Dans cet épisode, nous avons le plaisir d'accueillir Nathalie Bédard, une enseignante canadienne à la retraite et actuellement conseillère pédagogique à Kigali, au Rwanda. Nathalie partage son parcours et explique comment elle accompagne les enseignants locaux. Elle commence par observer leurs pratiques, puis crée des liens de confiance pour favoriser un climat propice à un accompagnement efficace. Sa mission est de bâtir la capacité des enseignants dans toutes leurs approches, en apportant son expertise et son soutien sur le terrain. Elle croit fermement qu'apprendre avant de pouvoir donner est un cadeau à donner et à recevoir.
Vous êtes curieux, vous voulez vivre une aventure et faire une différence en éducation? Consultez le lien suivant.
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[00:00:11] Je m'appelle Alexandra Coutelet, la geek de service. Dans mon balado, je partage mes découvertes d'outils, mes expérimentations, j'offre des réflexions sur le numérique dans notre travail ou dans notre vie personnelle. Parfois seul ou parfois accompagné d'invités, nous explorons ensemble comment ces outils peuvent nous aider à développer nos compétences numériques, que ce soit pour innover, être plus efficace dans notre travail ou notre vie personnelle,
[00:00:40] ou simplement mieux apprivoiser le monde numérique. Retrouvez les épisodes de mon balado et bien plus sur mon site lageekdeservices.com. À très bientôt! Bonjour et bienvenue à Oser l'idée, saison 4. Alors je prends l'occasion aujourd'hui pour vous souhaiter une heureuse Saint-Valentin. Alors aujourd'hui, on va se donner bien de l'amour avec mon prochain évité. J'ai hâte de vous la présenter.
[00:01:08] Alors en passant, cette saison sera aussi diffusée sur la plateforme Balado Pédago, plateforme innovante dédiée à la formation à travers le monde captivant des podcasts. Conçue pour les apprenants modernes, elle offre un accès à une variété de ressources éducatives, tous présentés sous forme de balado. La beauté, c'est qu'on explore à notre propre rythme et Balado Pédago propose des cours interactifs et dynamiques animés par des experts renommés.
[00:01:35] Nous sommes rendus à 21 balado diffuseurs sur notre plateforme, alors c'est superbe. J'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui Nathalie Bédard, enseignante canadienne à la retraite et qui a un rôle de conseillère pédagogique à Kigali au Rwanda. Alors Nathalie et moi avons œuvré ensemble pendant plusieurs années et je dois vous dire que cette femme est une femme de terrain. Elle est là pour bâtir la capacité des autres dans tout ce qu'elle entreprend.
[00:02:04] Alors Nathalie, bonjour et parle-nous comment ce projet a débuté. Eh bien, dans ma dernière année en éducation dans le nord de l'Ontario, j'étais direction d'école. Je remplaçais un congé de maternité et c'est à ce moment-là que ça retirait à sa fin. J'ai eu une période d'anxiété.
[00:02:28] Puis notre surintendante, Marie-France Tousinière, elle m'envoie un lien vers le programme clé aventure. Elle savait que j'avais le goût de l'aventure, que j'avais encore à donner en éducation. Puis alors je regarde ça, je me dis « Ah, puis on a beaucoup d'enseignants camerounais du Sénégal chez nous. » Alors je me dis « Ah, je pourrais peut-être aller au Sénégal, au Cameroun. »
[00:02:53] Finalement, je regarde ça, il n'y avait pas grand-chose, mais dans le programme clé, il y avait un conseillère pédagogique auprès des enseignants de métier dans une école vocationnelle ici au Rwanda. Je me dis « Ah, Rwanda, je ne connais pas trop, on va faire des recherches. » J'ai appliqué la même journée, ce n'est pas compliqué. Alors, je l'ai dit à mon mari un mois plus tard. « Oh non, Napoli, pas sérieuse. »
[00:03:22] Ben oui, mais il était correct. Il savait que je rêvais de faire ça. Il savait. Moi, il faut que je bouge. Puis là, la retraite, peut-être des fois, on se pose des questions. « On a du pris trop vite, on est-tu bien préparé. » Puis finalement, en tout cas, c'est ça. Ça fait que me voilà ici au Rwanda. Mais la retraite, c'est juste un autre chapitre, une autre aventure. Je pense que c'est de vivre autre chose qu'on n'a pas pu vivre avant.
[00:03:52] Absolument, absolument. Puis c'était pour ça que j'ai pris ma retraite. Je me disais « Ah, je suis encore jeune, j'ai encore l'énergie. » Puis là, j'avais un petit peu d'épuisement professionnel. J'avais donné, j'avais… Puis là, ça se renouvelait moins. Puis là, je me suis dit « Ah non, il faut que je fasse d'autres choses. » Je peux prendre ma retraite, je la prends. Puis on verra ce que l'avenir me réserve. Puis finalement, l'avenir me réserve un beau cadeau. Wow, wow. Maintenant, peux-tu nous parler un peu des approches pédagogiques?
[00:04:20] Puis comment elles ont évolué depuis ton arrivée, toi, à qui y allie? Comme les méthodes les plus efficaces? Ou qu'est-ce que tu as réalisé? As-tu fait une prise de conscience, par exemple, de la façon que ça se vit là-bas? Oui, oui, oui. Oui, je pense que je vais reculer un petit peu, parce que là, on est dans les approches pédagogiques, vraiment. On est encore à l'époque où l'enseignant est le maître du savoir, ici.
