Cette semaine, je reçois Abdi Bileh, un leader en éducation engagé pour la diversité et l’inclusion.
On parle de leadership humanisé, de l’importance de la représentation en milieu scolaire et du rôle de l’histoire dans la construction d’un monde plus juste.
📚 Abdi partage son parcours inspirant et annonce une télésérie éducative qu’il a co-créée pour valoriser les récits afrodescendants.
Lien à consulter : https://www.acpha.ca/
#Éducation #Leadership #Diversité #Inclusion
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🎤 À propos de Marius Bourgeoys :
Passionné du leadership et de l’éducation, Marius se déplace partout pour partager des idées et des stratégies afin de faciliter la transformation en éducation. Tout le monde est un leader, c’est sa conviction mais c’est aussi son histoire. À ce jour, Marius a déjà offert plus de 450 conférences dans la francophonie canadienne et mondiale.
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[00:00:00] C'est pas mal compliqué et des fois c'est peut-être simple, peut-être c'est nous qui compliquons les choses. Comme tu l'as dit tout à l'heure, l'école change. Là ce n'est plus la même école qu'il y a quelques années, on a tellement de diversité plurielle francophone qui nous arrive un peu partout.
[00:00:27] Ça nous amène à nous à se questionner. Et quand je parle d'un leadership humanisé, c'est qu'on place le besoin de l'élève au cœur de l'école. Bonjour, je m'appelle Marius et vous écoutez Tout le monde est un leader. Un podcast pour transformer l'éducation. Parce que les temps changent les amis.
[00:00:56] Au cours des dix dernières années, j'ai aidé des milliers de leaders à inspirer le changement dans leur milieu. Ce podcast vous aidera à faire prendre de l'expansion à qui vous êtes. Et on commence tout de suite avec l'épisode d'aujourd'hui. Bienvenue à Tout le monde est un leader, un podcast pour transformer l'éducation. Et aujourd'hui, mesdames et messieurs, j'ai le bonheur et le privilège d'accueillir Abdi Bilé, un collègue de la région d'Ottawa à la direction.
[00:01:26] Salut Abdi, comment ça va? Ça va très bien. Merci beaucoup. Merci pour l'invitation. Un grand plaisir finalement. Bien oui. Ensemble, oui. Bien oui, on s'est croisé au Costco, je pense, ça a dû être l'été. On s'est dit, hey, ce serait le fun. Je me suis souvenu de ça. Ça fait que c'est vraiment le fun. Je suis content que les gens de mon réseau vont en prendre à te connaître. Et je suis certain que tu vas nous amener à avoir une vision élargie de ce que c'est le leadership, la communauté en éducation.
[00:01:53] Ça fait que je pense que la meilleure façon de commencer notre entretien, j'aimerais ça te présenter comme il faut. Ça fait que tu m'as partagé des informations, puis j'ai demandé à l'intelligence artificielle de m'aider à cerner l'essentiel. C'est très pratique l'intelligence artificielle. Tu me diras si je te présente comme il faut, OK? Fait qu'Abdi, toi, tu es originaire de Djibouti et tu es établi présentement à Ottawa, leader en éducation.
[00:02:21] Tu es un ardent défenseur de la diversité culturelle et de l'inclusion. Tu as plus de 20 ans d'expérience en enseignement. Tu as occupé différents rôles, enseignant, coordonnateur, directeur adjoint. Tu as été maintes fois récompensé pour tes efforts aussi, notamment par le prix d'excellence en enseignement de la capitale d'Ottawa. Tu es créateur d'une série télévisée sur l'histoire des Noirs, bientôt diffusée sur TFO.
[00:02:46] Et tu es aussi le fondateur de l'ACPHA, une organisation dédiée à la promotion de l'héritage africain au Canada. Puis, bien, moi, ce qui m'a frappé dans notre parcours, c'est à travers tes engagements professionnels et culturels et communautaires, bien, tu incarnes les valeurs de la francophonie plurielle. Tu inspires à bâtir des milieux plus inclusifs. Puis, je te lève mon chapeau pour tout ça, mon cher. Merci, merci, merci beaucoup. On essaye.
[00:03:14] Oui, c'est ça, hein. C'est l'invitation en éducation. On essaye. Donc là, présentement, tu es dans un poste à la direction. Je ne sais pas si tu es adjoint présentement. Directeur adjoint, oui. Veux-tu nous parler de ton milieu, ta belle école, ce que vous êtes en train d'essayer justement de faire dans votre milieu? Oui. Disons que présentement, comme c'est depuis janvier que je suis dans cette école, donc c'est difficile.
[00:03:43] Là, j'ai été à plusieurs écoles où je pourrais m'inspirer d'un peu ce que j'ai fait à travers toutes les écoles que j'ai été. Oui. Puis, dans cette nouvelle école aussi, c'est ça que j'ai l'intention d'entreprendre. Donc, essentiellement, évidemment, tout est au cœur. Tu sais, l'élève est au cœur, au centre de tout ce que l'on fait. Et puis, c'est à partir de l'élève qu'on travaille.
[00:04:12] Mais également aussi, il y a tout l'aspect communauté. Quand je parle communauté au sens large, tu sais, nous avons nos parents, nous avons les gens de la communauté, etc., qu'il faut travailler aussi. Donc, il y a tout ça.
[00:04:29] Et cette communauté-là est tellement diversifiée qu'il faut être capable de trouver un terrain où tout le monde va être bien dans cette diversité francophonie, comme tu l'as dit tantôt, plurielle. Oui, oui, oui. Dans tes mots à toi, c'est un mot qui est là, EDI, équité, diversité, inclusion et tout ça. J'ai aussi vu à un moment donné des gens parler de ces thématiques-là, ces valeurs sociétales-là aussi.
[00:04:58] J'ai entendu le mot unicité également qu'on veut célébrer chez les gens. Dans tes mots à toi, c'est quoi la diversité et son importance pour l'émancipation des jeunes en éducation?
[00:05:14] Vous voyez, c'est que quand on parle de diversité, c'est que le mot lui-même le dit, c'est que c'est des gens différents, qui sont des différentes origines, différents horizons, qu'on essaie de rassembler dans une société. Parce que l'école, on va s'entendre, c'est quand même une micro-société.
[00:05:35] Donc, cette diversité au niveau de culture, au niveau de background, si on veut, au niveau des accents, au niveau de la francophonie, c'est tout ça qu'on regarde. C'est qu'on essaie de dire, OK, comment tous ces gens-là, on peut le mettre ensemble et vivre ensemble, si vous voulez.
[00:05:58] Donc, la diversité pour moi, je la vois très riche et puis, tu sais, je ne sais pas, il y a des gens qui le voient un peu comme un obstacle peut-être, dans le sens où on voit comme des présidents des États-Unis, etc., qui voient la diversité. Mais c'est qu'il faut voir cette richesse-là.
[00:06:19] Et cette diversité-là aussi, il faut qu'elle se retrouve, on va dire, dans notre système à travers leurs récits, leurs histoires. Il faut qu'ils soient présents dans nos systèmes éducatifs, que ce soit des livres, que ce soit, tu sais, mais toute cette richesse-là.
