Balado créatif du championnat de créativité national avec Geneviève Leclerc
05 mai 2026x
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Balado créatif du championnat de créativité national avec Geneviève Leclerc

Geneviève Leclerc, c’est le genre de personne qui ne fait pas seulement ouvrir des portes au Championnat de créativité du Québec. Elle crée des espaces où les idées peuvent entrer, se rencontrer et grandir. À la tête d’AX.C, elle participe à bâtir un lieu phare pour l’innovation au Québec. Un endroit où les entrepreneurs, les partenaires et les rêveurs sérieux peuvent passer de “j’ai une idée” à “on construit quelque chose”. Bref, une bâtisse pleine de startups mais surtout pleine d’élan.

Geneviève Leclerc, c’est le genre de personne qui ne fait pas seulement ouvrir des portes au Championnat de créativité du Québec. Elle crée des espaces où les idées peuvent entrer, se rencontrer et grandir. À la tête d’AX.C, elle participe à bâtir un lieu phare pour l’innovation au Québec. Un endroit où les entrepreneurs, les partenaires et les rêveurs sérieux peuvent passer de “j’ai une idée” à “on construit quelque chose”. Bref, une bâtisse pleine de startups mais surtout pleine d’élan.

[00:00:02] Bonjour tout le monde, on est dans une énergie débordante ici même pour ce tournoi de créativité, un championnat de créativité du Québec. Et j'ai Geneviève de Axé. Oui, exactement, l'essence Axé. C'est comme ça qu'on appelle ça Axé. Tout à fait. Parce que j'ai fait un reel hier, je ne savais pas trop comment le prononcer, mais on me remis à l'ordre assez vite. Mais je suis content. Quand on le dit après un fois, on dit « Ah bien oui, ça a tout sens, Geneviève, ça a beaucoup de sens ».

[00:00:32] Dis-moi, c'est quoi Axé? Axé, c'est un espace d'entrepreneuriat innovant, d'envergure internationale. Donc on est vraiment un hub, on est un immense lieu de rassemblement en plein cœur du centre-ville de Montréal. International. Oui, international parce qu'il y a déjà des gens, des délégations du monde entier qui viennent à Axé, notamment pour découvrir qu'est-ce qu'on développe en termes d'innovation technologique au Québec. Il y a beaucoup de talent ici.

[00:00:59] Puis là, on a enfin un lieu qui incarne ça où on a beaucoup de start-up parmi les plus prometteuses au Québec qui travaillent ici en mode collaboration avec un ensemble de ressources. Mais oui, on est d'envergure internationale puisqu'on devient l'espèce de vitrine du Québec Tech lorsque l'international vient à nous à Montréal. Donc c'est ici que ça se passe, depuis presque un an déjà. OK, OK, OK, OK. C'est-tu un OBNL? C'est-tu une compagnie? C'est quoi Axé?

[00:01:24] Non, Axé, c'est le nom du lieu, c'est le nom du hub en tant que tel qui derrière est géré par l'École de technologie supérieure, donc l'ETS. L'ETS. Mais au bénéfice de toute la communauté entrepreneuriale innovante du Québec. Ça fait qu'on est vraiment à l'extérieur du campus. Donc nous, on a créé ce lieu-là. Il faut savoir qu'à la base, cette idée-là venait du Centec qui est l'incubateur associé à l'ETS. Donc c'est un incubateur, ça fait quoi? Ça accompagne des start-up qui arrivent avec une idée de business puis on les aide à valider si l'idée tient la route.

[00:01:53] Il y a ça aussi à l'Université Laval. Exactement, il y en a dans plusieurs universités. Le Centec, c'est celui qui est affilié à la base à l'ETS. Il est un petit peu à l'étroit dans leurs anciens locaux. Donc ils ont eu cette idée de créer un hub, mais le gouvernement du Québec a décidé de financer cette initiative-là en disant « OK, mais on va avoir plus de joueurs ». Ça fait qu'à l'heure actuelle, tu as donné une idée, on occupe deux étages complets. C'est énorme! À la place Victoria, c'est 100 000 pieds carrés. C'est presque 100 organisations qui ont leurs locaux ici. Une cinquantaine de start-up, des incubateurs, des accélérateurs.