[00:04:50] OK. Puis là, je veux dire, ça change rapidement. Alors, vraiment, quand je suis arrivée ici, j'avais plein d'idées dans la tête, mais on m'avait dit, viens avec plein d'idées, mais aussi une page blanche. Puis on m'avait dit, prends ton temps. Prends ton temps, apprends à connaître les gens là-bas, apprends à connaître ce qu'ils font, puis tout ça. Puis finalement, je suis allée un peu vite. Je suis allée un petit peu vite.
[00:05:19] Bien, c'est un petit peu dans ma nature aussi. Là, je suis comme, ah, je voulais que les choses bougent. Puis là, je leur prépare une belle formation sur Project Based Learning. Parce que là, il fallait que je la fasse en anglais. Parce que depuis 2009 ou 2008, l'enseignement en Rwanda est, boom, en anglais complètement, à cause du génocide, en fait. Parce que du rôle de la France, le rôle de la France dans le génocide.
[00:05:47] Alors ici, Paul Kagame a dit, on coupe les liens, puis l'enseignement, ça se fait en anglais. Alors, bon, là, je fais mes pratiques pédagogiques, je les présente en anglais. Fait que là, je fais la approach based learning. Puis là, je suis comme, OK, une école vocationnelle, il y a des élèves en tourisme. Moi, j'arrive, je viens d'étranger. On pourrait toutes faire un programme d'accueil, des volontaires. Puis, j'étais vraiment embarquée. Là, je prépare tout ça, puis je leur présente ça.
[00:06:14] Là, je suis allée bien trop vite. Je n'ai pas pris le temps d'observer comme il faut. Parce que là, eux autres, j'ai réalisé après ça qu'ils n'ont pas nécessairement les ressources pour faire, tu sais, project based learning. C'est pas vraiment là. Ils l'ont, mais ils ne savent pas comment l'utiliser encore. Alors, j'ai fait un petit peu un rewind, là. Puis, à un moment donné, je les ai même menacés. J'ai dit, OK, quittez.
[00:06:43] Là, je réalise que je suis allée un petit peu trop vite. On n'est pas prêts pour project based learning. Puis là, j'ai dit, OK, vous allez m'inviter dans vos salles de classe, par exemple. Puis, si vous ne m'invitez pas dans vos salles de classe, j'ai menacé les enseignants de retourner au Canada. Puis, j'ai même menacé la direction d'école, le préfet de l'école. Je dis, moi, je me retourne au Canada parce que je ne peux rien faire. Je ne pourrais pas vous aider. Alors, c'est à ce moment-là qu'on a commencé à m'inviter. Je me suis...
[00:07:11] Les enseignants étaient comme voluntold de prendre de Nathalie dans leur classe. Un peu créer le besoin. Fait que là, en y allant, tu créais le besoin d'accompagnement. Oui. Fait que là, j'allais observer. Mais aussi, tu sais, j'arrive dans une salle de classe. Puis, moi, je n'ai pas touché à de la craie. Puis, il y a un tableau noir depuis 2000. Oui. OK.
[00:07:40] Là, je suis comme... OK. Là, Nathalie, retourne en arrière. Puis, pense à ton processus de changement. Du passage à l'informatique. Du passage à toutes les technologies qu'on a eues, nous autres, à passer à travers. On est passé du tableau blanc au marqueur vers le tableau... Oui. Puis, là, on est rendu à des écrans de TV, des gros iPads, finalement, devant nous. Alors, tu sais, on a eu tous ces changements-là.
[00:08:08] Puis là, je me suis dit, OK, eux autres, là, ils vont passer des années 2000 à 2024. 2025. Parce que là, la technologie est là. Puis, il faut que les enseignants s'adaptent. Alors, vraiment, le plus grand défi... Bien, pas le plus grand défi, mais vraiment ce qui était le plus important au départ, c'était d'apprendre à observer puis à connaître. Là, je peux... Déjà là, je pense que c'est la plus grande chose.
[00:08:39] Oui. Puis là, c'est de s'asseoir puis de réaliser, OK, qu'est-ce que je peux faire pour améliorer la qualité ici, améliorer le travail des enseignants, faciliter le travail des enseignants. Parce que travailler au tableau noir, c'est beaucoup d'ouvrages. On n'est plus là. Alors, c'était vraiment... Ça a été une étape d'observation pour commencer. Vraiment un bon mois et demi d'observation.
[00:09:09] Oui, oui, oui. Mais ça, ça serait d'excellents conseils à ton retour. Tu sais, si tu avais à préparer une espèce de chi-chi pour les prochains temps. Là, c'est comme les premières étapes ou les pratiques gagnantes. Je pense que ça, c'est... Oui, oui. Puis, tu sais, des liens aussi, hein? Parce que des fois, on pense que... Bon, bien, on s'en vient leur dire quoi faire. Mais c'est pas ça. Là, je m'en viens travailler avec vous. Je m'en viens pas...