[00:06:39] Puis aussi, des perspectives différentes, tu sais, qu'on raconte une histoire, mais peut-être pas nécessairement de la même manière qu'on est toujours habitué, mais dans une perspective différente. Comme ça, ça nous fait réfléchir et puis nous montre un peu la beauté de cette diversité qu'on devrait inclure dans notre système. Oui. Quels sont des... avec ton chapeau actuel?
[00:07:10] Nouvelle école, l'importance de la communauté. Quelles sont des choses ou des incompréhensions qu'on peut observer quant à la diversité, justement, et à son importance? Qu'est-ce que les gens... parce que si on en parle, c'est parce qu'on a besoin de se donner un langage commun. On a besoin de peut-être co-construire puis bâtir une compréhension commune de ce que c'est, puis de reconnaître que ça devient une valeur également pour nous.
[00:07:38] Quelles sont des incompréhensions ou des opportunités d'aller plus loin ensemble? Peut-être c'est une formulation plus positive de ma question, mais comment on fait pour avancer vers ça, dans le fond? Parce que je me dis... c'est comme un incontournable. Oui. Et puis, je te dirais qu'il n'y a pas de solution magique, il n'y a pas de recette magique, mais moi, je te dirais ce que j'en pense, par exemple. Oui. Et d'ailleurs, c'est une des raisons qui m'a poussé à réfléchir.
[00:08:10] Moi, juste pour contextualiser mon background, c'est l'histoire. Donc, moi, tu sais, j'ai fait un bac en histoire, maîtrise en histoire, et puis après ça, je me suis spécialisé en études africaines pour essayer de comprendre. Et puis, ce qui est intéressant, c'est qu'en faisant des projets avec l'UNESCO, ça m'a permis de voir certaines choses. Et c'est ce qui m'a un petit peu poussé à écrire une petite télésérie qui va sortir bientôt
[00:08:40] sur l'histoire de l'Afro-descendant. En fait, sur l'histoire africaine et afro-descendant. Donc, il y a une petite nuance. Parce que je vois dans la société que tu entends toujours, je ne sais pas si tu as déjà entendu, mais même des gens assez importants comme Sarkozy ou des gens comme ça, assez importants, des présidents qui disent que… Des figures publiques. Oui, exactement, qui disent que l'Afrique n'a pas d'histoire.
[00:09:08] Tu sais, et puis ça, c'est vraiment… Et puis, très souvent, c'est quelque chose des fois qui reste dans la tête. Et puis là, après ça, ça se transmet de génération en génération. Et puis les gens, des fois, je ne dis pas tout le monde, mais certaines personnes vont juste répéter. Oui, oui. Et c'est pour ça que je me suis dit peut-être qu'une des choses qu'on peut faire, c'est d'essayer de comprendre, essayer de voir. OK, on nous a dit par exemple, l'histoire de ces gens-là, c'est comme ça.
[00:09:37] Mais essayons d'aller voir d'autres perspectives, comment d'autres personnes voient l'histoire de ce même groupe. Et de cette manière-là, on va être capable de dire, OK, moi, je ne savais pas que c'était comme ça. Donc, il y a cette perspective qui me donne une bonne idée de… Je vais juste prendre un exemple. On voit souvent dans… Les profs qui enseignent mathématiques, etc., ils vont enseigner Pythagore. Oui.
[00:10:05] Bon, OK, c'est beau Pythagore, mais à un moment donné, il faut se poser des questions. Peut-être de le mettre en contexte. Pythagore, OK, c'est quoi? Est-ce que c'est lui qui l'a inventé ou est-ce que ça existait? Et là, en le mettant dans un contexte, en reculant, on se rend compte que finalement, les mathématiques, etc., ont pris naissance en Afrique. Et en le mettant dans ce contexte-là, et puis que Pythagore a probablement continué. Ça veut dire qu'il n'a pas rien fait,
[00:10:33] mais il faut le mettre dans un contexte pour leur montrer que mathématiques existaient en Inde, dans plusieurs civilisations. Donc, ça permet aux gens de voir cette diversité que… Ah, OK, mais la mathématique ne commence pas avec Pythagore. En fait, c'est un théorème-là. Oui. Donc, c'est dans ce sens-là que je me suis dit, OK, pourquoi pas? Et puis, ça a bien été parce que quand moi, j'ai écrit le concept lui-même,
[00:11:00] après ça, il y a une maison de production qui s'est intéressée. Puis là, on a engagé des… comment ça s'appelle? Des scénaristes. Et puis là, c'est devenu comme une série historique pour, après ça, que ce soit éducatif. À quel moment ça va être disponible, cette série-là? Normalement, c'était février, mais là, je ne veux pas… voler le punch, mais c'est supposé d'être en… on est à la dernière phase, si vous voulez. Bien sûr. Donc, c'est sur le point d'être rendu disponible.
[00:11:30] C'est ça. C'est comme ça. On avait fait toutes les post-productions. Maintenant, ça devrait normalement être disponible, fini au mois de septembre. C'est ce qu'on vise. Donc, à l'automne 2025. Ça devrait… En espérant que tout… Parce que là, il y a beaucoup de technicalité qu'il faut trouver, les bonnes personnes, etc. Mais finalement, je ne sais pas si ça répond à ta question, mais c'est dans… C'est ça, tout cet aspect de vivre ensemble, d'essayer de se comprendre.
[00:12:01] Et puis ça, je trouve que c'est une des choses les plus difficiles dans nos sociétés contemporaines. Parce qu'on a beaucoup de difficultés à se dissocier de certains préjugés qu'on a hérités de l'histoire. Qu'on n'est pas toujours conscient qu'on les porte non plus. Des fois, c'est conscient. Des fois, c'est inconscient. Oui. Oui. Parce que quand c'est conscient, c'est quand c'est écrit dans les manuels scolaires et tout ça. On ne va pas dire que ce n'est pas conscient. Non, non, non. Mais je veux dire, je parle d'un point de vue individuel.
[00:12:30] Quand on l'aborde, ces choses-là, ça éveille des angles morts. Je ne veux pas. On peut faire des prises de conscience. C'est clair. Oui, oui. Au niveau individuel, absolument. Je suis d'accord. Quand on est exposé finalement à différentes perspectives de certaines choses, oui, ça nous fait réfléchir. Et c'est ça l'idée. Parce qu'on ne peut pas changer le genre. Mais par contre, on est capable de se faire réfléchir. Absolument. Et la série,
[00:13:02] quel est l'espoir ici? L'élan d'Abdi Bilé qui part d'une idée qui va maintenant se réaliser. Cette série-là souhaite que ça donne quoi aux gens qui vont prendre le temps de regarder ça? Ça devient une ressource éducative. Mais c'est quoi la retombée souhaitée pour toi? Qu'est-ce qu'on peut retirer de ça? Bien, en réalité, c'est comme... Ce qui est souhaité, c'est qu'il y ait
[00:13:31] une meilleure compréhension mutuelle. C'est ça. Donc, en ayant ça, je souhaite et j'espère que les gens... Parce que l'idée, c'est quoi? Ce n'est pas d'imposer qui que ce soit, quoi que ce soit. C'est qu'on se comprenne, que les gens se comprennent. Et puis que j'imagine... Tu sais, parce que là, maintenant, aujourd'hui, on est rendu... Le monde est rendu comme un petit village. Aujourd'hui, tu es là. Demain, tu es là. Les choses bougent. Donc, avec tout ça, ça, ce serait mon espoir
[00:14:01] que les gens puissent mieux se comprendre de deux bords. Oui. Oui. Ça, c'est clair. Oui. Qu'est-ce que... Tu sais, tu t'intéresses à l'histoire, puis dans ce cas-ci, l'histoire des Noirs, les communautés africaines et afrodescendantes, comme tu dis, Didier, avec ce que toi, tu as appris ou que tu constates en t'intéressant à ça, qu'est-ce que l'histoire africaine a à nous apprendre? Parce que quand on regarde l'histoire, on cherche à comprendre
[00:14:30] d'où on vient. Des fois, ça nous aide à mieux comprendre où on va, tu sais. Donc, il y a-tu des principes, des choses de cette histoire-là, de ces histoires-là qu'on peut extraire, qui a le goût de nous partager? Oui. Dites de manière comme ça, c'est peut-être que je... Mais en fait, ce que je peux dire, c'est que la base de nos civilisations contemporaines, c'est partie de l'Afrique.
