Dans cet épisode inspirant de Tout le monde est un leader, j’ai le privilège d’accueillir Anik La Parfaite, la coach qui se mêle de tes affaires ! 🌟
Anik nous plonge dans l’univers des drivers, ces injonctions inconscientes qui guident nos actions depuis l’enfance : Sois parfait(e), Fais plaisir aux autres, Dépêche-toi…
Des croyances profondément ancrées qui nous poussent parfois à l’épuisement.
Comment les reconnaître ?
Comment s’en libérer et retrouver une harmonie intérieure ?
Elle partage son parcours, ses prises de conscience et des outils concrets pour alléger la pression et cultiver plus de bienveillance envers soi-même.
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https://www.aniklaparfaite.com/
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🎤 À propos de Marius Bourgeoys :
Passionné du leadership et de l’éducation, Marius se déplace partout pour partager des idées et des stratégies afin de faciliter la transformation en éducation. Tout le monde est un leader, c’est sa conviction mais c’est aussi son histoire. À ce jour, Marius a déjà offert plus de 450 conférences dans la francophonie canadienne et mondiale.
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[00:00:00] Oui, absolument. Je pense que le coaching a toujours été une forme d'intuition en moi que je trouvais ça tellement normal que pour moi, ce n'était pas un exploit. Ça, ça fait partie intégrante pour les femmes qui vont se reconnaître dans les anecdotes que je vais raconter aujourd'hui. C'est que tout ce qu'on fait nous apparaît tellement normal de le faire qu'on pense que tout le monde ferait ça. Donc, coacher quelqu'un, c'est de l'accompagner à faire plus rapidement.
[00:00:30] ou plus efficacement, quelque chose qui serait capable de faire lui-même.
[00:01:10] Bienvenue à Tout le monde est un leader, un podcast pour transformer l'éducation. Et aujourd'hui, j'ai le bonheur et le privilège d'accueillir Annick La Parfaite, la coach qui se mêle de tes affaires. Ma chère Annick, comment ça va? Ça va. Top la shape, mais surtout très fébrile d'être invité sur ton podcast. Merci beaucoup. Bien, écoute, ça me touche énormément que tu aies accepté puis que je suis reconnaissant d'avoir fait ta rencontre. Tu t'es rencontré au Salon de l'éveil au mois d'août.
[00:01:39] Puis, j'ai senti une connexion là à ton parcours, ton énergie. Je suis content que mon réseau puisse te rencontrer aujourd'hui, découvrir quelqu'un qui ne vient pas nécessairement du domaine de l'éducation, mais qui a des choses, je pense, à contribuer. J'ai hâte de voir, t'en es rendu haut parce que là, tu reviens, si ma mémoire est bonne, tu reviens d'un genre de lac à l'épaule.
[00:01:59] Tu as réfléchi à ce que tu as le goût d'offrir, de déposer dans l'univers en 2025. Peut-être avant de plonger là-dedans, pour les gens qui apprennent à te connaître, c'est qui ça, Annick la parfaite? Qu'est-ce qui se passe dans ta vie présentement? Merci tellement de le demander d'entrée de jeu parce que déjà, il y a peut-être des gens qui ont quitté ton podcast à l'heure actuelle en se disant, c'est qui cette prétentieuse-là qui vit dans l'illusion qu'elle est sans reproche? On l'a trouvée la parfaite, elle est là.
[00:02:28] En fait, c'est une manière pour moi d'avoir embrassé les injonctions que j'entends à l'intérieur. On pourra le faire rétrospectivement, mais en 2019, j'ai suivi une formation pour être coach en utilisant les techniques de neurosciences appliquées. Puis, j'ai eu vraiment une révélation dans laquelle nous portons tous et toutes à l'intérieur cinq drivers issus de notre éducation.
[00:02:57] En termes, vraiment pour te résumer, ce sont des injonctions qu'on entend qui ont été mises par nos parents ou des adultes en autorité avec nous avant notre 6-7 ans, qui nous ont fait croire que tel ou tel comportement était la manière d'agir pour être aimé. Donc, moi, quand j'ai catché ça, j'ai fait la rencontre de ma parfaite.
[00:03:22] Là, je me suis dit, OK, quand je suis parfaite, quand je suis la bonne élève, quand je suis la fille qui suit les consignes, je suis aimée, je suis validée, je suis reconnue. Et c'est ce qui fait que j'ai décidé, dans ma posture de coach, d'embrasser cette posture-là comme étant... C'est vrai que je cours toujours sur le fait de plaire à tout le monde, tu sais. OK. Fait que ma parfaite, c'est un peu ma caricature à l'intérieur. Donc, soyez rassurés. Bien oui, ça me rassuré.
[00:03:51] Mais là, il faut que je te pose la question. Cinq drivers qui expliquent un peu... Qui guident nos actions, qui guident nos comportements, oui. Je ne sais pas si tu es là, juste de même sur le bout des doigts, mais juste pour les gens qui se posent la question, sortez votre crayon, là. Oui, oui, absolument. Donc, il y a le fait des efforts. Oui. Il y a le dépêche-toi. Oui. Il y a le sois fort. Il y a le fais plaisir aux autres. Celui-là est assez populaire. Oui. Tu sais, fais plaisir aux autres et tu seras aimé. Fais pas de peine à ta maman.
[00:04:22] Il y a le fameux sois parfaite. Et j'en ai-tu dit cinq? Fais des efforts. Sois fort, dépêche-toi. Sois parfait et fais plaisir aux autres. Bingo. Oui. On les a tous. On les porte à différentes intensités, Marius. Wow. Et... Me reconnais. Voilà. Tu te reconnais? Oui. Absolument. Quand tu parles d'injonction, c'est ce qui nourrit notre discours intérieur. Comment on se parle à soi-même, ce qu'on exige de soi. Puis qui... Oui. Oui. C'est ça. C'est plus fort qu'une croyance.
[00:04:50] C'est plus fort que ce qu'on croit à propos de soi-même. Parce qu'on s'est attaché au comportement qui ont fait qu'on a été aimé. Tu sais, quand tu dis, oh, le professeur me regarde avec des yeux d'amour et d'admiration quand j'ai tel ou tel comportement, tu vas avoir tendance à le répéter, ce comportement-là. Tu sais. Hum hum. C'est l'amour conditionnel. Oui. Exactement. C'est de l'amour conditionnel. Et ça, c'est bon. C'est bon quand on est un enfant.
[00:05:18] Mais quand tu continues de faire le comportement dans ta vie d'adulte, puis que tu dis, il faut que... ou je dois pour être aimé, pour être validé, pour être reconnu, ça se peut que tu sois une bonne candidate pour l'épuisement. En tout cas, moi, ça a été mon cas. Wow. Qu'est-ce qui a été transformationnel pour toi dans ta formation de 2019 en coaching, les cinq carburants, les cinq drivers, puis l'approche de coaching qui t'enseignaient à travers ça? Si tu résumais ça, qu'est-ce qui a changé pour toi grâce à ça?
[00:05:47] Ça a été d'être capable de me percevoir avec ces yeux-là que ce n'était pas de ma faute. C'est de faute quand je le dis de même. Wow. J'avais comme commencé ma phrase à l'envers. Non, mais moi, ma parfaite, tu comprends qu'elle aime ça quand ce n'est pas de sa faute. Oui. C'est comme si ça allait mis de la clarté sur les idées que j'avais achetées, de qu'est-ce que ça prenait dans la vie pour se faire aimer. Fait que là, toutes les exigences tyranniques que j'entendais en dedans, j'ai commencé
[00:06:17] à être capable de m'en détacher. Parce que sinon, moi, je suis convaincue que si je n'étais pas ça, je n'étais rien. Oui. Et je ne méritais pas l'amour, je ne méritais pas la reconnaissance. Donc, c'est ça, c'est une bonne voie pour s'épuiser et s'étourdir soi-même. Ce n'est pas reposant. Ce n'est pas reposant. OK. Fait que là, présentement, dans ta vie, tu viens d'avoir un petit lac à l'épaule.