[00:09:36] Si j'étais conseillère pédagogique au Canada, je ferais la même chose. Je travaille avec des enseignants. Vous êtes... Vous avez les connaissances de ce que vous enseignez. Là, tu sais, moi, j'en sais... Si je travaille avec un prof de mécanique automobile, moi, je connais rien en mécanique automobile. Mais on peut travailler ensemble. Toi, t'as les connaissances. Moi, j'ai les approches pédagogiques. Puis, on va essayer de faire en sorte que... Tu sais, on peut changer un petit peu la méthode. En fait, mécanique, c'est peut-être pas le meilleur moyen
[00:10:03] parce que c'est tellement pratico-pratique, ce cours-là, que ça serait plus dans les cours de tourisme, des cours de comptabilité, des cours de mathématiques. Alors, c'est ça... Même toi, dans tes observations avec les enseignants, t'as dû repenser à tes principes endragogiques, revenir en arrière, puis voir, OK, mais quel principe, tu sais, on... Ces personnes-là ont quand même un bagage en éducation
[00:10:33] qui est peut-être pas comme le nôtre. Alors, il faut respecter ça. Il faut les prendre où ils sont puis les emmener ailleurs. Absolument. Puis avec délicatesse aussi, parce qu'on n'est pas des colonisateurs. On a l'avantage, comme j'ai dit dans nos entrevues, on est... En étant Canadien, ça passe bien parce qu'on n'est pas un pays colonisateur de l'Afrique. Alors, on est un petit peu mieux à ce niveau-là. Puis c'est ça, c'était de leur dire,
[00:11:00] regarde, moi, je m'en viens avec un bagage en éducation que je m'en viens de vous partager, mais je m'en viens pas vous dire quoi faire. Loin de là. Mais je suis là pour travailler avec vous, travailler de pair avec vous pour pouvoir faciliter votre tâche, puis aussi utiliser, mettre en pratique les habiletés du 21e siècle. Vraiment, là, tu sais, c'est vraiment les compétences du 21e siècle.
[00:11:30] Il faut... Les élèves le demandent. Alors, c'est le temps de tourner la page à la crée. Justement, je pense que l'enjeu commun entre toi puis les enseignants que tu accompagnes, c'est de préparer ces élèves-là à vivre des réussites, puis le citoyen de demain. Avec la pensée critique. Tu sais, quand l'enseignant est le maître puis il a du savoir puis tout ce qu'on travaille, c'est les connaissances. Pas de mise en application,
[00:12:00] pas de processus de recherche, peu de communication. Ça fait qu'on développe pas vraiment la créativité puis l'esprit critique. Ça, c'était vraiment... C'est quelque chose que j'essaye de pousser avec eux. Beaucoup. Mais c'est pas facile. Pas du tout. Non, c'est pas facile à faire bouger des fois. Mais toi, ta mission première, si on parle des objectifs, là, t'es revenu en arrière. Mais là, tu sais, je veux dire,
[00:12:29] t'es là pour quand même un bloc de temps. Ton objectif final, t'aimerais en être arrivé où, par exemple? D'être capable de faire quoi avec eux? Comme mon contrat... Dans mon contrat, vraiment, ma mission ici, c'est de faire de l'observation, de faire de la formation en pédagogie, des approches pédagogiques. On peut peut-être en reparler, de ce que j'ai présenté comme approche pédagogique. Puis de faire de l'accompagnement,
[00:12:58] puis de l'élaboration d'outils avec eux. Alors là, comme j'ai fait mon observation, j'ai fait maintenant depuis... Je donne des sessions de formation pratiquement en deux semaines. Alors, on est passé de project-based learning, qui était mon erreur trop vide, justement à retourner un petit peu en arrière. Puis là, j'ai donné sur différentes approches pédagogiques, puis faire des jeux, justement, aussi.
[00:13:28] Tu sais, là, des jeux de... Parce que quand on écrit au tableau, puis on a le dos tourné aux élèves constamment, puis on a des problèmes de discipline, bien, il ne faut pas trop se poser la question. C'est parce que les élèves ne sont pas engagés. Ils ont la tête touchée sur le pupitre. Alors, il faut repenser à nos approches. Parce que les élèves, ils ont tous des cellulaires. Ça fait qu'ils voient un petit peu ce qui se passe dans le reste du monde. Puis des fois, ils viennent me voir, les élèves, puis ils disent,
[00:13:57] « On pourrait-tu faire ci? » « C'est-tu possible de faire des changements? » Puis je dis, « Mais là, j'essaie, je travaille avec vos enseignants. » J'ai fait une révision d'algebra avec une enseignante. Ça a été un succès, j'ai tellement aimé. Une révision d'algebra en créant une escape room. Oh, wow! Les jeunes, ils devaient capoter, là. Les jeunes, on a fait ça dehors, hors de la salle de classe. Erreur, j'avais fait ça en plein soleil, là. J'aurais dû choisir mon emplacement à plus mieux.
[00:14:27] Je suis en train de cuire, là. Mais j'ai... C'est pas chaud. Mais les élèves avaient des... J'avais acheté des tableaux blancs avec des marqueurs permanents. Puis là, ils faisaient de la résolution... Pas permanents, mais effaçables. Puis là, ils faisaient de la résolution de problème à deux. Alors, ils devaient aller dans une section. Là, il y avait un problème à résoudre. Et puis là, j'ai des photos d'élèves qui travaillent ensemble, qui a la résolution d'un problème d'algebra.
[00:14:57] Puis là, j'ai un autre prof qui est venu aider, parce que moi, je ne pouvais pas trop les aider en algebra. Ça faisait un petit peu longtemps. Alors... Mais moi, je gérais les activités. Puis alors, j'avais même des bonbons à la fin, là. C'était comme... Les élèves ont adoré son... Même ceux qui n'avaient pas terminé sont revenus à leur période libre pour finir. Wow! Oui. Puis l'enseignante était vraiment surprise du résultat. On s'attendait à ce que ça soit pas très fort.
