Ép. 114 - Créer sa vie : Le pouvoir de l’intuition
15 mars 20251:10:0364.14 MB

Ép. 114 - Créer sa vie : Le pouvoir de l’intuition

Dans cet épisode, je reçois Martine Beaulieu, elle nous partage son parcours inspirant, de l’entrepreneuriat au coaching, et l’importance du leadership hautement humain.

Ensemble, on explore la posture du gestionnaire-coach, la transformation intérieure et la capacité à créer sa propre vie.

Un échange profond, authentique et rempli de sagesse.


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Pour en savoir plus au sujet de Martine :

Site Web - www.emergenceleadership.com


Tout le monde est un leader

Un podcast pour transformer l’éducation, avec Marius Bourgeoys, conférencier et coach


👥 À qui s'adresse ce podcast ?

  • À toutes les personnes qui veulent faire avancer l’éducation.


Chaque semaine, Marius vous dévoile des stratégies éprouvées, des analogies puissantes, des perspectives éclairantes et des pistes concrètes pour inspirer la transformation en éducation. Amener un changement en éducation, c'est possible. La transformation est avant tout un processus intérieur. Il ne s’agit pas de travailler plus fort, mais d’être intentionnel chaque jour.


🎤 À propos de Marius Bourgeoys :


Passionné du leadership et de l’éducation, Marius se déplace partout pour partager des idées et des stratégies afin de faciliter la transformation en éducation. Tout le monde est un leader, c’est sa conviction mais c’est aussi son histoire. À ce jour, Marius a déjà offert plus de 450 conférences dans la francophonie canadienne et mondiale.


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[00:00:00] Ça c'est une très belle question parce que d'une part, avant d'y répondre directement, je te dirais que toutes les rencontres que je fais, on dirait que je me laisse immerger dans l'eau pour aller voir déjà là ce qu'il est en train de m'apprendre avant qu'il me dise Martine.

[00:00:20] Et encore aujourd'hui, toutes les rencontres que je fais comme juste là en présence avec toi, ça fait qu'est-ce que Marius est en train de me faire révéler de moi aujourd'hui qui m'apprend de qui je suis. Bonjour, je m'appelle Marius et vous écoutez Tout le monde est un leader, un podcast pour transformer l'éducation. Parce que les temps changent les amis.

[00:00:52] Au cours des dix dernières années, j'ai aidé des milliers de leaders à inspirer le changement dans leur milieu. Ce podcast vous aidera à faire prendre de l'expansion à qui vous êtes. Et on commence tout de suite avec l'épisode d'aujourd'hui.

[00:01:12] Bienvenue à Tout le monde est un leader, un podcast pour transformer l'éducation et aujourd'hui, mesdames et messieurs, j'ai le bonheur et le privilège d'accueillir avec moi Martine Beaulieu. Comment ça va Martine? Ça va vraiment bien. Vraiment, je suis contente d'être avec toi, Marius. Écoute, plaisir partagé. Je pense qu'on s'est croisés pour les premières fois dans LinkedIn avec nos publications qui parlent de leadership, d'humanité, de travail collaboratif.

[00:01:39] Et puis, je dois te dire que ce qui m'a amené à t'interpeller pour voir si tu avais le goût de jaser de leadership, c'est l'élan, c'est l'approche que tu as pour parler de ce que tu fais. Puis, je suis vraiment content qu'on ait la chance d'aller plus loin ensemble aujourd'hui. Wow! Ça promet, hein? Oui, bien là, je te mets de la pression. Oui, ça me met, je ne sais pas pourquoi, il y a un petit frétillement tout à coup qui monte.

[00:02:07] Bien, écoute, je pense que pour les gens qui vont apprendre à te connaître aujourd'hui grâce à notre entretien, j'aimerais ça te présenter comme il faut un peu. J'ai pris des choses sur ton site web, puis en même temps, ça va me permettre à moi d'intégrer qui j'ai devant moi. On pourra décoller avec ça, OK? Donc, Martine, tu es une maître coach certifiée avec la Fédération internationale de coaching, une coach professionnelle depuis 2005.

[00:02:31] En 2014, tu as fondé Émergence Leadership, qu'on voit derrière toi, avec une mission claire, éveiller les talents des leaders et les accompagner vers le changement grâce à des solutions novatrices. Tu es une femme de cœur, créative et intuitive. Tu mets ton expertise au service du plus grand nombre avec un profond désir d'inspirer chacun à révéler ce qu'il a de plus unique et de plus beau en lui. C'est-tu pas beau, ça?

[00:02:59] C'est ce rêve que tu concrétises chaque jour en tant que coach professionnel et conférencière. Et avec toi, ma chère Martine, changer de vie, c'est possible. Un cœur à la fois. Ça te fait quoi d'entendre ça? Parce que ça, on écrit ça pour mettre ça sur notre site web, mais là, je te l'envoie.

[00:03:16] Oui, c'est drôle. C'est comme s'il m'arrivait tout à coup quelque chose qui pourtant, effectivement, fait partie de la vocation de la mission d'Émergence. Mais ça m'a interpellé personnellement. C'est ça qui est Émergence. C'est ça le grand cœur qui bat pour autant de gens.

[00:03:38] Oui, merci. C'est un wake-up cœur. Ça nous ramène à nous-mêmes. J'aurais pas eu ce feeling-là, je pense, de le relire par moi-même, par exemple. Non, non, non, c'est ça. C'est pas une lecture éditoriale. C'est quelqu'un qui te l'envoie. C'est en plein ça. Avant d'appuyer sur Enregistré tantôt, on se parlait un peu, on se préparait. Et là, on veut pas révéler de grands scoops, mais tu vis quand même une étape professionnelle importante.

[00:04:06] Tu viens de soumettre quelque chose. Veux-tu nous parler de ce que tu peux nous parler sans nous révéler de grands scoops? Parce que c'est quand même... Il doit y avoir une grande fierté qui t'habite présentement. Oui, bien écoute, ça fait 20 ans. 20 ans de coaching, femme d'affaires accomplie dans les domaines, dans deux grands domaines respectifs. Puis ça fait deux ans que je travaille sur un projet d'écriture. OK.

[00:04:33] Quelque chose que je veux léguer. OK. C'est sans prétention ici. C'est 20 ans d'accompagnement des cas cliniques, d'une expérience personnelle à travers ça. Et c'est pas à mon sujet comme tel, c'est pas autobiographique, mais plutôt un projet qui va faire en sorte que les gens vont se retrouver dans cette expérience

[00:04:59] et créer vraiment leur vie à leur façon, aller au-delà de ce qu'ils croient possible de faire, avec tout ce qu'ils ont, ce qu'ils possèdent, en se disant, bien, c'est possible d'être créateur de sa vie, c'est possible pour moi d'être maître d'oeuvre de ma vie. Ça a commencé très jeune, moi, ça, dans ma vie. OK. Et ce voyage que je fais vivre aux gens, c'est vraiment un voyage qui a commencé aussi dans un autre projet d'écriture,

[00:05:28] déjà avec d'autres maîtres de coach. Donc, c'est parti pour la révision et la mise en forme ce matin, Marius. Oui, écoute, c'est pas rien. Mais bravo pour ça. Deux ans, c'est un marathon. Donc, oui, je peux comprendre l'émotion puis l'anticipation que ça crée aussi, parce que là, c'est parti, c'est... Ah, il y a un lâche-et-prise. On vit avec. C'est tellement vrai. Oui.

[00:05:57] Hé, puis sais-tu quoi? L'expérience somatique, pour moi, a toujours été fondamentale dans l'évolution et la transformation de l'être humain. Puis quand tu dis, là, j'ai pris, c'est parti, je l'ai senti vraiment ce matin. Je dis, mon corps est bien dégagé. Je me sens donc bien libérée de quelque chose. Mais c'est vrai, tu me fais réaliser que c'est parce que, justement, j'avais pesé sur... Envoyé. On passe au sujet. Oui.

[00:06:24] Tu disais que tu avais de l'expertise dans deux grands domaines, rapidement. C'est quoi ces domaines-là où tu as développé un peu puis forgé ton identité de leader et de coach? Ah, c'est bon. J'ai été très jeune dans le monde des affaires. Mais à 23 ans, j'avais une compagnie avec deux autres associés. Puis on avait 23... 200 points de vente, pardon, au Canada. Donc, 23 ans. C'est pour ça que je suis 23 et demi. Et c'était dans le secteur manufacturier du vêtement.

