Dans cet épisode captivant, j'accueille Jean-Marc Dupont, directeur du service de soutien à l'apprentissage au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est. Ensemble, on explore les transformations nécessaires en éducation, de l’importance d’un accompagnement individualisé au rôle de la pensée critique dans l’apprentissage. Jean-Marc partage ses réflexions sur la désindustrialisation du modèle éducatif, l’utilisation de l’intelligence artificielle et les défis auxquels font face les leaders pédagogiques.
Un épisode riche en apprentissages pour tous les passionnés de l’éducation.
👇 #Éducation #Leadership #transformation
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Passionné du leadership et de l’éducation, Marius se déplace partout pour partager des idées et des stratégies afin de faciliter la transformation en éducation. Tout le monde est un leader, c’est sa conviction mais c’est aussi son histoire. À ce jour, Marius a déjà offert plus de 400 conférences dans la francophonie canadienne et mondiale.
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[00:00:00] Je pense qu'il faut être au courant que c'est rien de nouveau. Puis encore, pourquoi tout le monde en parle? Ça revient à être curieux. C'est ça vraiment qui nous a entraîné dans le projet. Si c'est pas nouveau, pourquoi tout le monde en parle maintenant? Puis on a créé un peu trois catégories d'IA. Je suis d'accord avec toi, Marius, ça me fait rire un peu des fois quand les gens me posent une question au niveau de l'IA.
[00:00:25] Parce que c'est quel aspect de l'IA tu veux discuter? C'est comme dire, peux-tu me parler des poissons dans l'océan? Il y en a, il y en a. C'est de quoi tu veux qu'on parle? Bonjour, je m'appelle Marius et vous écoutez Tout le monde est un leader. Un podcast pour transformer l'éducation. Parce que les temps changent les amis.
[00:00:50] Au cours des dix dernières années, j'ai aidé des milliers de leaders à inspirer le changement dans leur milieu. Ce podcast vous aidera à faire prendre de l'expansion à qui vous êtes. Et on commence tout de suite avec l'épisode d'aujourd'hui. Bienvenue à Tout le monde est un leader. Un podcast pour transformer l'éducation. Et aujourd'hui, j'ai le bonheur et le privilège d'accueillir un collègue avec qui j'ai grandi en parallèle.
[00:01:19] Jean-Marc Dupont, bonjour. Bonjour Marius, ça va bien? Absolument. Écoute, merci de prendre le temps de me rencontrer. Tu es au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est et présentement directeur du service de soutien à l'apprentissage. Qu'est-ce qu'occupe ton agenda présentement? On est le 13 décembre au moment où on enregistre l'épisode. Mais comment ça va présentement, mon cher? Ah, les choses vont bien. Les choses vont bien.
[00:01:46] Depuis mon arrivée au service en 2021, on a retravaillé un peu la vision des plans d'accompagnement aux écoles, puis un peu le modèle d'accompagnement. Puis moi, j'ai toujours été le genre à essayer d'améliorer les choses, le maintien, l'opérationnel. C'est moins dans mes forces, moins dans mes cartes. Donc, c'est certain quand j'arrive en quelque part, on cherche à pas tout changer, pas jeter le bébé avec l'eau du bain, mais certainement améliorer les processus.
[00:02:14] C'est ce que j'ai tenté de faire depuis 2021. Un peu une refonte des accompagnements des écoles. Puis il y a beaucoup, il y a plusieurs dossiers au niveau du système. Des fois, les gens s'imaginent que le travail du service pédagogique, c'est d'offrir de la formation. Puis quoi que ça en est une partie, c'est quand même une infirme partie du travail. On mise beaucoup sur l'accompagnement. Et puis de plus en plus, je dirais depuis 2015-2016, il y a une tendance vers l'accompagnement plus individuel ou du coaching.
[00:02:45] L'accompagnement de l'adulte s'appuie sur des principes d'andragogie. La question à se poser à l'échelle du système, c'est comment qu'on peut rendre ça à l'échelle. C'est certainement plus énergivore au niveau du temps. Puis, mais l'impact y est. On le sait très bien. Toi et moi, on a fait plusieurs formations ensemble. Soit mutuellement ou on a participé au même réseau. Puis ça peut être la meilleure formation au monde. Mais on sortait de là. Puis un an plus tard, tu te souviens de quoi?
[00:03:15] Peut-être 10%, 15%. Si on est généreux. La recherche démontre certainement qu'il y a une meilleure rétention au niveau de l'accompagnement individualisé. Après ça, les défis là-dedans, c'est dans un système, comment tu le rends à l'échelle. Comment tu appuies le plus grand nombre de gens possible. Puis c'est ça. C'est ça qui m'occupe à peu près dans les deux ans. C'est fantastique. Écoute, tu me rappelles, je ne sais pas si tu étais là ou si tu as suivi la même formation, mais à un moment donné, Dylan Williams est venu, je pense, autour de 2010.
[00:03:44] Oh oui oui! Directement en lien avec ce que tu viens de dire, il avait utilisé l'exemple de Weight Watchers. Il avait dit « Weight Watchers devrait être l'entreprise qui fait le moins d'argent et devrait fermer leurs portes parce que tout le monde connaît la recette pour perdre du poids. Il faut que tu manges bien et que tu bouges plus. » Il avait dit « Quand tu t'abonnes à Weight Watchers, Weight Watchers ne donne pas exclusivement à leurs abonnés une information supplémentaire comme un troisième ingrédient. »
[00:04:13] Il avait dit « Comment ça se fait qu'ils sont encore en affaires? » Je vais le dire en anglais comme lui l'avait dit. Ils ont figuré que « They're not in the information giving business. They're in the habit changing business. » Puis quand j'ai entendu ça, ça a comme fait « Wow! » Directement en lien avec ce que tu as dit, des formations c'est important. L'accompagnement c'est énergivore, mais l'objectif de nos accompagnements c'est qu'il y ait des changements dans des habitudes.
[00:04:42] On veut améliorer les choses. En tout cas, je voulais juste te déposer ça, mais tu l'avais entendu, tu te souviens-tu de ce monsieur-là? Oh très bien! Dylan Williams, c'était-tu légendaire en pédagogie? Ben oui, je me souviens. Si c'était pas à cette conférence-là, c'était autour du même temps une conférence sans fave parce qu'il avait fait les tournées à l'époque. Ça me fait passer à un livre que j'ai lu l'été dernier de « L'auteur m'échappe » mais c'est « Tom McHabbit » Ah oui, James Clear. James Clear, c'est ça, exact! Vraiment bon livre et c'est ça qui est au centre de la question.
[00:05:11] C'est comment on change nos habitudes pour changer nos comportements. Une fois que les comportements changent, les résultats changent aussi. Oui. Quand on adopte, quand on fait de la place pour des nouvelles habitudes, puis là je reviens avec les ajustements que vous avez amenés dans votre formule de soutien à l'apprentissage, qui est moins formation mais plus accompagnement, il faut renoncer à des choses. Il faut laisser aller certaines choses qu'on faisait pour faire de la place aux nouvelles. Qu'est-ce que ça demande d'un point de vue systémique comme vous?