[00:15:00] Parce que ça, des fois, c'est des choses qu'on oublie, que toutes les choses qu'on est habitué ici de voir, que ce soit au niveau de sciences, au niveau de mathématiques, c'est toute la base. Les premières civilisations qui ont existé, c'était en Afrique. Que ce soit l'Égypte, que ce soit le Soudan, la Nubie, etc., quand on parle, et même dans... En plus, dans certains coins de l'Afrique de l'Ouest, etc.,
[00:15:29] l'astronomie, par exemple, je vais juste donner un exemple. L'astronomie, au Mali, le peuple d'Ogon, qu'on appelle, c'est que l'étoile des Sirius, ça fait des siècles et des siècles qu'ils connaissaient et qu'ils la voyaient à main nue. Ils ont tout un laboratoire d'astronomie qui était tout fait par Terre. Et puis quand, en 1973, la NASA est venue, ils n'en croyaient pas. Comment ils peuvent expliquer? Ils n'ont même pas de matériel, ces gens-là. Et puis ils ont vérifié avec leur télescope et tout ça. Et puis ils ont vu
[00:15:59] qu'ils étaient capables. Ils ont identifié l'étoile des Sirius et puis ils savaient comment elles bougaient, etc. Oui, ce sont tous des choses comme ça. Aujourd'hui, on sait que la Bible la plus vieille, ça se trouve en Éthiopie. Vraiment, hein? Oui, c'est en Éthiopie dans la langue de Ghez que c'est écrit. Vous voyez, quand vous parlez de Mali, l'université de Tombouctou, écoutez, c'était une des universités qu'au 13e siècle
[00:16:28] que les gens de Moyen-Orient, de l'Europe, etc., venaient étudier. Puis aujourd'hui, les gens ont gardé tous les manuscrits, en fait des tonnes et des tonnes au niveau de mathématiques, de sciences. Vous voyez, c'est très souvent, c'est qu'on va se faire une image, ces gens-là n'ont rien inventé parce qu'on va juste prendre une section de l'histoire de l'humanité comme l'esclavage ou bien la colonisation et puis on va juste réduire
[00:16:59] à l'histoire de ces gens-là comme ça. Donc... Généraliser des choses. Exactement. Ça, c'est des choses qu'on peut apprendre pour répondre à ta question. Oui, oui. Merci, c'est intéressant. Qu'est-ce qui t'a amené à t'intéresser à l'histoire mais là, à devenir directeur d'école dans ton milieu? Qu'est-ce qui t'a appelé à occuper un poste comme être à la direction adjointe d'une école puis d'amener des jeunes,
[00:17:28] d'amener des communautés à s'ouvrir à tes convictions aussi puis qui sont des convictions que plusieurs personnes portent dans le monde d'éducation? Qu'est-ce qui t'a amené là? En réalité, c'est que... Je vais peut-être commencer. Moi, quand j'étais jeune, c'est que j'avais une enseignante qui m'avait vraiment inspiré. c'était l'enseignante de l'histoire géo, OK? C'est elle qui m'avait intéressé puis moi, toujours, je disais, je voulais devenir un prof d'histoire quand j'étais jeune. OK. Et puis, oui,
[00:17:58] j'ai fait l'histoire, etc. Et oui, je suis devenu prof d'histoire et puis de français et puis j'adorais ça. Mais plus que j'avançais, j'avais... Je me voyais le rôle de leadership parce que moi, j'aime ça travailler avec les gens, relations interpersonnelles. OK. Puis je voyais aussi que j'avais la compétence pour pouvoir mobiliser une équipe, aller vers un but commun
[00:18:27] et puis aussi travailler sur... Tu sais, des élèves qui ont des difficultés parce que j'ai beaucoup travaillé avec les élèves en difficulté. Travailler avec des élèves en difficulté pour les amener, pour cheminer avec eux. Puis ça a donné que j'ai été coordonnateur de programme, j'ai été enseignant ressources. Donc, tu sais, ça m'a donné, OK, oui, c'est vraiment ça que je vais faire, je vais avoir travaillé. Et puis c'est pour ça que j'ai créé aussi une association pour pouvoir rassembler tout ce monde-là et travailler vers un objectif commun. Donc, vraiment,
[00:18:57] c'est... Je dirais, je voyais que c'était plus... C'était naturel pour moi de travailler au niveau de l'éducation, travailler avec des gens et puis avec des jeunes. OK. Bien, c'est fabuleux. Merci de t'investir dans ces rôles-là. C'est tellement important ce poste-là pour l'avenir de l'éducation, mais aussi pour le présent. Qu'est-ce qui t'anime le plus dans ton quotidien, présentement, dans le poste que tu occupes?
[00:19:27] Moi, j'ai toujours travaillé dans des écoles secondaires. Donc là, je suis dans une école élémentaire depuis deux, trois ans maintenant. C'est tellement le fun. J'adore travailler avec les tout-petits. C'est complètement différent, mais c'est un autre... Mais vraiment, c'est ça. Je peux dire plusieurs choses. Travailler avec les gens, travailler avec les personnels. Des fois, quand tu vois des gens qui ont besoin de l'appui que tu puisses donner, qu'est-ce que tu peux te donner, parce que je ne dis pas que je connais tout,
[00:19:58] mais j'aime ça vraiment. Travailler avec les gens et trouver des idées pour faire des choses. Qu'est-ce qu'on peut améliorer et que les gens... Qu'on ait toujours cet contact interpersonnel qui est toujours là pour avancer, toujours pour le bien de nos jeunes. Vous voyez, je pense que c'est quelque chose qui m'anime beaucoup, beaucoup. C'est fascinant. Fascinant. C'est le fun. Être dans une école, il n'y a pas grand-chose qui boit ça. La vie scolaire, puis de...
[00:20:27] Moi, c'était de voir les élèves arriver, débarquer de l'autobus. Ça, là, c'est dynamique. Ça me manque à tous les jours. Fait que t'étais à l'élémentaire aussi? Bien, j'étais au secondaire, mais début du secondaire qui est la fin du primaire, septième, huitième année. Septième, huitième. Pavillon, pavillon. Pavillon, donc, tu sais, l'autobus, puis les dynamiques, puis aller dans les écoles nourricières pour préparer nos futurs élèves, puis toutes ces rencontres-là, c'est wow.