[00:06:50] Donc, j'ai pendant plus de 25 ans façonné l'identité de femmes et d'hommes en les habillant. En les habillant à l'extérieur, mais en allant chercher leur intériorité. J'ai réalisé ça même ce matin. C'est drôle. Je parlais de ça à quelqu'un ce matin. C'est drôle. Parce que ça faisait longtemps que ça ne m'était pas revenu. Donc, j'ai fait ça pendant plus de 25 ans. Donc, c'est ça. Plus de 20 ans, 25 ans. Oui, c'est ça. Oui.

[00:07:18] Et ensuite, c'est le monde de la transformation de l'individu. Mais où encore là, ma passion pour moi, c'est le voyage identitaire de l'être humain, du leader. Et c'est aller vraiment à la rencontre de qui tu es vraiment. Qu'est-ce qui t'a permis d'aller à la rencontre de qui tu es vraiment? Je te partage l'élan derrière ma question. C'est que moi, souvent, je dis que pour être un agent de changement, il faut être un agent en changement.

[00:07:47] Puis dans mon humble vécu à moi personnel, puis le but, ce n'est pas de parler de ce que moi j'ai vécu. Mais j'ai senti que j'étais en mesure d'aider les gens à vivre une transformation quand moi, j'ai vécu la mienne. Ou ce que je considère comme étant la mienne ou mon éveil. Donc, maintenant que tu es là en hébergence des luches, puis tu parles de transformation, y a-t-il des choses que toi, tu as vécues qui ont contribué à cet éveil-là, qui t'amènent à pouvoir accompagner des gens à se transformer, justement, à rêver à ce qui est possible pour eux?

[00:08:18] Oh là là là! Il y a des choses là-dedans. Là, tu m'amènes vraiment dans... Question à 1,5 million. Chat, JPK ne peut pas nous aider. Tu m'amènes vraiment à entrer dans ce monde qui, pour moi, est très vaste, qui est le monde de l'esprit, le monde des possibilités, le monde de la créativité et de l'intuitivité. L'intuition, l'invention, l'innovation.

[00:08:47] Je suis petite, dixième de douze enfants. Moi, je voulais toujours faire les choses différemment. Je voulais toujours entreprendre des projets. Je suis tout le temps en train d'avancer quelque chose, mais je ne voulais jamais le faire comme ce que j'avais vu à côté qui était comme ça. Alors, un peu genre démonter la machine, un peu comme un ingénieur, mais de l'esprit. OK. Un ingénieur des process, un ingénieur de la créativité. Puis là, je me rends compte aujourd'hui que je n'ai jamais dit ça. C'est la première fois que je partage ça de cette façon-là.

[00:09:18] Mais il faut se mettre constaté que ce plaisir à démonter le comment la personne pense, comment on vit une émotion, comment un sentiment, ça se fabrique, ça. Ça a fait de moi une personne où je réalise que tout ce qu'il y avait alentour de moi, petite, ça m'animait et je voulais continuellement voir le regard que les autres avaient. Je rentrais dans le regard des autres.

[00:09:48] J'essayais d'aller voir comment ils faisaient les choses. La création est devenue forte, forte, forte chez moi. Donc, c'est ça qui m'a mis des bottines dans les pieds, qui a fait de moi l'entrepreneur. Parce que j'ai passé 85 % de ma vie, un 15 % où j'ai travaillé pour les autres, mais comme entrepreneur.

[00:10:11] Et dans ce que je parle du voyage inédit, qui est d'aller au cœur de soi, ouais, dans l'avant-propos de mon livre, j'en parle. C'est la première fois que j'ose me révéler comme ça. J'ai perdu plusieurs personnes. Dès que je suis arrivée au monde, petite soeur qui meurt, aux 9 ans, une autre soeur qui meurt.

[00:10:36] Donc, la mortalité, les pertes de vie humaine dans ma famille, mes clients, des amis, tous de maladies incurables, ont fait de moi la femme qui a voulu voir, mais qu'est-ce qu'il y a derrière? La perte de vie amène quoi comme opportunité de voir la vie, moi, puisque je suis vivante autrement? OK.

[00:11:01] Je suis devenue dans une curiosité inexorable d'aller voir qu'est-ce qui se passe dans le monde de l'humain pour qu'il puisse vivre sa vie comme il veut la vivre, la construire comme il veut, la bâtir comme il veut et se servir de son intuition pour marcher son propre chemin.

[00:11:27] Là, je me suis dit, OK, où je m'en vais, moi aussi, à me laisser aller parce que les autres sont morts, sont partis. Jeune, j'ai appris ça avant mes 10 ans. Oui. Ou bien, je mors dans la vie à pleine dame, puis je l'éclabousse, comprends-tu? Oui. Comment ça t'a transformé, ça? Tu décris ça comme si c'était un événement, mais c'est un deuil qui ne sont pas nécessairement associés.

[00:11:56] Ce n'est pas un tout, c'est des moments marquants dans ta vie. Avec le recul que tu as et ton expertise d'aujourd'hui, ces expériences-là de perdre des gens qu'on aime, que tu es en train de parler du processus, ton intuition, l'invisible dans le fond, comment ça, tu considères que ça a transformé ou façonné qui tu es présentement? Je ne te cacherai pas que ça m'amenait dans les bas-fonds, dans mes propres bas-fonds pendant quelques temps. Tu sais? Oui.

[00:12:25] Comment ça se fait que moi, j'ai autant d'énergie, j'ai autant de vitalité, j'ai autant de vie, mais j'ai-tu le droit? Un autre qui parle, parce que quand je suis certes dans ma famille immédiate, donc c'est quand même beaucoup de cancers, de tous les cancers, puis les clients, les amis. Comment ça se fait que moi, on me le donne encore cette chance-là, mais cette chance-là, c'est que j'ai découvert à travers ça une vocation. OK.

[00:12:53] Et dans mon livre, je révèle un petit bout de l'avant-propos où je dis que, et ça, il n'y a pas personne qui va l'avoir entendu aujourd'hui, c'est la première fois que j'en parle. Vers l'âge de 17 ans, quand est venu le moment où je devais trouver ma vocation, mon métier, c'est-à-dire, dans le cas où je m'en vais, j'ai eu, j'étais dans un épisode de détresse. Importante. OK. Que je ne me suis jamais avouée. OK.

[00:13:21] Que j'ai vue avec énormément de retard dans ma vie. OK. Ou est-ce que ça a dit, tu as vraiment tout en toi, tu as plein de ressources pour apprendre et créer toute ta vie. OK. 17 ans, 18 ans. Puis c'est venu comment, ça? Es-tu capable de mettre un doigt là-dedans? C'est ton intuition ou c'est-tu une interaction avec quelqu'un? Qu'est-ce qui a déclenché ça, cet éveil-là?

[00:13:50] Dans mon livre encore, c'est drôle parce que je dis, il m'est arrivé une vision très claire et j'étais en train de façonner un vêtement. OK. Wow. J'étais seule dans mon appartement. Tu sais, 17 ans, tu es partie à Québec, tu ne vis plus chez tes parents. Tu n'es pas majeure. Puis tu sais, tu es partie, tu ne vis plus depuis 16 ans, tu ne vis plus chez toi. Et il m'est venu comme un flash.

[00:14:16] Et c'est ça qui a fait que ma vie en entier, plusieurs dizaines d'années plus tard, ça a dit, apprendre à vivre en créant. Là, je dévoile vraiment une partie de mon livre qui va sortir dans juste quelques mois. Apprendre à vivre moi en créant. Parce que les épreuves ont été, parce qu'il y a eu d'autres épreuves aussi.

[00:14:43] Il y a eu un milieu où il fallait trouver sa stabilité affective. En tout cas, c'était un acte traumatisant aussi à travers ça. Donc, ça n'a pas été juste les pertes de vie et qui a fait que, go, il faut que j'avance. Et je me suis mise, à partir de là, à tellement croire en mes capacités.

[00:15:07] J'ai développé une confiance en la création qui m'habitait et j'ai créé toute ma vie. À partir de là, j'ai créé toute ma vie. Puis encore aujourd'hui, tous les ateliers que je fais en leadership, tout ce que j'amène. Parce que les gens vivent des deuils. Tout le monde vit des épreuves. Personne n'en parle. Mais moi, je sais très bien que quand j'amène un élan vers l'action à mes dirigeants, à mes leaders, ils ne savent pas par où je suis passé.

[00:15:33] Mais j'ai de la drive en maudit pour les amener parce que je comprends par où ils peuvent passer aussi, dans leur vécu, expérientiel, eux autres aussi. Ça affecte un tout. Cette intuition, cette création-là, cette capacité à changer mon regard, mes attitudes et à voir que l'expérience de quelque nature qu'elle soit, tu peux en faire quelque chose d'extrêmement positif.