[00:15:26] Mais les élèves ont travaillé les cerveaux ensemble. Même des fois, il y a deux équipes qui se sont mises ensemble parce que les deux équipes étaient bouchées. Puis j'étais comme... Non, on les laisse! On les laisse! Ils travaillent! Ils veulent résoudre le problème. On les laisse faire. Pas de règlement ici. Ce n'est pas du deux à deux. S'ils veulent se mettre à quatre cerveaux, on les laisse faire. Ça a été vraiment, vraiment un succès. Puis là, tout le monde était un peu surpris. Puis ah, bien, ils peuvent s'amuser en apprenant. Bien, oui! Puis ils ont beaucoup de plaisir, là!
[00:15:56] On parle des élèves de 15, 16, 17 ans ici, là. Bien oui! Et puis là, moi, je suis comme... Là, je suis en train de faire la synthèse de tout ce que tu as fait avec ton approche. Comme tu as passé par ARP, on appelle ça l'apprentissage par résolution de problèmes. Tu as utilisé les petits tableaux blancs. Ça fait que c'est la prise de risque. Il y aurait que de faire une erreur parce qu'on peut effacer. Puis ça, Peter Littledoll en parle dans Building Thinking Classroom. Tu te rappelles le livre? Oui! Alors, ça fait que ça, c'était... Puis là, tous les soft skills,
[00:16:27] ça fait que les compétences, la collaboration, la communication, ils ont travaillé ensemble. Ça fait que tu as touché à plein de choses que juste par, disons, une activité que tu as pu modéliser puis monter. Oui. Puis vraiment, puis les élèves étaient tellement contents. Alors, tu sais, ça, c'est un succès. Alors, il faut partir de nos petits succès puis comme en leur présentant des différentes approches pédagogiques. Je leur ai fait une formation
[00:16:55] sur l'approche inversée, l'approche par le jeu, la résolution de problèmes, des études de cas, le questionnement. Ça fait que là, ce que j'ai fait, c'est que je leur ai présenté ça parce qu'ils ont pas... Ils sont tellement habitués à travailler de la même façon. Puis aussi, le gouvernement a des tests nationaux qui sont les mêmes à chaque année. Alors, on a tendance à enseigner
[00:17:24] pour les tests nationaux. Alors, c'est ça que je dis. J'ai dit, OK, je comprends vous enseigner pour les tests nationaux, pour les résultats puis tout ça, mais il faut penser aussi à ce qu'on veut donner à nos élèves. On veut leur donner de l'esprit critique, on a de la créativité. Puis ça, c'est important. Ça va faire des citoyens de demain. Alors, ils sont intéressés. Ils veulent, sont curieux. La gang ici à l'école
[00:17:54] où je travaille, sont curieux. Ils viennent aux formations, on a beaucoup de plaisir. Mais maintenant, c'est de prendre le modèle qu'ils utilisent où c'est très, très prescriptif. On dit, tu fais telle activité, nombre d'élèves, tu présentes ça comme ça. Alors, ils suivent vraiment à la lettre où ils vont écrire au tableau les notes qui sont dans ce petit cahier-là. Alors, c'est comme... C'est encore plus que le curriculum.
[00:18:24] C'est le travail. Il est déjà tout fait. Ce n'est plus le curriculum. Ils sont un peu pris dans un carcan. Est-ce que tu penses que ça serait pour dire ça? C'est comme ils ont pris dans un carcan puis ils ont peut-être peur de sortir de ce carcan-là? Oui. Puis il ne faut pas oublier que... Tu sais, moi aussi, j'ai été là. C'est un petit peu comme quand on prend les activités déjà toutes faites en ligne, là. Puis on donne ça, tu sais, à notre suppléant, tu sais, parce que, bon, on n'a pas besoin de... Tu sais, c'est facile.
[00:18:55] Puis il faut comprendre que le salaire d'un enseignant ici, c'est assez minimum. Alors, tu sais, c'est peu. Alors, on ne peut pas demander si elle est mère, là, ici. On ne peut pas. Il faut qu'ils puissent gérer leur vie personnelle. Souvent, ils ont même deux emplois, ces enseignants-là, parce qu'il faut joindre les deux.