[00:20:57] En début d'entretien, on disait, bien, t'es originaire de Djibouti, puis là, bien, tu me parlais de ton expérience scolaire. À quel âge t'es arrivé au Canada? J'avais 17 ans et demi. Alors, je suis arrivé à Montréal et j'avais fait mon secondaire 5. Finalement, j'ai fini à Montréal mon secondaire 5, ensuite, je suis allé au cégep. OK. Et je suis arrivé, bien, juste peut-être comment je suis arrivé à Ottawa,
[00:21:27] parce que ça, c'était plus, j'aurais jamais pensé à Ottawa. Parce que quand j'étais jeune à Montréal, je suis allé au cégep, etc., je venais à Ottawa. Je vais te dire, franchement, tu viens de Montréal, Ottawa, je trouvais que c'était... Aïe, ça fermait. Je ne sais plus trop à quelle heure. Ça fermait assez tôt. Ce n'est pas la même vie nocturne. Non, ça fermait assez tôt. Et puis moi, comme jeune, et puis après, l'été, à un moment donné, j'avais décidé d'aller faire
[00:21:56] du triplanting dans Stanley Vancouver, aller planter les arbres. OK. Puis c'était quand même intéressant parce que je n'ai jamais planté. OK. Puis là, je dis OK. Là, j'ai entendu. Puis là, je suis parti avec une amie. Donc, on est allé planter des arbres, etc. Puis c'est là que j'ai arrêté à Ottawa. Puis là, j'ai eu une autre vision. OK. Mais l'expérience que j'ai récupérée de planter ces arbres-là, c'est que le retour, au lieu d'acheter un billet d'avion, je me suis dit, bon, on peut économiser de l'argent,
[00:22:26] on peut prendre le pouce. On peut faire du pouce. Donc là, on faisait du pouce, mais à chaque fois, je prenais des photos à chaque province que je passais. Ça fait que ces photos-là, je les ai toutes mises ensemble. Puis quand je donnais mon cours de neuvième année de géographie, les élèves ne veulent pas t'écouter. Tu dis, ah, telle province, ta, ta, ta. Mais là, je racontais mon histoire de tree planted. OK. Je plantais des arbres à Vancouver, etc. Et tu sais, je suis revenu en poste. Puis là, je montrais Vancouver. Savez-vous c'est où? Ça fait que je mettrais mes photos
[00:22:55] et en même temps, la carte. Puis là, je l'ai dit, ah! Puis là, j'avançais de même avec chaque photo jusqu'à ce que je me rends à Montréal, à Québec. Mais quand même, ils ont tout appris mes promesses de main. Mais ça fait que là, c'est comme ça que je suis arrivé à Ottawa. Sinon, j'aurais jamais, jamais pensé arriver à Ottawa. Wow! Je ne sais pas si tu t'en souviens, mais je me dis, moi, je n'ai jamais vécu ça, partir d'un pays et arriver dans un autre pays. Qu'est-ce qui frappe en premier 17 ans et demi?
[00:23:25] Tu finis ton école, secondaire 5, c'est... C'était... Ah oui, au début, c'était tough. C'était tough parce que je n'étais pas avec mes parents. OK. J'étais avec ma grande cousine. OK. Donc, c'était un test pour voir est-ce que tu vas aimer ça. Et puis là, évidemment, la première chose, c'était, il fallait que je sois à l'école parce qu'autrement, on me retourne. Donc, oui, c'est...
[00:23:55] En fait, l'hiver, quand j'étais jeune, il y avait un prof qui venait de Québec qui nous enseignait l'éducation physique dans mon pays. OK. Puis quand il nous parlait de la neige et puis Québec, on ne comprenait rien de ce qu'il parlait. fait que là, quand je suis arrivé au Montréal, fait que là, ça me revenait de ce gars-là qui nous enseignait l'éducation physique et qui avait la nostalgie de la neige et tout ça. Puis nous autres, on se regardait de quoi qu'il parle. Fait que oui, évidemment,
[00:24:24] la famille, tu sais, pas de famille, c'est pas évident. Non. Puis aller à l'école, aller travailler, aller à l'école, tu sais, pour essayer de trouver des petites job-in à 5 $ à l'heure dans ce temps-là qui était beaucoup. Fait que oui, c'est un choc au début et puis une des choses que je trouvais bizarre, c'était l'accent. L'accent québécois, là, c'était, au départ, c'était, ouf,
[00:24:54] qu'est-ce, on parle de quoi, alors comment on va se comprendre? Puis après ça, moi, je m'amusais plus tard quand j'ai, tu sais, j'ai réussi. Je me suis habitué et puis là, je me suis, et puis là, quand j'étais à l'aise, lors d'un festival, c'était quel festival? Déjà à Montréal, en tout cas, festival de... Juste pour rire, non? Ouais. Non, tu sais, à un moment donné, il y a des festivals qui faisaient... Oui, c'est ça. C'est ça? J'avais rencontré un Marseillais. OK.
[00:25:25] Puis, comme tu le sais, le Marseillais, ça parle très bien, ça parle très clair. Donc là, lui, là, à un moment donné, il disait que moi, j'étais jeune, puis j'avais un appartement avec une amie, etc. Puis, il ne savait pas où aller. Puis là, je l'ai invité à dormir chez moi. Puis là, le matin, quand il s'est réveillé, il avait ma copine que je lui ai présentée. Parce que là, le soir, quand on est rentrés, c'était tard et puis, il n'était pas là, il n'était pas debout. Puis là, il ne se comprenait pas. Lui, il parlait avec son accent et il parlait avec son accent. Lui, il disait, mais de quoi qu'il dit?
[00:25:55] Bien, il disait, je ne comprends pas. Là, c'est moi qui faisais l'interprète. Je trouvais ça comique, par exemple. Alors que moi, j'avais de la difficulté à comprendre les Québécois au départ et puis il fallait que je m'accroche. Mais celle-là, j'ai trouvé ça très, très drôle que chacun ne comprenait pas l'autre. extraordinaire, ce seul dé. Moi, j'ai découvert juste dans la quarantaine que j'avais vraiment un accent quand j'ai commencé à faire ce que je fais présentement. J'allais à certains endroits et il y en a qui me disaient, tu ne viens pas d'ici, toi? Pourquoi tu dis ça?
[00:26:27] C'est bizarre. Bien, maintenant, on me dit que j'ai un accent québécois, donc je ne le sais plus. On va laisser le public juger. Et voilà, l'accent est dans l'oreille de l'autre, de toute façon. C'est ça. Ah, c'est bien dit ça. C'est vraiment bien dit ça. Alors, tu as choisi l'éducation. On parle de ton parcours, tu as un engagement communautaire, c'est important pour toi, la communauté. On parle de diversité, l'histoire des gens, chaque personne qui est là arrive avec sa culture, ses valeurs.