[00:16:01] Je ne parle même plus de résilience, c'est au-delà de la résilience. D'extrêmement positif, d'extrêmement constructif. Pourquoi? Pourquoi pour léguer aux autres que c'est possible de le faire? Oui. Sans qu'ils sachent ton histoire. Aujourd'hui, je viens de me révéler avec toi ce que je n'ai jamais révélé auparavant. Tu es bien gentil. J'apprécie ta générosité. Ça me touche et c'est inspirant.

[00:16:28] En même temps, ça me mène à me mettre le projecteur sur mon propre parcours pendant que je t'écoute. C'est vraiment intéressant. Vraiment intéressant. Wow! La vie, quand tu as pris conscience à 17 ans en train de créer un vêtement, que tu avais un pouvoir d'action dans ta vie, un pouvoir de création, et que tu as commencé à le faire, la vie a continué de t'envoyer des challenges pour te donner, j'imagine, l'opportunité de continuer à créer

[00:16:57] et de confirmer que c'est bien vrai cette affaire-là. Est-ce qu'il y a des rencontres de personnes? Parce que là, tu es en train de faire un vêtement. Est-ce qu'il y a des gens qui ont contribué à éveiller tes talents? Parce que, tu sais, le regard de l'autre, parfois en leadership, c'est quelqu'un qui nous dit, « Hey, as-tu pensé accéder à tel poste? » « Hey, je vois telle qualité en toi, tu serais bon ou pône pour… » Est-ce qu'il y a des gens qui ont éveillé le talent chez la jeune Martine, ou la Martine en devenir, début vingtaine, tout ça? Je ne sais pas à quel moment.

[00:17:27] Ça, c'est une très belle question parce que, d'une part, avant d'y répondre directement, je te dirais que toutes les rencontres que je fais, on dirait que je me laisse immerger dans l'eau pour aller voir déjà là ce qu'il est en train de m'apprendre. OK. Avant qu'il me dise « Martine ». Et encore aujourd'hui, toutes les rencontres que je fais, comme juste là en présence avec toi, ça fait « Ah! » Qu'est-ce que…

[00:17:58] Marieuse est en train de me faire révéler de moi aujourd'hui qui m'apprend de qui je suis. OK. En partant, il faut que tu saches que ça, c'est la trame de fond qui m'habite continuellement quand je coach, quand je rencontre des gens, dans la rue, en voyage, à la pharmacie, partout, n'importe où. Son regard vient me chercher, j'apprends et je le ramène en moi, mais j'en donne beaucoup de moi aussi. OK.

[00:18:27] Dans mon livre, j'explique quand même ceci, puis ce n'est pas de l'autosuffisance, j'ai malheureusement pas eu de soutien jeune pour vivre tous les deuils que j'ai eus. OK. Et pas de tuteur de résilience non plus. OK. Ça m'a amenée dans beaucoup d'instabilité quand j'ai réalisé ça après. Mais… La solitude, j'imagine aussi. Beaucoup de solitude, beaucoup d'aisseulement.

[00:18:52] Ça, c'est une partie assez importante de ma vie. Mais je remarque que quand j'étais, par exemple, dans mes premières années en affaires, en entreprise, lorsque j'étais manufacturée dans le secteur du vêtement, que je pense à un gars, comme je l'ai souvent nommé, Réal Chabot, qui travaillait pour nous aider en tant qu'entreprise à être vraiment bien alignée, bien ancrée.

[00:19:21] Tu sais, il m'avait parlé beaucoup des valeurs que je portais en moi, puis d'oser honorer ces valeurs-là, de les mettre vraiment de l'avant et de reconnaître tout ce pouvoir que j'avais. Des relations professionnelles qui me disaient, wow, on sent qu'avec toi, on ne peut pas aller autrement que faire face à ce qu'on vit. Avec toi, Martine, juste en te regardant, juste en regardant tes yeux, on ne peut pas contourner.

[00:19:47] Donc, tu nous, tu sais, continue, reste à être celle qui nous fait regarder vraiment en dedans, en avant, qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce qu'on... Donc, il y a eu ça. Et bon, tous nos enseignants qu'on a, que ce soit à l'université, dans les collèges, c'est sûr que c'est les échanges. Moi, je me remarque que c'est plus comme ça que je suis allée chercher Go Martine, vas-y, en autonome,

[00:20:16] en prenant vraiment ce riche moment comme on vit ensemble pour dire qu'est-ce que je suis en train d'apprendre qui me dit de continuer. OK. J'ai manqué un peu sur quelque chose parce que je vois que je ne réponds pas si bien à ta question, mais par ceci, je me suis poussée beaucoup. OK. Je me suis challengée beaucoup. Peut-être parce que j'avais peur de recevoir la critique de l'autre

[00:20:46] au lieu d'entendre... J'entendais peut-être pas toujours ce que les gens voulaient me dire aussi de moi. Tu sais, j'ai... Es-tu capable de recevoir des compliments? Très dur. J'ai été très dur avec moi-même et je te dirais que ça commence juste à s'accepter, ça. OK. C'est pas drôle, hein? S'y penses-tu? Oui, oui. Je l'avoue. Oui. Écoute, on n'a sûrement pas le même parcours de vie, mais ça me rejoint, ce que tu dis, parce que j'ai eu, moi aussi,

[00:21:15] plus jeune, une période plus... de solitude, tu sais, puis jeune adulte, qui a fait en sorte, moi, plus tard, que quand vient le temps de travailler en équipe, t'es habitué d'être autosuffisant un peu, de la difficulté à faire confiance à quelqu'un, de pouvoir compter sur quelqu'un, pas qu'on sous-estime les autres, mais c'est que le lâcher-prise n'est pas facile parce que t'as jamais eu personne sur qui... de stable, sur qui comptait. Puis toi, t'as eu une entreprise avec plusieurs points de vente,

[00:21:45] donc plusieurs coéquipiers, plusieurs collaborateurs. Juste cette dimension-là d'être en solitaire, puis là, tu travailles à aider des équipes. Qu'est-ce qui t'a aidé à faire cette transition-là, de faire confiance à quelqu'un puis à avoir l'importance du collaboratif à travers ça? Tu fais vraiment état de façon très claire et précise exactement ce que j'ai vécu aussi. OK. Dans une autre entreprise subséquente, j'ai démarré, c'était une école, toujours dans le domaine de la mode,

[00:22:14] avec le gouvernement du Québec. On avait un programme partenariat privé-public où je dispensais dans mon entreprise un programme ministériel, imagine-toi, qui est encore un programme dans le domaine du textile aujourd'hui. Et là, j'avais quand même une bonne équipe d'enseignants. J'avais déjà aussi plusieurs personnes qui collaboraient avec moi à la construction, au façonnage, au design des vêtements aussi. Donc, ça avait aussi, c'était une autre entreprise, je suis passée de la manufacture

[00:22:43] qui, elle, a émergé vers de l'enseignement et un travail. Donc, il y a eu une scission de cette entreprise-là avec les associés. Et à partir de ce moment-là, c'est vraiment le travail collectif, collaboratif qui faisait la réussite de nos méthodes d'enseignement, de nos modes d'enseignement, dis-je, et de notre façon de façonner une, je dirais, des enseignements pour nos étudiants qui voulaient vraiment

[00:23:12] développer un savoir-faire, bien sûr. Mais nous, ensemble, on a vraiment conçu une façon d'amener ce travail en réseau. Et à partir de là, j'ai commencé à voir que c'était vraiment important de faire encore plus confiance aux autres. Mais comme tu le dis, pas qu'on a une méfiance, mais c'est qu'on s'en met tellement sur les épaules qu'on veut toujours alléger les autres.

[00:23:42] Oui, un réglage par défaut, là, tu sais. On veut toujours les rendre plus légers, mais à la fois, ce qu'ils veulent, c'est donner aux autres aussi leur plein rendement. Donc, il y a eu ça. Et de fait, beaucoup, beaucoup de projets après qui se sont réalisés dans un projet d'un poste de direction auprès des jeunes entreprises du Québec métropolitain où là, tout se faisait en équipe. Tout se faisait avec des équipes de bénévoles, avec des gens. C'était vraiment... Alors,

[00:24:10] la suite des choses m'a amenée à concevoir vraiment des projets à valeur ajoutée avec les autres et à libérer le talent des autres pour m'amener à me former en coaching. Tu sais, c'est ça l'affaire. C'est ça qui m'a amenée à trouver... C'est ça. Et ça, c'est quelqu'un qui m'a dit, par exemple. Ça, je dois vraiment le dire. C'est quelqu'un dans un café à Québec. Martine, t'as pas pensé que t'en allais en coaching? Je disais, mais qu'est-ce que c'est ça? Je sais pas c'est quoi. C'est une dénommée Suzanne qui était en communication.