[00:02:23] On a des fonds d'investissement qui sont membres, des grandes entreprises qui veulent collaborer avec les start-up du Québec. Plein d'organismes qui sont là pour les soutenir. Donc ça accélère en fait la croissance et ultimement la commercialisation de ces compagnies-là. Donc c'est vraiment ça la raison d'être d'un lieu comme Accé. Je comprends que tu es directrice Geneviève d'Accé. Oui, exactement. C'est quoi ton travail? À quoi ça consiste? Alors avec mon équipe, nous, notre super pouvoir, parce que je le dis souvent, le lieu, c'est bon, c'est ce qu'on voit, c'est important.

[00:02:52] Le lieu est magnifique, mais c'est loin d'être une fin en soi. Nous, notre super pouvoir, c'est vraiment de créer l'environnement qui soit propice au maillage entre les membres et aux collaborations. Donc c'est vraiment essentiel quand on veut innover. Il faut s'entourer de gens qui ont des expertises complémentaires à la nôtre. On a besoin de ressources pour avancer. On a besoin de contacts pour pouvoir ultimement vendre nos solutions. Donc nous, on est vraiment le catalyseur en fait. On est le lieu où ces connexions-là peuvent se créer.

[00:03:21] Des fois, de façon plus formelle, à travers des activités de réseautage, on a beaucoup, beaucoup d'événements qui ont lieu ici. En moins d'un an, on a reçu à peu près 200 événements déjà, juste pour te donner une idée. Mais des fois, ça se fait beaucoup dans l'informel. Donc on a beaucoup de zones, exemple autour de la machine à café. Il y a beaucoup d'endroits où c'est possible de rencontrer de façon tout à fait spontanée des gens qu'on n'aurait pas rencontrés autrement. Et ça fait une énorme différence.

[00:03:47] On a déjà des témoignages hyper intéressants de collaboration entre nos membres, justement, qui, du fait qu'ils se côtoient en personne, au quotidien, dans un endroit qui favorise ces connexions-là. Les gens qui viennent ici, là, oui, ils ont leur bureau pour aller travailler sur leurs projets. Mais ils arrivent vraiment avec un état d'esprit. Il y a une ouverture à cette collaboration parce que c'est pour ça qu'on a créé le lieu. Donc c'est ça qui fait la différence. On n'est pas juste, exemple, un grand co-working où les gens viennent travailler côte à côte.

[00:04:15] Vraiment, tout ce qu'on fait, nous, c'est de favoriser ce que j'appelle les collisions créatives. C'est vraiment ça qu'on veut accomplir. C'est vraiment ça qu'on veut dire ici. Et ça fonctionne. Ça fonctionne vraiment. La Chambre de commerce de Montréal, est-ce que ça a l'arrêt de vous autres là-dedans? Pas spécifiquement, mais ça fait exactement partie du type d'organisation qui peut utiliser nos espaces à des fins événements. On a la jeune Chambre de commerce qui a déjà fait des trucs avec nous. Oh, nice! C'est très varié, en fait.

[00:04:42] C'est-à-dire que les organismes qui sont membres d'accès, évidemment, animent le lieu à travers différents types d'activités. Mais presque chaque jour, on accueille des gens d'industrie diverse. Ça fait qu'une journée, on peut avoir l'Association québécoise du transport aérien qui amène des gens ici pour discuter d'innovation technologique. Bien là, tout à coup, c'est des gens qu'on peut croiser spontanément dans les corridors. On peut avoir le sommet de l'innovation dans l'industrie du jeu vidéo.