[00:26:56] On arrive à trouver le bien commun et former une communauté. Une des thématiques qu'on voulait aborder ensemble, c'était le leadership humanisé en éducation pour répondre aux besoins des élèves qui ne viennent pas tous du même endroit ou qui ne vivent pas les mêmes réalités. Comment on fait ça? Comment on peut s'y prendre? Ah, ça, c'est pas mal compliqué et des fois, c'est aussi peut-être simple. Peut-être,
[00:27:26] c'est nous qui compliquons les choses. comme tu l'as dit tout à l'heure, l'école change. Là, ce n'est plus la même école qu'il y a quelques années. On a tellement de diversité plurielle francophone qui nous arrive un peu partout et ça nous amène à nous à se questionner. Et puis, quand je parle d'un leadership humanisé, c'est que on place, on va dire, le besoin de l'élève
[00:27:55] au cœur de l'école. C'est parce que très souvent, on met des côtés. Donc, quand on parle d'un élève, on parle d'un élève besoin particulier, on parle d'un élève qui vient juste d'arriver. Vous voyez? Et puis, on parle aussi des élèves racialisés d'ascendance africaine aussi qui ont leur... À cause de ce qui se passe dans nos sociétés, veut, veut pas, le racisme
[00:28:24] existe partout dans le monde. Et puis, c'est ça qu'on parlait tout à l'heure, des fois, c'est conscient, des fois, c'est inconscient, des fois, c'est des préjugés, etc. Donc, lorsqu'on parle, c'est... c'est appris? Oui, absolument. Donc, c'est vraiment, premièrement, quand je parle d'humaniser, c'est quand on engage les gens, c'est d'essayer d'engager des gens qui représentent la diversité de l'école. OK. Tu sais, ça, c'est un premier.
[00:28:52] c'est des ateliers, d'offrir des ateliers, des formations, etc., sur les préjugés, sur la pédagogie inclusive, etc. ça, ça nous permet de mieux travailler ce côté humain si on veut. Et l'autre chose, c'est pour ça que, si je reviens à la série, c'est que c'est d'adapter le curriculum à la réalité de qui est devant nous. Vous voyez?
[00:29:23] Moi, je me rappelle toujours, on lisait beaucoup de... le cours de français, c'était beaucoup des lectures sur le hockey, sur les patins, les scies. Puis là, les gens que j'avais devant moi, ils n'avaient aucune idée. il fallait, tu sais, mais à un moment donné, c'est ce qui était disponible et puis il n'y avait pas assez de ressources, etc. Mais aujourd'hui, on... Écoute, l'Internet partout, on est capable de... Mais c'est aussi de... Tu sais, non...
[00:29:53] Ouais, excuse-moi, tu voulais dire quelque chose? Je l'ai simplement dit, je constate, il faut simplement s'intéresser à qui se trouve devant nous. On ne peut pas se poser, il faut ouvrir ce dialogue-là pour le savoir. Absolument. L'autre... Un autre aspect qu'on néglige peut-être ou qu'on oublie un peu, c'est le... C'est la matière... en matière de discipline. OK. Tu sais, c'est vraiment important en matière de discipline. C'est... Oui, essayer de trouver
[00:30:22] des pratiques équitables, etc., mais... Mais c'est aussi quand je parle humanisé, c'est comme tu dis tantôt, en parlant avec l'autre, en s'intéressant, c'est que des fois, on réalise que sur tel groupe de personnes, on va être un peu plus sévère et puis d'autres, on va être moins sévère. Quand on n'est pas conscient, parce que des fois, on est conscient, mais là, on dit, écoute, le même geste
[00:30:51] que cet élève a fait, l'autre a fait le même geste, mais lui, je lui ai donné... Je l'ai grandé et puis l'autre, je lui ai dit, fais attention, tu sais. Et si on ne se pose pas cette question-là ou qu'on ne réalise pas qu'on agit de cette façon-là, et c'est ça, le leadership, quand je parle de humanisé, c'est... C'est de cette façon-là, les activités extraculaires, lorsqu'on parle, c'est... Oui, c'est de faire des activités culturelles
[00:31:20] qui répondent aussi à... Tu sais, si on va toujours tu sais, je vais juste prendre peut-être des exemples, c'est toujours le même type d'activité qui répond aux besoins de certains groupes de la communauté de l'école, c'est qu'à un moment donné, c'est qu'on est juste centré sur ça. Donc, vraiment, c'est que... C'est ça, c'est que... Puis, moi, j'aime ça aussi, des fois, tu sais, informer, tu sais, parce que les gens, les gens ne sont pas nécessairement informés de toutes les activités culturelles qui se passent dans nos communautés.
[00:31:50] Donc, des fois, quand moi, je vois des activités qui peuvent être intéressantes, mais qui donnent une diversité, qui parlent de la diversité, etc., là, j'informe les gens et puis les gens ne sont pas obligés, mais au moins, je les informe qu'ils existent. puis, puis le club de diversité dans les écoles aussi, ça aussi, c'est une autre approche où le leadership humain répond parce que ces clubs de diversité
[00:32:19] ou de culturel ou peu importe comment on donne, le nom qu'on donne, c'est que ça donne, c'est comme un lieu sûr pour les élèves. OK. Ils se sentent, tu sais, bien, je me rappelle dans une école secondaire où j'étais, on avait créé un club qui était vraiment fort sur la diversité et puis, on avait choisi de l'appeler diversité. En fait, c'est pas moi qui, c'était, le mot était là avant, mais il fallait définir. À un moment donné, c'était juste une diversité tout court,
[00:32:49] mais il fallait qu'on s'assoie et puis qu'on définit qu'est-ce qu'on entend pour élargir ça. Puis, quand il y avait les rencontres et tout ça, bien, ces élèves-là, c'était un lieu sûr pour eux et puis, pour organiser des choses. Ça fait que c'est un peu, en bref. Des exemples concrets, des exemples concrets de l'humanité. Exactement. Vraiment, c'est de construire un environnement inclusif, si on veut, et puis,
[00:33:19] qui respecte chaque élève. OK. Je pourrais le résumer comme ça. Une fois qu'on forme un club, une fois que la diversité est représentée dans le club, veux-tu nous donner des exemples? Qu'est-ce qui se passe dans un club comme ça? Une fois qu'on l'a formé, il y a une représentation, une représentatité, puis je veux dire, si on fait un club, c'est que les, habituellement, c'est par intérêt, ça se passe à l'extérieur des heures de classe. En d'autres mots, les gens sont invités à y participer. Qu'est-ce qui fait la force d'un club comme celui-là? Qu'est-ce qui se passe?
[00:33:48] On s'en vient faire quoi, là? Oui. En fait, diversité, je ne voulais pas nécessairement dire que ce soit juste des gens de la diversité. Non, non, non, c'est ça. Oui, c'est ça. Mais ça pourrait être interprété comme ça qu'on veut une représentativité, tu sais. Mais ça vaut-delà d'avoir une représentativité pour la photo, mais on veut le vivre, on veut la vivre. Oui, c'est ça. Première chose, c'est de se donner une mission. Parce que si, quand les gens, quand on s'assoit, c'est que, c'est quoi la mission? Qu'est-ce que, c'est quoi?