[00:24:40] Et c'était lors d'un moment de bénévolat au YWCA de Québec. J'ai toujours été très active dans des conseils d'administration et dans des organisations pour aider les gens. C'était mes causes, mes causes humanitaires, sociales. Et c'est là que mon talent, semble-t-il, de coach s'était révélé et je me suis formée par la suite. Qu'est-ce qui a été ton coup de cœur ou ta découverte

[00:25:10] quand tu as découvert le coaching, ce que c'était? Qu'est-ce qui t'a accroché à dire, OK, oui, c'est moi ça? Hé, ça a été ça là. Je vais te confier quelque chose. OK. Quand j'ai commencé la formation, j'avais un poste de direction. J'adorais ça. J'avais un gros conseiller d'administration. Les plus grosses entreprises du Québec étaient dans le bureau des gouvernants. J'aimais ça. Écoute, j'étais en contact avec des gens d'affaires. Mon côté femme d'affaires, mon côté... Mais tout à coup,

[00:25:40] il m'est arrivé vraiment ce rêve. Je commençais ma formation et je me suis tombé bien là-dedans. Et j'y allais vraiment en trouvant des outils pour aider les gens à se développer. J'avais déjà commencé un bon travail sur moi. Je rêve que je suis en tailleur. J'ai une mallette dans les mains. Bourgogne. Et je vais... Je suis debout

[00:26:09] et je me déplace. Ça faisait peu de temps que j'avais débuté le coaching. Ça a dit, ah, OK. Tout ton savoir entrepreneurial, toutes les compétences que tu as développées pour diriger, mobiliser des équipes, rencontrer des gens d'affaires, aller vraiment faire tout ce que ça comporte d'être entrepreneur et d'avoir des employés et des équipes puis de gérer une entreprise, va pouvoir être mis au service des entreprises.

[00:26:39] Là, ça a fait un quoi. Encore une fois, une intuition qui m'a suivi et qui, aujourd'hui, fait que ça fait 20 ans que je fais ça. 20 ans. Wow! 20 ans. Fascinant. Et puis, tu sais, tu disais tantôt, déjà comme par défaut, par ta nature, fais en sorte que dans le silence, tu es déjà en train de lire ce que l'autre t'enseigne ou lire l'autre,

[00:27:08] tu connectes avec l'invisible. Qu'est-ce qu'en coaching, on donne beaucoup de soi, de notre écoute, de notre retenue, on donne notre énergie? Qu'est-ce que tu reçois du coaching, toi, en tant que coach depuis 20 ans? Je peux simplement m'imaginer le nombre de contacts humains, d'énergie différente, de prise de conscience que tu reçois de ça. Est-ce que tu es capable de mettre des mots là-dessus?

[00:27:38] Juste t'entendre comme ça, Marius, j'ai un gros frisson. OK. Tu ne peux pas t'imaginer. Et là, je viens de le ressentir comme si j'étais en train de te coacher. OK. OK. Le privilège qu'on a d'avoir quelqu'un devant nous ou une équipe où on nous fait confiance.

[00:28:08] On se sent en sécurité. Tu vois, c'est d'autres affaires que je n'ai jamais dites. Je me rends compte qu'il y a des choses qui émergent de nous deux. on dit, mais ce privilège qu'on se sente en sécurité avec toi, avec moi, me met, moi, dans une posture que j'appelle la posture de l'instant. J'ai deux collègues parce que je fais une nouvelle formation très en approche

[00:28:37] systémique coopérative et dans mon groupe de père la semaine passée, j'en ai comme jugué deux. La posture de l'instant quand je leur ai dit ça, c'est... Est-ce que tu ressens tout à coup quelque chose avec moi, Marius, en ce moment? Oui, absolument. Imagine si on était en personne, ce serait... Oui. Je pense que le fait

[00:29:06] qu'on ait un but à atteindre, un objectif et que ce soit moi qui ai été choisi, moi, mon expertise, pas moi, moi dans mon égo et qu'on dit, bien oui, puis qu'on se sente comme ça, c'est ça que je retire. C'est ce bien fait. Tu sais? L'état bien fait taire de dire, OK, tu as choisi cette mission-là, Martine, cette vocation-là, c'est encore la tienne.

[00:29:36] C'est encore la tienne puis regarde ce qui se passe de l'autre côté. Alors moi, je suis émue à chaque fois puis ça me fait grandir parce que dans le fond, ton équipe ou ton coaché, quand tu t'amènes une situation, c'est ça que souvent, toi, tu l'as vécu un an ou deux avant ou tu es en train encore toi aussi. Mais que tu as une coupe de pas d'avance, par exemple, parce que sinon, il faut que tu dises que ce n'est pas moi qui peux te coacher. Mais que tu l'as en espace,

[00:30:05] un bel espace de recul pas amené de toi là-dedans. C'est lui, c'est elle. L'expert à sa vie, c'est lui ou elle. Oui, c'est ça. Mais à la fois, tu es comme une résonance, toi, un effet de réverbération. Imagine un rôle que tu ne peux pas dire que tu joues deux fois de la même façon. Non. Pourquoi? Pourquoi tu penses, Marius? Pourquoi? Pourquoi tu penses? Ma première réponse,

[00:30:35] ce serait parce que chaque personne est unique. Chaque interaction ou chaque énergie qu'on crée à deux, c'est unique chaque fois dans ma tête. C'est exactement ça. Ce qui dérange le plus l'être humain, c'est de penser qu'on les met dans les cases et qu'ils se ressemblent tous. Ton client, il veut juste ça. Aimes-tu ça, toi, quand on dit que tu me fais penser à un tel, un tel, et tu ressembles et finalement, tu ne peux plus.

[00:31:05] Écoute-moi bien que tu es pareil comme tous les autres, je vais te dire comment ça marche. Oui, c'est ça, c'est ça. Je sais comment tu penses dans ta tête. Oh my God. Fait que ta question de dire, tu fais ça, tu fais 20 ans, oui, et il faut que ce soit comme incarné, ce savoir-là, mais qui n'est pas un savoir qui vient de la tête. Oui, mais peut-être qu'avec ce que tu as dit, j'aime beaucoup ça, la posture de l'instant, c'est que dans le fond, tes 20 ans d'expérience

[00:31:34] dans l'instant présent, tes 20 ans sont peut-être au service de ton intuition, mais c'est la première fois qu'on vit cet instant-là. Fait que tu sais, il faut quand même être curieux puis ne pas avoir décidé d'avance ce que ça devrait être l'instant. Fait que c'est... Je réfléchis à voix haute. Je ne sais pas si ça a du sens, mais... C'est comme ce qu'on a fait en entreprenant ensemble au podcast. C'est ça. Exact. Fait que tu as découvert

[00:32:04] le coaching, tu as découvert que c'était toi, ça fait 20 ans que tu fais ça, tu l'apprécies, tu reçois beaucoup à travers tout ça d'avoir le privilège que les gens nous donnent accès à ce qui se passe à l'intérieur d'eux. Puis j'imagine qu'après le coaching ou en même temps que le coaching, tu as découvert l'importance du leadership hautement humain. Veux-tu nous dire ce que c'est ça dans les mots de Martine Beaulieu puis pourquoi c'est important le leadership

[00:32:34] hautement humain? Oh là là! Ça, ça fait longtemps par exemple. Le hautement humain, l'humanité... Ouais. Tu vas me trouver drôle, hein? Dans mon livre, je parle que finalement, même les plus grandes épreuves, pour moi, c'est de la beauté. OK. J'ai pas de lunettes roses, hein? OK. Mais moi, je vois la beauté avant tout, dans tout. Et pour moi,

[00:33:03] tout n'est que beauté. Je m'explique. L'être humain peut arriver avec ses imperfections et je souhaite bien qu'il m'arrive avec ses imperfections parce que moi, je m'amène aussi avec mes imperfections. Mais ce que j'ai appris, jeune, je pense, et que j'ai irrité, c'est d'aller chercher tout de suite la part d'humanité et de beauté chez la personne. Hum.

