S5 É6 Quelle est la place du numérique en salle de classe?
22 mai 2026x
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S5 É6 Quelle est la place du numérique en salle de classe?

Dans cet épisode, Crystal et Alice plongent au cœur de ce qui devrait guider toute intégration du numérique en éducation : la littératie algorithmique, l’intentionnalité pédagogique, la pensée réflexive et la relation humaine avant tout.

On parle de ces stagiaires qui entrent dans une classe où chaque élève tient un appareil… et de la première erreur qu’ils risquent de faire s’ils oublient de connaître leurs élèves avant de leur mettre un outil numérique entre les mains.

On explore l’évaluation à l’ère de l’IA et les zones grises éthiques.

Crystal et Alice rappellent une vérité essentielle : le numérique n’a de sens que lorsqu’il sert la relation, la compréhension fine des besoins des élèves et une intention pédagogique claire.

Un épisode qui invite à ralentir, réfléchir, questionner… et enseigner avec conscience.

🎧 À écouter, à partager, à faire circuler dans vos équipes-écoles.


Ressources:

Centre Franco et la Zone IA: https://zone-ia.lecentrefranco.ca/

Modèle SAMR: https://ecolebranchee.com/le-modele-samr-une-reference-pour-lintegration-reellement-pedagogique-des-tic-en-classe/

Adopt-A Lab à l'UOF: https://uof.ca/actualites/adopt-ia-lab-un-laboratoire-francophone-pour-une-adoption-eclairee-de-lia-en-education

Dans cet épisode, Crystal et Alice plongent au cœur de ce qui devrait guider toute intégration du numérique en éducation : la littératie algorithmique, l’intentionnalité pédagogique, la pensée réflexive et la relation humaine avant tout.

On parle de ces stagiaires qui entrent dans une classe où chaque élève tient un appareil… et de la première erreur qu’ils risquent de faire s’ils oublient de connaître leurs élèves avant de leur mettre un outil numérique entre les mains.

On explore l’évaluation à l’ère de l’IA et les zones grises éthiques.

Crystal et Alice rappellent une vérité essentielle : le numérique n’a de sens que lorsqu’il sert la relation, la compréhension fine des besoins des élèves et une intention pédagogique claire.

Un épisode qui invite à ralentir, réfléchir, questionner… et enseigner avec conscience.

🎧 À écouter, à partager, à faire circuler dans vos équipes-écoles.


Ressources:

Centre Franco et la Zone IA: https://zone-ia.lecentrefranco.ca/

Modèle SAMR: https://ecolebranchee.com/le-modele-samr-une-reference-pour-lintegration-reellement-pedagogique-des-tic-en-classe/

Adopt-A Lab à l'UOF: https://uof.ca/actualites/adopt-ia-lab-un-laboratoire-francophone-pour-une-adoption-eclairee-de-lia-en-education

[00:00:08] On arrive à la fin, deux épisodes d'Oser l'idée, deux plongeurs en profondeur et le sujet aujourd'hui est brûlant. Alors quand on dit brûlant, il y a erreur. Dans les salles de classe d'aujourd'hui, un écran peut être un outil ou un mur. Alors il faut savoir distinguer entre les deux. Un tableau numérique peut ouvrir des pas ou creuser des inégalités. Alors quelle est la vraie place du numérique dans l'enseignement et qui décide?

[00:00:36] Alors nos stagiaires sont au cœur de cette question. Ils arrivent dans des classes connectées avec des élèves hyper stimulés, des attentes institutionnelles floues et qui varient d'une école à l'autre, d'un conseil scolaire à l'autre. Et une formation qui ne les a peut-être pas toujours préparés à ça parce que parfois c'est nous les adultes qu'on ne se sent peut-être pas préparés. Alors c'est ici qu'on en parle aujourd'hui, franchement et concrètement.

[00:01:04] Alors je suis Nancy, stratège en rayonnement scolaire, auteure et conférencière. Et j'ai la chance d'être accompagnée de mon co-animateur Martin Robichaud, fidèle au poste, coach en leadership, pédagogue dans l'âme et quelqu'un qui aime son micro autant que le mien. Ensemble, on va terminer bientôt la saison 5 d'Osez l'idée, comme on l'a commencé en osant les vraies conversations. Alors bienvenue, c'est maintenant et c'est pour vous.

[00:01:41] J'ai peut-être des petits problèmes de micro, est-ce que vous m'entendez bien? Vous m'entendez? Ok, c'est bon. Donc aujourd'hui, on accueille... Désolé. Vous m'entendez encore? Ok. J'ai des problèmes pour désactiver mon micro. J'espère que ça fonctionne pour tout le monde. Vous m'entendez bien, hein? Ok. Oui, ça va. Merci, merci. Ok. Je sais pas qu'est-ce qui se passe, mais petit problème pour désactiver mon micro.

[00:02:04] Mais aujourd'hui, on accueille deux personnes fantastiques. Crystal Dupuis, qui est conseillère pédagogique en apprentissage à l'ère numérique et qui fait partie de l'équipe tactique du Centre Franco. Et on a aussi Alice Fouman, professeure à l'OF en technologie éducative. On va... Bien, ça va être nos deux invités. On va avoir plein de questions pour elle aujourd'hui. Parce que je pense que, comme Nancy a mentionné, il faut en parler de ce numérique-là. Puis il faut bien préparer nos stagiaires à la réalité de la salle de classe.

[00:02:32] Bonjour, mesdames. Alice, bonjour. Crystal Alice, ça va? Bonjour. Bonjour. Bonjour, bonjour. On va commencer ça super simple, juste pour se sauter dans le bain. On aimerait ça apprendre à vous connaître un petit peu rapidement, pas un long pédigree, mais un petit peu savoir qui vous êtes. Donc, parlez-nous un petit peu de votre rôle, un peu de votre parcours puis de votre rôle, chacun dans vos établissements respectifs. Donc, peut-être que je commence, Alice, avec toi?

[00:03:03] Oui, bonjour. Mon nom est Alice Fouman. Je suis professeure à la faculté... à la future faculté d'éducation. Très bientôt. Pour l'instant, c'est un pôle d'enseignement et d'apprentissage qui deviendra dans quelques temps une faculté d'éducation. Donc, on accompagne les futurs enseignants et futures enseignantes dans le développement de leurs pratiques pédagogiques. Et aussi, je dirige à l'UOF, l'Université de l'Ontario français, le laboratoire Adobe e-Alab.

[00:03:29] Le Adobe e-Alab, c'est un laboratoire qui est dédié à l'examen de l'usage des intelligences artificielles génératives dans les écoles élémentaires et secondaires de langue française en Ontario. Merci. Super, Alice. Enchantée. Et Crystal? Bonjour. Donc, comme Martin a dit, je suis conseillère pédagogique en apprentissage à l'art numérique au Conseil scolaire catholique Nouvel-Ont. Et ce, depuis décembre 2016.

[00:03:57] Je fais aussi partie de l'équipe tactique provinciale avec le Centre Franco depuis décembre 2016 également. Puis, je suis enseignante depuis 2007. J'ai œuvré au palier élémentaire, au secondaire dans mes années en salle de classe. Puis, comme conseillère pédagogique aussi. Moi, mon grand rôle, c'est d'intégrer de façon efficace et éthique et responsable des technos en salle de classe.