[00:19:24] Malgré qu'ici, au Rwanda, le gouvernement est en train de mettre en place des salaires plus élevés, de reconnaître la valeur de l'éducation. Alors, c'est vraiment un pays très, très... en développement, très moderne, très proactif. Mais de changement en éducation, on sait, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Alors, c'est un petit pas. Alors, c'est d'essayer de... J'aime ce que tu dis au niveau de tes approches, parce que quand tu as parti
[00:19:54] du départ, c'est que là, tu es en train de morceler un peu tes formations, une bouchée à la fois. Comme tu prends un thème, tu l'abordes, tu le mets en pratique, ensuite tu reviens, tu sais ça. Je pense que c'est ça, je comprends bien, là. Bien, en fait, ce que j'ai fait, c'est que là, j'ai présenté. Puis là, je leur ai dit... J'ai dit à l'école, je dis là, je peux faire des ateliers, je ne peux en faire, ce n'est pas un problème, je ne peux vous en donner un à chaque semaine. Mais idéalement,
[00:20:23] c'est de prendre l'atelier que j'ai donné sur les pratiques pédagogiques diversifiées, puis de travailler en plus petits groupes, mettons, avec les enseignants de comptabilité ou d'entrepreneuriat ou de touristes. Puis là, on monte une unité. Puis à ce moment-là, en montant une unité, on peut travailler toutes les différentes approches pédagogiques, puis ça va me permettre de toucher à l'évaluation. Parce que là, l'évaluation, c'est tout un autre gros morceau, puis je pense que, tu sais, à un moment donné,
[00:20:53] je ne peux pas faire une révolution de l'éducation aussi. Alors, le but ici, c'est de faire la promotion, vraiment, chez les enseignants, du désir de changement. Puis si je leur ai dit aussi, vous travaillez trop fort, n'oubliez pas, vous avez 40 cerveaux derrière vous quand vous écrivez vos tableaux. Pourquoi vous n'utilisez pas ces 40 cerveaux-là à votre avantage? Puis ils vont être engagés, vous allez avoir
[00:21:22] moins de problèmes de discipline, et puis vous devenez des coachs, vous devenez des mentors. On n'est pas là ici, mais c'est vraiment ça que je veux. qui ressortent quand je vais partir d'ici, c'est que ces enseignants-là vont devenir des mentors, vont apprendre à prendre du recul puis à remettre le travail aux élèves. Ce qui est difficile ici de remettre le travail aux élèves, c'est que la bibliothèque, bon, à l'école,
[00:21:52] elle est très, très limitée, mais il y a quand même deux bons laboratoires d'ordinateur, d'informatique. Alors, puis je leur ai dit, ces laboratoires-là, ça ne devrait pas être juste pour les enseignants en informatique. Ça devrait être utilisé premièrement à 100 %. S'il n'est pas utilisé, vous sautez dessus, il devrait être, l'horaire, la plage horaire devrait être solide, puis justement, vous pouvez donner des tâches à vos élèves de travailler en équipe,
[00:22:22] de travailler la communication, la créativité, puis la pensée critique sur comment résoudre un problème. Alors, on en est là. Si je suis capable de leur donner ce goût-là, de vouloir changer leurs approches, tranquillement, on ne parle pas d'une révolution, mais de faire peut-être, OK, cette unité-là, je vais l'approcher différemment. Bien ça, ça, c'est gagnant. C'est gagnant. Parce que, ça,
[00:22:53] je pensais du tout, ça fait 25 ans que je n'ai pas touché un tableau, je ne ferais pas une révolution en six mois, parce que je suis ici six mois. C'est sûr, puis ça me fait penser à la citation quand tu dis qu'on devient plus un coach. Il y a une citation en anglais que c'est « You're not the sage on the stage, you're the guide on the side ». Ça fait que c'est plus ça. Parfois, il y a du formel, mais d'autres fois, plus que, tu sais, on devrait dire 75 à 80 %, on devrait être
[00:23:22] le coach auquel de nos élèves. Oui, oui. Puis, mais c'est, tu sais, c'est une mentalité qui n'est pas facile à changer. Alors, même moi, on a commencé de ça, on a commencé un peu en étant le maître du savoir puis petit peu à petit peu on a réalisé que non, quand ça fait longtemps qu'on a enseigné là, nous autres que j'ai commencé. Alors, c'est vraiment, tu sais, c'est délicatesse,
[00:23:52] douceur, puis avec les gens ici, j'ai beaucoup, beaucoup de plaisir. Puis en fait, quand j'ai travaillé à l'élaboration des, juste d'agrafer les examens du mois de décembre avec les enseignants, j'ai tissé des liens, c'était peut-être anodin comme tâche, mais tout le monde, tout le monde était là à l'ouvrage, j'ai dit, bien moi, je participe, je suis avec vous, là, là-dedans,
[00:24:23] puis c'est à ce moment-là que j'ai réussi à tisser des super liens avec les gens, puis ça débouche à ce moment-là. Alors, c'est... Absolument raison, des fois, c'est juste prendre un café, aller prendre une marche, puis là, tu tisses des liens, puis il se développe un climat de confiance, parce que là, c'est comme, ah, OK, j'apprends à connaître Nathalie, Nathalie a des enfants, Nathalie, elle a fait ci, elle a fait ça, des fois, eux autres, ils vont capter quelque chose que tu vas mentionner lors d'une petite
[00:24:51] conversation très banale, mais que pour eux, ils vont dire, ah, OK, regarde, Nathalie a fait ça. Fait que c'est ça, j'aimerais revenir aussi au morceau de l'évaluation, parce que j'imagine que l'évaluation, c'est très traditionnel, c'est très axé sur la production, j'imagine, parce qu'on doit voir quelque chose. Fait que je pense que c'est de ramener l'autre morceau qu'on peut évaluer autrement, comme quand vous avez joué à travers du petit tableau blanc,
[00:25:21] c'est de l'observation, de voir où sont rendus nos élèves. Oui, bien là, j'essaie de présenter la grille d'évaluation. Alors ça, c'est pas facile, c'est quand on travaille en plus petits groupes, maintenant, on fait l'évaluation, puis là, je leur dis, la grille d'évaluation, la base est là, mais vous la complétez avec vos élèves, j'y crois fermement. c'est ça, c'est ça. C'est de la construction.