[00:05:39] On laisse aller quoi pour faire de la place à de l'accompagnement qui est plus énergivore, mais le résultat est là. Qu'est-ce qu'on doit laisser aller? Je pense que tu mets le doigt sur le défi. On a des défis de laisser aller des choses parce qu'ensuite on mesure à la perte ou après ça, ça devient une critique de l'accompagnement de l'adulte parce qu'on ne fait plus ce qu'on faisait avant, qui était apprécié, quoi que ce soit. Ça fait que c'est assez de trouver des nouvelles façons de faire des choses pour essayer de, à la fois, maintenir les attentes puis aller plus loin dans l'accompagnement comme tel.
[00:06:10] Puis à ce point-là, ça me fait penser beaucoup à Quality Implementation, notre collègue à OASY, Stephen Katz. Super bon livre au niveau de la mise en application des différentes initiatives. Il disait, c'est quoi notre impact? Comment est-ce qu'on sait c'est quoi notre impact? Puis après ça, quand on revient sur notre impact, c'est plus de, ben moi je préfère offrir de la formation ou je préfère accompagner, c'est bien c'est quoi qui a le plus grand impact puis qu'est-ce qu'on voit? Ça fait que quand on prend des décisions objectives comme ça en fonction de données réelles, on est mieux équipé pour peut-être avoir un peu de...
[00:06:41] faire face à cette remorque-là de laisser aller certaines choses. Puis il y a une évolution depuis la pandémie, on l'a vu, les enseignants se sentent plus à l'aise au niveau de la technologie, peut-être besoin un petit peu moins d'accompagnement ou de formation en matière d'intégration technologique. Le contexte a forcé la chose, il fallait s'adapter. Mais après ça, la question pour nous, au systémique, c'est comment on peut utiliser cette technologie-là à bon escient pour améliorer nos pratiques de formation.
[00:07:07] Est-ce qu'une formation s'est-tu nécessairement besoin d'être une pleine journée, une demi-journée ou quoi que ce soit? Est-ce qu'il y a d'autres façons d'offrir quand même de la formation? Je pense que l'accompagnement de l'adulte, quoique il y a beaucoup de retombées positives, il ne faut pas que ce soit un ou l'autre dans notre approche. Ce n'est pas pour dire que la formation n'a pas de valeur. C'est vraiment un et l'autre puis comment on le marie pour avoir le plus grand impact possible.
[00:07:34] Donc, pour nous, pour notre conseil, on s'est doté d'une plateforme LMS dédiée à l'apprentissage professionnel. Puis ça, c'est un nouveau projet de cette année. On joue avec cette idée-là d'offrir des micro-formations, des webinaires, puis miser un petit peu plus sur la synchrone que le développement professionnel des gens à tout moment. Ça fait que c'est une première étape, mais c'est juste pour valoriser que peut-être qu'on délaisse, ce qu'on est en train de délaisser, c'est un modèle plus qu'un concept.
[00:08:03] La formation est quand même importante, mais on peut la faire vivre différemment. Ce n'est pas pour dire qu'on fait fi du présidentiel, mais de façon complémentaire, on peut aller un petit peu plus loin avec la synchrone. Ok, ok, je comprends. Ça multiplie aussi l'expertise. Exact. Puis ça laisse des traces. Ça documente. C'est ça, ce que je trouvais plate des fois, puis on l'a tous vécu quand on fait une très bonne formation. On veut la revivre des fois, ou la revisiter, ou revisiter certains éléments au document.
[00:08:34] Puis ça peut être difficile de se rappeler toutes les informations, la prise de notes, ou de regarder le keynote ou le PowerPoint, ou quoi que ce soit, puis penser, ok, c'était quoi exactement qu'on disait à ce point-là. Oui. Mais d'avoir des traces à synchrone comme ça, ça peut nous aider. Puis ça crée un réseau, il y a des formes de discussion, des choses du genre où est-ce que l'apprentissage peut se poursuivre. Hum hum. Oui, c'est vraiment, ça offre toutes sortes de possibilités. Hum hum. Tu parlais de mesurer l'impact, puis je te pose une question là,
[00:09:03] sans toi bien à l'aise, c'est ta deuxième année là. Jean-Marc Dupont, lui, dans son rôle, comment tu mesures l'impact de ton poste à toi sur justement, t'es plus quelqu'un qui est là, moins pour l'opérationnel, même si ça fait partie d'eux. Comment tu mesures présentement, là, à ta deuxième année, l'impact que toi t'amènes parce que t'es quelqu'un qui a été choisi pour être là, t'as une vision, puis tu sais, on veut amener quelque chose. Certains, je pense que le plus que t'avances dans…
[00:09:32] C'est quand même un podcast au niveau du leadership, puis le plus que tu développes et puis tu t'améliores au niveau de tes capacités de leader, je pense que tes référents pour savoir si ce qu'on fait fonctionne s'extériorisent de plus en plus. Puis au début, quand j'étais CP ou quand j'étais conseiller pédagogique ou même enseignant de salle de classe, ça devient important que j'ai accompli telle chose avec mes élèves ou j'ai fait tel projet pour le conseil, puis c'est ça des indicateurs de réussite jusqu'à un certain point.
[00:10:01] Moi, j'ai contribué X à la réussite de telle initiative. Ce que je conserve par contre, quand j'ai eu le plaisir des directions d'école, d'ouvrir une école aussi… T'es Amère Bleue, tu étais ? Oui, exact. Amère Bleue en 2016, on a ouvert l'école, Marc-Claude et moi. Puis je suis passé à la barre de l'école en 2019. Ce qui est bien, puis là maintenant au systémique, tu deviens plus collé sur le stratégique.
[00:10:30] Puis la mesure de ton impact, je trouve, elle s'extériorise. Puis là, c'est important pour moi, mes indicateurs de succès, c'est plus au niveau de mes adjoints. Est-ce qu'eux autres connaissent du succès dans leurs dossiers ? Est-ce qu'ils s'épanouissent eux autres en tant que leader ? Puis au sens inverse, est-ce que mon surintendant connaît du succès ? Puis est-ce que les dossiers qu'on gère, ça s'opérationnalise ? Et puis après ça, il y a toutes les structures internes de gouvernance qu'on pourrait regarder.
[00:10:59] Je ne vais pas m'étonner là-dessus, mais est-ce que je suis capable de faire avancer des points, faire valider mes points, des choses du genre. Mais je dirais, le plus gros constat que j'ai fait de passer de la salle de classe à un poste de leadership à une école et ensuite au système, c'est que les indicateurs deviennent externes. Puis le succès des autres ensuite devient un indicateur pour mon succès en tant que leader. Wow ! Écoute, j'ai quasiment des frissons à t'écouter. Ça me rappelle une phrase qui… Tu viens de donner un sens ou en tout cas du concret
[00:11:28] à une phrase que j'ai entendue John Maxwell répéter souvent. Il disait quelque chose comme « Plus tu montes dans l'organigramme, plus tu es responsable d'un grand nombre de personnes, moins tu peux penser à toi. » Oui, il y a beaucoup de vérité là-dedans. C'est ce que je t'entends dire quand tu dis ta réussite, c'est dans le fond la réussite des autres parce qu'on est là pour aider les autres à réussir. Je ne sais pas comment tu reçois ce que je te dis là, mais c'est ça qui m'a éveillé ça moi.