[00:04:24] Donc, ça tombe très bien pour la conversation d'aujourd'hui que je me baigne là-dedans depuis plusieurs années. Puis, comme Alice, moi, je suis responsable du dossier de l'intelligence artificielle chez nous. Donc, je pense que ça va faire des conversations très intéressantes aujourd'hui. Absolument. Vraiment un plaisir de vous rencontrer les deux, mesdames. Merci beaucoup. Donc, comme on l'a mentionné, aujourd'hui, le numérique est partout en classe. On le sait, ça fait même plusieurs années que du numérique en classe. Donc, je vais peut-être commencer avec toi, Crystal.

[00:04:51] Mais selon toi, est-ce qu'on est en train de bien l'intégrer, ce numérique-là? Puis, ou est-ce qu'on est encore en mode réaction? Est-ce qu'on l'intègre bien ou on est en mode réaction? Commencez avec toi. C'est une grande question. Je ne dirais pas qu'on est 100 % du temps pas en mode réaction. Je ne dirais pas non plus qu'on est toujours en mode réactif, par exemple. Je pense qu'on a fait du gros chemin depuis le début de l'intégration un petit peu plus intense,

[00:05:21] disons, des technos en salle de classe, surtout avec les technologies. Et c'est différent dans tous les conseils, mais avec les outils qui ont été remis un à un. Donc, les élèves qui ont chacun leur portable ou chacun leur iPad. Donc, ça, ça a fait un gros... On a eu un gros virage à ce moment-là. Mais est-ce qu'on est toujours en mode réactif? Je vais dire que puisque les choses évoluent tellement rapidement avec les technologies éducatives

[00:05:49] et émergentes et surtout avec l'arrivée de l'intelligence artificielle, oui, on aura toujours peut-être des feux à éteindre. Puis, on aura peut-être toujours le sentiment qu'on est à la grande course pour essayer de rester en avant de tous les développements. Toutefois, je pense qu'on a fait du gros, gros travail depuis... J'ai parlé du 1 à 1. Depuis 2020, avec l'arrivée de la pandémie et la remise dans plusieurs conseils de ces outils-là,

[00:06:18] je pense qu'on a été très proactifs à ce moment-là. Puis, on a vraiment voulu parler de l'intention pédagogique derrière les outils, puis vraiment bien préparer le terrain. Est-ce qu'avec ce dossier-là qui est en constante évolution, on est toujours proactifs? Est-ce que maintenant, peut-être, on intègre un petit peu trop des technologies, des technologies variées en salle de classe et ça occupe trop de place, trop de temps? Je vais dire oui.

[00:06:45] Très franchement, oui, je crois que dans plusieurs salles de classe, oui, mais pas tous. Je crois que la proactivité, vraiment, on est bien placés pour continuer avec ce qu'on a débuté pendant la pandémie. Mais maintenant, c'est à la grande course, comme je l'ai dit, avec l'arrivée de l'IA. Oui, oui, puis ça change. Comme tu dis, c'est en constante évolution. Donc, il faut toujours être en train de rester à l'affût de ça, puis de changer au fur et à mesure. Merci, Crystal, d'un point de vue salle de classe. Merci.

[00:07:14] Alice, de ton côté, avec les étudiants, comment ça se passe? Je pense qu'on insiste sur l'intention et le fait de ne pas vouloir suivre toujours la nouveauté. Parce que nous sommes à une période où il y a de nombreux outils qui font leur apparition sur le marché. C'est des compétitions entre compagnies. Alors, il faut rester sur le besoin de l'élève.

[00:07:40] Qu'est-ce qui vient répondre aux besoins de l'élève avant de se poser cette question-là, avant même de commencer à utiliser un outil? Parce que ce qu'on remarque, c'est beaucoup d'influence par les pairs. C'est-à-dire que si dans le salon du personnel, il y a beaucoup d'enseignants qui parlent d'un outil à la mode, la prochaine leçon qu'on fait, on veut peut-être tester cet outil-là.

[00:08:04] Mais derrière, est-ce que nos élèves, leurs profils, est-ce que ce sont des profils qui nécessitent qu'on utilise ce type d'outil-là? Donc, on sensibilise beaucoup les futurs enseignants et futures enseignantes à cela. Partir toujours de la personne qu'elle élève, de son profil, pour identifier les outils qui pourraient mieux le soutenir dans son apprentissage. C'est bon. Donc, faire attention à la saveur du mois, c'est ce que j'entends.

[00:08:31] C'est pas juste suivre une tendance ou pas juste suivre qu'est-ce qui se passe au quotidien. C'est intéressant, c'est vraiment de remettre encore une fois l'élève au centre de tout ça. Merci, mesdames. C'est une bonne entrée de jeu. Merci. Oui, merci beaucoup, Alice. J'aime beaucoup ce que tu soulèves avec probablement d'établir notre profil de classe, notre profil de chacun de nos élèves en salle de classe avant de choisir un outil pour nos élèves.

[00:08:58] Alors, merci beaucoup de cet énoncé, cette approche-là aussi. Alors, moi, je me retourne vers Christal, qui est plus sur le terrain aussi. Alors, Christal, toi, quand tu rencontres une personne stagiaire ou un nouvel enseignant, cette personne-là arrive dans une classe avec 30 élèves, 30 appareils. C'est quoi l'erreur numéro un et comment on l'évite rapidement?

[00:09:24] Je pense que l'erreur qui se fait très souvent et facilement, c'est de vouloir toujours les utiliser parce qu'ils sont là, ces outils-là. Donc, juste parce qu'un outil est disponible, ça ne veut pas dire qu'on doit l'utiliser en tout temps puis l'intégrer en tout temps. C'est même l'opposé qu'on devrait être en train de faire. C'est vraiment songer à seulement l'intégrer lorsque... Puis, j'adore ce que tu viens de dire, Alice, pour le profil d'élève. Si le profil d'élève le demande, ça serait un scénario.

[00:09:54] Ou quand l'intention pédagogique, quand tu vois que tu vas vraiment venir transformer la situation d'apprentissage avec une technologie qui vous permet de faire quelque chose qui va au-delà de ce qui était possible avant, avec du papier-crayon ou avec les tâches plus traditionnelles. Donc, il y a des situations définitivement où est-ce qu'on les intègre, mais l'erreur, c'est souvent de voir, « Ah, on a ces outils-là. » On va leur donner ces outils-là. Premièrement, des fois, on va demander à l'élève de l'ouvrir, qu'ils ont part de l'outil,

[00:10:23] et non pas du tout d'une intention pédagogique. Et ensuite, il y a toutes sortes de temps qui est passé à l'écran, qui pourrait vraiment... Ça pourrait être du temps d'apprentissage vraiment maximisé autrement. Ou bien qu'on leur donne peut-être ces outils-là, parfois comme récompense ou comme outils de jeu. Donc, l'erreur, c'est de les surutiliser, je dirais, parce que c'est disponible. Merci, Christelle, parce que j'aimerais mettre peut-être en parallèle

[00:10:51] la différence entre la technologie d'aide pour nos élèves qui sont en éducation spécialisée, qui en ont vraiment besoin. Alors, de là l'importance de connaître notre profil de classe, le profil de nos élèves pour bien choisir l'outil, puis la différence avec un élève qui en a besoin. C'est son petit travail. Merci. Absolument. Je te cède la parole, Martin. Oui, bien merci, merci, Nancy. Alice, de ton côté, est-ce que les futurs enseignants,

[00:11:20] ceux qui passent par le procès, ils arrivent à l'UOF, on offre le programme. Est-ce que les futurs enseignants arrivent aujourd'hui avec une réelle posture critique du numérique? En d'autres mots, sont-ils bien préparés pour cette réalité numérique-là en salle de classe une fois qu'ils ont fait leur programme? Ils sont comment, nos stagiaires, quand ils arrivent dans nos écoles? Permettez que je prêche à ma paroisse, celle de l'UOF, donc notre programme a quand même trois cours qui font partie d'une série

[00:11:47] qui s'appelle « Enseigner et apprendre à l'ère numérique » et justement la posture critique dont vous parlez, c'est durant ces cours-là qu'on la développe parce qu'on parle quand même de la théorie avec des modèles d'intégration des technologies pour amener les futurs enseignants et enseignantes à comprendre que la technologie peut être là, peut être utilisée, mais ne pas vous servir à grand-chose.