[00:34:17] Une fois qu'on a la mission, c'est qu'il y a des gens peut-être qui vont dire, c'est pas de même que moi je voyais et qui vont sortir. Il y en a d'autres qui vont se rajouter, mais au moins, ça permet que c'est clair. Après ça, les objectifs, qu'est-ce qu'on veut faire? Et c'est à partir de là qu'on va faire des thématiques. Par exemple, on va organiser le mois de l'histoire des Noirs. On va organiser une journée, la Journée internationale de la femme. Comme la dernière fois, moi je me rappelle, même avec les jeunes, j'avais essayé et c'était magnifique. La Journée internationale de la femme, par exemple,
[00:34:47] on a fermé un petit comité et on a dit, OK, qu'est-ce qu'on va faire? On avait invité des femmes, une députée, une autre en éducation, mais on s'est assuré que ces femmes-là étaient diversifiées pour que les petits jeunes qui vont venir se voient et il y en a une qui était, je ne sais plus trop quel métier qu'elle faisait, mais un métier scientifique. Et puis, c'est des petits jeunes qui ont animé, puis après ça, qui ont formé les questions.
[00:35:17] Puis là, les trois dames étaient assises. Et puis là, c'était des jeunes qui posaient des questions vraiment incroyables. Vous voyez? Donc, quand il y a un club comme ça, c'est de s'entendre sur ce qu'est notre mission et puis c'est quoi les choses. Et cette mission-là doit répondre aux objectifs ou aux activités qu'on voudrait faire. Et puis, tu sais, on ne va pas faire 10 000 activités, mais on décide ce qu'on veut. C'est un peu qu'est-ce que ça a l'air,
[00:35:46] même chez les petits, ça fonctionne super bien. OK. Puis là, ça devient un lieu où ces gens-là... Puis là, après ça, ce modèle-là a été repris par d'autres gens et puis il y a d'autres écoles qui le faisaient. Puis juste, si tu me permets, dans cette tangente-là, c'est quand même intéressant parce que 2005, 2004, 2005, ces bouts-là, je me rappelle que le mois de l'histoire des Noirs n'était célébré nulle part. En tout cas, dans le milieu où moi je travaille
[00:36:16] puis un peu... Puis j'avais introduit dans une école que je travaillais un petit concours. Et puis là, je me rappelle... Je peux peut-être le citer, je ne vais pas le déranger. Pierre Compo. OK. J'étais avec Pierre Compo. Salut, Pierre. Je suis allé le voir. Je lui ai dit, écoute, Pierre, je vais organiser telle chose, mais est-ce que tu peux me donner un petit budget? Ah oui, pas de problème. Donc, on avait fait un petit concours très simple, une question par semaine puis les élèves devaient mettre la réponse
[00:36:46] dans une boîte. Après ça, on faisait un tirage au sort à la fin de la semaine, le vendredi. Et puis là, avec les budgets, on avait acheté quatre prix pour les quatre semaines. Quatre prix. puis on remettait. Une école, après ça, deux autres écoles, on dit, ah, on va embarquer. Ça fait que là, moi, je me suis arrangé pour qu'on envoie ça par courriel. Après ça, six écoles. Après ça, douze écoles, après ça, c'était systémique. C'est juste pour dire une petite affaire. Oui. Et puis après ça, ce projet-là a été présenté à l'UNESCO.
[00:37:17] Ce que je voulais dire, c'était le concept des comités où les gens, parce que je ne suis pas moi qui faisais, c'était un comité qui faisait. Et puis là, les gens, les élèves, se sentaient sûrs et puis ils étaient bien. Et c'est pour ça que c'est important quand c'est des clubs, des choses comme ça qui respectent, parce que ça donne un lieu où les gens, les jeunes
[00:37:46] et puis les adultes aussi sont bien et puis qu'ils peuvent faire des exploits. Fabuleux. Moi, j'aimerais ça, je fais preuve de vulnérabilité un petit peu. Je trouve ça tellement important tout ce que tu nommes. Parfois, je parle d'un point de vue personnel, même, mettons, comme direction d'école, dans un environnement multiculturel, parfois,
[00:38:15] j'ai une crainte encore ce jour de ne pas avoir les bons mots pour aborder les gens puis pour ouvrir un dialogue. Pour les gens qui nous écoutent, je suis certain que je ne suis pas le seul qui est comme ça. Pour les gens qui nous écoutent, ce que tu viens de nous raconter, c'est que toi, tu as créé un espace pour qu'il puisse se passer quelque chose puis c'est le comité qui a mené ça par après. Mais tu as été capable de dire, hey, ça, ça n'existe pas, ça a besoin d'exister. Pour les gens qui voudraient faire
[00:38:45] des pas dans leur milieu, qui voient qu'il y a des opportunités ou peut-être que ce n'est pas autant inclusif que ce que ça pourrait être. On veut améliorer. Comment on s'y prend? Ou... J'ai de la difficulté à formuler mes questions. Comment on fait pour passer à l'action malgré la crainte de peut-être pas avoir le bon mot ou la bonne approche avec les gens qui n'ont pas le même vécu que nous? On s'expose un peu à ça. Mais si on ne fait pas ça,
[00:39:15] on ne peut pas avancer. Donc, ce serait quoi, toi, ta recommandation par rapport à ça? Bon, je ne sais pas si je vais dire ça à la recommandation parce que ma recommandation, probablement, je peux donner des avis, mais ce n'est pas nécessairement... Ce ne serait pas nécessairement bon pour tout le monde. Mais pourtant, c'est parce que j'essaie d'éviter que les gens voient ça comme une recette. Ah, c'est comme ça.
[00:39:45] C'est ça. Comment il s'appelle? Guy Lepage. Je dis, on jase. On jase. On jase. OK, parfait. On jase. Excellent. J'aime mieux ça. OK, parfait. En réalité, c'est que, oui, on ne peut pas tout connaître. Et puis, jusqu'à maintenant, moi aussi, moi qui pense, qui se dis, OK, écoute, j'ai beaucoup assez de bagages. Mais des fois, il y a certaines façons, certains groupes de personnes qui vont être difficiles pour moi. je pense que c'est la première chose,
[00:40:15] selon moi, c'est premièrement, qu'est-ce que toi, tu veux, c'est de se documenter vraiment bien. Au lieu de se lancer comme ça, c'est d'essayer de voir. S'il y a des gens que tu connais qui connaissent ce milieu-là, moi, j'ai déjà donné plein d'ateliers, soit à l'Université d'Ottawa avec la Faculté d'Éducation ou aux futurs enseignants, ceux qui sont dans le programme de l'enseignement, des organismes aussi au niveau de l'éducation, je ne veux pas tout nommer.