[00:11:58] Certains ça colle, puis je pense, pour m'appuyer un petit peu plus sur les principes de Qualiums Lamentations, puis de marier ça avec le commentaire de Maxwell, c'est quand tu réalises que les membres de ton équipe, leurs objectifs, soit personnels ou professionnels vraiment, quand on fait de la supervision et on les aide à cheminer là-dedans, quand tu remarques qu'ils sont parimés aux objectifs de l'entreprise ou du conseil. Ça je pense que c'est un indicateur de succès pour moi en tant que leader
[00:12:28] parce que je suis capable de valoriser, on connaît Sam & Sinek au niveau du pourquoi, le Starwood Why. Oui. C'est cet alignement-là qui est clé. L'entreprise a des visées, puis je pense que le conseil a des visées, puis on est capable d'aligner ces visées-là au développement personnel et professionnel des individus qui sont là pour l'opérationnaliser finalement. Ça fait que ça c'est un très grand indicateur pour moi je dirais. Oui, l'alignement, la congruence, cohérence, absolument. Absolument.
[00:12:58] J'ai toujours pensé que, tu sais tu dis, le succès de mon leadership c'est, je le vois dans les autres, le succès des autres. Moi j'ai toujours pensé que, qui moi je deviens, qui je suis devenu, puis je suis en train de devenir, c'est grâce aux personnes que je côtoie. Le Jean-Marc Dupont qui est en poste présentement, c'est le fruit du leadership d'autres qui sont passés avant toi. Parfait. Parfait. Y'a-tu des expériences qui te viennent à l'esprit,
[00:13:25] que tu dises ça, ces expériences-là, cette rencontre-là, ce chapitre-là dans ma vie, ça, ça m'a construit, ça m'a outillé pour ce que je fais présentement? Ben c'est certain, je pense, tu sais, il y a une citation que j'utilise souvent, puis je pense qu'il est mal cité, on l'attribue à Isaac Newton, mais je suis pas certain que c'est lui qui est à l'origine de la citation. Mais tu sais, je dis souvent aux gens, j'ai été super choisi de ma carrière, ça je pense qu'il faut dire ça, là.
[00:13:55] J'ai eu une super belle expérience en scénale de classe comme enseignant d'English au secondaire, belle relation avec les élèves, vraiment beaucoup d'entre-jeux avec mes collègues, une équipe absolument incroyable à Garneau, que j'ai été super bien accompagné comme nouvel enseignant. Je me pose toujours la question, tu sais, est-ce que j'aurais connu le même succès de ma carrière si j'avais pas été à cette école-là à ce moment-là, puis rencontrer les enseignants que j'ai rencontrés en début de carrière comme ça. Puis ça a été vrai, pas mal à toutes les étapes de ma carrière.
[00:14:24] Quand je suis devenu conseiller pédagogique, c'est la même chose, j'ai entouré de gens qui étaient super intéressés par la recherche au conseil. Je m'en voudrais pas mentionner Pierre Ouellet qui m'a accompagné dans mon développement quand je suis devenu conseiller pédagogique, puis m'a aidé dans la réflexion. Puis je dis souvent la même chose à la direction, même chose maintenant comme direction de service. Je dis souvent, tu sais, si j'étais capable de voir plus loin, mais c'est parce que je m'ai juché sur les épaules de géants. Oui.
[00:14:52] Puis c'est ça, c'est la citation qui est attribuée à Newton. Je connais pas la source exacte, mais c'est une citation qui a collé pour mon développement de carrière. Je trouve que si jamais j'ai connu du succès dans ma carrière, bien comme tu l'as dit, c'est parce qu'il y a des gens qui ont cru en moi, puis qui ont pris le temps d'essayer de comprendre ma vision de la chose, puis qui m'ont permis de comprendre leur perspective de la chose, puis qui ont partagé leurs ressources puis leurs connaissances avec moi. Si j'avais à m'arrêter sur juste un instant, ça devient difficile.
[00:15:25] Mais je te dirais, mon expérience de mentor mentoré, ma relation avec mon mentor à la direction, qui était Marc-Claude Veilleux quand on ouvre Marbleu, c'était pas sans épreuve d'ouvrir une école. Le matériel n'est peut-être pas là, l'école n'est peut-être pas construite. Tu vis quand même des choses, tu vis des défis. Puis elle a toujours cru que j'allais être à la hauteur, ensemble on s'est capables de les surmonter, ça a beaucoup inspiré confiance. Ah wow!
[00:15:55] Merci de mettre des mots là-dessus, c'était important. On devient qui on est grâce aux gens qu'on rencontre. Tu as été chanceux, tu as tombé dans la potion magique. Dans ton parcours, tu as eu le bonheur et le privilège de rencontrer la Pensée Critique, TC2 et autres. Veux-tu expliquer les grandes lignes de pourquoi c'est aussi important, puis on s'est revus à ISTE à Denver, puis tu m'as encore dit la clé de l'éducation, c'est la pensée critique, quelque chose comme ça.
[00:16:25] Ah oui, oui. Pourquoi c'est important pour toi et pour l'éducation? Tu sais, c'est quand même un sentiment de fierté qu'à une époque, moi je suis arrivé au conseil comme conseil pédagogique en 2011-2012 à peu près. Oui. À l'époque, les gens parlaient beaucoup d'intégration technologique. Mon background pédagogique, ma maîtrise, c'est justement en intégration technologique pour des fins pragmatiques. Je m'intéresse beaucoup aux recherches de John Dewey, Montessori, tout ça.
[00:16:51] Puis il y avait toujours un morceau qui manquait dans les documents ou les lectures qu'on faisait au niveau de l'intégration technologique. Puis c'était beaucoup centré sur le bidule ou sur la technologie comme telle. C'est pas mauvais, je pense que c'est important de se poser ces questions-là et d'y réfléchir. Mais il y avait un élément manquant. Puis nous autres, en tant que conseil pédagogique, en tant que conseil, on s'était beaucoup penchés sur la question du développement des compétences. Puis on s'est arrêtés sur justement la pensée critique.
[00:17:21] Puis c'est un peu… La pensée critique, c'est important, mais c'est nébuleux. Quand on a des conversations autour de ça, on se dit… C'est important de le développer, mais ce qu'on a constaté, c'est que les enseignants, il y avait peut-être moins les outils pour le faire de façon explicite. Donc on s'est arrêtés sur le modèle de TC2, qui est le Critical Thinking Consortium. C'est une entreprise qui avait été créée conjointement entre Olesi et Simon Fraser,
[00:17:51] si je me souviens bien, deux professeurs à l'époque. Ok. Et puis, un de leurs conférenciers de marque, c'était Garfield G. Newman. Puis OTF avait fait une session de formation, ce qui invitait les enseignants à venir se faire former. J'avais participé comme enseignant de salle de classe. Puis mon collègue à l'époque, Pierre, était à la même formation. Puis ça donne vraiment un cadre référentiel. Le modèle donne un cadre référentiel sur comment explicitement enseigner
[00:18:20] les habitudes de la pensée, puis les outils de la pensée critique. Je pense que c'est une erreur de parcours que les gens font, c'est qu'on pense que la pensée critique, c'est d'enseigner aux élèves comment être critiques. Je sais, ça en fait partie, mais c'est d'être critique en fonction de critères. Donc, la portion critique de pensée critique, c'est vraiment la pensée critérie. Donc, c'est la capacité d'expliciter des critères avec des élèves, je pense, de prendre des décisions en fonction de ces critères-là.