[00:12:12] On pense que parce que la technologie est disponible, forcément, on va avoir un accroissement de la productivité. Ce n'est pas vrai. Parfois, il faut s'intéresser d'abord à ces modèles-là. Est-ce qu'on parle de substitution? Est-ce qu'on parle d'augmentation? Est-ce qu'on parle d'une réelle transformation, d'une amélioration? Et puis, il faut aller plus loin. On a parlé tout à l'heure d'une salle où on entre et puis 30 élèves ont les ordinateurs devant eux.

[00:12:38] Est-ce qu'on leur a dit de quelle manière la technologie pouvait les aider réellement? Parce que ces modèles qu'on montre aux enseignants, on espère que lorsqu'ils arrivent en classe, qu'ils transmettent aux élèves, qu'ils puissent dire, mais ton ordinateur, ce n'est pas parce que tu as un clavier que tu peux simplement taper sur les touches. Est-ce que tu pourrais utiliser la saisie vocale pour mieux t'exprimer, pour mieux communiquer tes idées, par exemple,

[00:13:05] et faire un meilleur remue-ménage dans ta tâche, disons, de français? Donc, il y a autant de choses qu'on leur montre et qu'on les incite à communiquer à leurs élèves. Mais dire qu'ils sont prêts, ce serait une demi-vérité. Parce qu'en réalité, c'est une attitude qu'on développe tout au long de la carrière. Est-ce que même moi qui enseigne ces cours-là, je suis totalement prête?

[00:13:33] Non, parce qu'il faut rester régulièrement informé. Il faut rechercher les nouveaux outils, les façons dont ces outils-là transforment l'apprentissage et surtout leur pertinence. Donc, on est des apprenants à vie en ce qui concerne cette question-là. C'est une bonne réponse, Alice, très nuancée. Puis réaliste aussi, réaliste.

[00:14:00] Puis ce que j'entends de ce que tu dis, c'est qu'on ne peut pas être parfaitement formé pour ça. C'est un apprentissage continu, un peu comme Crystal mentionnait au début. C'est toujours en évolution. Ça fait que si on imagine, ah, j'ai fait mes trois cours, puis moi, je suis parfait en technopédagogie, puis je suis parfait pour la salle de classe, je ne pense pas que c'est le cas. Malgré le fait qu'on le mène dans la formation, c'est quand même pas assez. Donc, c'est ce que j'entends de ton commentaire, Alice. Puis je vois aussi Crystal qui a la tête. Oui, le programme est bon, mais ça reste que c'est un apprentissage à long terme.

[00:14:30] Tout à fait. Merci. Merci, Alice. Alice, je reviens vers toi. Puis c'est vraiment une question en deux volets, parce que je vais revenir vers Crystal aussi pour avoir ton point de vue là-dessus. Alors, Alice, maintenant en Ontario, on a maintenant des balises plus claires sur l'utilisation des téléphones en classe. Est-ce que ça aide vraiment les enseignants ou ça crée d'autres défis? L'intention est bonne derrière ces balises-là.

[00:15:00] Est-ce que la question que je veux poser, est-ce que les enseignants reçoivent l'accompagnement qu'il faut pour faire appliquer toutes les règles qui sont édictées en amont? C'est ça le véritable problème. Il ne suffit pas d'y avoir des règles. Il y a des enseignants qui laissent faire parce qu'ils se disent « ça ne devrait pas être une charge supplémentaire pour moi de faire le travail de police par rapport à l'usage du téléphone ».

[00:15:30] Il y en a qui se disent « pour que je puisse transmettre une certaine pédagogie, il faut que je sois rigide sur certaines choses » et ça inclut le téléphone. Donc, ils décident de se mettre cette charge-là volontairement. Mais la réalité est qu'on a manqué d'accompagnement. On en manque encore pour que les enseignants sachent exactement quoi faire. C'est pour ça qu'il y a des différences dans la manière dont les règles sont appliquées

[00:15:58] selon les classes, selon les enseignants. Cependant, la réalité, c'est que le téléphone, c'est un outil central dans la vie des élèves. Donc, au-delà des interdictions, il faut s'intéresser aussi aux manières d'encadrer l'usage. Merci. Merci beaucoup, Alice. Alors, je vais vers toi, Christelle, parce que peux-tu faire du pouce vraiment avec la réalité du terrain? Ce que j'entends, Alice, c'est gestion de classe. Oui, oui.

[00:16:30] Gestion de classe, mais je pense que, puis je vais revenir à ta réponse précédente aussi, Alice, et je veux faire du pouce là-dessus parce que je pense que ça vraiment touche très bien sur ce qui se passe avec les téléphones cellulaires, tous les outils, mais au niveau de l'intégration réfléchie. Je pense que ça revient à la réflexion. Puis là, tu as touché sur le jugement professionnel, que ce n'est pas pareil dans chacune des salles de classe. Les gens, en général, n'ont pas le sentiment qu'ils aiment et qu'elles aiment faire la

[00:17:00] police des téléphones cellulaires. Ces balises-là, et chez nous, c'était rien de nouveau. Quand le gouvernement a partagé ces balises-là, déjà, c'est plus ou moins ce qu'on avait en place dans le conseil scolaire depuis longtemps pour les téléphones cellulaires. Toutefois, s'il n'y a pas cette réflexion-là, et là, quand on parle de ces outils-là, étant possiblement des outils pédagogiques pour certains élèves. Je pense au temps avant d'avoir les outils un à un dans nos salles de classe, on avait

[00:17:31] le apporte ton, ça s'appelait différemment dans chaque conseil, mais apporte ton propre appareil numérique. Donc, il y avait Havan ou Appan, des fois, dépendant du conseil, mais Bring Your Own Device dans les conseils anglophones, où est-ce que les élèves pouvaient apporter leur téléphone et ça servait d'outils pédagogiques. Donc, l'élève, par exemple, balayait des codes QR pour faire une marche galerie en salle de classe. Bien, l'intention pédagogique est excellente.