[00:05:07] Ça fait que ça va être autant dans les industries culturelles et créatives, le milieu de la santé, de l'éducation ou de l'agriculture. Et c'est une des forces aussi d'un lieu comme Axis. C'est qu'on n'est pas juste des gens qui avons le même intérêt pour le même sujet. Puis l'innovation passe souvent à travers ces relations-là. Tu sais, des fois, on a vu des belles innovations technologiques développées au Québec. Pour exemple, l'industrie du jeu vidéo qui ont pu servir dans le domaine de la santé ou de l'éducation.

[00:05:35] Et ça, je pense que c'est une des forces, des fois, de s'inspirer d'une innovation qui est développée dans un secteur puis de voir est-ce que ça peut répondre à un autre besoin. Tu dirais profil à un autre profil. Oui. C'est cool. C'est cool. Mais là, moi, ma question, c'est… Là, tu as parlé, j'ai entendu le mot « membre ». Oui, « membre ». En fait, ce qu'il faut comprendre, c'est que dans l'espace, on a des espaces de travail. Donc, il y a des startups qui ont carrément leur bureau ici. Ah, OK. Oui. En fait, parce que là, on voit le parquet de la bourse, là où on est présentement. Et puis, l'énergie est vraiment palpable.

[00:06:05] C'est génial. Mais il y a toute une autre section que vous n'avez pas nécessairement vue. OK. Où j'ai, comme je te dis, une cinquantaine de startups locataires, les organismes dont je parlais. Luc Siroua, l'innovateur en chef du Québec. Oui, ils sont ici. Avec toute son équipe du conseil d'innovation, ils ont leur bureau ici. Fait que Luc, on peut le croiser presque tous les jours pour tourner la machine à café. OK. Donc, c'est le genre de joueurs qu'on retrouve. Quand je parle des membres, je parle des organisations qui ont décidé vraiment de s'installer ici avec leur équipe ou une partie de leur équipe. Mais le lieu est quand même accessible.

[00:06:34] C'est-à-dire que si vous collaborez avec un des organismes membres, vous venez rencontrer les gens du Santek, de Québec Tech ou quoi que ce soit, vous devenez un visiteur d'un jour pour rencontrer ces gens-là avec qui vous collaborez. D'ailleurs, je salue le chargénie qui est juste ici, de Québec Tech justement. Ça, ça arrive tout le temps. On passe toujours des gens qu'on connaît, des gens qu'on a été... Ça vient un petit monde, je viens, c'est ça qui se passe. Ah oui, c'est incroyable. À chaque fois qu'on fait des visites, c'est ce qu'on vit. Là, j'ai perdu mon idée. Qu'est-ce que je disais avec ça? Ah oui, donc les membres.

[00:07:04] Mais il y a une programmation événementielle où il y a beaucoup, beaucoup d'événements qui sont ouverts à la communauté. Toutes sortes d'événements. Donc, ça peut être des conférences. Ça peut être... Par exemple, il y a une belle série d'événements. Je ne sais pas si vous connaissez ça. Puis là, attention aux oreilles, ça s'appelle les Fuck-up Nights. Oui, j'ai participé... Pas participé en tant que conférencier, mais je suis allé boire un à Trois-Rivières. Oui, donc ça, c'est genre... Ça, c'est en collaboration, en fait, avec d'autres joueurs de l'écosystème.

[00:07:33] Mais ça, c'est un bel exemple où on a des entrepreneurs qui viennent partager leurs histoires d'échecs ou de difficultés rencontrées. Oui. Mais de manière évidemment constructive pour voir en quoi ça les a aidés à apprendre et tout. Ça fait qu'on crée des safe spaces où des fois, on va mettre sur la scène, évidemment, des histoires de succès. Mais des fois, on peut avoir aussi un dialogue entre entrepreneurs, question de briser l'isolement. Puis c'est pas toujours facile. Puis comment on peut partager nos expériences, apprendre de ça, puis se rendre compte qu'on n'est pas seul.