[00:40:44] Mais c'est ça, c'est que ils vont, leur contenu d'apprentissage et tout ça, ils vont poser des questions. Et puis là, moi, je vais dire qu'est-ce que j'en pense. Et puis là, après ça, ils vont travailler sur ça. Je pense que c'est de se renseigner. Puis s'il faut aller voir des gens qui sont spécialisés dans ces domaines-là, aller, qu'eux-mêmes, peut-être, met le premier pas pour toi. Tu sais, t'en parles. T'en parles de ce que tu vas faire et puis à partir de là, les gens vont mettre le premier pas. Et puis ces gens-là, peut-être, tu peux travailler avec eux. OK, quelles sont les étapes,
[00:41:14] etc. Et là, peut-être, ça te mettrait en confiance. Mais si tu dis, je suis capable de lire et essayer de comprendre et y aller moi-même, je vais y aller. Mais malgré tout cela, on s'entend qu'on va faire des faux pas. Oui, c'est ça, c'est sûr. Et puis je pense qu'il ne faut pas s'en faire aussi. Toi, l'objectif, c'est ça que tu vas faire. Si cette tangente-là ne marche pas, on essaie une autre. Si celle-là ne marche pas, elle n'a pas une autre. Il y en a une qui va fonctionner
[00:41:44] à un moment donné. Et je ne peux pas dire tous ces projets que j'ai faits que ça marchait sur le premier coup. J'en ai eu des histoires et puis des fois, c'était compliqué, c'était dur et puis il fallait recommencer et ne pas lâcher si on veut. Je ne sais pas si ça répond. Oui, merci. Merci. Dans le fond, je me rends compte que des fois, peut-être que j'essaie de contrôler comment les gens vont me percevoir ne sachant pas,
[00:42:13] sachant qu'on est différent. Parfois, je me dis, je ne veux pas avoir l'air de telle façon. Je sais ce que je ne dois pas être et tu ne veux pas avoir l'air. Des fois, tu te dis, OK, je comprends ce que tu dis. Il faut accepter que des fois, on ne le fera pas. Il faut faire confiance à son intention aussi, l'intuition et s'informer. C'est ce que j'entends. On essaie une porte, elle ne marche pas, c'est l'autre. Tu dois avoir fait des rencontres extraordinaires
[00:42:42] avec ton implication communautaire et tout ça. Puis tu sais, on rencontre des modèles d'humains qui sont inclusifs sans nécessairement nommer des noms. Est-ce qu'il y a une rencontre comme ça qui te vient à l'esprit, que ce soit dans le réseau scolaire ou dans la communauté, dans ton parcours, avec tout ça, la diversité, l'inclusion, des gens que tu dis, wow, ça c'est un modèle inspirant pour moi. Oui, un modèle inspirant. J'en ai vu plusieurs.
[00:43:12] mais en fait, il y a une qui m'a marqué puisque j'en raconte des fois même dans une autre discussion que j'avais eue, c'était une délégation coréenne. C'était, je ne sais pas quelle année, je ne me rappelle même plus l'année 2019, je crois, c'est que la 39e conférence de l'UNESCO, on a été invité à présenter un projet de notre association parce qu'on a été
[00:43:41] le coordonnateur, on va dire, de l'histoire générale de l'Afrique de l'UNESCO. OK. L'UNESCO a produit une série de, huit volumes de l'histoire générale de l'Afrique de l'UNESCO et puis, c'est nous qui, qui avons, au Canada, qui avons pris la coordination pour que, rassembler des artistes de différentes origines, différents horizons pour faire la promotion de cette histoire générale de l'Afrique de l'UNESCO. OK. Et puis, c'était à l'hôtel de ville ici à Ottawa
[00:44:10] qu'on avait fait la grande cérémonie. OK. Donc, on avait été là-bas parce qu'ils faisaient une projection de la série télévisée de l'histoire générale de l'Afrique de l'UNESCO. Ils ont compilé les huit volumes en une heure. Donc, on a été là. Puis là, tu voyais tous les pays qui étaient là. Tu avais, que ce soit de l'Afrique, de l'Europe, etc. Et puis, c'est surtout les ministères de l'Éducation et tout ça qui étaient là de ce pays-là parce que l'UNESCO
[00:44:41] voulait que les gens, que les pays utilisent l'histoire générale de l'Afrique de l'UNESCO dans leur curriculum. Et il y a plusieurs pays qui avaient intégré. Là, cette délégation coréenne en parlant, bien, ça m'a intrigué. Puis là, j'ai demandé mais pourquoi, je veux dire, l'histoire de l'Afrique en Corée, est-ce qu'il y a beaucoup de gens d'Afrique? Pourquoi vous vous êtes intéressés
[00:45:10] et que vous voulez intégrer ça chez vous? Puis la réponse qu'ils m'ont donnée, je l'ai trouvé tellement intéressante que jusqu'à maintenant, j'en utilise. Ils m'ont dit, tu sais, l'histoire générale de l'Afrique, c'est l'histoire de l'humanité. Donc, en n'en ayant pas nos enfants l'histoire de l'humanité, c'est qu'il manque une histoire. Là, je dis, OK, celle-là, je ne m'attendais pas mais ça m'a tellement... Et puis, vous voyez, il y avait des grands historiens qui étaient là
[00:45:39] mais cette délégation-là, ça m'a comme... Ouf, OK. La réponse était forte, si on veut. Donc, celle-là, j'ai trouvé... Je ne veux même pas nommer tous ces grands historiens que j'ai rencontrés, tous ces grands personnages qui étaient là. Mais je pense que celle-là, ça m'avait beaucoup... Et puis, je l'utilise jusqu'à maintenant. Comme... Première fois que j'entends ça. Oui, c'est intéressant. Oui. Vraiment bien. Abdi Bilé,
[00:46:08] c'est le fun de jouer avec toi. Merci, merci. Chez toi, je ne m'énerve pas parce qu'il y a certains endroits où j'ai été à la radio et tout ça. Je ne suis pas mal stressé regarder mes notes. C'est comme si je parle à quelqu'un chez moi, au salon, prendre un café puis on discute. Oui, exactement. Mais vraiment, merci, chapeau, parce que vraiment, ce n'est pas tout le monde qui sont capables
[00:46:37] de rendre ça simple, détente et puis que les gens peuvent s'exprimer librement et puis pas besoin de chercher ces notes et puis... Bravo. Merci, ça me fait tellement plaisir. C'est vraiment plaisant. Là, tu sais que je ne peux pas passer à côté de la question « Quelle est la place du soccer dans ta vie? » Parce que tu es impliqué avec les jeunes. Qu'est-ce qui se passe avec ça? Oui, là, maintenant, avec l'âge, évidemment,
[00:47:07] j'ai... Disons que... Quand... Ce que j'ai trouvé, c'est que mon garçon... Moi, j'avais... Tu sais, on pouvait se permettre d'inscrire mon garçon. Maintenant, il est vieux. Là, maintenant, il a 24-25 ans. Mais quand il était jeune, on pouvait se permettre d'inscrire à des clubs comme Hornets et tout ça, des clubs compétitifs. Là, je voyais que ses amis, certains de ses amis de certains quartiers, etc.,
[00:47:36] n'avaient pas nécessairement ce... Disons, n'étaient pas financièrement assez bien pour pouvoir le faire. Alors, moi, j'ai parlé dans ce temps-là. C'était qui la directrice de cette école-là? Ah oui, c'était madame Edith Dumont. OK. Elle était directrice de cette école-là et puis... Puis là, moi, j'avais demandé si elle pouvait me donner le gymnase. Puis là, moi, je peux entraîner les petits jeunes du quartier Vanier-Overbrook
[00:48:06] et puis après ça, je vais les inscrire dans des tournois. Et puis là, après ça, j'ai parlé avec une association, le Somali Family Center Services pour leur dire « Moi, je n'ai pas d'argent, mais on veut intégrer votre ligue et puis ces jeunes-là, c'est des gens qui n'ont pas d'argent. Donc moi, je ne veux rien payer. » Ils m'ont dit « OK, est-ce que tu es capable de payer tes uniformes? » Je dis oui. Donc là, je suis allé voir un peu de commandite ici et là pour acheter les uniformes pour les jeunes. Donc là, moi, mon garçon, je l'amenais à ses tournois, etc. Et puis là,
[00:48:35] la fin de semaine et puis les journées que je suis disponible, surtout les fins de semaine et puis je pense les vendredis soir, l'été, je les entraînais sur des terrains où c'est le Family Center Somalie qui nous ont payé les terrains. Et quand c'était l'hiver, c'était l'école de Mme Dumont qui nous donnait. Et puis après ça, parce qu'il y avait beaucoup de ces élèves-là. Mais là, ça me permettait que ces élèves-là créaient au niveau de la francophonie un certain lien de partenariat ensemble
[00:49:04] parce que majoritairement ils venaient à peu près les mêmes écoles du coin et en même temps, ça solidifiait leur amitié dans le quartier. Et c'était bien parce qu'il y a certains parents qui ne pouvaient pas l'amener, qui n'avaient pas de voiture. Là, c'est l'autre parent qui amenait. Moi, j'en avais une van, je pouvais en prendre une quantité. Vraiment, c'était tout, je pense, cinq ans que ça a duré. Ça active la communauté?