[00:17:57] Puis là, tu amènes vraiment, on parle de redéfinir les apprentissages dans une salle de classe grâce à ces outils-là. Donc, en 2026, aujourd'hui, il y a beaucoup plus d'outils dans les salles de classe qui sont achetés par le conseil scolaire et fournis. Le téléphone a peut-être moins sa place du côté pédagogique, mais là, pour revenir à ce qu'Alice avait dit au niveau de responsabiliser les élèves et les impliquer dans le processus et dans la réflexion. Est-ce qu'on est en train de bâtir la pensée critique et l'autorégulation de l'élève

[00:18:25] quand ça vient à son propre outil? Donc, en faisant la police, puis en enlevant, puis en interdissant ces outils-là, qu'est-ce qu'on est en train d'enseigner à l'élève? C'est que tu n'es pas capable, toi-même, d'être responsable de ton outil et de faire tes propres décisions pour tes outils. Et je veux dire, il faut considérer l'âge de l'élève. On s'entend bien que c'est différent en quatrième année comparé en douzième année. Mais surtout pour les plus vieux, de sept à douzième année, est-ce qu'on est vraiment en train de responsabiliser?

[00:18:53] Si ce sont vraiment des règles qu'on est en train de venir renforcer en salle de classe et interdire vraiment l'utilisation, ou est-ce qu'on parle des élèves, des risques, des dangers de surutiliser la technologie? Est-ce qu'on leur parle des dangers des réseaux sociaux? Est-ce qu'on leur parle de tout ça au lieu de juste tout simplement interdire sans vraiment les impliquer dans la réflexion? Je pense que c'est des vraiment grandes questions. Et je pense que ça touche très bien à l'intelligence artificielle en lien avec

[00:19:22] les téléphones aussi, parce qu'il y en a qui sont en train d'utiliser l'IA maintenant sur leur téléphone cellulaire. Ça devient un outil de triche aussi, parce qu'ils ont leurs outils personnels. Donc, est-ce qu'on est en train d'éduquer à ce niveau-là aussi? Je pense que c'est essentiel dans le grand portrait aujourd'hui. Merci, Christelle. Ça s'enchaîne très bien avec la prochaine question. Je voulais juste faire une parenthèse qu'au niveau de l'autorégulation, comment c'est important aussi, parce qu'on parle beaucoup, c'est la semaine de la santé mentale, en fait, bien-être.

[00:19:51] Alors, les élèves qui ont peur du FOMO, fear of missing out, ils veulent toujours être dans le spontané, puis ils ne veulent rien manquer. Donc, leur système nerveux est toujours en mode, toujours, toujours activé. Alors, tu sais, au niveau bien-être et au niveau santé mentale, c'est tout le côté de l'anxiété. On pourrait avoir un épisode complet là-dessus. Absolument. Et les élèves veulent être bien.

[00:20:17] Donc, éduquer les élèves à ce niveau-là et devenir partenaire avec les élèves et les responsabiliser à ce niveau-là, je pense que ça serait absolument gagnant en 2026 dans nos classes, qu'on les intègre dans le processus et que les élèves soient responsables de leur propre gestion jusqu'à un certain point selon l'âge, c'est certain. Alors, basculons maintenant au niveau de l'intelligence artificielle avec le, comme ChatGPT en existe d'autres, Claude, Copilote, Gemini, il y en a tellement.

[00:20:46] Puis, c'est déjà utilisé par les élèves, mais comment on aide les enseignants, les enseignantes, surtout les stagiaires à adopter une posture éthique et réaliste face à ça? Alors, je commence par toi, Cristal, ensuite Alice. Donc, ça s'enchaîne très bien justement avec ce qu'Alice vient de dire et ce que je viens de dire au niveau d'impliquer les élèves au niveau du processus et de la réflexion,

[00:21:13] que les élèves deviennent vraiment des acteurs dans leur apprentissage et actifs, dans leurs apprentissages et au niveau de les éduquer sur, oui, on utilise l'intelligence artificielle dans ces contextes ici, mais non pas dans ces contextes ici. Éduquer au niveau de l'intégrité académique, c'est quoi le plagiat en 2026? Donc, utiliser l'IA pour ceci, oui, ça va définitivement être comme ceci, c'est le

[00:21:39] plagiat, mais l'utiliser comme ceci, c'est éthique et c'est vraiment une façon efficace de l'utiliser. Donc, vraiment être clair avec les élèves sur nos attentes, sur ce que c'est en 2026, l'utilisation efficace et responsable de ces outils-là et du côté éthique. Avec nos stagiaires aussi, donc j'inclus les adultes là-dedans. Donc, il y a vraiment une grande réflexion qui est nécessaire sur notre utilisation professionnelle de ces outils-là.

[00:22:06] Est-ce qu'on est en train d'utiliser ça pour nous fournir tous nos plans à long terme, notre planification journalière, nos évaluations? Est-ce qu'on est en train de se pencher un petit peu trop sur ces outils-là? Et la grande question pour nous cette année, bien depuis trois ans déjà, mais cette année, on commence vraiment à creuser en profondeur avec notre personnel. C'est, est-ce que c'est vraiment une utilisation?

[00:22:36] Est-ce qu'on est en mesure de valider tout ce qui est fourni par l'intelligence artificielle pour nos cours? Sinon, c'est un grand problème et on a des questions à se poser. Donc, pour les stagiaires, je me dis avec l'intelligence artificielle, il y a vraiment des outils phénoménales qui existent maintenant, qui ont été fournis par le Centre Franco et par Cabelfo, entre autres, qui nous permettent vraiment de se situer dans un continuum,

[00:23:01] genre pour pouvoir développer nos compétences au niveau de l'utilisation de l'intelligence artificielle. Et je pense que ça, ça va vraiment être critique dans les prochaines années parce que comme les technologies en général, l'intelligence artificielle, je veux dire, on parle de dossier en constante évolution, c'est vraiment le dossier en évolution le plus rapide, je pense, que je n'ai jamais vu dans ma carrière jusqu'à présent.

[00:23:28] C'est vraiment quelque chose que vraiment, on doit adopter vraiment une posture vraiment réflexive pour se demander ou se poser les bonnes questions et se pencher sur les outils qui ont été développés par, je ne vais pas dire des experts, mais par des technopédagogues et des gens avec beaucoup d'expérience en éducation qui ont vécu d'autres changements. L'arrivée de l'Internet, par exemple. L'arrivée des outils un à un. Donc, des gens qui ont

[00:23:53] vraiment bien réfléchi au comment, comment intégrer de façon efficace. Je pense que ça va être primordial pour les nouveaux, pour les stagiaires, mais pour le personnel chevronné également. Tout le monde en éducation aujourd'hui, c'est de réfléchir au comment. Et les outillés, c'est notre rôle comme leader en éducation. Leur fournir des outils comme Alice, je pense que tu vas probablement parler un petit peu plus des modèles aussi,

[00:24:19] selon ta dernière réponse. Tu as fait référence au modèle SAMR et au modèle de peut-être rigueur et pertinence. Ce sont des modèles en éducation pour l'intégration des technologies. Je pense que ça s'applique très, très bien à l'intelligence artificielle aussi. Merci beaucoup de ta réponse, Christelle. Je reviens vers toi, Alice. Toi, comment tu travailles ça concrètement avec les étudiants du BF à l'UEF?