[00:18:45] Puis je pense à l'ère de l'intelligence artificielle, de l'accessibilité à l'information, de la facilité avec laquelle on peut produire de l'information ou de la documentation. Ça devient important d'être intègre dans ce qu'on pense, puis pourquoi on le pense. Pourquoi on prend ces décisions-là, puis séparer l'opinion du jugement. Puis l'exemple que je donne souvent en formation, c'est nos élèves,
[00:19:16] puis vous pouvez, tu sais, si jamais il y a des enseignants qui écoute, vous pouvez laisser passer l'une main avec vos élèves, tu sais, de poser la question, tel film, est-ce que vous avez aimé le film? Un film qui passe au cinéma, un film populaire. Puis s'ils répondent ou non, peu importe la réponse, bien, c'est-tu un bon film? Puis d'aider les élèves à comprendre la différence qu'un film peut être bien réalisé, un film peut être un bon film, mais t'as le droit de pas l'aimer. Ou de la même façon que tu peux aimer une comédie super gratuite,
[00:19:44] mais c'est pas le bon film, on va se le dire. C'est un plaisir gourmand à ce point-là. Puis d'être capable d'équiper les élèves avec les outils nécessaires pour différencier ces deux questions-là, puis comprendre la différence entre ces deux questions-là. Ça a l'air quelque chose de simple, mais à l'époque de la fausse information, où est-ce que les médias sociaux peuvent influencer le processus décisionnel, on l'a vu récemment avec des élections, puis je dis pas qu'il y avait de la corruption ou quoi que ce soit,
[00:20:12] mais je pense que dans ce contexte-là de rapidité informatique, c'est important d'être capable de prendre un pas de recul et de dire, ben, moi ma décision, moi mon opinion, je la bâtis comment. Ça demande d'être conscient. Ce que j'apprécie dans ce que t'es en train de décrire, c'est que ça demande à une personne d'être consciente, parce que tu dis pensée critériée, ça veut dire que je prends pas juste une décision inconsciente, tu sais, j'aime ça ou j'aime pas ça sans réfléchir à pourquoi.
[00:20:43] Puis dirais-tu que les critères permettent d'amener un certain degré d'objectivité dans la prise de décision? Ben, je pense que c'est la cible, c'est de rendre notre processus décisionnel plus objectif possible. Ok. Puis là, on peut faire des parallèles avec tout le processus évaluatif. Tu sais, quand on accompagnait les enseignants à l'époque, une partie du défi, quand on regardait la grille harmonisée de l'Ontario, dans le contexte ontarien, on regarde les compétences, quand on faisait la co-construction de critères avec les élèves,
[00:21:12] souvent on s'arrêtait sur des exigences. Oui. Tu sais, mais là, après ça, rendre ça nuancé entre quatre niveaux quand t'as des exigences, ben c'est sûr que tu l'as fait ou que tu l'as pas fait. C'est pas vraiment un critère. Donc, c'est important de différencier entre le critère de tâche, la tâche est complète ou non, c'est une exigence si on veut, puis le critère de jugement, des critères qui vont t'aider à prendre une position, à prendre une décision face au projet ou à la tâche qu'on demande à l'élève. Une fois que les enseignants comprennent ça, le maîtrisent,
[00:21:42] je trouve l'évaluation globale puis l'approche critérielle de l'évaluation est beaucoup mieux comprise. Puis j'imagine que l'impact qu'on est en mesure d'avoir sur l'apprentissage des élèves doit être relevé quand on s'appuie sur des critères desquels on peut discuter avec l'élève, je me dis… ça le rend plus explicite c'est certain. C'est certain. C'est certain. On voit la cible, oui, oui. Wow! Fait que pensée critique, les gens qui s'intéressent à ça, pensée critériée, ok, critères, exigences,
[00:22:12] ô t'es un peu, on brasse les colonnes du temple. Et… Pour les gens qui voudraient faire des premiers pas en pensée critique, as-tu des recommandations de… comment s'y prendre pour faire un pas ? Parce que ça peut être nébuleux. Comme tu le disais au début, c'est abstrait. Ça peut ressembler à quoi faire un pas là pour découvrir le potentiel énorme que ça a ? Ben, je pense surtout à l'époque où est-ce qu'on est, où est-ce que l'information se circula tellement rapidement,
[00:22:42] qu'on est dans des cultures d'opposition. Tu penses comme moi ou tu ne penses pas comme moi, puis si tu ne penses pas comme moi, je ne t'aime pas. Ben attends, deux minutes. Oui. Je pense que la première étape, c'est de demeurer curieux. Puis de se poser des questions. Et pas automatiquement penser que le chème référentiel avec lequel je regarde une situation, ben c'est le seul chème référentiel possible. C'est la seule matrice possible. Il y en a peut-être d'autres. Puis j'ai peut-être des biais, ben on a tous des biais,
[00:23:11] d'essayer de les reconnaître et d'être curieux à savoir… Peut-être que l'opinion de Marius, ce n'est pas la même que la mienne, mais pourquoi qu'il pense comme ça ? Et pourquoi qu'il croit fondamentalement avoir raison dans cette situation-là ? Puis évidemment, comme je le mentionnais au niveau de la situation politique ou quoi que ce soit, le but, c'est d'essayer de trouver un terrain commun. Puis la seule façon de trouver le terrain commun, c'est par l'entremise des critères.
[00:23:37] Puis des fois, on fait l'erreur de penser et on a tout été formé avec la pyramide des savoirs et ainsi de suite. Mais ce n'est pas linéaire comme ça. La pensée critique n'est pas inaccessible parce que tu n'as pas toutes les informations nécessaires dans un domaine. Des fois, on se freine et on sous-estime nos élèves parce que de leur niveau scolaire, de leur expérience antérieure, quoi que ce soit, puis on s'imagine que, bien, ils ne seront pas capables de faire de la pensée critique.
[00:24:05] La réalité, c'est qu'ils vont être capables de le faire avec l'information qu'ils ont. Puis c'est quand même important d'inviter cette réflexion-là dans un contexte limité. Je me souviens à l'époque quand je mijotais avec l'idée et le modèle, ça concordait à peu près avec la naissance de mes enfants. Donc là, évidemment, ils deviennent nos premiers cobayes. Les chanceux. Les gros chanceux. La première question que j'avais posée à mon garçon, puis je l'avais enregistrée parce que je trouvais ça super intéressant,
[00:24:33] c'est qu'il y avait 4 ans, je pense, de mémoire, puis j'avais posé la question, à ton avis, ce serait quoi le meilleur animal domestique? OK. On a 4 ans, mais je ne vous en comptais. Puis il avait tombé sur le chat. Je lui ai dit OK, mais pourquoi un chat? Pourquoi pas une girafe? Il dit, la girafe ne rentre pas de la maison. OK, c'est mon critère. La taille de l'animal devient importante. La taille, taille.
[00:25:03] Pourquoi d'autre? Pourquoi pas un rhinocéras? Sinon, ça aussi c'est trop gros, puis plus qu'être trop gros, ça mange beaucoup. Ah oui, OK, c'est plus cher de budget, parce que le coût de l'animal devient un critère. En posant des questions, puis en me demandant curieux, je pense que ça, c'est la clé, puis si on prend nos premiers pas avec la pensée critique, c'est intéressant à la perspective d'autrui. Puis finalement, moi je pensais certainement, il va choisir le chien, je vais le convaincre de choisir le chien. Je lui dis, pourquoi tu ne choisirais pas le chien? Je lui dis, papa aimerait ça pour un chien.