[00:06:47] Moi, je t'ai rencontré au Salon de l'éveil. Tu m'as parlé que tu avais des expériences comme formatrice et que tu t'étais maintenant penché plus sur le coaching, le processus plutôt que l'événement. Je ne sais pas si tu peux nous parler un peu de tes expériences et ce qui t'a amené à adopter plus l'approche processus versus événement d'un jour ou de quelques jours rapido. Tu trouvais ça intéressant, ta perspective là-dessus? J'aime ça qu'au début du podcast, tu as dit que je n'étais pas issue du domaine de l'éducation. Non.
[00:07:16] En fait, tu as bien raison que je n'ai jamais vraiment été dans le système scolaire. Non, non, formel, mais c'est ce que tu fais de l'éducation. J'ai fait vraiment du transfert de connaissances toute ma vie. OK. Moi, je viens du Saguenay et on a une expression qui dit « avoir un grand talent ». Ça veut dire que c'est la fille qui se mêle tout le temps des affaires des autres et qui a toujours l'impression qu'elle peut montrer de quoi à quelqu'un. OK. Oui. Moi, je suis la fille qui aime ça quand j'apprends de quoi, l'expliquer à quelqu'un
[00:07:45] d'autre parce que je me dis « oh mon Dieu, moi je ne savais pas ça, j'aurais tellement voulu le savoir avant ». Ben oui. Ben oui. Alors, le transfert de connaissances, même quand je n'en avais pas conscience, c'est ce que j'ai fait depuis toujours. OK. J'ai travaillé pour des grandes corporations comme le Real Canada chez Redken dans l'industrie de la coiffure plus particulièrement. J'ai toujours donné de la formation. Et ce que je me suis rendu compte, c'est que quand on dépasse sur le plan théorique
[00:08:14] et qu'on va du côté de l'action, donc l'application en soi, c'est là que ça devient de la transformation. Donc, plutôt que de vouloir changer la forme de, en passant par la connaissance, j'ai vraiment décidé de réorganiser mon modèle d'accompagnement pour assumer pleinement la fille qui, je ne sais pas si on peut dire ça sur ton podcast, mais la fille qui donne des coups de pied dans le... Je ne le dirais pas. Tu vois, ma parfaite assez torte nue. Drette-la. Oui.
[00:08:43] Censurée, mesdames et messieurs. Mais je te comprends parce que, dans le fond, pas d'action, pas de changement. Puis moi, j'ai entendu une phrase dans les dernières années qui m'a marqué, c'est l'apprentissage sans action, c'est juste du divertissement. Ça fait que ça prend un petit coup de pied. Il faut que ça change dans les actions si on veut que ça change dans les résultats. Ça fait que wow. Wow. Ça fait que Redken, en passant, c'est ma pommade. Ah! C'est bon ça! Tu vois comment est-ce qu'on connecte? Terrible. Oui.
[00:09:14] C'est encore un produit que j'aime beaucoup. Des beaux pionniers dans l'industrie des soins personnels au Québec. Transfère de connaissances dans ces industries-là, c'était à qui transférais-tu des connaissances? C'est quoi ton offre à ce moment-là? À ce moment-là, c'était de l'éducation par rapport aux produits, donc du potentiel que le produit avait. Alors, quand tu travailles en éducation, tu t'assures que le client utilise le produit à plein escient. OK.
[00:09:42] Et vu que c'est un domaine très, très créatif, j'ai fait, oui, la tournée des salons de coiffure au Québec. J'ai aussi fait quelques scènes en tant qu'artiste pour aller inspirer les gens. Et dans un modèle corporatif comme celui-là, si les gens aiment ce que tu fais, ont envie d'utiliser le produit, s'ils l'utilisent comme il faut. Donc, c'est comme un peu de faire le lien entre ce que les chimistes ont décidé en laboratoire, quel produit tu es censé faire, puis s'assurer que le client, bien, il l'utilise
[00:10:10] avec constance pour obtenir le maximum du potentiel. OK. Wow! C'est fabuleux. Qu'est-ce qui t'a amené à t'intéresser au coaching en faisant ça? Puis là, tu te dis, OK, je vais aller voir le coaching. Tu as ta transformation, puis qui t'amène à offrir ce qu'on va nommer dans quelques instants, mais comment tu as fait le switch entre transfert de connaissances par rapport à des produits, puis maintenant aider des gens dans leurs habitudes de vie, gérer l'heure parfaite selon ce que je comprends?
[00:10:39] Oui, absolument. Je pense que le coaching a toujours été une forme d'intuition en moi que je trouvais ça tellement normal que pour moi, ce n'était pas un exploit. Ça, ça fait partie intégrante pour les femmes qui vont se reconnaître dans les anecdotes que je vais raconter aujourd'hui, c'est que tout ce qu'on fait nous apparaît tellement normal de le faire qu'on pense que tout le monde ferait ça.
[00:11:04] Donc, coacher quelqu'un, c'est de l'accompagner à faire plus rapidement ou plus efficacement quelque chose qu'il serait capable de faire lui-même. Parce que, tu sais, dans le coaching, il n'y a rien qu'on va faire faire à quelqu'un qui ne pourrait pas arriver par lui-même, mais peut-être en faisant de bien vilains détours, tu sais. L'idée, c'est de guider, d'accompagner tout ça. Donc, même quand j'étais dans cette industrie de transfert de connaissances, bien, veux, veux pas, je faisais… Tu sais, le coaching, ça relève un peu de l'esprit sportif, tu sais, d'amener ton
[00:11:34] athlète à attirer son plein potentiel, peut-être en lui faisant considérer un angle que lui n'avait même pas perçu dans son angle mort, tu sais. Fait que du coaching, je pense que j'en ai toujours fait, mais c'est mon imposteur, moi, qui a cogné à la porte et qui a fait en sorte, j'ai eu envie d'aller faire une certification en neurosciences appliquées parce que j'avais l'impression que je ne pouvais pas dire que je faisais du coaching, même si j'avais envie d'en faire plus, tant et si longtemps que je n'avais pas l'étiquette ou le titre.
[00:12:05] OK. Je ne me sentais pas légitime de le faire. Et pourtant, aujourd'hui, je suis vraiment en mesure de dire que c'est ce que j'ai fait depuis des années, sans même savoir que je faisais ça. OK. OK. Ça a mis des mots sur des pratiques, puis ça a activé ça. Ah, bien, c'est wow! C'est wow! Fait que je ne sais pas si tu veux nous dire un peu présentement ce qu'occupe ton esprit. Tu viens de vivre un petit lac à l'épaule avec ton équipe. Tu as des choses qui sont en train d'être préparées. Tout ça, c'est derrière le rideau présentement.
[00:12:34] C'est quoi tes espoirs? Qu'est-ce que tu vises? Qu'est-ce qui s'annonce? À qui tu t'adresses? C'est 22 questions de one shot. Je t'envoie ça à ta parfaite. Tu sais que je suis capable. Je suis capable d'en prendre. Amène-la à ta garnot. Parce que là, tu viens d'activer mon driver de « sois forte ». Vas-y, fais des efforts, sois forte, ça, j'ai bien ça. Puis d'ailleurs, pour celles qui seraient intéressées de savoir quel driver qui est dominant, j'aurai un petit cadeau pour les gens. Oh oui! J'ai construit un quiz qui nous permet de révéler notre driver qui est dominant.
[00:13:04] Et ça, ça pourra être intéressant de le faire puis de venir voir qu'est-ce qui guide nos actions puis qui régit nos attentes avec les autres aussi. Wow! J'ai choisi récemment de m'assumer plus pour le coloré personnage que je suis. Ça veut dire quoi ça pour toi? S'assumer plus, ça veut dire quoi?
[00:13:26] Ça veut dire accepter parfois de déplaire, accepter d'avoir l'opinion contraire à la population, accepter d'être celle qui va dire non. M'assumer plus, c'est vraiment d'avoir l'intégrité à propos de moi-même plutôt que d'avoir l'intégrité tournée vers tous les besoins de tout le monde à satisfaire.