[00:24:43] Alors, avant même qu'on ne se plonge sur l'utilisation des outils, moi j'aime leur montrer quand même l'importance de développer ce qu'on appelle la littératie algorithmique. C'est-à-dire que quand on est face à des outils comme ChatGPT, CloudCopilot, il faut pouvoir comprendre les limites et les implications de ces systèmes. C'est comme la littératie financière, on apprend à manipuler des billets, on comprend l'argent, la valeur de l'argent. Il faut faire

[00:25:13] pareil avec l'IA. Il faut comprendre que ce sont des systèmes, la façon dont ils fonctionnent, les limites, même si c'est de façon très générale. Parce qu'on a tendance à parfois se laisser un peu trop aller avec ces outils et leur donner notre confiance totale. Pourtant, on voit aussi des outils qui hallucinent beaucoup. On voit des outils qui reproduisent des biais, pardon, des préjugés, etc. Donc, je fais faire ces petits tests quand même

[00:25:41] pour montrer qu'il faut avoir beaucoup de recul quand on utilise les outils d'intelligence artificielle. Mais je leur montre aussi d'abord, toujours sur le plan théorique, parce qu'on est trop pressé d'aller à tel outil va m'aider à planifier telle leçon, tel outil va me générer ma grille d'évaluation. Mais je leur dis souvent, la disponibilité immédiate des

[00:26:06] réponses que l'IA va vous fournir, déjà va vous donner l'impression que l'IA sait, l'IA ne sait pas forcément tout, mais surtout va réduire votre effort cognitif. Et ça, pour l'instant, on n'a pas encore compris peut-être la grandeur de cet enjeu-là, que nous soyons rendus au point où parfois pour des courriels de trois, quatre lignes, il faut se fier à l'IA. Donc, progressivement et de façon collective, nous sommes en train

[00:26:36] de réduire notre effort cognitif. Est-ce qu'on pense à l'impact sur les pratiques pédagogiques dans la salle de classe? Donc, je prends toujours la peine de présenter ces concepts-là qui peuvent, disons, rentrer dans le champ de la littératie algorithmique. Et puis, après, on va présenter des outils concrètement qui peuvent les aider dans leur pratique tout

[00:27:02] en soulignant la protection des données, la confidentialité et toutes ces questions éthiques-là qu'il faut garder en tête lorsqu'on utilise l'IA pour planifier des leçons ou pour corriger même des évaluations comme j'ai vu le faire. Voilà. Donc, c'est beaucoup de sensibilisation en amont parce que lorsqu'elles arrivent, ces personnes sur le terrain, généralement, on leur montre les façons d'utiliser l'outil pour planifier, gérer la classe, enseigner, etc.

[00:27:35] Merci beaucoup, Alice. Wow! C'est une question qu'on pourrait élaborer davantage. Vas-y, Martin. Bien, puis, tu as beaucoup parlé de planification, puis le côté de la préparation, les choses qu'on fait en amont avec l'IA. Puis, ça m'amène au côté de l'évaluation. Le côté de l'évaluation, autant dans une université que dans une école, dans nos conseils scolaires. Moi, je sais que dans mes cours, je me questionne souvent n'importe quoi qui est remis.

[00:28:03] Maintenant, je me questionne. Est-ce que c'est l'étudiant qui a réfléchi? Est-ce que c'est l'étudiant qui a écrit? Est-ce que c'est l'étudiant qui a pris combien de temps? Est-ce que c'est quelque chose qui lui a pris trois minutes ou qui lui a pris trois heures à rédiger? Moi, je vais parler personnellement, j'ai ces doutes-là. Donc, comment est-ce qu'on fait? Comment est-ce qu'on fait pour aider avec ce doute-là que les enseignants peuvent vivre? Puis, est-ce qu'il faut vraiment complètement repenser la façon qu'on évalue? Moi, j'ai mes idées. Je suis prédisposable.

[00:28:34] J'aimerais ça entendre d'un point de vue préparation, Alice, comme un point de vue quand on prépare nos stagiaires pour la salle de classe. Comment est-ce qu'on les prépare à ça, à l'évaluation? Sachant très bien que cet élève-là ou cet étudiant-là l'utilise, l'IA aussi, dans son quotidien. Donc, comment est-ce qu'on le prépare, lui, pour la salle de classe comme stagiaire? Oui, c'est bien que tu aies mentionné qu'eux aussi, ils l'utilisent dans le programme du

[00:28:59] baccalauréat en éducation pour soutenir leurs travaux. Déjà, on encourage à la transparence. Lorsque vous utilisez un outil, voilà, de quelle manière vous pouvez indiquer que vous avez utilisé l'outil, mais dans les méthodes d'évaluation qu'eux-mêmes vivent dans le programme de baccalauréat en éducation, ils et elles comprennent l'importance de penser à de

[00:29:27] nouvelles façons d'évaluer. Est-ce que la production des textes a autant de valeur actuellement qu'elle l'avait lorsqu'on sait que quelqu'un avec une simple requête peut produire 10, 12 pages de texte? Donc, on veut, on profite de cela, de cette discussion-là autour des méthodes d'évaluation pour proposer de nouveaux, de nouvelles, de nouvelles stratégies qui permettent

[00:29:52] d'aller chercher plus les processus que les productions, qui permettent d'aller chercher comment s'est passé le raisonnement pour arriver à tel produit plutôt que le produit en lui-même. Donc, lorsqu'on le fait avec eux, c'est parce qu'on s'attend à ce que rendu en salle de classe, que ce ne soit plus l'évaluation à la, entre guillemets, traditionnelle, qui puisse prendre un

[00:30:15] produit fini, une évaluation qui a déjà été traitée, des équations qui ont déjà peut-être des solutions et demander à l'élève comment penses-tu qu'on a abouti à cela? Parce que s'il demande le résultat de l'équation, bien évidemment, en rentrant cela dans l'outil, c'est très vite, c'est très vite obtenu. Donc, voilà à quoi on l'est pensé. Donc, c'est comme demander, c'est comme demander la pensée critique derrière la réponse. Au lieu

[00:30:43] d'arriver directement à la réponse, c'est comme reculer, donc à l'aide de reculons, on vous donne déjà la réponse, dis-nous comment on se serait rendu là. Donc, ça crée une pensée critique, que j'imagine. Exactement. Et varier aussi, comme j'ai dit, les moyens de présenter les travaux, l'oral, demander de faire des enregistrements. Dans le cours que j'enseignais récemment, justement, les étudiants avaient le choix. Ils n'avaient pas à me remettre de travaux écrits. Ils pouvaient

[00:31:09] déposer des balados, diffusion, ils pouvaient déposer des vidéos. Ils avaient différentes manières de s'exprimer. Donc, ça aussi, dans la salle de classe, ce sont des choses qu'ils peuvent répliquer. Oui. Oui, tout à fait. Tout à fait. Merci, Alice. Puis, Christophe, je m'en vais chez vous parce que ça se passe concrètement. C'est quoi? C'est quoi? What's the word on the street? On dit quoi? Qu'est-ce qui se passe sur le terrain? On veut savoir qu'est-ce qui se passe. Est-ce que les enseignants sont stressés?