[00:25:52] Oui, puis les élèves vont savoir exactement ce qu'il y a, c'est quoi la tâche à compléter, vraiment là, l'évaluation, parce qu'en observant les évaluations au mois de décembre, j'ai remarqué que beaucoup, c'était la connaissance du remettre sur la page ce qui avait été écrit au tableau. Pas toutes, par exemple, pas toutes, puis j'ai pas tout lu non plus, faudrait pas me prendre sur parole, mais beaucoup,
[00:26:20] c'était de remettre, c'était juste la connaissance. Mais j'en ai vu plus. Oui, oui. Mémorisation, est-ce que tu penses qu'il y a beaucoup de mémorisation aussi, beaucoup? Oui, oui, parce que les élèves, en fait, les élèves, j'ai vu des enseignants qui prenaient le cahier de notes des élèves, écrits à la main, puis ils corrigeaient ça, ça devenait une évaluation. Je disais comme, ben non, on peut pas faire ça, là, on peut pas, on peut pas faire ça.
[00:26:50] Ça a aucune valeur, là, sur comment on prend des notes, à moins que tu donnes un cours de prise de notes, là, mais... Oui. Alors, tu sais, mais il y a du bon qui se fait, il y a des belles choses qui se font ici, quand même, je voudrais pas tout à fait dire que c'est pas la page, mais il y a un désir de vouloir s'améliorer, changer, puis ils ont pas le choix non plus
[00:27:19] avec l'intelligence artificielle. Là, j'ai commencé à présenter l'intelligence artificielle, puis là, on me dit, ben, qu'est-ce qu'on fait avec ça? Ben, il y a des enseignants qui connaissent les jeunes, mais il y a un, il me dit, ben là, tu vas-tu nous montrer comment contrer ça? J'ai dit, ben, on peut pas contrer l'intelligence artificielle. Alors, c'est là que de développer l'esprit critique chez nos jeunes, ça devient ultra important. Puis, comment utiliser
[00:27:48] l'intelligence artificielle de façon intelligente et de façon sage aussi, avec discernement? Alors là, on en est là, mais malheureusement, ça tire à sa fin. Alors, c'est trop court, six mois, c'est vraiment trop court pour vous pouvoir aider. Apporter des modifications, des changements, puis voir des résultats. Oui, oui. Des fois,
[00:28:18] je me dis, ah, j'aimerais ça, tu sais, faire un autre mandat, revenir pour voir où on en est, ou, c'est aussi un grand, tout un engagement personnel aussi, là, de partir six mois, laisser la famille derrière, passer Noël tout seul. Alors, les fesses, c'est pas facile, là. Oui. Mais comment tu l'as vécu, cette transition-là, tu sais, comme au niveau,
[00:28:48] par exemple, la température, tu sais, la nourriture? Oui. Température, vraiment, le climat du Rwanda, c'est parfait. On est vraiment juste à l'Équateur, on est vraiment proche de l'Équateur. Alors, la température est assez, toujours la même, mais jamais trop chaude. 28, 26 degrés Celsius, une petite pluie par jour. c'est vraiment, vraiment, c'est vraiment un très,
[00:29:18] très beau climat. C'est rare que je souffle, là, de grosse, grosse chaleur. On a chaud, là, mais... Alors, ça, c'était bien. La nourriture, c'est toute une adaptation, certain. Moi, je suis une maniaque de fromage, alors le fromage, c'est juste bon pour ma santé, là, de pause. Fromage. Mais la nourriture, c'était tout un défi, mais on s'adapte. Vraiment, j'ai pas été malade, du tout, du tout. On pense, ah, on va être malade, on va en Afrique.
[00:29:48] Pas du tout. J'ai pris mes précautions, là, mais pas du tout. Puis, c'était un bon pays. Avez-tu des vaccins spéciaux? Oui, bien, j'ai pris tous mes vaccins, avant, de venir, même plus, j'ai tout pris, là, avec Voyage Canada, ils disent exactement quel vaccin prendre, puis j'en avais déjà. Alors, j'ai pris aussi la médication pour la malaria, mais je l'ai pas pris pendant plus que deux mois et demi parce que j'avais trop des maux de tête.