[00:13:53] Parce que pour te dire la vérité, l'idée d'Annick La Parfaite lorsque j'étudiais en 2019, je ne l'assumais pas du tout. J'assumais le nom, je me trouvais drôle, je trouvais ça amusant. C'est comme si j'ai commencé à faire connaissance avec elle à ce moment-là, mais que je ne me sentais pas assez assumée pour dire « Hé, moi là, je fais ça du coaching pour adoucir ton narratif intérieur. » Je me disais « C'est donc bien pas sexy ça. »
[00:14:21] Je me suis dit « C'est donc bien pas sexy ça. » Alors, j'ai fait plein de détours, toujours entraînant ma parfaite en dessous du bras, avec moi. Et souvent, les femmes qui venaient à moi pour différents sujets, pour les aider à évoluer sur leur vitalité. J'ai fait de la formation de formateur. J'ai fait beaucoup d'accompagnements qui n'étaient pas nommés
[00:14:50] comme ce que je te nomme là aujourd'hui. Et c'est dans mes premières fois que je vais le dire avec autant de clarté et d'assumation. Je veux travailler avec des femmes performantes qui, elles-mêmes, ne reconnaissent pas leurs propres exploits comme étant des exploits. Tout le monde autour te trouve votre. Tout le monde trouve que, tu sais, toi, quand tu entreprends quelque chose, tu mènes le projet à terme, on peut avoir confiance en toi, tu es fiable.
[00:15:19] Et en même temps, tu es une maman pieuvre. Tu vas régler tout plein de dossiers collatéraux. Personne ne va manquer de rien. Même quand toi, tu es en épuisement, le paraître va encore prendre le dessus. Bien, tout ça, j'avais l'impression que c'était un standard normal. Et depuis 4-5 ans que je creuse,
[00:15:46] j'investigue sur les comportements, bien, je me rends compte que je ne suis pas si normale que ça, Marius. Il y en a des femmes comme moi qui se tapent sur le chou et en même temps, c'est peut-être pas nécessaire. Bien, écoute, moi, je me reconnais et je ne suis pas une femme. Puis je peux très bien penser à des collègues que je côtoie présentement ou que j'ai côtoyés et qui se reconnaissent dans ce que tu dis, des gens performants. Puis, tu sais, parfois,
[00:16:14] on est des éternels insatisfaits, insatisfaites. Puis si je ne comprends pas d'où ça vient, c'est que je n'ai pas de pouvoir d'action, je suis impuissant. Si tu n'es pas conscient, tu ne peux pas agir. C'est comme important ce que tu nommes là. Puis une question qui m'est venue tantôt, puis qui peut paraître farfelue, mais tu choisis de t'assumer plus maintenant. Puis pour les gens qui nous écoutent présentement et qui se reconnaissent dans ce que tu dis, qui sont peut-être dans leur détour
[00:16:43] avec l'heure parfaite. En rétrospective, qu'est-ce que ça te coûtait à toi de ne pas assumer, de ne pas déplaire? C'est quoi ce qui t'a coûté ça, à toi? Ça m'a coûté d'accompagner des gens qui étaient moins engagés que moi je l'étais. OK. J'ai toujours été la plus craquée des deux dans mes accompagnements. OK.
[00:17:13] Autant dans ce que j'ai vécu dans le virage alimentaire que j'ai fait avec mon fils et ma famille, ça m'a servi de prétexte pour accompagner des gens à faire un virage sur l'alimentation faible en sucre. J'étais bonne là-dedans, c'était facile pour moi de le faire, je partageais mon expérience, je faisais du transfert de connaissances, mais en même temps, je n'avais pas d'exigence sur l'engagement des autres. Alors, je me retrouvais à être la fille forte qui utilisait ce driver-là, qui disait,
[00:17:43] bien, attends, suis-moi, prends-moi par la main, la main, on va y arriver. OK. Et quand je te dis, je m'assume plus, c'est que j'ai envie de dire, bien, moi aussi, j'ai des balises, moi aussi, j'ai des exigences, puis moi aussi, j'ai mes limites. Donc, oui, je peux t'accompagner si et seulement si tu t'y engages toi aussi. Et c'est dans cette assumation-là que je vais moins puiser dans ma propre énergie pour provoquer une transformation durable chez les autres. Parce que clairement, si les gens que j'accompagne
[00:18:12] ne se reposent que sur ma drive à moi, bien, quand même, moi, je me transforme, puis que moi, je dors très bien le soir, puis que moi, je l'ai ma discipline sur mon alimentation pour avoir le maximum de ma vitalité, bien, les gens que j'accompagne, et là, je réponds directement à ta question, ont moins de résultats parce que je n'ai pas exigé d'eux le meilleur. Alors, ce que ça m'a coûté, c'est d'accompagner des gens, puis mea culpa à ces personnes-là,
[00:18:41] qui n'ont peut-être pas eu les résultats qu'ils auraient pu obtenir si j'avais exigé d'eux qu'ils soient aussi engagés dans leur processus. Mais parce que je ne voulais pas déplaire, je n'ai pas été aussi bonne coach que j'aurais dû l'être. C'est épouvantable. OK. Bien, peut-être que tu te juges fortement. Moi, il y a deux choses qui me viennent à l'esprit quand je t'entends raconter ça, c'est que les gens me posent souvent la question, Marius, est-ce quelqu'un que tu ne peux pas aider
[00:19:11] dans ton coaching? Ce que tu fais, je dis, bien oui, quelqu'un qui ne veut pas. Ça me fait penser à ça. Mais tu as une sagesse, tu as une sagesse incroyable. Non, non, non, mais tu sais, j'écrivais un peu ces situations-là. Ça me faisait penser à un entraîneur personnel. Bien, si la personne ne lève pas ses poids, le meilleur entraîneur personnel ne peut rien faire pour lui ou pour elle. Ça me fait penser à ça. Tu ne peux pas faire à la place de l'autre.
[00:19:40] On accompagne l'autre. Il y a une responsabilité partagée dans cette relation de coaching-là. Ça prend un engagement. Oui, mais ma parfaite a fait une association neurologique il y a très, très, très longtemps. Puis ça, ça s'est aussi renforcé dans mon parcours avec, quand j'étais éducatrice, que si l'autre personne de l'autre côté, l'apprenant, ne retient pas l'apprentissage,
[00:20:09] bien c'est la responsabilité du messager de transformer le chemin, transformer le message pour que ça soit. Donc, tu comprendras que dans ce parcours-là des 4-5 dernières années, il m'est arrivé des moments où j'ai pu m'épuiser ou m'essouffler à essayer de trouver des solutions alternatives d'explication de messages. En fait, l'autre n'était juste pas prête à appliquer. J'avais bien beau reviré ma stratégie, ma théorie sur tous les sens. Si l'autre personne
[00:20:39] ne veut pas l'appliquer, je n'avais pas le plein contrôle. là-dessus, je ne l'ai toujours pas. Sauf qu'aujourd'hui, j'accepte ma part de responsabilité et je crois que ça va faire de moi une coach plus en harmonie avec le principe de l'accompagnement parce que moi, je pense que je traînais en fait les gens sous prétexte que moi, j'étais craquée, moi, j'étais disciplinée. Moi, c'est vraiment
[00:21:09] ce que ça m'a coûté. Ça m'a coûté de l'énergie et aujourd'hui, j'ai envie de la multiplier cette énergie-là parce que je serais avec des générateurs d'énergie, des gens que je vais choisir d'accompagner pour leur engagement envers eux-mêmes parce qu'ils en ont réellement assez de se sentir insuffisants quand ils se couchent le soir. Ah, tellement, tellement. Ça revient peut-être à ce que les gens sont prêts à faire
[00:21:38] pour améliorer leur réalité. parmi tout le buffet d'informations qu'une accompagnatrice peut amener, parfois, on n'est pas prêt à mettre en application tout ce qui est possible dans le buffet des possibilités. Le petit pas que les gens sont prêts à faire pour s'aider. Ça, je me mets à ta place et je le vis dans mes accompagnements. C'est, comment je dirais, il faut s'armer de patience et de compassion parce qu'on ne peut pas aller plus vite que l'autre personne.