[00:31:37] Est-ce qu'ils trouvent ça difficile? Bien, premièrement, je voudrais dire, Alice, tu me donnes le goût de retourner à la faculté et de vivre tes cours parce que ça sonne tellement, tellement intéressant. Puis, en lien avec ce que je fais avec le personnel chez nous et en province. Donc, nous autres ici et concrètement parce que je viens juste d'offrir la formation avec une de mes collègues la semaine dernière pour évaluer autrement

[00:32:01] à l'ère de l'IA. Donc, ça tombe très bien que concrètement, on est en train de leur proposer comme point de départ la triangulation. Donc, là, on a notre triangle de demander plus que, puis Alice en a fait allusion, de demander plus que juste des productions. On est tellement habitués, puis nous, on se faisait évaluer comme ça quand on était à l'école, en général, notre génération, je vais dire notre génération. On était tellement habitués que le papier-crayon, la tâche finale, la produit, la copie propre

[00:32:30] de notre texte, c'était ce qui était évalué, ce qui était remis. Ça ne tient plus debout en 2026, comme vous avez dit. Donc, les productions, on doit aussi se pencher sur les observations en salle de classe et documenter les observations. J'ajoute à cela parce que ce n'est pas juste voir ce qui se passe, c'est documenter. Est-ce qu'on le prend en photo? L'élève fait quelque chose sur le tableau blanc en travaillant à la verticale. Est-ce qu'on les pose avec l'iPad ou avec le téléphone en classe pour documenter et

[00:32:56] garder peut-être dans un OneNote ou peut-être dans un Google Classroom? Est-ce qu'on est en train de documenter ces preuves d'apprentissage-là en observant? Ensuite, des conversations. Ça, c'est de l'or. En 2026, avoir des conversations pédagogiques. Donc, Alice, encore une fois, en a fait allusion que est-ce qu'on est en train de demander à l'élève son processus? Donc, comment est-ce que tu t'es rendu à cette réponse-là? Et même si c'est, comment est-ce que l'outil d'IA s'est rendu à cette réponse-là? On pourrait fournir à l'avance les réponses et dire maintenant,

[00:33:26] explique-moi le processus, explique-moi ta démarche. Donc, oui, ça fonctionnerait très bien en mathématiques, mais même le processus d'écriture en français ou en English ou le processus de recherche en science. Est-ce qu'on est en train de demander à l'élève de vivre voix et de demander d'avoir une conversation pédagogique qui tourne autour de la tâche? Donc, ça, c'est une façon, la triangulation. Puis, une ligne, ma collègue avait participé à une formation à

[00:33:52] COPS le mois dernier, puis m'avait envoyé un texto pendant une des formations qui disait « le vrai détecteur du plagiat, c'est la triangulation ». Donc, plutôt que de se pencher sur un Turnitin ou sur d'autres outils qui existent en ligne, le vrai détecteur, c'est la triangulation. Est-ce que tu es en train de converser avec les élèves, d'observer leurs apprentissages et ensuite de voir la production en lien? Donc, triangulation et

[00:34:18] aussi l'apprentissage par projet. Je vais dire que ça, c'est quelque chose qu'on propose de plus en plus, c'est l'apprentissage par projet et je dis de plus en plus depuis toujours, on propose l'apprentissage par projet. Mais en ce moment, c'est une façon d'évaluer en 2026 qui permet en grande partie de détourner l'utilisation directement rattachée à la triche pour les textes si on est en train de demander un projet et encore mieux, un projet vraie vie. Donc, est-ce qu'on est en train de fournir des situations

[00:34:46] authentiques d'apprentissage à l'élève? Si c'est en lien avec la vie réelle, très difficile d'aller tricher sur un projet vie réelle en lien avec l'érablière de notre voisinage. Donc, est-ce que l'élève est en train de vraiment appliquer des choses à la vraie vie et en lien avec des expériences vraie vie qu'il ou elle a vécu? Donc, je pense que ça, c'est des façons en 2026 d'essayer de contourner ça pour les stagiaires autant que les profs chevronnés dans nos écoles.

[00:35:14] C'est super. Puis moi, j'entends tout ça puis j'entends l'apprentissage expérientiel. J'apprends, tu sais, l'université à l'UOF, on est vraiment dans l'apprentissage expérientiel. Je pense que dans nos salles de classe, surtout peut-être au secondaire parce que ça a place à avoir ces moments plus de triangle. J'imagine que la triangulation peut se faire aussi à différents niveaux, mais on le voit peut-être un petit peu plus au secondaire. Mais j'adore ce concept de, c'est plus que juste la copie finale, la dernière chose qu'on remet. Donc, il y a tout le processus qui est évalué. Puis ça,

[00:35:44] ça se fait, j'imagine, dans le quotidien. Donc, comme enseignant, quand tes élèves travaillent en groupe, c'est là qu'il faut que tu les évalues, c'est là qu'il faut que tu les regardes pour voir est-ce que ça se développe, est-ce que ça avance. J'adore. C'est vraiment passionnant ce sujet-ci. Ça a vraiment pris une tournure différente que je ne m'attendais pas. Et Martin, si je peux juste ajouter, ça se fait plus à l'élémentaire chez nous de façon organique, la triangulation, et plus chez les tout-petits. Parce que l'observation du processus dans les centres d'apprentissage, dans les arts

[00:36:13] d'apprentissage, c'est tellement organique et naturel d'évaluer de cette façon-là et de documenter aussi les preuves avec les portfolios numériques pour les tout-petits. C'est moins évident au secondaire. Je pense que le personnel au secondaire semble tellement plus habitué. C'est tellement difficile de changer les vieilles pantoufles, on dirait, avec le personnel. Et je viens du secondaire, donc je m'inclue là-dedans. C'est plus les productions qui sont évaluées et les tâches papier-crayon.

[00:36:42] Donc, c'est très difficile d'éloigner certains et dépendant des matières aussi. C'est beaucoup moins vu au secondaire jusqu'à présent. Donc, c'est d'amener cette andragogie-là au lieu de faire un switch andragogique vers le secondaire au lieu de rester dans une pédagogie. Je dis ça comme ça. Peut-être qu'il y a des gens qui vont me corriger, qui m'écoutent et qui disent non. Mais c'est d'amener cette andragogie-là peut-être plutôt au secondaire. Mais merci. Je veux juste continuer avec d'autres questions. Il y a tellement de choses qu'on peut se poser. Je veux juste aller voir Alice.

[00:37:10] On parle souvent de la formation à l'université. Puis, où est-ce que ça amène nos jeunes, nos stagiaires en salle de classe? Puis, on le sait qu'il y a des écarts entre la théorie et la pratique. Ça, c'est clair. Les stagiaires nous disent oui, oui, on est préparés. Mais quand on arrive en salle de classe, oh, ouf! Puis, on l'entend tout le temps, les premiers cinq ans, les premiers cinq ans. Donc, ça revient, ça. Donc, toi, là, sur un plan numérique. Donc, on va juste rester sur le numérique. Donc, pas gestion de classe, pas les autres cours.

[00:37:37] Sur le plan numérique, qu'est-ce que tu penses qui est l'écart le plus difficile à rejoindre entre ce qui se passe dans tes cours, dans la formation, puis une fois qu'ils arrivent sur le terrain? Alors, la plupart des petits chocs que les enseignants ont, c'est par rapport à ce que j'appelle les caractéristiques organisationnelles. Et d'ailleurs, je l'ai vu dans mes recherches. C'est-à-dire que, je prends un exemple concret.