[00:30:18] Alors, puis je me suis dit, là, je suis ici six mois, je peux pas, je peux pas prendre la médication. Tu sais, quand on vient pour une courte période, ça vaut la peine de le faire, mais là, non, je pouvais pas. Puis depuis ce temps-là, les maux de tête ont cessé, alors je me suis dit, oui. Oui. Oui, puis c'est ça, puis vraiment, avec le programme clé, en étant ici pour six mois, j'ai mon appartement à moi. Alors, tout près de l'école,
[00:30:47] je voyage à pied pour aller à l'école, ça me tient moins de deux kilomètres, puis je peux aller à l'épicerie à pied, puis vraiment, le Rwanda, je pense que c'est le pays le plus sécuritaire de l'Afrique, là, vraiment. l'accueil est absolument extraordinaire, les gens, les gens sont sympathiques. Le plus difficile, c'est vraiment la langue, parce qu'on n'a pas de, on peut pas le français, l'espagnol, l'anglais, il y a des mots
[00:31:14] qu'on peut rattacher, mais le quignard Rwanda, c'est vraiment difficile. Mais quand on fait un effort pour apprendre quelques mots de base, les gens sont tellement contents, c'est vraiment, c'est le fun. Les gens sont tellement sympathiques, on rit, on a toujours le sourire, c'est un peuple avec une résilience incroyable. Chapeau, j'admire les Rwandais, je leur lève mon chapeau. Là, j'aimerais juste aborder, tu disais que, tu sais,
[00:31:44] il y a eu des défis au niveau de la transition, mais je suis certaine qu'il y a eu des belles surprises là-dedans. Oui, oui. Bien, en fait, l'accueil, c'était, c'était ma plus grande surprise, comment les gens sont accueillants ici. Ça, c'était un grand, grand plaisir pour moi. Avec le programme Clé, je me suis jamais sentie abandonnée. On a, tu sais, nos, nos gens qui s'occupent
[00:32:13] de la logistique ici, alors, tu sais, on avait toujours un peu le souci de dire comment ça va, quelque chose que je peux faire pour t'aider. Alors, l'accueil facilitait vraiment mon intégration ici au Rwanda. J'ai avoir un pincement de cœur en partant, c'est certain, certain, certain. Puis, j'en doute pas parce que t'es le genre de femme que tu donnes tout puis tu t'attaches aux gens. Donc,
[00:32:43] ça va avoir des larmes. Puis, c'est une expérience que je pense que si c'est quelque chose que quelqu'un a, peut-être juste l'intention de vivre, quelque chose, il faut le vivre. Il faut le vivre. Quand on a le savoir, on a l'expérience puis on a quelque chose à offrir encore, je pense que c'est un cadeau qu'on peut donner puis c'est un cadeau qu'on reçoit. Moi,
[00:33:14] chaque fois que je vais au travail, les élèves viennent me voir et genre, vraiment, je travaille pas auprès des élèves mais ils viennent pratiquer leur français ou leur anglais avec moi. Même en traversant la rue, c'est une anecdote, c'est la première fois que je le répète mais deux fois, on m'a pris par le bras puis dire, viens-t'en, on y va. Parce que traverser la rue, c'est pas évident, c'est vraiment pas évident. Non, non, non.
[00:33:45] Les règles routières, c'est optionnel. Au palais! Hum hum, hum hum. Ça, c'est une autre transition. Oui, oui. Puis la moto-taxi, c'était, c'est toute une aventure que je vis, là, que j'ai vécue parce que ça tire à sa fin, là, mais une aventure incroyable. Je souhaite à tout le monde qui a juste un petit peu l'idée de faire quelque chose comme ça.
[00:34:15] On reçoit tellement, ça nous fait grandir comme personnes. Puis, on, moi, j'encourage tout le monde à vivre quelque chose comme ça si c'est dans leur possibilité, là, comme moi, les enfants sont grands, j'ai eu la chance, tu sais, ma fille est venue me visiter, alors ça, on a passé un 10 jours ensemble, ça, ça a été absolument incroyable. Puis j'ai eu la chance de visiter le Rwanda puis de connaître l'histoire
[00:34:45] du Rwanda. Il faut aussi connaître l'histoire du pays auquel on participe en échange culturel. Je suis d'accord parce que c'est beau lire des livres ou voir des documentaires mais quand t'es sur place, les deux pieds en terre africaine, là, c'est là que c'est comme, ça, c'est un autre prise de conscience. On réalise bien des choses, tu parles avec des gens. Oui. Puis, puis l'histoire, l'histoire
[00:35:13] du génocide du Rwanda, je veux dire, on parle d'il y a 30 ans, là, alors, les gens sont encore affectés par cette histoire-là, puis c'est la résilience. Quand on parle de réconciliation au Canada, bien, on est en pleine réconciliation ici aussi. Alors, c'est ça, justement, on parlait de ça, nous autres aussi au Canada, on parle de réconciliation. C'est différent, mais c'est quand même des sujets délicats.
[00:35:44] C'est même un processus à vivre, un processus collectif. Oui. Ah oui, oui, oui, oui. Maintenant, si on devait parler, disons, d'un coup de cœur ou de rencontre la plus mémorable depuis ton arrivée? OK, c'est peut-être très anodin, là, mais je marchais pour me rendre au travail. puis une petite fille, parce que les enfants ça marche pour aller au travail sur les rues principales
[00:36:14] puis pas accompagnées puis ça s'en va à l'école. puis une petite fille qui m'a pris par la main. Elle allait à l'école élémentaire juste à côté de l'école où je travaille. Elle m'a pris par la main puis on a marché ensemble jusqu'à l'école. Puis là, elle me regardait. Puis là, elle me touchait la peau, elle me touchait le bras. C'était vraiment tellement cute. Elle était tellement, tellement fine la petite fille. Alors, puis les enfants sont... Non, moi, c'est les enfants ici, là, sont tellement cute.
[00:36:44] Ils sont tellement indépendants aussi. Oh, mon Dieu, on en a à apprendre beaucoup de l'Afrique. On a beaucoup à apprendre parce que c'est des enfants indépendants, ils savent où ils s'en vont. Ils sont vraiment... Moi, les enfants, c'est mon coup de cœur, les enfants ici. C'est... Ah, c'est le fun. Alors, si tu fais allusion qu'ils sont plus autonomes, indépendants, on est peut-être un petit peu trop parents hélicoptères, nous autres ici.