[00:22:08] Mon engagement, 15 sur 10, ne peut pas compenser l'engagement de l'autre ou le manque d'eux. Ça peut quasiment être effrayant aussi pour la personne que tu accompagnes. On voit rapidement que je suis quelqu'un qui en fait toujours trop. Il ne faut pas me côtoyer très longtemps pour prendre le pouls de mon exubérance. Alors, quand il y a un écart entre là où la personne est et où est-ce qu'elle veut aller et que moi, en plus, je reflète une volonté
[00:22:38] 2000 %, j'ai eu à m'adapter et à prendre conscience aussi que ça peut être intimidant. Oui. Donc, j'aimerais utiliser ma vitalité, mon énergie, cette crainquitude, comme j'aime l'appeler, au service des gens que j'accompagne, pas pour les traîner à la remorque, mais plutôt pour faire un peu une transfusion de comment j'y suis arrivée à être cette fille disciplinée pour les jours
[00:23:06] où je ne suis pas motivée. Parce que ça m'arrive aussi. Oui. Moi, j'ai le goût de te reconnaître, Annick, je ne sais pas si tu as déjà pensé à ça ou si tu t'es déjà fait dire ça, mais je veux reconnaître ta facilité ou je ne sais pas si c'est ton mindset ou c'est la rapidité avec laquelle tu mets le projecteur sur toi-même. Je veux dire, dans le fond, c'est que tu te regardes. La première chose que tu fais, si ça ne va pas en avant toi, c'est que tu te regardes ce que je peux faire, ce que je peux faire, comment je peux faire autrement.
[00:23:36] Puis ça, ce n'est même pas une question. Puis je me dis, en accompagnement, quand on veut amener les gens à transformer l'invitation, bien, on les invite à mettre le projecteur sur eux et ce qu'ils peuvent faire. Je me dis, toi, c'est facile pour toi de le faire. Je serais curieux de voir comment, puis là, je te lance la question, tu sais, toi, tu as ça, comme réglage par défaut, Annick, la parfaite, c'est ça qu'elle fait, elle se regarde, tu sais, pour voir ce que je peux faire puis ce que je n'ai pas fait que je pourrais faire.
[00:24:05] Je pense que j'ai téléchargé une mise à jour, pas sûr que c'était celui par défaut. Tantôt, Marius, tu vas demander ce que tu penses. Mise à jour logicielle. Oui, c'est ça. Tu sais, en 2019, justement, quand j'ai eu un éveil de la conscience sur les programmations qu'on avait reçues qui nous amenaient à se comporter comme… On n'a pas choisi. Non, c'est ça. On les a reçues, on les a intégrées dans notre éducation, tout ça. Je pense que l'expression qui dit,
[00:24:35] voyons, tu le prends donc bien personnel. C'est une des expressions qui me parle le plus et qui, je crois, devrait raisonner chez plus de gens dans le sens où, si je ne le prends pas personnel, qui va le faire? Si moi, je ne prends pas ma part de responsabilité. Bon, OK, mon chum vous dirait que j'exagère parce que je suis un peu soupaudé, je suis susceptible, je prends tout personnel. Bien, parce que moi, si tu m'adresses un reproche ou une critique, je vais te dire, OK, qu'est-ce qui est à l'origine du fait que j'ai agi de main
[00:25:06] et je devais être motivé par quelque chose? Qu'est-ce qui m'a fait croire que ça, c'était la bonne manière d'agir? Puis après ça, bien, qu'est-ce que je peux faire soit pour réparer ou pour ne plus le répéter? Parce que tu as certainement déjà entendu ça, une erreur, tu peux la faire une fois et après, ça devient une décision. Oui, absolument. Alors moi, ma parfaite, elle n'aime pas ça, tu peux prendre en défaut, tu l'auras compris. Oui, des fois, on la répète six, sept fois, juste pour faire sûr. Je te ferais ça.
[00:25:38] Alors, je te dirais que la capacité de retourner ça sur moi, c'est à double tranchant, bien sûr, parce que souvent, je suis celle qui va vivre dans une grande culpabilité pour des choses qui n'ont pas lieu d'être. J'ai appris à aller valider avec les autres, de dire, écoute, j'ai un feeling que peut-être que j'ai dit, ça t'a déplu ou j'ai-tu senti un froid. Donc, pour me protéger de ma parfaite qui se part des cassettes et qui se part des scénarios sur tout et sur rien, j'ai appris la validation. Mais pour être capable de regarder
[00:26:07] qu'est-ce qui est à l'origine de mes propres comportements, ça, ça s'est fait à mesure que j'ai réalisé justement qu'est-ce qui guidait mes actions et j'essaie de voir toujours comment je peux améliorer le truc pour essayer de ne pas être sur le pilote automatique puis agir toujours de la même façon parce que supposément, c'est de même qu'il faut que ça se passe. Ben oui, ben oui. T'as nommé tantôt, ça a passé inaperçu, mais t'es mère de famille puis là, tu vis cette transformation-là
[00:26:35] puis on évolue. Peux-tu donner un exemple concret dans ta vie à toi, un exemple dans le train-train quotidien du avant la prise de conscience puis le après où tu gères ta parfaite consciemment? Un exemple de ce qui est différent dans la vie de quelqu'un quand tu travailles là-dessus? Je vais vous raconter une anecdote amusante. OK. Un épisode qui se tourne autour des brocolis pas cuits.
[00:27:07] En fait... Cache ça dans le verre de lait. Moi, je suis la fille qui prépare les repas chez nous. OK. et ce sera une autre histoire, mais j'ai perdu mon permis de faire la vaisselle chez nous. Moi, je salis puis mon chum ramasse. OK. C'est comme dans nos contrats relationnels. C'est comme ça. OK. Alors là, moi, je suis la fille qui a préparé le souper, mais je suis aussi la maman qui s'en va dans une rencontre de parents le soir. Et là, je suis dans mon bureau puis j'entends
[00:27:36] mon chum qui ouvre le frigo et qui, lui, constate que les brocolis ne sont pas cuits. Lui, dans sa tête, à lui, il me dit juste « Ah, les brocolis ne sont pas cuits. » Et moi, dans ma tête, dans mon bureau, j'entends. Puis là, checké bien, j'entends. « Ah ben, attention, les brocolis ne sont pas cuits. » Voyons, puis qu'il y a d'en faire cuire des brocolis. Puis là, tout le scénario part. Là, c'est ça. Moi, c'est un reproche. Moi, il vient de me dire
[00:28:06] « Voyons, c'est un peu comme si il vient de me traiter d'imbécile ou de... » Tu sais, comme si là, que j'ai failli à ma tâche. Lui, dans le fond, il est récent qu'à prendre les brocolis, les mettre dans le cuiseur à vapeur, six minutes, puis ils vont être prêts. Lui, il ne s'est pas dit comme... Lui, il fait juste constater qu'il va falloir qu'il fasse cuire les brocolis. Et là, je sors du bureau et là, je pète une coche de comme « Hey, avant qu'on soit ensemble, tu n'étais pas capable de te nourrir, toi, tu n'es pas capable de faire cuire ça des brocolis. » c'est ma parfaite
[00:28:36] qui est aux commandes parce que moi, je suis tapin dans mon amour propre d'être la fille qui a raté son coup monumental. Et là, lui, il me regarde comme « Mais oui, mais comment elle a pu arriver à ce scénario-là? » Puis là, il finit par dire « Non, non, ça va, je vais aller faire cuire les brocolis. » Et là, moi, je quitte, je m'en vais à la réunion de parents et tout le long de la réunion de parents, ça me rumine dans la tête de « Je n'ai pas fait cuire les brocolis, je les avais comme juste coupés,
[00:29:04] préparés en fleuron. » Et à quel point je me flagelle, genre « Viens de la réunion de parents puis je le pique avec ça, là. Puis les brocolis, t'es-tu bon? Tu réussis à les faire cuire comme il faut? » Et là, ça ne lâche pas, ça fait une tempête dans un verre d'eau jusqu'à ce qu'ils me disent « Oui, mais où c'était écrit ou comment j'ai pu te faire croire par mon ton? » Ce n'était pas un reproche, c'était un constat, tu sais. Donc là, moi, j'en viens à faire mon examen de conscience puis de me dire « Mais comment, moi, j'en viens à croire
[00:29:34] que si je ne fais pas cuire les brocolis vapeurs, je tue de moins que rien? » Parce que j'étais clairement sur la défensive. J'étais une guerrière avec ma lance comme une chevalière, tu sais, c'est comme je suis partie aux barricades, mais « What? À quel point je peux être programmée pour avoir vu ça comme si j'ai fait de quoi de grave? » Oui. Et ça ne peut pas être ça. Alors, quand tu me demandes ce serait quoi la différence aujourd'hui, c'est d'utiliser la technique de l'écho puis de dire « Ben oui,