[00:38:07] Il y a un outil qui s'appelle Classe Dojo, qui a été très populaire pour la gestion de classes dans certains conseils scolaires. Et donc, dans les communautés d'apprentissage informelles, on parlait beaucoup de Classe Dojo. Même dans les communautés formelles, comme les CAP, les conseillers pédagogiques, certains recommandaient cela. Mais certains conseils scolaires ont interdit l'usage de Classe Dojo parce que les données des élèves se retrouvaient emmagasinées dans des compagnies américaines et il n'y avait aucun contrôle sur ces données-là.

[00:38:37] Donc, lorsque l'étudiant ou l'étudiante arrive, Pompéa Bloch, « Oui, ma première année, je vais faire Classe Dojo et tout ça, ça va engager les élèves. » Lorsqu'ils arrivent, on dit « Non, non, l'outil est bien beau, mais le conseil scolaire refuse cela. » Il faut s'aligner aux caractéristiques organisationnelles mises en place, peu importe l'endroit où on se trouve. C'est pareil pour plusieurs outils. Parfois, on vient chercher la validation d'une direction d'école pour mettre en place un outil.

[00:39:06] J'ai dit « Non, en termes de sécurité, je ne pense pas que ça peut être utilisé, etc. » C'est un réajustement régulier que l'on doit faire face à des outils. On ne prend pas un outil et on se met à l'utiliser. Il faut s'assurer qu'on peut en maîtriser les contours en termes de protection de données, de confidentialité, d'éthique et de transparence, tout ce qui vient avec.

[00:39:32] Et généralement, ça, c'est le premier geste de recul qu'ont les étudiants parce qu'ils se disent « Ah, je ne savais pas qu'il fallait vérifier tout ça. J'ai vu des collègues de tel conseil l'utiliser ou tel ami m'a recommandé ça. J'ai pensé que dès le lendemain, je pouvais l'utiliser. » Donc, en général, c'est ça. Mais comme sur le terrain, il y a d'excellents conseillers pédagogiques qui s'assurent quand même

[00:39:55] qu'ils proposent des outils en amont, ça fait que généralement, il y a des variétés d'outils parmi lesquels ces personnes étudiantes peuvent choisir avant de se replier sur des communautés d'apprentissage informelles, comme je dois le dire, parce qu'il ne faut pas oublier la place de ces communautés-là. Elles influencent beaucoup ce qui est fait dans les écoles. Le fait qu'on a un petit groupe d'enseignants nouvellement arrivé où on partage des informations,

[00:40:23] parfois on prend dans ce groupe-là et on l'utilise sans forcément demander à la conseillère pédagogique « est-ce que tu recommanderais cet outil-là? » Donc, oui, c'est aussi à cela qu'on sensibilise les futurs enseignants et enseignantes. Prenez le temps de regarder qu'est-ce qui est accepté dans votre conseil scolaire et qu'est-ce qui ne l'est pas, parce que vos conseillers pédagogiques ont déjà fait le travail de vérification en amont. Voilà. Super. Super. Merci.

[00:40:53] Donc, Christelle, c'est notre partenaire quand on arrive dans nos écoles. C'est ça. Oui. Merci. Oui, merci Martin, merci Alice. Alors, je reviens vers toi, Christelle. Est-ce que les enseignants, les enseignantes, là, je vais dire francophones parce qu'il y a une distinction entre ce que les anglophones font et ce que les francophones puis les ressources qu'on a ici en Ontario. Est-ce qu'on a des balises suffisamment claires présentement sur le numérique ou est-ce qu'ils apprennent encore beaucoup par essais et erreurs?

[00:41:22] Je pense que les balises sont claires dans la plupart des conseils scolaires, disons. Donc, au niveau de l'utilisation, bien, je pense que les balises, je me reprends. Je pense que dans la plupart des conseils scolaires, si on parle de, comme Alice vient de parler, de la validation des outils, des ressources, des applications qui sont utilisées dans nos

[00:41:50] salles de classe, je pense que cette infrastructure-là est très bien établie. Dans la plupart des 12 conseils scolaires de l'Ontario, de langue française et le centre Gilles Léger, j'inclus aussi là-dedans comme 13e, je pense que c'est très bien établi. Est-ce qu'en salle de classe, quand on arrive sur le terrain, est-ce que d'école en école, c'est pareil partout?

[00:42:13] Puis la fondation est aussi bien établie ou est-ce que le tout est aussi bien implémenté partout? Je ne dirais pas que c'est le cas, nécessairement, mais je dirais que pour les, en fait, de qu'est-ce qui est offert comme ressources de qualité, comme qu'est-ce qui est fourni comme encadrement, on est très bien placés, les 12 conseils scolaires de langue

[00:42:39] française et le CCJL, surtout à cause du Centre Franco. C'était mon premier réflexe quand tu m'as posé la question, c'est que les balises sont en place, elles sont bien établies et ensuite, nous, on a l'avantage, je dirais, qu'on a tellement un encadrement et des ressources de qualité sur lesquelles on peut se pencher à cause du Centre Franco. C'est vraiment unique pour les francophones en province.

[00:43:05] Donc, à cause de cela, je dis oui, mais évidemment, c'est comme les élèves, c'est cas par cas, puis chaque élève a un profil différent, chaque école aussi. Donc, c'est ça, des petites nuances. Merci, Christelle. Alors là, deux petits points pour un nouvel enseignant en 2026 qui arrive pour la rentrée scolaire. Une pratique numérique incontournable et une pratique qu'on devrait laisser tomber.

[00:43:33] Alors, je vais vers toi, Alice, ensuite je reviendrai vers Christelle. Une pratique incontournable, il faut agir avec intention. Je vais parler, je vais mettre en gros caractère l'intentionnalité. Pourquoi est-ce que j'utilise cet outil? À quel besoin est-ce qu'il vient répondre? On n'utilise pas un outil juste pour l'utiliser, juste par effet de mode, juste par l'influence des pairs. Non, il faut savoir.

[00:44:03] Et puis, idéalement, ce serait que cela s'aligne aux besoins de l'élève. Maintenant, ce qu'il faudrait laisser tomber, à mon sens, c'est des outils qui n'ont pas de valeur ajoutée. Vous savez, moi j'ai été dans les salles de classe, ayant été enseignante à l'élémentaire pendant dix années. J'ai vu la poussée des écrans, des smartboards, des tableaux blancs interactifs dans les salles de classe.

[00:44:33] Mais la plupart du temps, c'était des projections de ce qui aurait été fait sur l'ordinateur. Je ne voyais pas la valeur ajoutée de ces tableaux-là. Alors que lorsqu'on peut exploiter toutes leurs fonctionnalités, ça devient des outils assez intéressants. Donc oui, je pense que ce qu'on devrait laisser tomber, c'est vraiment l'utilisation de la technologie comme une simple substitution.