[00:33:33] Ouais. Beaucoup de problèmes, t'as vu, j'ai fait des conférences sur la santé mentale et je tiens à en faire encore parce que beaucoup de problèmes d'ordre psychologique ont été présents dans les gens alentour de moi, dans ma famille, mes proches. OK. En plus des épreuves de maladies. Puis pour moi, au-delà de la bienveillance, ce que j'aime beaucoup, c'est la bonté chez les gens. Oui. En partant, quand j'ai commencé à coacher, pour moi, d'aller trouver

[00:34:02] la part d'humanité, la part belle et bonne chez la personne, bien, sais-tu quoi? ça enlève un poids incroyable à mes coachés. Ça leur enlève tellement toute la culpabilité des erreurs puis des ci, des cela que j'aurais dû faire autrement parce qu'on perd notre temps, on gaspille notre énergie à toujours vouloir réparer quelque chose de nous. On regarde les autres, on les voit toujours avec

[00:34:32] l'œil du but, Hum. Ce qu'on juge chez soi, on le juge chez l'autre. Absolument. Ça nous déclenche. Ça nous déclenche. Fait que l'humanité, bien, c'est sûr que mes parents, les deux, étaient très bons. Malgré le milieu familial qui m'a créé beaucoup, beaucoup d'insécurité et d'anxiété, ça aussi, c'est la première fois que je partage ça live, mes parents étaient exceptionnellement des êtres humains très, très bons. OK. Il y a quelqu'un qui mourait

[00:35:00] dans la paroisse, je viens d'une petite campagne, on allait tout de suite porter à la porte des pâtés faits main, des tourtières, des gâteaux. Mon père a fait beaucoup, beaucoup pour la paroisse pendant tout ce qui était, il était sacristère encore à l'église de mon village, c'est lui qui a fait l'hôtel et tout ça. Et j'ai jamais entendu mon père juger une personne au monde entier, c'est fort quand même, tu sais. Fait que moi, j'en ai fait mon lettre motive que de dire

[00:35:31] c'est tellement plus simple, de travailler avec sa part belle puis d'être bon. J'ai découvert que c'était plus simple d'être bon dans la vie que d'être méchant, méprisant. J'ai plein de défauts, Marius, mais ça, je ne suis pas capable, j'en ai pas, je ne suis pas capable d'être méchant. fait que le hautement humain, l'art de diriger humainement, seul on est intelligent, collectivement, on devient brillant.

[00:36:02] Ça s'est ancré dans nos trois slogans. OK. Est-ce qu'on amène ça partout? Puis on avait ça au début, pour moi, c'était là. Et aujourd'hui, tout le monde va aller là dans le sens qu'on se rend compte que l'humain, c'est la plus fausse. Mais pour moi, ça a été tout de suite en commençant à coacher l'humain d'abord. Oui. Transforme ton identité de leader. Transforme-la ton identité. Va chercher le cœur de qui tu es. Va au noyau de ton être en les faisant des couches. Puis plus tu vas être au noyau,

[00:36:31] plus tu vas être dans ton authenticité, mieux tu vas te connaître, plus tu vas être en maîtrise de toi-même. Ah oui. Maîtrise de soi. Moi, j'ai appris dans mes apprentissages en leadership qu'on bâtit, dans le fond, notre leadership sur notre intégrité. Puis tu sais, l'intégrité, c'est être un. Donc, tout ce que tu dis, se connaître, être en authenticité, être soi-même.

[00:37:01] Il faut que tu partes à la rencontre de toi-même pour être capable d'être intègre, d'être un, d'être la même personne partout où tu es. Fait que je me dis, c'est un voyage intérieur, ça, que seulement la personne peut faire pour elle-même. Il n'y a personne qui peut aller à la rencontre de toi-même sauf que toi. Fait que c'est un travail qui demande un lien de confiance entre coach et coaché que d'aller à la rencontre de soi-même en présence de l'autre qui est là à attendre qu'on trouve des réponses à ses questions qui est,

[00:37:31] dans le fond, les réponses à nos questions. Fait que c'est quelque chose, cette dynamique-là. Oui, puis tout devient si simple à la fois, Marius. Tout devient si simple. C'est une dynamique, mais à la fois, tout devient si simple. Ça devient, c'est tes fondements, c'est ton socle fondateur. Sais-tu quoi? Ça rend la vie tellement plus légère. Absolument. Parce que je ne sais pas si c'est comme ça

[00:38:01] que tu le vis, toi, mais mettons que je pense à moi qui apprends, plus je vieillis, on dirait que tout ce que je vis me renvoie à moi-même. Puis ça m'aide à comprendre mieux qui je suis. Puis plus je vieillis, on dirait que plus je laisse aller des choses qui ne sont pas moi. Des fois, pour trouver qui tu es, il faut que tu enlèves tout ce que tu n'es pas. Dans le fond, ce qui reste, c'est toi. C'est comme du dépouillement au fil du temps. Tu enlèves. Ça, ce n'est pas moi. Je ne sais pas pourquoi c'était là. Ça ne vient pas de moi.

[00:38:30] J'ai pris ça dans le rang quand j'étais jeune, quelque part, puis ça vient d'un tel. Je n'ai jamais choisi ça. OK, out. Out. Ce n'est pas moi, ça. On fait du ménage. Mais tu sais qu'on en fait tout le temps de ça. Bien, écoute, c'est clair. C'est clair. Parce que dans mon livre, le dernier opus, je le fais par opus parce que je trouvais ça plus agréable, en tout cas, parce qu'il y a un voyage à travers ça. Puis je dis que le dernier, c'est la quête de l'inachevé. OK. Inachevé étant? Bien,

[00:39:00] on n'aura jamais fini d'apprendre de nous-mêmes pourquoi tu penses que je suis allée chercher ma plus grande passion qui est vraiment la structure intérieure, subjective de l'être humain. OK. Toute la partie très ontologique, la partie qui est vraiment la nature de son être. Je suis passionné par ça. de tout ce qui se révèle être toi, qui est toi,

[00:39:30] qui est en ce moment tout à fait toi. Marius? Oui. Oui. C'est passionnant. Tout ce qu'on voit dehors vient de l'intérieur. Je t'écoute parler, c'est le petit prince. L'essentiel est invisible pour les yeux. Ce n'est pas juste un livre pour enfants. C'est vraiment ça. Puis effectivement, tu t'es lancé en coaching. Là, on réfléchit à qui on est. J'ai tellement de questions que je veux te poser. Je ne veux pas que ça nous prenne trois heures non plus pour les gens

[00:39:59] qui nous écoutent. On pourrait faire une mini-série, je pense. Oh! Oui! Mais tu parles du coaching puis t'aides les gens à transformer qui ils sont, mais aussi à transformer leur milieu. J'aimerais que tu me parles de la posture du gestionnaire coach. Parce que, tu sais, on peut être coaché, on peut se révéler, mais derrière toi, c'est voir briller les talents puis il est plus pour que ça avance, nos équipes, on veut faire briller les talents. Tu sais,

[00:40:30] la posture de gestionnaire coach, ça s'inscrit où pour toi dans la capacité d'une personne à faire briller les talents dans son milieu? Oui. Je vais dire quelque chose de bien concret. C'est drôle, j'ai ça sous la main. Je vais te le dire. C'est drôle parce qu'un teaser qu'on vient de faire justement sur les six grands talents du leader gestionnaire coach. OK. J'avais ici, par hasard, comme ça ici, parce que je le donne dans mes formations en leadership collaboratif. OK.

[00:40:59] Je suis plus en mode de me mettre au service du plus grand de l'autre. OK. À son plus haut potentiel d'avenir. Parce que souvent, on dit aider, c'est comme réparer quelque chose chez lui qui n'est pas tout à fait bien ajusté. Moi, je te dirais, je me mets plus au service de son grand talent, de son grand pouvoir intérieur. Je vais amener juste une petite nuance comme ça pour voir que finalement, on est toujours sûr, par exemple,

[00:41:29] comme maître coach, sur le potentiel de la personne qui n'est pas encore en action. OK. Pas sur le potentiel qu'il y a là déjà que je vois. OK. Sur celui qui est non révélé. Oui. Alors, c'est pour ça que je te dis que je me mets au service parce que même moi, je ne sais pas de quoi il s'agit puis tout à coup, je vois quelque chose puis je lui dis ça se peut-tu, je viens de voir ça de toi, OK? Donc,

[00:41:58] et le gestionnaire coach, lui, il faut aussi qu'il s'inscrive un peu dans cette posture-là, de se mettre dans une posture de voir que l'autre a quelque chose qui n'est pas encore révélé, qui pourrait prendre place avec ses équipes dans son être, dans sa façon de piloter le changement, dans son façon de diriger. Fait que moi, le gestionnaire coach, vraiment là, c'est celui qui va chercher les outils

[00:42:28] naturellement du coach. on va parler du feedback révélateur, de la question puissante, bien sûr, on va dire, par exemple, qu'il est capable de l'amener sur des progrès puis d'aller faire voir qu'est-ce qu'il pourrait bien mettre de lui au service des autres. Tu vois, on revient encore à ça, au service des autres. Mais pour moi ici, je te donne, là, les six grands talents qu'on a mis dans cette mesure-là, c'est pas hasard que je l'ai ici. Avez-vous l'âme d'un leader inspirant, d'une gestionnaire coach? Bien, ce que ça dit,