[00:30:03] les brocolis ne sont pas cuits, tu avais raison. » Puis de faire son examen de conscience sur la gravité du fait que la seule chose qu'on avait à me reprocher dans cette journée-là, c'était que les brocolis, ils n'avaient pas été passés à vapeur. Le souper était quand même prêt, je m'en allais à une réunion de parents, je m'en allais pas au Go Go Boy, le moins. Mais, à l'intérieur de moi, c'est une programmation que je dois adoucir parce que je crois profondément dans mes associations neurologiques que si je ne réponds pas
[00:30:32] aux attentes des autres ou de ce que je m'imagine que sont les attentes des autres, j'ai pas de valeur. C'est tout un poids apporté. C'était soufflant. Oui. Puis je peux imaginer toutes les sphères de la vie, les moments, les micro-moments dans un quotidien où tu peux être déclenché dans ton discours intérieur qui n'est pas reluisant. Admettons que je t'invite à souper avec ta femme chez nous. Oui. Moi, je ne vous connais pas tant, mais on décide
[00:31:02] de partager un repas. Oui. T'as pas idée, toi, le buffet que je vais vous servir, parce que je ne connais pas vos goûts, donc je vais être sûre de ne pas manquer mon coup. Puis en plus, je ne sais pas si vous avez des allergies. Alors, il va y avoir de tout, du poulet en passant par le tofu. En faisant un petit déto vers le bœuf, il va y avoir du stock, du perrier de trois saveurs. Dans la peur de déplaire quand ça devient envahissant, ça fait en sorte que j'exagère, j'en fais trop
[00:31:31] tout le temps. Oui. Et je ne me rends pas compte, j'ai l'impression que c'est ça qu'il faut qu'il soit fait jusqu'à ce qu'à un moment donné, je prenne une perspective, je me dis, mon Dieu, de la bouffe pour un armé, toi, tu te rendrais quasiment mal à l'aise de voir que j'ai tout fait ça. Moi, peut-être que dans ma journée, j'ai eu plusieurs moments où j'étais... On va commencer la vaisselle tout de suite. Genre, tu sais. Puis là, bien oui, il faut passer au chum qui va faire la vaisselle parce que moi, je ne fais que salir, rappelez-vous-le. Et avec ça, vient tout ce que j'avais
[00:32:00] déjà dans ma journée avant de te dire, bien, viens donc souper. Puis que je décide de mettre des choses de côté, je deviens irritable parce que je prends du retard. En fait, c'est que j'en mets trop dans mon assiette en pensant que tout ça a la même importance et je ne veux plus ça. Alors, c'est pour ça qu'il y a quelques années, j'ai commencé de plus en plus à adoucir et à embrasser cette parfaite-là en l'envoyant se coucher de temps en temps en disant, est-ce que ce comportement-là me sert
[00:32:31] ou est-ce que là, on est rendu dans la tyrannique? Ça a-tu un sentiment d'obligation? Puis en fait, ce n'est peut-être pas nécessaire d'en faire autant. Et là, plusieurs personnes diront, bien oui, mais pourquoi tu ne lui demandes pas à Marius, qu'est-ce qu'il aime? Oui, aussi. Mais tu vois, moi, ce n'est pas l'option du chemin neuronal numéro un. Oui. L'idée qui me vient à l'esprit, c'est que tu choisis maintenant de t'accorder de l'importance à toi aussi. C'est exactement ça. Tellement bien résumé. Ce podcast pourrait se terminer maintenant. Drop the mic. OK. Fait que là, mettons,
[00:33:00] moi, je suis curieux de ta démarche puis ce que tu as parce qu'on nomme des choses, coaching, des drivers, OK? On travaille sur quoi? Avec Annick, la parfaite, la coach, ça ressemble à quoi On travaille beaucoup sur... Comment on avance? Comment on progresse? Moi, ce qui m'a été le plus utile dans les dernières années, c'est vraiment de travailler sur mes chemins neuronaux du vocabulaire. OK. Souvent, comment on nomme les choses, vont être très révélateurs de ce qu'on s'impose.
[00:33:31] Aussi, j'ai appris des techniques au niveau des différentes émotions, de la gestion de l'anxiété de performance, des techniques qui vont nous amener à calmer le système nerveux qui est en système d'alarme, qui est en grosse panique, en hypervigilance, qui se sent insuffisant. Donc, c'est sûr qu'il y a des rencontres où on va faire des prises de conscience, mais ensuite, ça va surtout se traduire par des exercices au quotidien, des micro, micro, micro actions
[00:34:01] qui sont sur le pilote automatique qu'on va porter à notre conscience de dire, OK, ça, tu as toujours choisi de faire ça de cette manière-là. Est-ce que ça te sert encore? Puis, le meilleur exemple que je peux te donner par rapport à ça, c'est mon arrière-grand-mère qui faisait cuire sa dinde avec les cuisses à part. As-tu déjà entendu cette anecdote-là? Je ne t'ai jamais parlé de la cuisson de la dinde, hein? Non. J'ai déjà entendu parler d'un jambon, mais jamais de la dinde.
[00:34:31] Jamais de la dinde. Donc, les cuisses à part. À un moment donné, j'arrive chez une amie et elle me dit, bien oui, mais Annick, pourquoi tu fais cuire tes cuisses de la dinde à part? Parce que mon arrière-grand-mère faisait ça. Voyons, pourquoi tu fais ça? Et là, à force de discuter avec elle, je dis, écoute, on va appeler ma grand-mère pour savoir parce que je n'ai aucune idée pourquoi, mais moi, j'ai toujours fait ça. Quand j'appelle ma grand-mère, j'ai dit, grand-mère, pourquoi il faut faire cuire les cuisses de la dinde à part? Mon Dieu, elle dit, je ne fais plus ça depuis des années.
[00:35:01] C'est que dans le temps, les dindes étaient tellement grosses pour nos rôtissoirs que ça ne rentrait pas dans Yankune. Donc, maintenant, on coupe les cuisses puis on les... Maintenant, on ne fait plus ça, on les fait toutes cuire ensemble. Alors, quand on comprend l'origine de ce qu'on fait, on est capable de remettre en question des programmations. Oui. Et c'est ça avec les drivers. C'est que quand tu étais petite, si ça t'a servi d'être la chouchou du prof, d'être la bonne élève, bien, tu as le syndrome de la bonne réponse, tu sais. Bien, si aujourd'hui, avec ton patron,
[00:35:31] tu as ça d'épais de dossier sur ton bureau, il est vendredi 4 heures, tu as tes enfants qui attendent après toi et tu reçois du monde pour se souper, mais que tu n'es pas capable de lâcher prise là-dessus, bien, toi aussi, tu deviens une bonne candidate pour l'épuisement. Oui. Parce que si tu as encaissé le chemin neuronal de... Je dois absolument terminer ce que j'ai entrepris pour avoir de l'approbation, pour... Donc, peut-être que dans mon coaching, ce que je vais te faire expérimenter comme des micro-actions que tu vas mettre
[00:36:01] dans ton quotidien, c'est comme tu vas te prescrire ce qui est difficile à faire puis tu vas accumuler des preuves que tu peux être autrement et être aussi aimé. Ça ne veut pas dire que le vendredi, à 4 heures, tu vas sacrer ton camp avec la grosse pile pas finie, mais ça se peut que tu te demandes, OK, mais qu'est-ce qui m'amène à croire que je dois absolument passer à travers ça pour être aimé, pour être validé? Ça fait que là, ça se peut que tu ailles chercher soit de l'aide, une opinion externe, peut-être parler trouver qu'est-ce qui serait satisfaisant pour pas que tu passes
[00:36:31] la fin de semaine à penser à toute la pile qui est restée au bureau. Peut-être qu'à force d'accumuler cette preuve-là comme de quoi, quand même je pars du bureau avec quelques dossiers qui ne sont pas résolus, je peux passer une belle fin de semaine avec ma famille puis être pleinement présente. Donc, il y a les chemins neuronaux du vocabulaire, il y a aussi toutes les habitudes qu'on fait sur le pilote automatique qui peuvent être revues et on le fait avec certaines techniques
[00:36:59] qui ont rapport avec les neurosciences sur la déprogrammation des croyances puis la reprogrammation de nouveaux chemins neuronaux qui ne s'amplifient que par la pratique et la répétition. Est-ce que ces nouveaux chemins neuronaux sont accompagnés de nouveaux drivers qui sont plus sains, plus au service de la personne? Qu'est-ce qui accompagne? Est-ce qu'il y a un remplacement à ces drivers-là qu'on n'a pas choisis en fait? Comment tu nommerais ça?