[00:44:58] Si on a pris un ordinateur juste pour pouvoir taper des mots écrits, alors on pourrait le faire avec un simple papier crayon. Donc il faut toujours s'intéresser à mobiliser des outils qui ont une valeur ajoutée. Voilà, merci. Merci Alice. Je retiens intentionnalité puis substitution. Ça, je mets ça dans ma petite boîte à outils. Je vais vers toi, Christelle. Bien, je vais répondre parfaitement en lien avec Alice parce que tantôt, on avait fait

[00:45:26] allusion un petit peu au modèle SAMR, donc le SAMR, puis le S, c'est substitution, justement. Donc substitution, amélioration, modification et redéfinition des tâches. Donc ça, c'est le modèle qui a été proposé au début des années 2000, donc une vingtaine d'années passées. Mais Eric Scheninger, donc je veux dire l'incontournable pour moi, ce serait un outil pour guider. Donc en lien avec ce qu'Alice vient de dire au niveau de l'intention et au niveau aussi

[00:45:53] d'impliquer l'élève dans le processus et dans la réflexion, que l'élève devienne actif dans tout cela. Donc il a, il appelle ça repenser le modèle SAMR et lui propose un nouveau modèle qui a été établi par le Centre international de leadership en éducation. Puis ce modèle-là s'appelle rigueur et pertinence. Donc je ne sais pas si vous pouvez ajouter des ressources en attachement avec le balado, mais ça serait le fun de partager avec tous les stagiaires et Alice, je pourrais vous faire

[00:46:22] suivre pour les élèves de la faculté cet article-là. Donc c'était au départ, Eric Scheninger a composé un billet de blog, puis ça parlait de la comparaison entre les deux modèles et le mariage des deux modèles. C'est vraiment un encadrement, un framework repensé pour les élèves en 2026 pour l'intégration responsable et éthique et efficace des technos.

[00:46:47] Je trouve ça tellement, ça aurait été quelque chose que j'aurais eu de laminer et de coller à mon bureau si j'étais de retour en salle de classe. C'est vraiment incontournable à ce niveau-là pour nous permettre vraiment une grande réflexion au niveau de l'intention pédagogique. Ensuite, à laisser tomber les outils pour faire le jeu tout simplement. Donc des récompenses avec la technologie, d'envoyer les élèves à l'écran et de donner

[00:47:14] du temps d'écran pour le jeu, pour la détente, pour la récompense. J'enlèverais entièrement ces minutes-là en salle de classe en 2026. Peut-être pas en 2000, mais en 2026, oui. Pourquoi? Parce qu'il y a trop d'élèves qui sont à l'écran. Puis là, je ramasse qu'ils sont à l'écran. La soirée longue, qu'ils passent des heures et des heures à l'écran à tous les âges, que d'ajouter des minutes qui ne sont pas pédagogiques en salle de classe.

[00:47:40] Pour moi, c'est vraiment pas logique et pas responsable en 2026. Donc, voilà. Merci beaucoup, Christelle. Alors, ce que je comprends, c'est vraiment de maximiser le temps d'enseignement, le temps d'apprentissage en salle de classe. Absolument. Absolument. Alors, vas-y. Moi, je peux-tu faire un petit twist de notre dernière petite chose? Je vais vous laisser 10 secondes pour réfléchir, mais pensez aux stagiaires. Ils sont dans leurs derniers stages. Ils sont dans les derniers cours. Ils s'en vont en salle de classe bientôt.

[00:48:10] Ils ont peut-être déjà des postes à long terme. Ils n'ont peut-être pas encore leur salle de classe. Puis vous avez juste une petite chose à leur dire. Petite chose. Vous avez 15 secondes avec eux dans un ascenseur, puis vous avez un message à transmettre à ces stagiaires-là. Qu'est-ce que vous dites à ces stagiaires-là? Je le sais, je vous lance ça de même. Quand vous êtes prêtes, allumez votre micro, puis allez-y, Alice ou Crystal en premier. Mais vous avez un petit 15 secondes dans l'ascenseur. C'est un signe d'espoir. C'est un signe de ça va bien aller. Qu'est-ce que vous leur dites par rapport au numérique?

[00:48:40] À 15 secondes. Alice, t'es prête? Je laisse Crystal peut-être en premier, je réfléchis encore. OK. Moi, je dirais, si la relation est bien établie avec l'élève, si on connaît bien notre élève et l'élève se sent bien dans notre classe, on peut se permettre de l'essayer de l'erreur. Dans la salle de classe, quand ça vient au numérique, quand ça vient à plus ou moins tout, quand ça vient à la pédagogie, ce serait de connaître notre élève.

[00:49:09] Donc, je leur dirais premièrement et avant tout, apprenez à connaître vos élèves et établissez une relation de confiance et un climat qui est vraiment propice à l'apprentissage. Et ensuite, le restant, je veux dire, les décisions, les réflexions quand ça vient au numérique, c'est secondaire à cela. Donc, climat et relations avant tout. Une pédagogie centrée sur l'humain, centrée sur l'élève, j'aime ça. On parle beaucoup en leadership. L'humain, on s'entrait de tout ce qu'on fait. J'adore ça. Oui, absolument. J'adore ça. Un beau message en 15 secondes. Merci, Crystal.

[00:49:39] Alice, tu es prête? Oui. Je dirais à la personne avec moi dans l'ascenseur qu'en tant que futur enseignant ou future enseignante, il est important de développer sa posture critique face à n'importe quel outil parce que les outils vont changer. Les outils viennent et ils s'en vont, mais c'est sa posture critique qui va le suivre ou la suivre pendant toute sa carrière. Donc, c'est ça le plus important. Oui. Donc, la méthodologie. Apprenez une bonne méthode

[00:50:09] pour que quand les choses vont changer, on est prêt pour la… on peut s'adapter et on est prêt pour ça. C'est ce que j'entends. Voilà. Je paraphrase. J'espère que j'ai bien écouté dans l'ascenseur. Merci à vous deux. Moi, je vais vous saluer. Je vous dis merci tout de suite. Je vous dis, ça a été fantastique. En fait, c'est pas qu'on a tellement de choses à dire. On a tellement de choses à entendre. Puis, je peux juste m'imaginer un stagiaire qui écoute ça puis qui se dit, « Hey, j'en veux plus. » Donc, merci, mesdames. Je vous remercie. Puis, je laisse Nancy faire sa conclusion. Mais merci beaucoup.

[00:50:38] C'était un plaisir de vous rencontrer. Et puis, bien, j'ai hâte de vous recroiser à un moment donné sur un autre projet ou ailleurs. Merci, Martin. Merci beaucoup. Merci. Merci, merci, Martin. Alors, merci d'avoir été là, fidèle à notre beau rendez-vous qui nous tient à cœur. Merci à toi, Martin, d'être mon copilote. Sans toi, cette année n'aurait pas été pareil. Une belle aventure. Cette saison, on donne la parole à ceux et celles qui accueillent, qui accompagnent, qui croient profondément que l'éducation est un levier de transformation.

[00:51:08] Et on n'a pas fini. Au prochain épisode, notre dernier de cette saison 5, on plonge dans une question que chaque stagiaire se pose en silence. Et après le stage, comment je me prépare pour la rentrée 2026? Je pense qu'on a entamé aujourd'hui une bonne partie avec des bons conseils pour eux. Alors, parce qu'entre la fin du stage et le premier jour dans ta propre classe, il y a un espace souvent peu accompagné. Alors, on va en parler ensemble concrètement

[00:51:38] avec les vraies questions encore, les vraies peurs et surtout les vraies stratégies. Alors, je vous laisse sur ces mots qui me suivent, qui nous suivent. L'éducation n'est pas la préparation à la vie. L'éducation, c'est la vie elle-même de John Dewey. Alors, chaque voix compte et la tienne peut faire toute la différence. Alors, à très bientôt pour ce dernier épisode fin juin. Continuez d'oser. Continuons de transformer ensemble. Ciao, Nancy.

[00:52:09] Bye, Tignal.