[00:25:34] Il disait, ah non, des chiens, ça l'abois tout le temps, ça fait plein de bruit. Le chat, lui, il reste calme. Il a fait fil du fait que papa est super allergique au chat. Ça, je n'ai pas mentionné, mais quand même, je trouvais ça impressionnant qu'il pouvait quand même utiliser des critères pour prendre une décision informée. Il y a quatre ans. Il y a quatre ans. Il ne faut pas sous-estimer la capacité. Je pense que notre travail en tant qu'enseignant, en tant que pédagogue, en tant qu'accompagnateur de l'adulte, en tant que leader finalement,
[00:26:03] c'est de demeurer curieux puis de poser les bonnes questions au bon moment. Hum. Là, ce qui me vient en tête comme ancien prof de langue, tu vas te reconnaître là-dedans, c'est l'idée de la communication. Il y a émetteur et récepteur. Oui. Toi, tu nous invites, en étant curieux, de rester récepteur. C'est tellement souvent quand on veut faire avancer les choses, on cherche des récepteurs parce qu'on a quelque chose à dire. Toi, tu nous invites à chercher des émetteurs. Ils amènent à verbaliser ce qu'ils font.
[00:26:32] C'est un peu ça que j'entends puis je me dis, wow. Parce que quand tu es curieux, tu veux savoir ce que l'autre a à contribuer en premier. 100%. Puis là, l'ironie est profonde. Je n'ai pas perdu sur moi que tu me passes en entrevue puis tu me poses un paquet de questions. Ça aurait peut-être l'inverse. Là, c'est ta job d'être l'émetteur. C'est ça. C'est le but. Écoute, non, non, non. Ce n'est pas pour ça que je pose ça. Mais c'est le fun. Mais là, OK. Là, je fais le switch parce que le moteur
[00:27:02] de l'amélioration continue en éducation, c'est la collaboration, la discussion entre collègues. On veut être curieux. Donc là, si je formule ça avec la pensée critique, en quoi la pensée critique est-elle nécessaire, un outil indispensable pour la collaboration et faire avancer l'éducation? Ça revient à la curiosité puis aux questions qu'on pose. Oui.
[00:27:33] Puis là, je pourrais ouvrir une parenthèse sur les projets qui nous occupent dernièrement au niveau de l'intelligence artificielle et puis la réponse à l'intervention, tout ça. Oui. Essentiellement, ce qu'on cherche à faire, c'est minimiser le nombre d'élèves pour qui les interventions deviennent de plus en plus complexes et pour qui les interventions de base ne répondent pas aux besoins. Bien, il va toujours en avoir, mais on essaie de devancer la chose un peu puis être le plus proactif possible là-dedans.
[00:28:01] Puis, plutôt que de fournir des solutions aux enseignants avec des moteurs d'intelligence artificielle ou quoi que ce soit, je pense que ce que ça peut amener, c'est fournir des questions qu'on n'aurait peut-être pas pris le temps de poser parce qu'il ne faut pas sullerer le métier et le travail d'un enseignant en étant un qui est complexe et qui se complexifie avec le monde et le contexte qui continuent à évoluer.
[00:28:30] Donc, ça étant dit, je pense qu'il faut essayer d'être le plus agile possible pour faciliter les professionnels, faciliter les enseignants à se poser les meilleures questions possibles au sujet de leurs élèves. Tu as mentionné l'efficacité collective finalement, c'est de quoi on parle au niveau des recommandes d'enseignants, les questions qu'on se pose. La pensée critique vient vraiment cerner le fait que ça redonne un pouvoir à l'enseignant. Parce que des fois, on se sent impuissant quand on regarde un élève qui bute
[00:28:59] ou qui est en échec ou quoi que ce soit. On se dit, oui, mais il est mal parti, à la maison X, nutrition grecque, blablabla. On regarde ça et on se sent impuissant. Puis la pensée critique, ce que ça nous permet de faire, c'est revenir sur notre impact, notre locus de contrôle, puis dire, OK, c'est quoi nos critères de réussite à l'intérieur de ce référent-là, puis quelles questions qu'on se pose face à l'élève dans ce locus de contrôle-là. Wow! Je trouve ça valorisant pour la profession
[00:29:28] parce que d'un point de vue systémique, la présupposition, c'est que les gens ont des réponses. Donc, on va créer les conditions. Puis là, je fais le lien avec votre agilité puis votre transformation un peu au niveau de l'accompagnement. mais vous avez adopté une approche qui correspond à ce que tu viens de dire aussi. On offre des questions, on offre du soutien à la réflexion, puis il y a une cohérence que je remarque entre ce que vous offrez puis ce que tu viens de dire là. C'est intéressant vraiment.
[00:29:59] Ouais! Ouais! Donc, l'intelligence artificielle, c'est large, c'est vaste. Moi, ce qui m'a frappé, c'est que, alors que tout le monde parle d'intelligence générative, vous vous êtes intéressé à l'intelligence artificielle prédictive, justement pour aller générer des données et tout ça. Veux-tu me parler de ce que tu es capable de nous partager là? Oui. Au sujet de ce beau projet-là. Puis, ça serait le fun de voir de A à Z, l'élève qui génère ces données-là, ça va où? C'est quoi les données?
[00:30:28] Puis comment on les utilise pour prendre des meilleures décisions? Tu parlais de la RAI. Tu sais, la boucle, ça ressemble à quoi tout ça? Ouais, absolument. Absolument. Puis, je pense que ça commence en disant, l'IA, c'est pas nouveau. L'intelligence artificielle, c'est vraiment pas nouveau. Puis, je pense que les moteurs large language models puis l'IA génératif a vraiment accéléré le développement dans le domaine.
[00:30:55] Mais c'est drôle quand on parle d'IA, puis mes collègues en mathématiques qui sont comme, ça fait longtemps qu'on a Wolfram Alpha puis Frohath. Ouais, Wolfram Alpha. Des logiciels qui font des approches prédictives à l'apprentissage, là, puis qui sont capables de résoudre des problèmes complexes de mathématiques et ainsi de suite. En fait, Seymour Papert dans Mindstorms, un livre qui date de 1980, il parle, il y a un chapitre dédié à l'intelligence artificielle en 1981.
[00:31:23] Fait que, tu sais, je pense qu'il faut être au courant que c'est rien de nouveau. Puis encore, pourquoi que tout le monde en parle? Fait que ça revient à être curieux. Puis c'est ça vraiment qui nous a entraîné dans le projet. C'est, OK, bien si c'est pas nouveau, pourquoi que tout le monde en parle maintenant? Puis, on a créé un peu trois catégories d'IA parce que je suis d'accord avec toi, mais là, c'est comme... Ça me fait rire un peu des fois quand les gens me posent une question au niveau de l'IA parce que, bien, c'est quel aspect de l'IA tu veux discuter?
[00:31:52] C'est comme dire, peux-tu me parler des poissons dans l'océan? Oui, l'électricité. Il y en a, il y en a. C'est de quoi tu veux qu'on parle? Fait que nous, on l'a catégorisé un peu dans trois sections. Il y a tout l'aspect qu'on vient de discuter au niveau de l'IA génératif et les applications de cette technologie-là en salle de classe. Fait que ça, c'est un des SAU ou une des sphères qu'on contextualise. Puis il faut l'encadrer, puis il faut accompagner les enseignants là-dedans pour s'en utiliser de façon pédagogique.