[00:49:34] Absolument. Et puis, on a eu du plaisir et puis même les jeunes maintenant, des fois, je ne m'en rappelle même pas, il y en a certains, ils ont 24 ans, 25 ans qui me voient « Monsieur Piller! » Et là, je suis là « Mais c'était un groupe de soccer! » Je dis « Ah oui? OK. » Ça fait que j'ai eu vraiment du plaisir avec ça. Jusqu'à maintenant, je continue, mais sauf que je n'entraîne pas de club et tout ça. Il y a maintenant ma fille de 13-14 ans qui joue à des hauts niveaux assez compétitifs. Je suis tout le temps dans le terrain de soccer, mais moi,
[00:50:03] je ne joue plus, je ne kick plus, je peux juste regarder. Je peux encourager. Chill. Oui, c'est ça. Oui, c'est assez fait. oui. Écoute, je salue ton engagement communautaire pour les jeunes et créer des opportunités. C'est pour ça qu'on est là. On a juste à ouvrir les yeux bien grands et on se pose la question qui est autour de nous. Quels sont leurs besoins? Qu'est-ce qu'on peut leur offrir? C'est wow, vraiment. On arrive à la conclusion
[00:50:33] de notre entretien. Y a-t-il un message, une invitation? Le mot de la fin d'Abdibillé, ce serait quoi pour mettre en entretien aujourd'hui? Oui, je te dirais que moi, j'aime ça toujours faire un peu de publicité si ça ne dérange pas dans ton... Notre association, l'Association canadienne pour la promotion des héritages africains, www.acpha.ca, c'est le site web.
[00:51:02] Nous vous invitons le 6 février à la cité collégiale en collaboration avec Radio-Canada, la projection de la télésérie L'Accueillez-nous qui est une télésérie qui sort à Radio-Canada. Allez sur notre site web, inscrivez-vous, c'est gratuit, vous allez avoir du plaisir en primaire à regarder la deuxième saison de la série L'Accueillez-nous. Et enfin, le 28 février, c'est la soirée gala du mois
[00:51:31] de l'Histoire des Noirs que nous allons organiser à l'hôtel, comment ça s'appelle, Coventry, Ottawa, Coventry Center. OK. Alors, vous êtes tous invités et vous êtes tous les bienvenus. Et puis, toute l'information, vous allez le trouver. Je ne sais pas si tu es capable de mettre un sous-titrage à un moment donné quand ce sera plus live, mais l'adresse du site web www.acph.ca. On va mettre ça dans les notes de l'épisode
[00:52:00] et à l'heure où on se parle, on est le 20 janvier, on enregistre l'épisode. Donc, on va s'organiser pour que l'épisode soit disponible à temps pour toutes ces belles choses-là. Si les gens ne peuvent pas, si les gens écoutent l'épisode et c'est après les dates que tu as mentionnées, est-ce qu'il y a des choses qui sont disponibles sur le site web? Oui, il y a beaucoup d'informations sur l'histoire des formations, des ateliers, absolument. C'est riche. Et puis, ça, c'est maintenant, on est en train
[00:52:30] de travailler un projet pour humanitaire pour aller, on a déjà fait, mais pour reprendre si Haïti se calme au niveau de leadership en éducation pour les chefs d'établissement, les enseignants au niveau des formations. Donc, peut-être même s'ils écoutent, ça, c'est quelque chose de contenu qu'on travaille pour aller en été soit en Haïti, soit en Afrique de l'Est, mais toujours, avec la COVID, on était obligés d'arrêter. Mais là, maintenant, on reprend pour qu'on puisse vraiment décoller
[00:53:00] et puis les gens qui sont intéressés à faire du bénévolat, c'est intéressant. OK. Concernant la télésérie qui sort à l'automne, est-ce qu'il y a un lien disponible présentement ou c'est trop tôt pour ça? Ça, c'est trop tôt et puis c'est la maison de production Dave et moi qui est la maison de production. Moi, j'ai juste écrit les choses. Alors, quand ça va être prêt, ça va être vraiment TFO et puis Dave et moi en production qui vont annoncer puis là,
[00:53:30] on pourra mettre sur notre site web, évidemment, quand tout est fini. Oui, voici la date. S'il faut que je t'écrive, je te dise, hé, voici, maintenant, on a les dates. Yes. C'est bon ça? Oui, j'aimerais ça. Excellent. Hé, merci beaucoup. C'était un plaisir de te parler aujourd'hui. Bien, c'était tout un plaisir et puis, en tout cas, bravo champion et puis, on va faire la publicité aussi pour que les gens connaissent un peu plus. On va redispatcher tout ce qui se passe chez toi parce que c'est excellent.
[00:53:59] OK, merci. Merci beaucoup. C'était Abdibilé. Tout le monde est un leader. Merci d'avoir pris le temps d'écouter l'épisode de cette semaine. J'espère que vous avez des idées concrètes à réinvestir dans votre milieu. Si vous appréciez le podcast et que vous n'êtes pas encore abonné, je vous invite à vous abonner dès maintenant sur la plateforme de votre choix. Un, ça me fait tellement plaisir et deux, c'est une façon très concrète pour nous de savoir que le podcast répond à un besoin. Si vous êtes à la recherche de podcasts francophones
[00:54:29] portant sur l'éducation, connaissez-vous? baladopédago.com C'est votre répertoire de balado pédagogique en français fait par des passionnés de l'éducation. Ça vaut vraiment la peine d'aller jeter un coup d'œil au baladopédago.com Et pour ne rien manquer de mes activités, je vous invite à me suivre dans les réseaux sociaux et à consulter le site web au mariusbourgeois.ca Ensemble, mes très chers collègues, transformons l'éducation.
[00:54:59] À bientôt. Sous-titrage Société Radio-Canada