[00:08:02] Ça, c'est une autre force aussi de travailler dans un lieu comme ici. Bien, dès qu'on fait face à une embûche, à un pépin, on peut aller frapper à la porte du voisin. Puis il y a toujours quelqu'un à quelque part qui est là pour nous aider à trouver des solutions. Pourquoi avoir accepté qu'il y ait ce championnat de créativité du Québec ici dans tes locaux? J'adore ta question. Bon. Premièrement, ce qui se passe aujourd'hui, c'est une promesse que j'ai faite à Federico et son équipe

[00:08:29] il y a environ trois ans quand j'ai été embauchée pour travailler sur ce projet-là. Ah bon? Bon. Donc, Axé, ça fait même pas un an qu'on est ouvert. Moi, ça fait trois ans que je travaille sur ce projet-là. OK. Et pour moi, c'était un lien clair, net et évident. Dès que j'ai appris l'existence de Créativité Québec, la Ligue, du championnat, mon souhait, c'est ce que j'ai dit à Federico à l'époque, j'ai dit, je veux que les jeunes secondaires, puis là, on a même des jeunes du primaire, c'est extraordinaire. Oui, oui.

[00:08:56] Je veux vraiment qu'ils voient de manière très concrète que s'ils ont l'ambition d'améliorer le monde dans lequel on vit, s'ils ont des idées, s'ils ont envie de se lancer dans des projets, qu'ils sachent qu'ils ne sont pas seuls, qu'on a besoin d'eux, et qu'au Québec, il y a vraiment une multitude de ressources d'accompagnement disponibles, on a besoin de cette créativité-là. Puis quand je le disais, avoir des idées, c'est une chose, mais se mettre en action pour transformer les idées créatives en projets concrets

[00:09:24] qui vont avoir un impact réel sur la société et l'environnement, bien, c'est ce que les entrepreneurs font. Au Québec, on a un bassin de talents exceptionnel, on est d'ailleurs reconnus internationalement, mais des fois, on a du mal à prendre les idées, puis à les amener à quelque chose de commercialisable, et que ces entreprises-là, ultimement, demeurent québécoises, même si elles vont commercialiser ailleurs, parce que souvent, la tech qu'on développe, le marché n'est pas nécessairement ici. Mais je veux vraiment que les gens sentent qu'il y a tout un écosystème d'appui,

[00:09:52] que c'est tout à fait réaliste d'avoir cette ambition-là, qu'on se donne les moyens de nos ambitions au Québec. Puis je voulais juste semer cette petite graine-là dans la tête des gens, puis cultiver cette créativité-là. Moi, c'est dans nos valeurs à accès, ça me rejoint beaucoup. Puis juste de voir ça aujourd'hui, je me dis, si de toute cette gang-là, il y en a, ne serait-ce qu'un ou deux qui aboutissent ici, parce qu'ils ont leur start-up dans une couple d'années, je me dis, mission accomplie. Et dans le fond, tu viens semer des graines. Exactement.

[00:10:22] Semer des graines, puis je trouve ça vraiment inspirant. Surtout de nos jours, tu sais, il y a tellement d'enjeux, il y a tellement de choses négatives dans le monde. Je pense que la meilleure façon de faire face à cette anxiété-là, c'est de se mettre en action. Et voilà. Et de se dire, bien, qu'est-ce que je peux faire, même si c'est quelque chose de très modeste, même si c'est à petite échelle. Il y a un jeune qui est ici du Collège Saint-Anne, Félix l'autre fois, qui est venu à un événement. Il est venu me pitcher son idée. Ah! J'ai trouvé ça extraordinaire,

[00:10:51] puis j'étais vraiment impressionnée de le voir réseauter. En tout cas, il est arrivé ici, il était comme un poisson dans l'eau. Puis lui, bien, il avait une idée pour adresser justement l'enjeu de l'isolement chez les personnes âgées. C'est parti d'une histoire très personnelle en lien avec sa grand-maman. Puis bien, je fais le parallèle, on a des entrepreneurs ici qui ont parti des business comme ça parce qu'ils avaient envie de faire une différence, puis qui ont des solutions innovantes qui fonctionnent, puis qui ont un impact sur plein de familles ici au Québec.