[00:32:22] Ça, c'est-tu un outil que vous allez avoir à l'interne ou c'est un outil externe que vous adaptez dans votre environnement? Oui, on est quand même conservateurs dans notre approche à ce niveau-là. Puis c'est parce qu'on n'avait pas de réponse claire quand on parle de risques calculés, quand on parle d'accès à l'information. C'est encore nébuleux, même si c'est dans des environnements sécurisés, avec des ententes de principe, que ce soit avec Microsoft, Google, Cloud, Anthropik, et ainsi de suite.
[00:32:53] C'est encore pas clair au niveau des politiques. Puis souvent, c'est parce que ces logiciels-là opèrent dans des domaines où la gouvernance n'est pas bien tracée, où la politique ou la loi n'a pas encore eu la chance de se rattraper. On arrive, je pense que les structures fédérales, internationales et certainement provinciales qui s'appliquent au domaine de l'éducation sont en évolution constante. Ça tombe bien, c'est la deuxième sphère.
[00:33:15] La deuxième sphère, c'est tous les aspects de gouvernance et d'encadrement qui sont ultra importantes. Puis je trouve, des fois, on a tendance ou un réflexe d'aller trop vite vers l'application de la salle de classe sans nécessairement s'arrêter pour se poser les questions au niveau de « OK, mais c'est quoi qu'on a le droit de faire ou qu'on aimerait voir ou c'est quoi les limites? »
[00:33:43] Puis très peu de gens, puis c'est en évolution constante, le contexte évolue tellement rapidement. Fait qu'auparavant, 13 et 16, c'était des années critiques. Fait que rien en dessous de 13 ans, les élèves ne devraient pas interagir avec des moteurs génératifs en dessous de 13 ans. Puis en dessous de 13 à 16 ans, ça prenait constamment par entendre. Ça, c'était la loi. Là, ça allait évoluer dans les dernières deux semaines. Mais c'était les règlements autour de certains des logiciels génératifs. La gouvernance, c'est notre deuxième sphère. Fait qu'on s'est beaucoup penchés là-dessus.
[00:34:13] On a révisé notre DA au niveau de l'utilisation des réseaux pour ajouter une section sur les systèmes d'intelligence artificielle. Il y avait deux niveaux. Donc, la création de systèmes d'intelligence artificielle et puis l'utilisation des systèmes existants. Ceux qui veulent la consulter, on va voir sur le site web du conseil domaine public. DA, c'est la directrice administrative. Directrice administrative, notre politique, si on veut. Il y a d'autres conseils utilisés le terme politique.
[00:34:38] Et puis, la troisième sphère qui n'est vraiment pas négligeable et qui a été le gros du travail dans les premiers deux ans, c'est tout l'aspect de gestion des données et infrastructures technologiques. Puis, ça, ça a demandé beaucoup, beaucoup d'efforts parce qu'on s'imagine que parce qu'on a plusieurs sources de données, on peut générer beaucoup d'algorithmes ou utiliser l'IA. Mais la réalité, c'est l'IA parle un langage.
[00:35:05] Puis, nos bases de données parlent plusieurs langages. Donc, c'est important de se créer une base de données harmonisée. J'essaie de le vulgariser le plus que possible. Mais est-ce qu'il y a une base de données harmonisée qui parle le même langage et qui, donc, nous permet d'opérationnaliser les algorithmes qu'on aimerait rouler? Ça, ça demande de l'énergie, ça demande des efforts, ça demande des ressources. Puis, ça a été quand même un travail d'envergure. Fait que c'est les trois sphères, vraiment, de la façon qu'on a contextualisé le projet et qu'on a contextualisé notre approche.
[00:35:33] Une fois que c'est réglé, ou que c'est en évolution, je dirais ça, parce que c'est jamais vraiment réglé. Non, non, non. On a une DA maintenant, on a un encadrement, une directive administrative. On a comme un corps et le sable. On commence à encadrer l'utilisation en salle de classe par l'entremise de guides puis de documentation à l'échelle des écoles et des enseignants. Puis, l'envergure du projet qu'on a commencé pour finalement répondre à ta question, c'est une grosse mise en contexte. Oui, oui, mais c'est intéressant, vraiment.
[00:36:00] Mais le but du projet, vraiment, c'est en s'appuyant sur toute la recherche de Kevin Cameron au niveau de la réponse à l'intervention, est-ce qu'on est capable de passer d'un mode analytique réactif en éducation, quand on regarde le portrait de l'élève, à un mode prédictif? Ça, c'est la question, la curiosité qui nous a vraiment occupés. Qui deviendrait préventif en même temps? Idéalement, idéalement.
[00:36:30] Puis, tu sais, je pense que ce qui est important de comprendre, c'est qu'il faut quand même maintenir le rôle critique de l'enseignant là-dedans. Oui, oui. Fait qu'on a commencé à regarder, la pandémie nous a vraiment informés du fait, je pense que c'est partout pareil en éducation en Ontario comme dans le monde, c'est que suite à la pandémie, on a fait le constat que les résultats d'apprentissage
[00:36:56] ou les données qu'on avait, qu'on mesurait, auxquelles on intervenait, c'était surtout académique en nature. C'est le portrait vraiment académique de l'élève. Oui. Et au niveau de la pandémie, ce qu'on a appris, c'est que même nos élèves qui performaient sur le plan académique, quand on regardait d'autres sphères de compétences chez l'élève, ils n'allaient pas bien ou ils allaient moins bien qu'on pensait. Fait qu'on s'imagine des fois, on fait une fausse corrélation, mais plus que l'élève a les bonnes notes, il va bien.
[00:37:25] Mais la pandémie, je pense que ça a valorisé, ce n'est pas toujours le cas. Puis même, il y a des élèves qui sont très haut performants, qui ont de l'anxiété de performance, qui n'ont pas beaucoup de résilience quand ils subissent un échec. Puis, ça a valorisé le besoin de regarder peut-être d'autres sources d'indicateurs. Fait qu'on s'est amusé à faire de la recherche, à se poser des questions. Puis j'ai vraiment une équipe super incroyable avec qui je travaille pour justement établir des indicateurs de réussite. OK.
[00:37:55] On les a catégorisés vraiment en trois sphères d'engagement, pour banaliser un peu, on maintient une sphère académique, un engagement social et un engagement cognitif. Fait que ça peut apporter ce qu'on appelle le profil 360 de l'élève. OK. Puis on a généré une série d'à peu près 92 indicateurs. OK. Puis des sources de données matchées à ces indicateurs-là. On s'est assuré que ces sources de données-là étaient accessibles
[00:38:25] et utilisables dans notre entrepôt de données. Puis là, on est à l'étape où est-ce qu'on a fait des tests au niveau des premiers algorithmes prédictifs, au niveau d'un modèle mathématique qui dit, bien, dans deux ans, si on projette l'élève dans deux, trois ans, et la tendance se maintient, c'est toujours ça le facteur, la tendance se maintient, bien, l'élève pourrait être à risque dans telle, telle catégorie. Puis voici une intervention. La cible auquel on aimerait arriver, c'est bien, voici une intervention qu'on pourrait assayer avec l'élève pour éviter qu'on se rende là.
[00:38:55] OK. Ça, en gros, c'est le projet. La plateforme, elle est montée à l'étape pilote pour faire des tests. On a juste une série, en toute franchise et transparence, on a à peu près 12, 13 indicateurs dans l'algorithme en ce moment. Je vous laisse, je vous lève mon chapeau parce que vous êtes en train de défricher un chemin qui n'est pas tracé. Ça fait que tu sais, c'est ambitieux. Puis c'est, j'adore l'idée du 360.