[00:37:29] Oui, par la neurosciences, il y a à peu près juste cinq drivers qu'on a tous à différentes intensités. Fait que c'est plus un curseur qu'on va déplacer. OK. Dans le sens où si tu scores très fort avec un curseur dominant sur, mettons, le dépêche-toi. Lorsqu'on va travailler ensemble, si tu me disais « Moi, je suis tout le temps à la dernière minute, même si je me donne des buffers de temps, je finis tout le temps par courir. » Bien là, on va réaliser que c'est l'émotion que ça te provoque de te placer à la dernière minute
[00:37:58] et que tu y arrives tout le temps. Et ça, ça te fait accumuler la preuve que « Ah, tu vois, même quand je suis squeezé, même quand je pense que je n'y arriverai pas, j'y arrive. » Donc, probablement, ce qu'on va faire, c'est qu'on va déplacer ton curseur pour dire « Si je pense qu'il faut que je commence ce projet-là en me laissant 10 heures devant moi, bien, et si je le commençais 10 heures plus tôt, qu'est-ce que ça donnerait? » Et ainsi de suite, on va voir dans quelle harmonie ton driver à l'équipe t'es attaché
[00:38:28] parce que t'aimes ça être comme ça. Ça t'a servi. Tu sais, mettons, des travaux d'université, des travaux scolaires que t'as fait toute la nuit. Il n'y a rien comme une échéance pour être productif. Exactement, mais en même temps, ça peut être très inconfortable, même si tu y es toujours arrivé. Ça se peut qu'à un moment donné, avec les imprévus de la famille et des enfants, tu ne peux plus te permettre d'avoir des échéances aussi serrées. Tu as envie de t'offrir un certain confort. Donc, quand on travaille les drivers du dépêche-toi,
[00:38:57] la personne ne deviendra jamais un « Prends ton temps ». Sauf qu'on peut peut-être déplacer le curseur pour l'amener à avoir plus d'harmonie et de moins de flagellation dans le processus. Plus de joie, plus de paix d'esprit, plus de satisfaction personnelle, j'imagine aussi, d'être capable de gérer les il-faux arbitraires qu'on s'impose. Oui. Oui. Wow. Oui, absolument.
[00:39:27] La coach qui se mêle de tes affaires. Qu'est-ce qui s'en vient, ma chère, avec ton lac à l'épaule et ce que tu as le goût pour 2025? Veux-tu nous parler de ce que tu as le goût d'offrir aux personnes que tu as nommées tantôt explicitement? Tu veux travailler avec des femmes performantes qui se flagellent peut-être un peu. Qu'est-ce que tu as le goût d'offrir à ces gens-là en 2025 qui s'en vient? J'ai envie d'offrir ma présence.
[00:39:56] J'ai envie d'offrir un tête-à-tête. OK. J'ai envie d'être l'ami de proximité qui va justement te faire voir un peu les angles morts. Tu sais, avec la multipotentialité, le fait d'être multipassionné de beaucoup de choses, je me suis toujours sentie peinturée dans un coin de me faire demander « Annick, qu'est-ce que tu fais dans la vie? » OK. J'accompagne des gens
[00:40:26] à faire ressortir leur potentiel. Ce n'est pas très concret. Et souvent, quand j'accompagne quelqu'un qui est arrivé à moi pour soit l'alimentation faible en sucre ou pour le jeûne ou parce que la personne trouvait que j'avais de l'énergie et s'est demandé « Mais comment? Qu'est-ce qu'elle mange en hiver, ce fille-là? » Souvent, on aboutit dans le narratif intérieur et on se rend compte de qu'est-ce qui est à l'origine des comportements. Donc, peu importe ce qui amène les gens
[00:40:55] que j'ai accompagnés vers moi, même quand j'étais dans l'industrie de la coiffure, souvent, ce qui a ressorti, c'est cette manière d'être responsable de notre succès. Alors, ce que je veux faire en 2025, c'est d'être en tête et main dans la main dans une relation de proximité avec des femmes qui se sentent insuffisantes et qui veulent travailler leur contentement d'être soi. Est-ce que ça va passer
[00:41:25] par « Je ne suis jamais fière de moi, jamais fière de mon corps, je n'ai pas assez d'énergie, je trouve que je… » Et on va regarder ce qui se passe au niveau de l'alimentation puis je vais t'influencer peut-être à explorer le jeûne éventuellement. Est-ce qu'on va plutôt travailler ensemble des prises de conscience sur le narratif intérieur qui guide tes actions? En ce moment, je ne suis même pas capable de te dire pour chacune des individus que je vais accompagner par quoi ça va passer. La seule chose que je peux te dire, c'est qu'avec le chemin que j'ai marché
[00:41:55] et la transformation que j'ai moi-même vécue à travers les épreuves que l'univers m'a envoyées comme enseignante, comme enseignante, bon, il faudrait au moins que… Sur un réseau d'éducation, il faudrait au moins que je m'accorde comme il faut. Donc, ces fameuses épreuves-là sur lesquelles j'ai développé ma capacité de passer à travers, bien moi, je suis allée chercher des outils qui ont été le plus utile pour moi. Donc, des portails de formation, je n'avais plus envie d'en créer.
[00:42:24] J'avais envie plutôt de pointer quels étaient les enseignements, les chapitres qui m'ont servi le mieux. Donc, dans une relation de proximité avec les femmes que je vais accompagner, je dis les femmes parce que c'est venu plus naturel pour moi d'être reconnue par celle qui ressente cette culpabilité fondamentale-là. Ce phénomène de se coucher le soir, d'être brûlée ben raide, mais d'avoir l'impression d'avoir rien accompli de significatif. Moi, j'en peux plus de voir
[00:42:54] des femmes d'exception me dire qu'il n'y a rien là, que tout le monde aurait fait ça parce que j'ai pensé ça longtemps. Finalement, je travaille à reconnaître mes propres exploits et ce n'est pas vrai que tout le monde aurait fait ça. Donc, j'aimerais faire profiter de mon expérience d'autres femmes dans une relation de proximité en tête-à-tête. Wow! C'est inspirant, ma chère. Vraiment? Je l'espère. Je m'inspire moi-même aujourd'hui. Je suis bien fière de pouvoir m'adresser à ta communauté.
[00:43:24] Merci de me donner cette belle opportunité-là. Ça me fait tellement plaisir. Écoute, moi, je te reçois avec mon expérience de vie puis ce que tu me dis puis avec mes référentiels à moi puis le nom du podcast c'est Tout le monde est un leader puis pour moi, ça, ça veut dire que tout le monde est capable d'agir. Tout le monde est responsable. On n'est pas impuissant. Comment tu reçois ça, toi? Tu as vu ça, tout le monde est un leader puis le leadership pour toi, c'est quoi? Dans ton vécu à toi, il n'y a pas
[00:43:53] de mauvaise réponse. Pour moi, le leadership, ça a toujours été d'amener les gens, de les fédérer vers un objectif commun. OK. Qu'on soit deux, qu'on soit soi, d'être fédéré, d'être engagé vers un objectif commun et ça vient juxtaposer avec la responsibility. On va y aller du côté de l'anglais pour comprendre respondability. Oui.