[00:11:17] Je trouve ça inspirant de voir des jeunes qui voient un problème, qui ont envie d'amener une solution. Donc, si on peut les encourager à suivre cette voie-là puis à leur montrer que c'est possible, bien… Tout à fait, tout à fait. Je vais aller visiter maintenant les instances politiques. Hum-hum. Quelque chose comme ça, ça répond-tu? Y a-t-il une réponse de la part des instances gouvernementales? Bien, non seulement une réponse, mais il faut savoir que ce projet-là, en fait, le point de départ, c'est le gouvernement du Québec

[00:11:46] à travers le ministère de l'Économie et de l'Innovation, M. Fitzgibbon à l'époque. Oui. C'est vraiment lui qui a donné le coup d'envoi et l'enveloppe principale du projet, autant de volets infrastructures que le fonctionnement, à travers ce qu'on appelle dans notre petit jargon écosystémique, la SQRI2. Ça, c'est la stratégie québécoise en matière de recherche et d'investissement en innovation du gouvernement du Québec. De cette stratégie-là, on a découlé plein, plein d'initiatives. Nous, on répond à un besoin précis qui était d'accélérer la croissance

[00:12:15] et la commercialisation des startups du Québec. Oui. Donc, tout le volet est vraiment technologique. Il y a beaucoup d'écosystèmes startups à travers le monde. On n'a rien inventé. Il existe Station F à Paris, Mars Center à Toronto. À peu près tous les écosystèmes startups qui sont structurés, qui se démarquent à l'international, ont ce genre de hub-là. Et nous, on ne l'avait pas. Ça fait des années que les acteurs stratégiques avaient identifié le besoin. Donc, c'est parti du gouvernement du Québec. Le fédéral, la Ville ont contribué.

[00:12:45] L'ETS a repris les rênes parce que l'idée est venue du Santé à la base. Mais là, ça prenait une institution qui allait créer le lieu, le gérer parce que c'est un projet quand même de grande envergure. Oui. Bien, juste savoir l'infrastructure, oui. Oui, c'est assez impressionnant. C'est quand même un bon investissement qui a été fait. Mais le privé est également au rendez-vous. Parce qu'une fois qu'on a eu la base, on a quatre grands partenaires bâtissants qui se sont ajoutés. On a Google, Bell, Desjardins, le Fonds de solidarité FTQ.

[00:13:13] Et là, ça fait à peine 10-11 mois qu'on existe. Puis là, on est en train de développer des nouveaux partenariats stratégiques pour que justement le privé fasse sa part aussi. Et ultimement, on veut développer aussi des partenariats stratégiques avec d'autres hubs à l'international pour favoriser justement cette mobilité-là entre les start-up. Ça fait partie de la vision, en fait, de développer ce réseau-là ultimement à l'international aussi. C'est une vision réalisable et ambitieuse à la fois.

[00:13:43] Il faut l'être. Oui. Il faut l'être. Oui. Il y a plein de choses à faire ici, définitivement. Il y a certaines compagnies plus en EdTech. Il y en a quelques-unes ici. Mais je pense que de créer ces ponts-là, justement, si je te donne l'exemple avec les écoles, justement, il y a un petit groupe de…

[00:14:13] Il y a un projet pilote avec le Collège Saint-Anne où il y a une première cohorte justement qu'on initie, en fait. Pas nous, mais c'est Fédérico Encontre avec son équipe. Puis ils viennent ici chaque vendredi. C'est un projet pilote pour l'instant. Mais on teste la formule. On les accueille pendant à peu près trois mois. Chaque vendredi, ils sont ici. Ils ont eu la chance, entre autres, d'assister à un gros événement récemment qui s'appelle l'Investec. C'est un consortium de quatre incubateurs québécois.