[00:42:58] six talents. Collaborateur, chercheur, innovateur, idéateur, éveilleur, libérateur. Collaborateur, lui, tout de suite, il crée de la valeur en réseau puis il mobilise les gens autour d'un projet commun. OK. Le chercheur, lui, il analyse pirement en question les affaires, un peu comme le coach tout le temps, puis il essaie tout le temps de les optimiser. OK. L'innovateur, lui, stimule l'émergence d'idées nouvelles puis il veut que ça se transmette en projet concret. Ensuite, l'idéateur, lui,

[00:43:28] cultive une culture d'excellence. Il diffuse aussi une culture d'excellence puis il travaille au service des idées puis d'une vision partagée. L'éveilleur, lui, ce qu'il fait, c'est qu'il veut toujours faire évoluer les consciences. Fait que lui, ce qu'il fait, c'est qu'il amène les gens, les acteurs à révéler vraiment leur plus haut potentiel. Le libérateur, lui, génère la confiance puis favorise l'autogestion et l'autonomie. C'est fait que, dans le fond,

[00:43:58] quand on travaille avec des talents puis des capacités comme ça, bien, ce qui arrive, c'est que le gestionnaire coach, il part d'un réservoir de connaissances. Il part de compétences puis de talents clés où, déjà, il peut se mesurer. Parce que, dans le fond, si on veut évoluer, on veut se mesurer. J'ai ce qui est un accord,

[00:44:28] est-ce que je suis ou je ne suis pas? Nous, on l'amène dans tout ce qu'on fait parce que nos dirigeants sont plus habitués de donner le poisson au lieu de donner la canne à pêche. Ils ont plein d'idées, ils donnent leurs idées au lieu de favoriser l'émergente idée. Et en ayant un petit teaser comme ça, là, on peut incarner petit à petit, on peut les amener à incarner ces compétences-là dans l'action. Oui. Dans le quotidien. Consciemment. Consciemment. Oui.

[00:44:58] Et après ça, il se rend compte que c'est tellement plus facile de diriger comme ça. Ce n'est plus lui qui a besoin de savoir. On s'enlève du chemin dans le fond. Oui. Oui. Oui. Oui. C'est une autre passion beaucoup pour moi, effectivement. Toi aussi, je pense à l'habit du gestionnaire coach. Oui. Écoute, c'est justement parce que les milieux sont remplis

[00:45:27] de ressources humaines avec un potentiel à explorer. Et parfois, on crée des cultures où les gens attendent le poisson et c'est ça leur tâche. Donc, moi, je travaille plus avec les écoles. On ne peut pas s'attendre à ce que les enseignants soient des éveilleurs de potentiel en classe. Si entre adultes, c'est une culture d'obéissance puis d'attendre le poisson parce que c'est ce poisson-là que tu dois livrer, ça ne peut pas. C'est impossible. Il faut le vivre entre adultes pour se rendre aux enfants. Je me dis,

[00:45:57] c'est tellement important de créer une culture où justement les gens créent des espaces où les idées et les potentiels peuvent émerger, où les gens trouvent leur place et leur voient. Donc, ça m'anime. Tu ne peux pas savoir à quel point. Ça t'anime puis je pense que ça va t'animer encore parce que sûrement, c'est ce que tu fais. On cultive aussi ce désir d'apprendre à apprendre ensemble. J'ai vu ça dans tes belles publications et ça,

[00:46:27] ça amène cette curiosité, ce désir constant de travailler l'apprenance collective dont parle Peter Senghi qui est vraiment cultiver ce goût, ce désir d'apprendre ensemble, de construire des savoirs ensemble. C'est ça la passion aussi chez Emergence Hidurgique, construire des nouveaux savoirs ensemble, de nouvelles expériences, nouvelles réalités, nouveaux savoirs et surtout, Marius, changer sa lunette pour changer notre cadre

[00:46:57] de référence. Qu'est-ce t'en penses? C'est tellement le fun de t'écouter, réfléchir puis de partager ça. Marius. C'est drôle. C'est bon. Écoutez, ça se... On ne peut pas faire semblant d'être passionné. Tellement une belle passion pour ça qui se dégage. Écoute, pour nous permettre d'aborder plusieurs angles

[00:47:27] différents chez Martine Beaulieu et sa perspective du leadership, du coaching et de la vie, que dirais-tu d'une petite rafale? Je te donne un début de question ou un énoncé. Je t'essaie de donner une petite réponse courte. Ça nous permet d'aborder plein de sujets, mais en top chrono. Tu me stresses, mais on va essayer. C'est pas rien de menaçant, c'est le fun. C'est le fun. OK. Là, j'ai comme compris que tu avais enfants et petits-enfants. Oui. La question, j'aurais le goût

[00:47:57] de te poser, c'est qu'as-tu appris au sujet de la vie ou du leadership grâce à tes enfants ou petits-enfants? Oh! L'humilité de savoir que finalement, ce qu'on se transmet, c'est une chose, mais c'est ce qu'ils en font, nous autres, de ce que tu as transmis. Et garder ce regard aussi toujours très, très...

[00:48:27] Très, très... Dans l'instant, de voir comment ça... Comment le regard de nos enfants, de l'enfant, nous amène à transformer notre propre regard sur le moment présent également. Et nos enfants ont beau avoir eu des valeurs, elles en ont fait ce qu'elles voulaient aussi des valeurs, puis elles en ont gardé, mais elles aussi ont changé certaines valeurs. C'est de travailler vraiment dans l'équivalence.

[00:48:57] Je ne suis pas plus que mes filles, je ne suis pas plus qu'elles. C'est beau, c'est l'équivalence. L'équivalence. La règle de l'équivalence, l'enfant que j'ai qui a 4 ans, je ne suis pas plus que cet enfant de 4 ans, puis qu'est-ce qui est en train tout à coup de m'apprendre? Tout à coup... Oui, c'est drôle, j'ai une émotion en même temps que je te le partage. À quoi tu penses? Veux-tu nous en parler? Libre à toi, je peux pas dire. Oui, oui.

[00:49:27] Je suis née d'une maman très autoritaire et très, très forte. OK. Et elle ne voulait pas que ses enfants soient plus qu'elle. OK. Je réalise ça. OK. Elle nous le disait aussi. Elle acceptait pas qu'on puisse savoir des choses ou avoir un talent plus que ce qu'elle possédait. Puis j'ai de réaliser que... J'ai peut-être transmis ça un petit peu à mes filles dans les débuts,

[00:49:56] dans les premières années, de celle qui sait, celle qui sait, la sachante. OK. Jean-Gabin. Jean-Gabin, je sais. Oui, je me suis battue beaucoup avec moi-même à me sortir de la sachante. Ça m'a pris quelques années de dire wow, wow, wow, Martine. J'ai nommé un bon petit travers de moi-même, là. Je vous le cacherai pas. OK. Bien, écoute, en vieillissant, on parlait de laisser aller des choses, laisser aller le contrôle, laisser aller la sachante. Quand tu penses à l'évolution de ton leadership,

[00:50:26] est-ce qu'il y a une chose importante que tu as laissée aller autre que ce qu'on a nommé? que, tu sais, à un moment donné, ça a été important dans ton identité ou dans tes convictions. Il t'a dit non, ça, je laisse ça aller. Qui t'a permis de grandir puis de révéler encore plus tes talents. Je vais faire un autre avus aussi. L'émergeuse d'idées que je suis, Martine, il y en a d'autres aussi qui ont de très bonnes idées puis possiblement des bien meilleures que toi.

[00:50:55] Écoute-les un peu plus, fais un petit effort, prends une position basse, laisse tomber la position haute. je te fais un fichu d'aveu, là. Et c'est ça qui m'a conduit à où est-ce que je suis maintenant et que j'aime beaucoup plus. J'aime beaucoup plus le centre à partir duquel je me connais présentement comme femme, comme leader.

[00:51:24] Wow! Donc, des bonnes idées. Il n'y a pas seulement Martine qui a des bonnes idées. Donc, on laisse aller. On laisse une place aussi en laissant aller. OK. Prochaine question peut-être pour toi. Si les cinq dernières années, activité de synthèse, si les cinq dernières années représentent un chapitre dans la vie de Martine, c'est quoi le titre du chapitre? Effervescence. Oh, wow! OK.