[00:44:22] Cette capacité à répondre, donc développer l'habileté de répondre sur les événements, sur les obstacles. Et ça, pour moi, d'être quelqu'un qui prend sa responsabilité, je trouve que ça augmente le leadership que tu peux avoir sur toi, sur ta famille, sur tes enfants, sur un groupe de travail et surtout dans le système de l'éducation actuelle tel qu'il est organisé. l'impact, l'influence sur comment le monde
[00:44:52] sera demain est vraiment grandiose. Donc, si à mon tour, je peux aider une femme performante qui a beaucoup à offrir, à prendre conscience des exploits qu'elle accomplit chaque jour, bien, j'aurai changé le monde à ma façon. Donc, c'est ma manière d'explorer mon propre leadership. Wow! Dans mes mots, je dirais que tu veux inviter les femmes à s'accorder de l'importance. Tu sais, pour s'accorder un peu de douceur avec un bon coup de pied dans le derrière, comme tu disais.
[00:45:22] Oui, parce que ce genre d'homme, je suis bienveillante, bienveillante, toujours branchée sur des bonnes intentions et en même temps, pourquoi la coach qui se malle de tes affaires, c'est que tu vas arriver à moi peut-être pour une raison qui ne fait pas trop mal à ton égo, mais ça se peut que moi, je gratte quelques bobos et je te dise écoute, cette semaine, qu'est-ce que tu en penses si on explore une hypothèse différente de ce que tu as exploré à venir jusqu'à maintenant qui pourrait peut-être être à l'origine de pourquoi tu agis toujours de même.
[00:45:52] Qu'est-ce qui fait que tu mets toujours tes cuisses de la dinde et de la pâte? Et là, on peut vraiment amorcer un changement qui est durable parce qu'on a une meilleure conscience de pourquoi on fait les choses. On ne peut pas changer ce qu'on n'a pas conscience. Non, impossible. Impossible. Wow! J'ai préparé des petites questions de Rafale. Ça nous permet peut-être d'explorer certains aspects de ta personne puis j'espère que ça va te faire réfléchir aussi. Ça permet aux gens peut-être d'apprendre à te connaître encore plus
[00:46:21] dans un court laps. ton challenge, c'est de garder des réponses courtes mais moi, ma job, c'est d'essayer de ne pas t'interrompre parce que c'est le fun d'en poser d'autres. Première question. Qu'as-tu appris au sujet de la vie ou de toi-même grâce à tes enfants? Que j'étais pas le style de mère que j'aurais pensé être. J'aime pas ça jouer à terre
[00:46:51] aux voitures, moi. Un dimanche matin idéal pour Annick La Parfaite. Oh, ça commence de bonheur puis je cuisine ma semaine. OK. Le plus beau compliment qu'on t'ait donné. C'est parfait. OK. Les cinq dernières années représentent un chapitre dans ta vie.
[00:47:22] C'est quoi le chapitre? C'est quoi le titre? Oh, le titre du chapitre des cinq dernières années. Hé, mon Dieu, je suis donc bien figée. Là, ma parfaite est pas fière. Là, tu prends le temps. On est là pour ça. C'est pour toi, la question. Tu sais s'il y avait un thème. 2019, formation de coaching
[00:47:51] à aujourd'hui. C'est quoi ce chapitre-là? Il s'appelle comment? Je pense trop. C'est bon. Une chose au quotidien dont tu ne peux pas te passer. Mais qui t'onnes? Des sept tonnes exogènes. Pour les gens comme moi qui ne savent pas ça fait quoi dans la vie, c'est quoi ça? C'est un breuvage qui a été fermenté à laboratoire pour imiter ce que ton corps ferait lui-même
[00:48:21] si tu étais en jaune depuis plus de 36 heures. Grossièrement, c'est un beau shortcut pour garder dans ton sang cette molécule-là qui consomme tes graisses pour produire de l'énergie. OK. Un aspect de ta personne ou de ta pratique de coaching sur lequel tu travailles présentement? On est intentionnel dans qui on est. Un aspect de ta personne ou de ta pratique sur lequel tu travailles présentement, ce serait quoi? Le détachement.
[00:48:51] OK. Vraiment d'être capable de prendre que ma part de responsabilité dans le processus d'accompagnement, ça va servir l'autre à obtenir des résultats plus durables. Yes. Un livre, balado, vidéo, source d'information qui a changé ta perspective sur ce que tu as le goût de faire récemment? Le livre Je pense trop.
[00:49:21] Pour vrai? Oui, pour vrai. C'est un livre de Christelle Petit-Colin et c'est ça qui m'a monté tout à l'heure parce que ça parle de la surefficience mentale et des normaux pensants dans le sens de la norme pensent d'une certaine façon et il y a ceux qui ne passent jamais par B pour se rendre à C parce que ça a l'air d'une évidence. Donc, ça, ça a beaucoup élevé mon niveau de conscience
[00:49:50] et ça a été très, très transformateur pour moi. Donc, Christelle Petit-Colin, le livre Je pense trop. OK, merci beaucoup. Wow, je ne connais pas. Je vais aller voir ça. Si tu pouvais collaborer avec une personne dans l'histoire de l'humanité, le vivant autour du passé, une personne qui se passe une journée avec, ce serait qui et pourquoi? Ça serait de toute évidence Lady Gaga. Pour vrai? Oui. Pourquoi? Ah oui. pour son exubérance, pour son assumation, pour sa couleur
[00:50:21] parce que je ne sais pas ce que je suis fait pour être une rockstar. Ils ont juste oublié de me donner une voix. Capoté. Le mot qui représente le mieux, ton carburant ou dans tes mots, ton driver actuel, ce qui te drive à faire ça et à offrir ça? L'intention. Le pouvoir de l'intention. Je vais citer mon beau-père là-dessus qui me dit toujours qu'on ne peut jamais en vouloir à quelqu'un
[00:50:51] qui est branché sur les bonnes intentions. Wow. C'est drôle, je te dis ça. Je le ressens jusqu'à l'intérieur. Alors, merci pour la question. Ça me fait du bien de l'assumer plus. Yes. Merci à toi. Avec ta perspective, on n'a pas parlé vraiment d'éducation, mais tout le monde a son expérience avec ce que c'est l'éducation et ce que ça pourrait être. Tout le monde a une opinion là-dessus.
[00:51:20] Si tu avais un souhait pour l'éducation formelle, le système scolaire, ce serait quoi? Dans ta perspective adulte maintenant, la super-efficiente qui apprend à se détacher de l'autre, ce serait quoi un souhait? ce serait qu'il y ait plus d'ouverture et de co-création pour les cerveaux atypiques. OK. Élargir notre perception de la réussite.
[00:51:50] Oui. Merci pour me résumer. Oui, exactement. Élargir les possibilités, être possibiliste. quel était le premier métier que tu rêvais de faire quand tu étais enfant? Oh non, c'est pas cette question-là pour moi. Marius, je voulais être première ministre, je voulais être la première femme, première ministre du Québec. Bien voyons donc. Ah oui? Bien oui, bien oui, Mme Marois m'a complètement coupé l'herbe sur le pied.