[00:39:25] Parce que la réussite, c'est pas juste la note au bulletin, on est plus que ça. Ça fait qu'on tient compte de la dimension puis de votre profil de sortie, j'imagine. Là, tu sais, vous avez tout ça en tête, l'humain qui est là. Exactement. La question qu'on me posait, moi, quand j'étais avec l'équipe tactique, un agent du ministère, il nous posait toujours la question, «Marius, c'est fantastique, vos accompagnements, qu'est-ce qui change pour l'élève dans ce que vous êtes en train de mettre en place dans le train quotidien, une fois que c'est parti, mettons, là? » Oui. Qu'est-ce qui change pour l'élève?
[00:39:55] Il est impliqué où dans la génération de ces données-là? Lui, est-ce qu'il est conscient qu'il contribue à ça à un moment donné ou est-ce que c'est les adultes seulement qui ont un nouvel outil en arrière du rideau qui leur permettent de prendre des meilleures décisions? Oui, c'est une excellente question. En toute franchise, en toute transparence, je pense que dans un premier temps, évidemment, c'est une petite intervention. La clientèle cible, c'est vraiment le professionnel,
[00:40:25] la personne qui va être en train de venir. Je te dirais que l'élève va en être conscient et là, ça me fait penser à Chris Emden qui a écrit un excellent livre au niveau des élèves marginalisés qui s'appelle Ratchedemics. Ratchedemics? Ratchedemics. C'est un jeu de mots sur Nurse Ratched dans One Flew Over the Cuckoo's Nest de Ken Casey qui est une production monumentale.
[00:40:54] Il y a eu un film fait sur le livre, vraiment bon livre. OK. Je vais aller voir ça. C'est intéressant. On parle, c'est un contexte plus américain, bien entendu. Chris, c'est à Stanford. Mais il parle beaucoup du relationnel. Il parle beaucoup de l'élève qui n'est pas vu, ne peut pas apprendre. Puis ça, j'ai trouvé ça ultra puissant. Quand tu me dis, est-ce que l'élève est conscient? L'élève va en être conscient
[00:41:24] parce qu'il va avoir une amélioration dans la relation professionnelle de son enseigne. C'est là où l'élève va avoir une prise de conscience. Mais ce qui est drôle là-dedans, puis je pense ce qui est onéreux ou valorisant du projet, c'est que ça demeure un projet pédagogique et humain. On fait tout ça pas pour s'imaginer que le robot va remplacer l'enseignant. C'est pas du tout ça. Non, non, non. Le but premier du projet,
[00:41:54] c'est de valoriser certaines tendances chez les élèves pour avoir une intervention plus personnalisée puis bâtir des relations plus humaines en boulevard avec nos élèves. Puis ça, je pense que l'élève va en prendre conscience parce qu'ultimement, un élève qui n'est pas vu et entendu, il ne peut pas apprendre. Il n'est pas dans un contexte d'apprentissage propice. Je l'ai écrit. C'est clair que ça va devenir un poste dans les réseaux sociaux parce que c'est… Excellent. L'élève qui n'est pas vu ne peut pas apprendre. Écoute, ça ferait un beau t-shirt.
[00:42:25] Mais là. Avant de passer à la portion rafale, on parlait de ce qui t'aide dans ton focus de vie présentement, tes pères de famille. Veux-tu me parler de la place qu'occupe le hockey dans ta vie? Absolument. Puis aussi l'importance puis le sens que tu donnes à ça pour tes enfants? Oui, absolument. Je pense qu'on est tous… Je pense que tu le vis toi aussi. N'importe qui qui est en salle de classe puis qui se donne un nouveau défi,
[00:42:53] soit d'occuper un poste de direction d'école, soit faire du coaching ou de l'accompagnement, quoi que ce soit. Tu manques. La salle de classe, ça te manque. On est tous faits. On est tous déformés pour être en salle de classe. J'accompagne des CP systémiques puis je leur dis tout le temps, ça va toujours te manquer. Moi, ça me manque toujours. Fait que le hockey est une belle retrouvaille pour maintenir cette relation-là avec la jeunesse. C'est mon gars qui joue au hockey. Ma fille, elle a joué au basket pour soccer, mais je ne vais pas prétendre connaître
[00:43:22] quoi que ce soit de ces sports-là. Mais ça me permet de rester réseauté, de rester connecté avec les skibédis puis les… de ce monde, de rester pertinent. Mais plus que ça, l'hockey a été pour moi vraiment une métaphore de vie puis les valeurs que j'associe, que j'ai développées pendant la mise du travail d'équipe au hockey, dans la jeunesse, au hockey junior puis ensuite au hockey senior,
[00:43:52] ça a vraiment mis les assises pour moi au niveau de l'école, de la collaboration, du travail d'équipe. Puis en bout de ligne, la raison que je coach puis que je continue à le faire avec les jeunes, c'est pour essayer de leur transmettre ça un peu. On joue au hockey et on s'amuse. Très peu de chances que des joueurs ici fassent l'Nagel, la Ligue nationale, mais ce n'est pas ça le but. Le but, c'est vraiment d'apprendre les valeurs des assises qui vont nous servir plus tard dans la vie puis savoir que quand on met les efforts nécessaires,
[00:44:22] habituellement, on octroie les résultats voulus. Hum. L'opportunité d'accompagner les jeunes, qui dit hockey, forcément, dit opportunité d'accompagner les parents aussi. Oui. Je pense que c'est dans tous les sports compétitifs. Je pense que les gens veulent qu'il y ait de mieux, c'est certain. C'est certain. Extraordinaire. J'apprécie tellement notre entretien, mon cher.
[00:44:52] J'ai préparé quelques questions. où je me suis donné comme challenge de faire réfléchir un peu puis ça va permettre aux gens d'aller plus large. Une vision 360 de Jean-Marc Dupont. Excellent. Je te pose la question puis tu réponds de façon succincte mais sans trop pas limiter. Dans le fond, c'est moi qui veux se limiter. Qu'as-tu appris au sujet de la vie et ou de l'éducation grâce à tes enfants? Oh, tigidou. OK, ouais. Commence... Commence raide.
[00:45:21] Commence raide. Avec des idées du texte et de ta tête. Ouais, je pense... Tu sais, je suis une personne qui a été très passionnée par son travail, très passionnée par le dossier que j'ai occupé. J'ai été super chanceux dans ma carrière. Puis ce que mes enfants m'ont appris, c'est écoute, chum, prends-toi pas trop sérieux. C'est... Un jour, tu ne seras plus là. Puis en ce moment, concentre-toi sur ce qui compte. Puis je pense que c'est ça qu'ils m'ont appris. Mettre les choses en perspective
[00:45:51] puis après la rire de soi-même un petit peu parce que... Coudon, c'est... C'est tout un apprentissage d'être papa. Un dimanche matin idéal pour Jean-Marc Dupont? Ah, bien ça, ça commence avec un café. C'est certain. Certain, certain. J'ai déjà été appelé un snob de café. Bon café. C'est un presse-café même si on a un petit peu plus de temps. OK. Je te dirais,
[00:46:21] c'est assez simple. T'as ciblé le dimanche, fait que c'est la journée où je m'assois avec ma femme dans le cours. On prend un café. Les gens n'ont pas de parascolaire, c'est certain. Puis on planifie la semaine. Fait qu'on s'assoit. Préférablement, dans la course, il fait beau avec le soleil. On regarde le soleil se lever dans le ciel. On planifie notre semaine. On regarde la semaine puis les enjeux puis les confus d'horaire et puis où est-ce que... On trouve jouer le taxi ou l'Uber pour nos enfants qui doit rentrer tôt, qui doit rentrer tard,
[00:46:51] dépendamment de la journée. Fait que c'est vraiment ça le dimanche matin. C'est un exercice de planification familiale. Le plus beau compliment qu'on t'ait donné? Ah, wow! Sans citer la source nécessairement, mais j'ai un enseignant qui avait vécu des épreuves, soit au niveau personnel puis au niveau professionnel. Les choses étaient parlées
[00:47:19] comme il voulait nécessairement. Puis en supervision, on avait pris le temps de s'en parler puis débriefé. Puis plusieurs années plus tard, il m'a dit, tu sais, Jean-Marc, t'es un gars qui, quand on a besoin de toi, t'es là. Fait que t'es présent puis quand on a besoin de toi, t'es là. Fait que ça, c'est parmi les plus beaux compliments qu'on va passer. Wow! Si les cinq dernières années représentent un chapitre dans ta vie, c'est quoi le titre? Oh boy!
