajuster aussi. Mais nous, on s'est dit comment on peut préparer nos élèves au secondaire mais à la suite de leur vie aussi. Donc oui, on parlait d'élèves engagés mais tu sais, la persévérance, c'est un mot qui, je dirais qui s'efface tranquillement du dictionnaire aussi. Celui-là, des fois, on a l'impression
[00:48:34] qu'on a tellement de facilité dans la société d'aujourd'hui d'accessibilité à tant de choses qui travaillent pour nous. On abandonne vite. Exact, de persévérer. Donc là, c'est venu travailler cette façon-là avec nos élèves. Hey, c'est pas facile les jours 7 projets. Non. Des fois, c'est très difficile mais les élèves sont construits. Exactement. Aujourd'hui, ça n'a pas donné ce que tu voulais. À chaque fin de jour 7, ils font un journal de bord.
[00:49:04] Ils écrivent comment ils se sont sentis, qu'est-ce qu'ils ont fait aujourd'hui, qu'est-ce qu'ils ont réalisé la prochaine fois, c'est quoi leur pas. Puis nous, on voit les messages. Ici, c'est tellement beau des fois de voir certains messages d'élèves. OK, là, ça n'a pas donné ce qu'on voulait mais je pense qu'on va essayer ça la semaine prochaine. Donc, deux semaines plus tard, jour 7, la prochaine fois. Donc, oui, ça nous a permis d'aller travailler sur ce profil-là d'élèves, exactement. Persévérance. Wow. Écoute, ça a l'air le fun de travailler
[00:49:34] dans ton école. Oui, il y a une couple de parents qui nous disent qu'ils aimeraient ça revenir, mettons. Oui, écoute, vous avez quelque chose de spécial. J'espère que vous en êtes conscients. Puis, c'est le fun, comme tu disais, ça perdure. Ce n'est pas une initiative personnelle. s'il y a des joueurs qui changent, c'est ça. C'est ça le milieu. Vous êtes vraiment en mouvement, en transformation. Oui. C'est ça qui nous garde actifs comme enseignants
[00:50:04] aussi. Oui. Je te dirais, j'ai toujours dit, ma mère en fait, elle a toujours dit, tu n'as jamais aimé ça les routines, tu n'as jamais voulu faire quelque chose de routinier. Non. Je peux te dire, je suis quand même heureux, Marius. Oui. Je suis quand même heureux. Ça change tous les jours ici à l'école. C'est en mouvement. Donc, oui, ça me va. Je suis à bonne place, je pense. Je suis sur mon X. C'est fantastique. Vraiment content pour toi. On arrive tout près de la conclusion de notre entretien. Il y a-t-il une question ou un sujet qu'on n'a pas abordé
[00:50:33] que tu t'es dit, on va faire un podcast ensemble, il faut parler de ça? Est-ce que c'est un sujet qu'on n'a pas abordé qui serait important pendant qu'on est là? Oui. Écoute, c'est la semaine des enseignants en plus. On se parle dans la semaine des enseignants. On se parle dans la semaine des enseignants. Notre épisode va sortir plus tard, mais présentement, on est le 6 février. Oui. Qu'est-ce que tu voudrais mentionner par rapport à ça? Moi, je voudrais mentionner à mes collègues, puis je l'avais écrit dans un courriel à tous aujourd'hui, prenons le temps pour nous.