[00:51:57] Une citation ou un mantra qui t'inspire présentement? Présentement, parce qu'il y en a tellement, je suis toujours très, très inspirée. présentement, c'est fait que ton rêve, dévore ton rêve au lieu que ta vie ne le dévore. Puis, OK. C'est le jour où tu sais que finalement, ta vie, le jour le plus formidable de ta vie,

[00:52:26] c'est quand tu réalises finalement que ta vie est à toi et t'appartient. C'est ça de cet instant-ci. Je suis dans ça. Wow! Je suis dans une dizaine d'années où je ne sais pas où je m'en vais, mais c'est vrai que je suis dans un très gros virage. OK. J'en ai quand même fait pas mal de choses puis je réalise que les 10 prochaines années, ça va se jouer différemment. Alors, je pense que j'ai comme réalisé ça la semaine dernière. D'ailleurs, je l'ai publié. Oui. Le jour le plus merveilleux de ta vie, c'est quand tu réalises finalement que ta vie,

[00:52:57] c'est quand tu décides, pas juste que tu réalises que ta vie est à toi et elle t'appartient. On dirait que là, les années passent, j'ai perdu beaucoup de monde, j'ai vécu, c'est ça, ces épreuves-là m'ont rentré dedans. Oui. Je veux le dire. Des fois, je te dirais comme un maudit gros tracteur qui te fonce dessus. Puis, j'en ai peut-être un petit peu trop fait un objet important pour apprendre

[00:53:26] alors que j'étais extrêmement joyeuse, ce qui fait que la vie m'en a envoyé encore des épreuves. Je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire. Ça, je te confie quelque chose que je viens juste de réaliser aussi. OK. Et que là, c'est terminé. C'est terminé. Je n'ai plus besoin de perdre autant de gens autour de moi. Je n'ai plus besoin de vivre des choses qui sont ruptures drastiques comme ça, qui viennent me traverser de bord en bord. J'ai le droit, j'ai le droit

[00:53:54] de partir d'un autre cadre de référence, d'un autre centre, changer, Mario, mon poste d'observation. Alors, tu vois, la coach que tu as devant toi, ce n'est pas livré à peu près, parce que personne ne va avoir compris mes clients et il n'y a pas personne qui va avoir entendu ça. Mais c'est le travail que je fais tout le temps sur moi-même pour être la meilleure coach pour eux. Et là, je réalise effectivement, au moment où je te parle, je me suis vue

[00:54:24] sur une tour très haut parce que tout à coup, je viens presque ces derniers temps de changer mon poste d'observation et je le sens en même temps que je te parle. J'ai comme un... c'est comme si c'est tout ouvert, c'est tout blanc devant moi et en même temps, je te dirais que c'est... ça me traverse de l'intérieur parce qu'on dirait que j'avais perdu un petit peu foi ces derniers mois

[00:54:53] en quelque chose. OK. Alors que je donne la foi à tout le monde dans la vie. Est-ce qu'il y a quelque chose qui... Il y a une vis qui m'avait... Bien oui. Oui. Devant ce canva blanc-là, nouveau poste d'observation, y a-t-il un phare au bout de ça qui va guider les actions qui vont permettre de créer cette nouvelle expérience de vie-là qui t'attend? Tu parlais des 10 prochaines années qui ne seront pas comme les autres. Oui. Y a-t-il un phare au bout de ça qui va guider tes actions?

[00:55:23] J'ai un projet un peu fou qui est là tout le temps. Effectivement, c'est ce phare-là. Moi, je veux démocratiser le coaching partout dans le monde. J'ai l'idée de quelque chose, d'un projet où les gens vont pouvoir devenir un voyageur autonome pour aller s'autonomiser dans leur voyage intérieur. Mon livre, c'est Le voyage vers soi. S'épanouir, vive l'harmonie au quotidien. Comment découvrir l'art de se créer soi-même. Un guide d'autogestion

[00:55:54] de soi, de 50 outils pour se révéler à la meilleure version de soi-même. Je rêve de voir dans le monde entier quelqu'un qui est dans un village n'importe où. Il peut, par lui-même, tout prendre ce que je veux mettre sur la plateforme, d'aller chercher l'outil dont il y a besoin, d'être accompagné s'il veut puis d'être connecté s'il veut parce qu'on va connecter des gens à transmettre puis à léguer notre savoir. L'humain,

[00:56:24] l'organisation apprenante, la sociocratie, les cercles de décision collectif, le ensemble, le mieux-être ensemble, le sens du bien commun, le mieux vivre ensemble, c'est ma tasse d'été. Il faut l'avoir aussi dans nos collectivités autour de nous. Pour moi, ce livre, qui est un œuvre colossal de je ne sais pas combien de pages, va permettre d'ouvrir sur des retraites, sur des alliances stratégiques, peut-être qu'on fera

[00:56:54] de quoi ensemble, des choses concrètes pour outiller les gens pour qu'ils développent une santé mentale forte. Je suis une fan de la santé mentale, de trouver par soi-même ces outils, ces ressources en alliance avec les autres, en appui avec les autres pour qu'on développe un écosystème. On fasse notre part dans la société. Tu viens de... Je me sens emporté. Tu m'amènes,

[00:57:23] je ne sais pas où. Écoute, c'est beau. C'est beau. L'écosystème vivant pour se prendre en main. C'est important. C'est important. Puis là, juste pour éclairer les gens qui nous écoutent et qui sont peut-être en train de faire du treadmill en même temps, tu viens de parler d'un livre, ce n'est pas celui que tu as envoyé ce matin et c'est un livre que tu imagines. Non, non. C'est celui-là qui est fait dans l'option d'aboutir

[00:57:52] sur des... Il existe déjà. Ton nouveau chapitre, ta nouvelle trajectoire, le chemin est déjà tracé. Est-ce que tu savais que notre inconscient dessine à l'avance des choses qui nous arrivent? Après, est-ce que tu savais que dans les 15, 18 mois, ce qui t'arrive aujourd'hui, c'est quelque chose que tu as... Je le dis dans mes conférences, tu le savais? C'est bon qu'on en parle aux gens. Je le savais. Je suis familier avec l'idée qu'on crée notre vie avec nos pensées

[00:58:21] et pas juste les pensées, le pensée et le ressenti. L'énergie qu'on dégage attire vers soi ce qu'on crée avec l'énergie, nos pensées, nos paroles et nos actions. S'il y a un élignement avec tout ça, on attire vers soi ces expériences de vie-là. Comme la rencontre aujourd'hui où je ne savais pas du tout de quoi on allait parler, mais l'imagination crée la réalité et tu viens, toi, Marius, de me dire quasiment « Martine, il faut que tu ailles faire ça. Vas-y, go! » C'est comme si le fait

[00:58:51] que tu es venu me chercher et le doute, pour moi, je trouve que douter, c'est important de douter. Ce n'est pas grave qu'on perde un petit peu la foi parce qu'il y a d'autres événements qui nous arrivent qui nous font perdre de pied. Le plus important, c'est de se relever puis de voir toujours sa vie comme étant quelque chose où on progresse et jamais comme un échec. Moi, le mot échec, c'est plutôt une expérience que tu vis. Oui. N'est-ce pas? Qu'est-ce que tu en penses? Écoute, ce que ça éveille, ce que tu dis là,

[00:59:20] c'est que quand tu es sur ton chemin, le chemin que tu décrivais puis je te voyais en parler puis tes yeux sont partis de la webcam parce que tu étais en train de le créer. Tu étais là. Je me dis, quand il y a du doute, quand tu es sur ton chemin, il y a du doute parce qu'il y a du brouillard. Ce n'est pas tout clair ce qui est là. Tu connais sûrement Rumi qui dit quand tu commences à marcher sur le chemin, le chemin apparaît. Mais ça crée du doute parce que ce n'est pas clair.

[00:59:50] Mais tu sais que tu es à la bonne place. Ton intuition te le dit. C'est sain. Je le prends comme un signe que je suis à la bonne place quand je doute parce qu'il y a de l'incertitude dans tout ça. Ce n'est pas tracé d'avance. Ça fait que c'est... Oui. Oui. Écoute, wow. C'est fou. C'est incroyable l'énergie, la fabrication

[01:00:19] de ce qu'on est en train de faire ensemble. D'articuler, bien oui. D'articuler, il y a comme un pain, comme si tu es en train de pétrir du pain à nous. Tu comprends-tu? J'ai l'impression que tu es un provocateur en même temps, toi-là. Moi, je fais juste poser des questions. Mettons que je te pose une de mes dernières questions. Je me dis, OK, mettons qu'on se projette dans l'action, pas dans 10 ans. On se rencontre

[01:00:49] dans un an. On est en train de célébrer quoi? On va célébrer, on va célébrer justement tout, il va y avoir déjà plusieurs portions de ce voyage qui vont avoir été acheté. On le fait par opus et puis, où les gens vont avoir commencé à faire ce voyage. Ça va être fini, c'est concrétisé, mais déjà, dans à peu près un mois et demi, deux mois, il y a des gens qui vont déjà avoir commencé. Parce que, moi, l'écriture que j'ai décidé d'offrir, j'ai décidé d'offrir à ce que les gens

[01:01:18] deviennent autonomes dans leur façon de se développer et qu'ils puissent se guider avec leurs ressources, avec juste un guide expérientiel où est-ce que je donne un voyage en cinq mouvements. Alors, premier mouvement, se reconnaître, le deuxième, aller se connecter, le troisième, aller s'éprouver, le quatrième, aller se découvrir et le cinquième, aller se renouveler. Où est-ce que ce voyage-là, moi, je l'ai fait des milliers de fois. Donc, on va se revoir dans un an où des gens vont dire, oh, j'ai pu franchir telle étape dans ma vie à cause de ça.