[00:37:15] Ce sujet-là est revenu souvent sur la table entre Canadiens depuis que je suis ici que justement, on est un petit peu trop hélicoptères. Mais la situation est différente, je juge personne. C'est vraiment... On est dans deux situations bien différentes. Il y a vraiment un esprit communautaire ici en Afrique. Des fois, les gens me demandent « Ah, comment c'est au Canada? Est-ce que c'est possible d'immigrer au Canada? » Ma réponse est toujours
[00:37:45] « Je ne connais rien à l'immigration. » C'est un fait. Mais, je leur dis toujours « L'esprit de communauté que vous avez ici, c'est spécial. » C'est spécial. Puis, on laisse rarement quelqu'un derrière. C'est vraiment... Ma fille a remarqué ça aussi, quand elle était ici. C'était vraiment... Tout le monde prend soin dans le village parce que je fais souvent des randonnées
[00:38:14] dans des villages. Je me suis inscrite avec un groupe de randonnées la fin de semaine où je prends la chance de visiter le pays pour être ici. Et on passe dans des petits villages. tout le monde... Les gens travaillent fort, mais aussi, ils se reposent bien et tout le monde s'en prête. C'est vraiment... Ça, c'est... On a beaucoup à apprendre de ça. On est vraiment... C'est spécial de vivre ça. Puis,
[00:38:45] ouais, c'est mes coups de cœur. Maintenant... Je suis pas un écouteur. Ah! Alors, est-ce que tu penses que ton expérience va influencer ta vision de l'éducation quand tu vas revenir? purement. Mais je pense que déjà... Je suis vraiment fière de ce qu'on fait en Ontario, en fait.
[00:39:14] Je suis un petit peu biaisée. Je voudrais pas... Je trouve quand même, tu sais, avec nos approches... Ça fait longtemps qu'on travaille avec des grilles d'évaluation. Moi, j'étais vendue dès le départ avec les grilles d'évaluation. Alors, changer ma vision d'éducation, mais c'est sûr qu'il y a beaucoup à faire. Puis, c'est à travers l'éducation qu'on peut améliorer les sociétés. Ça, c'est vraiment... Ça, le Mandela, le disait tout le temps aussi. Oui.
[00:39:46] Si on... Il faut prendre soin de notre... de nos jeunes. Il faut prendre soin de nos enfants à l'école parce que c'est vraiment... C'est comme ça qu'on va faire une société qui va être plus équitable, qui va être plus... tolérante, la tolérance. Alors, c'est pour ça que je pense que c'est la pierre angulaire de la société de l'éducation. Oui. Alors, je suis tellement
[00:40:15] d'accord avec toi. Maintenant, chers auditeurs, nous arrivons à la fin de cet épisode d'Oser l'idée. Puis, je tiens vraiment à exprimer ma profonde gratitude à Nathalie pour avoir pris le temps de venir discuter avec nous, d'expliquer son rôle en éducation à Kigali. Puis, Nathalie, ton dévouement, ta passion pour l'éducation sont vraiment inspirants. Puis, merci de partager avec nous tes expériences, tes approches pédagogiques uniques que tu as apportées avec toi, qui étaient déjà gagnants ici
[00:40:45] puis que tu essayes de morceler puis d'apporter là-bas. Ton impact en terre africaine est remarquable et nous sommes honorés d'avoir pu en apprendre davantage grâce à vous. Maintenant, s'il y a quelqu'un qui nous écoute puis qui s'intéresse d'aller faire un séjour et de vivre, d'accompagner des enseignants, comment faire? Bien, moi, c'était vraiment le programme clé. C'est vraiment le programme clé que je connais. C'est la fondation
[00:41:14] Paul-Gérin-Lajoie, la Fédération des cégeps du Québec, l'éducation internationale, chapeautée par le gouvernement fédéral, mais vraiment avec le programme clé qui travaille dans six pays africains. J'ai été bien encadrée. Alors, j'ai eu une préparation à l'avant puis pendant le suivi. Alors, vraiment, il faut se lancer,
[00:41:44] il faut vérifier vraiment les différents programmes parce qu'il n'y a pas juste le programme clé qui travaille en éducation internationale, mais vraiment, pour moi, ça a été sa facilité parce que j'avais peur. Je n'avais plus 20 ans pour partir à l'aventure. Je n'ai plus la même insouciance aussi qu'on a un peu quand on a 20 ans. Alors, je me suis sentie bien appuyée. il faut faire
[00:42:13] nos recherches. Oui, je pense qu'il faut faire nos devoirs puis de savoir dans quoi on s'embarque, dans quel projet on veut s'embarque. Puis aussi, je m'étais dit au départ, je vais y aller trois mois, c'est tout ce que je peux donner puis finalement, c'était six mois le mandat. Alors, j'ai dit, bien, OK, je vais faire six mois. Six mois, ce n'est pas la fin du monde, ce n'est pas si long que ça, puis ça passe vite
[00:42:43] puis vraiment, le premier mois et demi, j'ai appris. Il fallait, il faut apprendre avant de pouvoir donner. Alors, vraiment, c'est une période où il faut prendre le temps. C'est le temps que ça prend. Alors, six mois, ce n'était pas, ce n'était vraiment pas trop pour faire ce genre d'expérience-là. Hum, hum, super. Alors maintenant, tous nos auditeurs, merci de votre fidélité puis n'oubliez pas
[00:43:12] de vous abonner pour ne pas manquer nos prochains épisodes. Continuez à oser être leader dans tous les aspects de votre vie. Alors, encore une fois, mille merci Nathalie de t'être branchée, même avec le décalage, fuseau horaire et tout ça. C'est superbe. Alors, merci beaucoup. Merci à toi Nancy, merci à tout le monde. Alors, c'est p'un jour, c'est p' toujours. Ciao, Nancy. Merci. Merci. Merci. Sous-titrage ST' 501