[00:52:22] Je voulais réellement être première ministre, bien oui. Fabuleux. Fait que réalistement, ton premier emploi, je ne sais pas si tu t'en souviens, c'était quoi comme étudiant ou comme jeune? T'as-tu devant de la limonade sur le bord du lac Saint-Jean? Je travaillais dans une boulangerie et je faisais des chocolatines, je roulais des chocolatines, donc tu sais, pour une fille qui enseigne le faible en sucre. J'adore encore autant des chocolatines. Je me levais en plein milieu de la nuit pour aller à la boulangerie vers 4 heures du matin
[00:52:51] et je roulais des chocolatines. Wow! Fabuleux. Quelle belle expérience de vie, pareil. On se rencontre dans un an, jour pour jour, puis on serait en train de célébrer quoi? On se projette dans un an, on se revoit, on fait chin-chin avec de l'eau perillée qui goûte. Ce serait quoi dans un an? Qu'est-ce que tu souhaiterais qu'on célèbre dans un an? C'est d'avoir réussi à enlever une tonne de pression
[00:53:21] sur les femmes performantes et je crois que par ricochet, ça va, moi aussi, m'avoir permis de m'enlever beaucoup de pression en chemin parce qu'à chaque fois que je rencontre une femme qui se met les mêmes exigences tyranniques que moi, bien moi, je grandis aussi. Donc, à chaque fois que j'arrive à enlever de la pression ou que la personne arrive à s'enlever de la pression, si je veux être cohérente
[00:53:51] avec mon détachement, bien c'est que quand cette femme-là réussit à s'enlever de la pression, bien moi aussi, ça me convainc que je marche le bon chemin puis qu'on peut y arriver. Donc, c'est de fédérer des femmes qui pensent aussi qu'il n'est pas valorisant d'être cette maman pieuvre qui doit réussir dans tous les domaines de sa vie à satisfaire les exigences de tout le monde pour se retrouver vide à la fin de la journée. Alors, clairement, je crois que l'année prochaine,
[00:54:20] ensemble, on pourra célébrer que moi-même, je transporte moins de pression sur mes épaules. Wow! Là, comme Marie, comme Marie, j'ai une épouse, là, j'écoute ça puis je me dis que c'est un gars qui veut arranger les affaires, qui veut amener une solution, qu'est-ce qu'un conjoint peut faire quand il constate qu'il est avec une parfaite parce qu'il y a des gars qui vont écouter ça, ce podcast-là puis qui vont peut-être reconnaître qu'il y en a eu nous autres aussi, une parfaite. Qu'est-ce qu'on peut faire? Qu'est-ce qui est
[00:54:50] de la responsabilité d'un conjoint? Qu'est-ce qui peut être vraiment amusant à faire en couple? Ça serait de faire le quiz sur les drivers ensemble. Wow! OK. Parce que les drivers, qu'on soit homme ou femme, on le porte à l'intérieur de nous. Oui. C'est vraiment reconnu par la littérature en neurosciences et ça nous permet de comprendre ce qui est important pour l'autre et qu'est-ce qui régit ses attentes aussi. Parce que quand on porte, exemple, un fait des efforts
[00:55:20] à l'intérieur de nous, donc si toi, tu penses que, voyons, il faudrait qu'elle fasse un effort de plus, tu vas avoir une tendance à juger la personne en disant qu'elle n'est pas persévérante ou qu'elle abandonne trop facilement parce que toi, tu as été validé lorsque tu faisais un effort. Oui, ce n'est pas compliqué. Force-toi. C'est ça. Voyons, à cause qu'elle ne se force pas. Oui, exactement. Alors, quand on fait le quiz à deux et on se rend compte, exemple, qu'on a une parfaite en avant de nous et que nous,
[00:55:49] on est plus dans, je ne sais pas, le fait plaisir aux autres. Oui. Pour nous autres, en autant que ça te fait plaisir, quand même, ce n'était pas le mieux ou quand même, ce n'était pas fait. Il y a plein de choses qui deviennent plus légères parce qu'on se comprend mutuellement mieux. Donc, je pense que plutôt que de dire à ta femme, ah tiens, fais d'autres quiz-là, c'est bon pour toi, je pense qu'il y a une belle façon, ça pourrait être de dire, hey, je trouverais ça amusant qu'on passe le quiz chacun de notre côté puis on se parle ensuite
[00:56:18] sur nos résultats. OK. Ça peut être vraiment intéressant. Nous autres, en tout cas, avec mon chum, on se dit souvent, ici, c'est comme, OK, là, tu as fait des efforts, il exagère un peu, puis mon chum, il est capable maintenant de me dire, tu peux renvoyer ta parfaite se coucher, je pense que ce n'est pas nécessaire. On ne l'a pas invité. Alors là, ça amène de l'humour, tu sais. Oui, oui, clairement, je peux le voir. Donc, on mettra dans les notes de l'épisode le lien vers ce quiz-là pour les gens qui sont intéressés. C'est très gentil de ta part d'offrir tout ça.
[00:56:49] C'est un plaisir d'apprendre... C'est un plaisir d'apprendre à te connaître à travers notre conversation. Moi, j'aurais le goût de te demander, on était sur le point de ce qu'il t'est, est-ce qu'il y a une question que je ne t'ai pas posée qu'il faut que je te pose aujourd'hui parce qu'on est là ensemble. Tu sais, quand tu pensais à notre entretien, est-ce qu'il y a des thèmes qu'on n'a pas abordés et que tu disais, ça, ça aurait été bien qu'on aborde ça ensemble? Ce que je trouve vraiment étonnant puisqu'on cohabite ensemble
[00:57:18] dans l'industrie du podcast, c'est qu'on n'a pas parlé tant que ça du podcasting. Non. Et toi, tu es quelqu'un que j'admire vraiment beaucoup pour ce que tu as réussi à créer dans cet univers-là. Ah, wow. Merci. De par ta facilité de converser, converser avec un micro, dire ce qu'on a à dire, faire rayonner un message, j'ai vraiment apprécié ce que tu livres au niveau du podcast puis de l'utiliser pour changer le monde tel qu'on le connaît aujourd'hui
[00:57:48] parce que c'est ce qu'on nommait. De mon côté, le podcasting est venu sur le tard et j'ai envie d'inviter les gens à écouter le podcast sans pression. Oui. 1-0-0, pression avec un S. Sans pression, bien oui, il faut parler de ton podcast. Parce qu'il s'est inscrit, Marius, dans ma démarche de m'enlever de la pression. Moi, il y a un an, je croyais que je ne pouvais pas être animatrice de podcasts, bien que je sois sur les réseaux sociaux, que j'ai donné des formations, des conférences, que j'ai été sur des scènes,
[00:58:18] sur différents sujets. Je croyais que ma voix ne me permettait pas d'avoir un podcast. Puis finalement, je me rends compte que cette manière de me raconter là, en audio, m'amène à exposer plus de vulnérabilité. Puis le podcast, sans pression, ça m'amène aussi à me thérapiser. Je sais que j'invente un nouveau mot, encore une fois. C'est pour moi une thérapie de vulnérabilité. Et je pense que ça serait un beau complément à l'entrevue qu'on vient de faire ensemble. Si les gens pouvaient tendre l'oreille
[00:58:48] sur le podcast sans pression, ça me ferait vraiment plaisir. Je vais mettre le lien dans les notes d'épisode également. C'est clair. Sans pression, avec Annick La Parfaite. Merci. Je te laisse le mot de la fin pour les gens qui prennent le temps de nous écouter, pour les gens qui te découvrent aujourd'hui. C'est quoi le message de la fin que tu as le goût de déposer en ce début 2025? De vraiment avoir confiance de se faire des remises en question sur nos processus qui roulent
[00:59:17] par automatisme. Parce que comme on ne sait pas ce qu'on ne sait pas, même si c'est un motus operandi dans lequel tu as toujours fonctionné, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de la pression à libérer et que d'adoucir les injonctions qui roulent à l'intérieur pourrait peut-être te faire découvrir une version plus harmonieuse de toi-même. Donc, c'est vraiment ce que je souhaite de se libérer de la pression d'être parfaite. Wow! Quelle joie, quelle invitation. C'était Annick La Parfaite à Tout le monde est un leader.
[00:59:46] Merci d'avoir pris le temps d'écouter l'épisode de cette semaine. J'espère que vous avez des idées concrètes à réinvestir dans votre milieu. Si vous appréciez le podcast et que vous n'êtes pas encore abonné, je vous invite à vous abonner dès maintenant sur la plateforme de votre choix. Un, ça me fait tellement plaisir et deux, c'est une façon très concrète pour nous de savoir que le podcast répond à un besoin. Si vous êtes à la recherche de podcasts francophones portant sur l'éducation, connaissez-vous baladopédago.com?
[01:00:16] C'est votre répertoire de balado pédagogique en français fait par des passionnés de l'éducation. Ça vaut vraiment la peine d'aller jeter un coup d'œil au baladopédago.com. Et pour ne rien manquer de mes activités, je vous invite à me suivre dans les réseaux sociaux et à consulter le site web au mariusbourgeois.ca. Ensemble, mes très chers collègues, transformons l'éducation. À bientôt.