[01:01:48] J'ai pu trouver les outils dont j'avais besoin pour devenir plus autonome et plus responsable de mes émotions, de ce que je vis. Il va y avoir aussi des échanges entre les gens. Puis, mon rêve à travers ça, je vais te confier un dernier petit scoop, c'est que plusieurs personnes qui sont mortes, moi, je chante quand les gens marchent. Je les aide à passer. OK. Et

[01:02:18] j'aime chanter beaucoup. Je confie un rêve, vraiment, ce serait de pouvoir faire un livre audio à semble-t-il que ma voix est très apaisante, même si aujourd'hui j'étais bien... Une voix éflée, une voix éflée. Je ne sais pas, mais je me suis pratiquée un petit peu toute seule et ce serait faire un peu ce que tu fais, mais en audio, offrir en audio pour que les gens qui sont seuls avec eux-mêmes

[01:02:48] entendent des passages de ce que j'ai écrit. Et là, j'ai vraiment... Je me sens tellement privilégiée, je voyais d'oser livrer ça. Je ne sais pas qui va écouter ça. Mais ça, tu vois, c'est vraiment mon rêve. Quelqu'un est tout seul dans son petit salon à son chalet puis il se sent rempli de joie et se sent plus seul. L'impression

[01:03:17] d'être avec quelqu'un qui l'accompagne et qui est là sur son chemin, ça a été là ma plus grande souffrance. Je suis restée seule, seule, seule, tout le temps seule. Oui. Écoute Martine, tu es tellement généreuse. C'est de toute beauté. Je t'écoute parler. On pourrait prendre un autre deux heures juste avec cette tangente-là. Moi, je trouve ça tellement important que les gens apprennent

[01:03:47] à être en bonne compagnie avec eux-mêmes, à ne pas se sauver de ce qui se passe à l'intérieur de soi. Puis je me dis, le coaching, tu as parlé de démocratiser le coaching. Je me dis, les jeunes ont tellement besoin d'apprendre ça. Je ne sais pas à partir de quel âge, mais l'écoute, connecter avec l'autre, l'intuition. Tout le monde qu'on porte à l'intérieur de nous. Moi, j'appelle ça, toi, tu appelais ça créer sa vie. Moi, j'appelle ça le savoir devenir qui est pour moi le quatrième savoir qui devrait faire sa place dans les écoles

[01:04:17] dans les prochaines années. C'est le savoir, savoir être, savoir faire. Ça a toujours été. Moi, je pense que c'est le savoir devenir. Pour amener les jeunes à devenir les entrepreneurs de leur vie, il faut que tu comprennes t'es qui, ce qui se passe à l'intérieur. Je me dis, wow, j'ai hâte de le lire. Y a-tu une date qui est prévue? C'est-tu trop tôt pour dire à quel moment vous envisagez? On a fait la tombée du premier opus dans à peu près maximum huit semaines, six à huit semaines d'ici. Il y aura une bonne partie

[01:04:46] déjà qu'on va pouvoir voir parce que ce qui est écrit là-dedans, je renchirais avec ton savoir devenir, c'est le projet inédit de devenir soi. OK. Donc, dans sept à huit semaines, les gens vont pouvoir se le procurer, on va l'annoncer et ce qui est intéressant, c'est que les gens vont faire le voyage comme un itinéraire que tu fais. Tu fais ton carnet de voyage. OK. Ils vont se le procurer, ils vont se le procurer, ils vont se le procurer, portion par portion. Et puis, pour aller au cœur de qui on est vraiment,

[01:05:16] pour aller chercher toutes les facettes de soi-même, pour devenir vraiment un être unifié, harmonisé de l'intérieur, apaisé de l'intérieur. Donc, philosophique, psychologique, outil, pratique, coaching, cas. Puis, comme je disais, à la fin, dans le fond, aujourd'hui, tu m'as amenée à faire un gros saut périlleux dans le vide parce qu'à l'écrit, je me suis révélée

[01:05:45] et c'était très difficile il y a deux mois quand j'ai décidé de livrer cet avant-propos-là. Et aujourd'hui, toi, tu m'as fait sortir en mots quelques aspects de l'avant-propos que j'ai livrés ou est-ce que je me suis dit « Mais mon Dieu, je ne serais pas capable de livrer ça verbalement, à l'écrit. » Et tu l'as fait. OK. Regarde, tu vois comment la Belgique s'opère dans le sens où quand tu crois à ton projet de vie puis tu crois que tu peux vraiment le faire pour aider ton prochain mais que tu t'aides toi-même.

[01:06:15] Il faut être clair aussi comme coach. On est toujours à la bonne place au bon moment puis avec les bonnes personnes. Quelle joie! Les gens qui veulent en savoir plus à ton sujet, on placera le site web mais veux-tu le dire pour les gens qui nous écoutent? Où est-ce qu'on peut en savoir plus au sujet de Martine et d'émergence leadership? Oui, bien en fait, www.émergence.org on publie souvent de nouveaux articles. Lincoln, j'en publie également. Il y a la page

[01:06:44] professionnelle Facebook d'émergence leadership où je fais toujours des cadeaux, dont d'outils pour aller s'améliorer, faire quelque chose avec soi-même. et après ça, il y aura effectivement toutes ces parties de livres, d'opus pour en faire un projet, un carnet de voyage complet et s'amener vraiment à la meilleure version de soi-même. Donc, je suis toujours facile à rejoindre aussi si quelqu'un m'écrit,

[01:07:12] m'envoie un courriel, je réponds. Donc, on a ça. On peut s'inscrire à l'infolette aussi d'émergence parce que régulièrement j'envoie une infolette aussi. On fait don de plusieurs petits outils chez Émergence. C'est comme ça, hautement humain. On aime bien léguer à son prochain. C'est extraordinaire. Quelle joie d'avoir pris le temps de discuter avec toi. Je suis content de faire ta rencontre et là, je connais ton projet de vie. J'ai hâte de voir l'apparition du livre. Je vais acheter ça, c'est clair.

[01:07:43] Je vais aller lire ça. Je vais aller vivre les cinq étapes. J'ai hâte de voir ce que ça va m'amener dans ma propre réflexion. Je te laisse le mot de la fin, ma chère. Qu'est-ce que tu aimerais laisser comme mot de la fin aux gens qui ont pris le temps de nous écouter aujourd'hui? Oui. Le mot de la fin, Marie-Husse, c'est « seul, on ne devient pas ». C'est dans la présence des « tu », de ton « tu » aujourd'hui que même moi, là, en cette fin de rencontre,

[01:08:13] de cette fin d'entretien où moi-même, je ne suis plus la même. Je suis déjà autre que ce que j'étais. quand on a commencé tantôt. Donc, je dirais, osez vous ouvrir plus rapidement parce que le temps, ça passe vite, il ne repassera pas. et il est précieux, le temps. Alors, laisser tomber notre égo, nos petites parts de nous-mêmes qui ne veulent pas se montrer telles qu'elles sont.

[01:08:43] Et puis, aujourd'hui, tu m'as amené ça dans cette rencontre, faire confiance que l'autre est bon aussi pour soi et qu'on est aussi très bon intérieurement. Extraordinaire. C'était Martine Beaulieu. À tout le monde, être un leader. Merci d'avoir pris le temps d'écouter l'épisode de cette semaine. J'espère que vous avez des idées concrètes à réinvestir dans votre milieu. Si vous appréciez le podcast et que vous n'êtes pas encore abonné,

[01:09:13] je vous invite à vous abonner dès maintenant sur la plateforme de votre choix. Un, ça me fait tellement plaisir et deux, c'est une façon très concrète pour nous de savoir que le podcast répond à un besoin. Si vous êtes à la recherche de podcasts francophones portant sur l'éducation, connaissez-vous baladopédago.com. C'est votre répertoire de balado pédagogique en français fait par des passionnés de l'éducation. Ça vaut vraiment la peine d'aller jeter un coup d'œil au baladopédago.com.

[01:09:43] Et pour ne rien manquer de mes activités, je vous invite à me suivre dans les réseaux sociaux et à consulter le site web au mariusbourgeois.ca. Ensemble, mes très chers collègues, transformons l'éducation. À bientôt.