[00:14:41] Ils ont assisté à des pitches de start-up dans l'industrie médicale. Là, on est ailleurs. Ils sont sortis de là gonflés à blocs. C'est sûr. Et c'est là que je disais tantôt qu'il y avait toute une gang de ces jeunes-là qui sont restés après. Moi, j'étais vraiment impressionnée parce que c'était plus un événement de réseautage. Il y avait à peu près 300 personnes sur le parquet, d'autres entrepreneurs. Puis ils allaient vers ces gens-là. J'étais vraiment, vraiment impressionnée. Ça fait que pour l'instant, c'est très embryonnaire. Puis c'est pas notre core business. C'est pas ça.

[00:15:11] Mais moi, c'est dans mes valeurs. Puis je me dis, bien, les petites actions qu'on peut faire pour créer des ponts entre les générations, inciter et tout. Ça fait qu'il y a des belles choses qu'on peut faire. Arrêtons d'attendre ce qui se passe en haut puis bougeons en bas. C'est ça, hein? Là, je vois une gang de jeunes qui travaillent sur des projets en robotique. Je suis complètement… Flabbergasté, comme on dit en bon québécois. Oui, je cherchais. C'est le mot. C'est le mot. C'est mon flabbergasté. Désolé pour l'anglicisme. C'est pas grave.

[00:15:37] Mais qui font des concours aux États-Unis avec une espèce de robot qui lance des ballons. Ils s'en vont à Houston. J'en reviens pas. Ils ont tout conçu eux-mêmes, designé. J'en reviens pas. Puis bien, ils m'ont approché tantôt. Fait que nous, on est des connecteurs. Fait que c'est le genre de projet. Moi, quand je vois ça, je vais les mettre en relation avec des gens qui, possiblement, pourraient les aider à ouvrir leurs portes. Les aider à trouver peut-être du financement. Fait que c'est vraiment ça qu'on fait.

[00:16:02] Quand on voit des bonnes dinaires, on a juste envie de connecter les bonnes personnes entre elles pour essayer de propulser ces projets-là. Moi, je trouve ça extraordinaire. Geneviève, merci pour ton temps et merci pour cette pléthore d'informations fort utiles. Merci à toi. J'espère qu'il va y en avoir. Bien, à Montréal, t'es bien installée. Moi, j'ai le choix d'avoir des communautés comme ça dans d'autres places. Je pense région un peu. Moi, je suis un Victoria-Villois d'adoption.

[00:16:30] Des choses, on a un incubateur, on en a un. Mais écoute, ici, on est ailleurs. Bien, il y en a des espaces qui existent comme ça. Il y a des beaux exemples un peu partout en région. Puis c'est important d'avoir ces lieux de rassemblement-là où on se voit, où on se parle dans le blanc des yeux. Ça fait une énorme différence. Ça fait que c'est sûr que nous, il y a comme une masse critique au sein de la métropole et tout ça. Mais encore là, tu vois, on a des belles entreprises. Mettons Nord-Quantique qui est à Sherbrooke.

[00:16:59] Le siège social est là-bas. Mais ils ont un petit pied à terre à Montréal ici. Ça fait que quand ils reçoivent des clients ou qu'ils embauchent des talents d'ailleurs, bien, ça peut arrêter. Ça fait qu'on est, oui, on est dans le cadre du centre-ville de Montréal, mais on est vraiment un projet de hub québécois. Donc, beaucoup de partenaires régionaux aussi qui viennent. Le camp qui est à Québec. On a un C3E justement du côté de la Mauricie. Bien, on devient un peu le cœur battant.

[00:17:26] Mais après ça, bien, le sang doit circuler à travers toutes les régions du Québec. C'est un peu ça l'image qu'on utilise. Donc, c'est ça. Ça fait que c'est sûr qu'on est au cœur de la métropole. Puis comme je te dis, on a l'ambition d'être, d'avoir une reconnaissance internationale. Ça fait que quand les gens débarquent, bien, c'est facile de venir nous voir directement ici au centre-ville. Géviève, merci encore. Merci beaucoup.