[00:47:51] Peut-être citer The Hobbit, là, there and back again. Groundhog Day. Ouais, c'est certain. C'est drôle. J'adore ta question. C'est drôle parce qu'à chaque année, à chaque année, que ce soit dans une école ou au service, je donne un thème à l'année. OK. Puis le thème, c'est souvent un film. OK. OK. Puis mes deux premières années, j'ai donné le thème de Back to the Future 1
[00:48:21] puis de Retour au futur numéro 2 parce qu'il fallait revenir vers les pratiques pédagogiques à fort impact. C'est un petit peu ça le jeu de mots. OK. Cette année, je te dirais, c'est Star Wars 1, A New Hope, un nouvel espoir. On est rendu là. C'est bon. Quel talent as-tu mais que tu n'utilises pas présentement ou que tu n'as pas la chance d'utiliser? Oh, ça, c'est... Au niveau personnel, pour en revenir avec le hockey,
[00:48:52] j'ai eu la chance de jouer de l'assez bon hockey dans ma vie puis malheureusement, l'année passée, j'ai subi ma dernière commotion cérébrale. Je ne peux plus mettre malheureusement. Wow. Je dirais, mais je le vis différemment par le match du coaching. OK. On se fait différemment avec les plus jeunes. OK. Une citation ou un mantra qui t'inspire ou qui te guide? On a parlé de Newton tout à l'heure mais un autre
[00:49:21] que j'avais dans un... Je l'avais encadré dans mon bureau. C'est... Puis je ne connais pas la source mais c'est quelque chose qui m'a toujours... Que j'ai toujours dit puis qui a toujours encadré mon travail. Ce n'est pas une question de temps ou de l'argent, c'est une question de priorité. On trouve toujours le temps et l'argent de faire ce qu'on trouve qui est important. Oui. Ça fait que c'est important d'avoir des priorités. Quel est, selon toi, le plus grand défi auquel l'éducation doit faire face dans les prochaines années? Oh boy!
[00:49:51] Je pense qu'on est à une époque super interpellante, intéressante, motivante en éducation, en pédagogie. J'ai toujours dit dans ma carrière parce que quand j'ai commencé en... Moi, je n'étais pas un très bon élève. Je vais te confier ça, Marius. Au secondaire, je n'ai pas été élève modèle. C'est là pourquoi je m'ai lancé sans éducation parce que je me disais tout le temps qu'il y a une meilleure façon de faire les choses. Ça ne se peut pas que c'est ça. C'est ça qui m'avait motivé initialement.
[00:50:21] J'ai toujours été très empathique à la cause des élèves quand je suis enseignant. Je disais souvent que ce n'est pas les élèves qui changent, c'est le contexte. Les élèves sont les mêmes. C'est juste le contexte qui évolue et il faut être sensible à ce contexte-là. Je dirais qu'en ce moment, je remets beaucoup en question cette citation-là parce que le contexte est en train d'évoluer tellement rapidement pour le bien que pour le mal. Je pense que ça nous présente avec plein d'occasions en éducation qu'on doit saisir mais qui va nous demander
[00:50:51] de se réinventer comme on ne l'a jamais fait auparavant. Je n'essaie pas d'être défaitiste aucunement. Je pense qu'on est capable et qu'on est à la hauteur parce qu'on est des gens créatifs. J'ai travaillé avec des gens passionnants en éducation. Je pense qu'on est certainement là. C'est juste qu'il faut le faire. C'en est le temps. On va vivre une désindustrialisation du modèle éducatif du modèle pédagogique. Un processus qui a commencé il y a probablement 10-15 ans
[00:51:20] avec la venue de l'approche par compétence. La remise en question de plusieurs assises pédagogiques au niveau de la recherche. C'est très excitant en ce moment mais je pense que il y a des défis qui nous attendent. Tu peux écouter une seule chanson pour le reste de ta vie. Laquelle choisis-tu et pourquoi? Oh boy! Un musicien parmi tant d'autres d'Harmonium.
[00:51:52] C'est soit celle-là ou probablement Paradise City genre le loup. Un petit peu de la salle un petit classique. Peut-être du plume à travers. Je ne sais pas. Oui, j'irais dans le classique probablement. Ok. On se rencontre l'année prochaine. Même date.
[00:52:23] On célèbre quoi? On est en train de célébrer quoi? Peut-être ma nouvelle coupe de cheveux. Je suis gris peut-être. Je ne sais pas. Simplement célébrer Noël. Un an. Dans le fond, c'est ce qu'on te souhaite en 2025? Je pense qu'on arrive à l'âge où on ralentit un peu pour mettre les choses en perspective. Je vais boucler avec ta première question au niveau de tes enfants
[00:52:53] et ce que tu apprends. finalement, mes enfants m'ont appris à prendre le temps. Je pense que dans un an, ce que je me souhaite c'est de protéger mes grosses pierres et ce qui est réellement important là-dedans. Les amis, la famille, le travail, bien entendu, ses passions et sa santé. C'est ce que je me souhaite dans un an. Cool. Cool. Vraiment. Jean-Marc Dupont, c'est un bonheur et un privilège de te rencontrer aujourd'hui. Je te remercie infiniment d'avoir pris le temps de venir jaser pédagogie
[00:53:22] et autres avec moi. C'est moi qui te remercie, Marius, c'était le fun. C'était Jean-Marc Dupont. Tout le monde est un leader. Merci d'avoir pris le temps d'écouter l'épisode de cette semaine. J'espère que vous avez des idées concrètes à réinvestir dans votre milieu. Si vous appréciez le podcast et que vous n'êtes pas encore abonné, je vous invite à vous abonner dès maintenant sur la plateforme de votre choix. Un, ça me fait tellement plaisir et deux, c'est une façon très concrète pour nous de savoir que le podcast répond à un besoin. Si vous êtes
[00:53:52] à la recherche de podcasts francophones portant sur l'éducation, connaissez-vous baladopédago.com? C'est votre répertoire de balado pédagogique en français fait par des passionnés de l'éducation. Ça vaut vraiment la peine d'aller jeter un coup d'œil au baladopédago.com. Et pour ne rien manquer de mes activités, je vous invite à me suivre dans les réseaux sociaux et à consulter le site web au mariusbourgeois.ca. Ensemble, mes très chers collègues,
[00:54:22] transformons l'éducation. À bientôt.