[00:51:04] On veut être là pour nos élèves, puis c'est tellement beau de voir mes collègues qui ont quand même dans un milieu défavorisé, puis de voir tout le monde travailler fort, puis tout le monde qui passe ici se dit, j'ai été marqué par mon passage parce que c'est une école qui travaille ensemble. J'ai le goût de dire au monde, prenez soin de vous parce que nos élèves ne peuvent pas progresser si nous,
[00:51:34] on n'est pas bien. Si on veut que nos élèves soient bien dans notre place, il faut que nous, on soit bien. Il faut relativiser. Oui, les bulletins, oui, prenons le temps d'être là, d'écouter nos élèves, de respirer. Tu sais, un élève me disait ce matin, Mario, je pourrais parler pendant longtemps, des fois où tu m'arrêtes, mais… Non, non, c'est intéressant, vraiment. Vas-y. Là, il reste combien de temps? Je dis, il reste cinq minutes. Je fais quoi? Qu'est-ce que tu as le goût de faire? Je dis, t'as pas le droit
[00:52:03] de prendre ton iPad, by the way. Donc là, non, mais il reste cinq minutes avant le dîner. Tu ne peux pas t'attendre à ce que moi, je t'anime. Tu sais, il reste cinq minutes. Qu'est-ce que tu as le goût de faire? Je dis, repose donc ton cerveau. Prends soin de toi puis moi, pendant ce temps-là, je vais prendre soin de moi aussi parce que je ne serai pas là à courir à gauche puis à droite. Prendre le temps d'être. Oui, le temps d'être puis ça ouvre puis on parlait du cerveau, du fonctionnement,
[00:52:33] ça ouvre tellement de possibilités. Je m'entraîne beaucoup bien, je prends des pauses pour donner le temps à mon corps. Bien, il faut que je donne des pauses à mon cerveau aussi. Fait que tu sais, on veut que ça aille comme ça avec nos élèves puis que tout se finisse mais en même temps, s'ils prennent le temps de respirer puis de faire le ménage dans leur cerveau, dans leur tête, ils vont avancer tellement plus vite. Alors, prenons le temps pour nous, pour eux. Wow, écoute,
[00:53:02] je ne peux pas penser à une meilleure façon de finir notre entretien et paroles sages. Qu'est-ce qu'on… Qu'est-ce qu'on souhaite à toi dans les prochaines semaines, prochains mois? Donc, santé, on prépare un voyage en Afrique cet été donc on souhaite que ça aille bien là-dessus puis je te dirais que, oui, c'est ça, s'il y en a que ça intéresse puis qui ont dit, on dirait que je pense qu'ils pourraient nous aider à cheminer, bien tranquillement, pas vite,
[00:53:32] c'est voir notre page internet, bien, les petits projets d'accompagnement dans les écoles s'en viennent là. j'aimerais bien ça aller vous voir là, gang. C'est fantastique, écoute, je te souhaite beaucoup de plaisir avec tout ça, je te souhaite de prendre soin de Charles Gagnon aussi. Oui. Entre-temps. Puis, écoute, j'aimerais bien ça aller visiter votre école à un moment donné, on se reparlera de ça mais mon Dieu que ce serait le fun de voir ça en action si c'est possible. mais ça nous ferait plaisir. Je te remercie d'avoir pris le temps
[00:54:02] de jaser avec moi puis de creuser un peu de ce qui se passe dans ton sac de golf pédagogique, tu sais. Merci de m'avoir invité, toujours le fun de partager de même. Fantastique. Gagnons à tout le monde et tu es un leader. Merci d'avoir pris le temps d'écouter l'épisode de cette semaine. J'espère que vous avez des idées concrètes à réinvestir dans votre milieu. Si vous appréciez le podcast et que vous n'êtes pas encore abonné, je vous invite à vous abonner dès maintenant sur la plateforme
[00:54:31] de votre choix. Un, ça me fait tellement plaisir et deux, c'est une façon très concrète pour nous de savoir que le podcast répond à un besoin. Si vous êtes à la recherche de podcasts francophones portant sur l'éducation, connaissez-vous baladopédago.com. C'est votre répertoire de balado pédagogique en français fait par des passionnés de l'éducation. Ça vaut vraiment la peine d'aller jeter un coup d'œil au baladopédago.com. Et pour ne rien manquer de mes activités,
[00:55:01] je vous invite à me suivre dans les réseaux sociaux et à consulter le site web au mariusbourgeois.ca. Ensemble, mes très chers collègues, transformons l'éducation. À bientôt. Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada

