S5E5 - Brad Hampton
31 janvier 2025x
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S5E5 - Brad Hampton

Dans cet épisode, Joël accueille Brand Hampton, un enseignant au Conseil scolaire de district catholique de l'Est ontarien (CSDCEO). Brad discute de l'évolution de l'éducation et de la nécessité d'améliorer le processus d'évaluation. Il souligne l'importance de se concentrer sur la croissance plutôt que sur la performance, et a suggéré de passer d'un système basé sur des notes à un mur de progrès qui suit les compétences et les progrès des élèves.

Dans cet épisode, Joël accueille Brand Hampton, un enseignant au Conseil scolaire de district catholique de l'Est ontarien (CSDCEO). Brad discute de l'évolution de l'éducation et de la nécessité d'améliorer le processus d'évaluation. Il souligne l'importance de se concentrer sur la croissance plutôt que sur la performance, et a suggéré de passer d'un système basé sur des notes à un mur de progrès qui suit les compétences et les progrès des élèves.

[00:00:02] Bonjour tout le monde, je me nomme Joël McLean et je vous souhaite la bienvenue à cet épisode d'Inspire Leadership Podcast, votre intersection entre votre croissance et votre leadership. Donc merci d'être là encore et de faire le temps pour votre développement professionnel, c'est tellement important. Et aujourd'hui, j'ai tout un épisode à vous présenter. Donc j'accueille M. Brad Hampton, qui est un enseignant de la région, ou originaire d'Ambres, bien sûr, un petit village francophone de l'Est ontarien.

[00:00:30] Et puis Brad, cette année, a été nouvellement nommé CP pédagogique dans son conseil, alors le conseil scolaire de district catholique de l'Est ontarien. Et le dossier qu'il porte bien, c'est le dossier très, très intéressant de l'apprentissage par expérience. Lors de cette entrevue avec Brad, nous avons discuté d'une thématique fort intéressante, d'ailleurs une thématique, je pense, qui se discute un peu partout en éducation.

[00:00:56] Et puis c'est toute la question de l'évolution du système d'éducation et en particulier la nécessité d'améliorer le processus d'évaluation. Et puis Brad nous parle d'une idée assez intéressante, et puis c'est celle de concentrer surtout l'évaluation sur la croissance plutôt que de la performance. Et puis il parle même de comment on pourrait passer d'un système basé sur des notes à peut-être plus un basé sur les progrès ou un mur de progrès ou par compétence.

[00:01:27] Pour les élèves, donc super intéressant. Je suis certain que vous allez adorer l'épisode. Merci à Brad d'avoir accepté d'être mon invité sur le podcast. Et pour les gens qui nous écoutent, soit dans la chaîne YouTube ou sur votre plateforme préférée de podcasting, n'oubliez pas de partager cet épisode avec vos collègues et vos amis, parce que c'est important qu'on puisse s'entraider ici pour lui dans notre développement professionnel, n'est-ce pas? Alors sans plus tarder, voici l'épisode.

[00:02:08] Salut tout le monde, bienvenue à cet épisode d'Inspire Leadership Podcast. Votre intersection entre votre croissance et le leadership. Et puis saison 5 déjà, le temps file assez vite. Tu sais, les dernières années ou longtemps passées quand j'ai commencé le podcast, je n'avais jamais imaginé que je serais rendu à une saison 5 épisode. Je ne sais pas trop quoi. Je dois approcher probablement les 80 à 90 épisodes définitivement. Donc peut-être que j'irai compter la prochaine fois. Puis lors de la prochaine épisode, je pourrais partager ça avec les gens.

[00:02:38] Mais on continue dans la même thématique à saison 5. On va sur le terrain parler avec des gens qui sont là, avec les élèves, avec les profs, en train de les accompagner, en train d'enseigner. Et puis aujourd'hui, ça me fait un très, très grand plaisir. Et merci à Brad d'être là avec nous autres. Mais c'est un très grand plaisir tout le monde d'accueillir aujourd'hui Brad Hampton. Brad, bienvenue au podcast. Merci beaucoup Joël. Mais le merci va à toi aussi, autant pour moi que pour tout le monde.

[00:03:07] Je vous écoute depuis saison 1. OK, bien merci. Chaque épisode, tu peux aller chercher, on peut aller chercher une petite chose, soit avec notre vie professionnelle, autant que notre vie personnelle. Donc le merci retourne à toi. Excellent. J'ai hâte d'entendre parler de toi parce qu'on s'est rencontrés plusieurs semaines passées pour jaser un peu de ce qu'on va faire, de quoi est-ce qu'on va parler dans le podcast.

[00:03:34] Sachant que toi, tu as assumé un nouveau rôle cette année dans ton conseiller scolaire, donc j'ai hâte d'entendre parler de ça. Mais merci à toi de prendre le temps, Brad, pour venir partager avec les gens ta vision, ton parcours un peu en éducation. Parce que comme tu as dit, garantis qu'il y a quelqu'un qui écoute en ce moment, soit dans YouTube et puis nous voit ici par vidéo ou qui nous écoute dans leur plateforme préférée de podcasting. Les gens, qu'est-ce que vous apportez et qu'est-ce que toi, tu vas apporter à la table, c'est toujours très pertinent.

[00:04:02] Puis il y a toujours quelqu'un que ça leur fait du bien d'entendre qu'est-ce que tu vas partager. Donc c'est tellement important de partager, de prendre avantage de l'intelligence collective et puis le podcast, c'est la plateforme parfaite pour faire ça. Donc je l'apprécie, Brad, que tu es là. Oui, bienvenue. J'ai hâte d'en discuter avec toi. Exactement. Moi aussi, j'ai hâte, Brad. Mais avant de commencer, pour les gens qui nous écoutent, je vais te demander de parler un petit peu de toi-même pour que les gens puissent apprendre à te connaître. C'est qui ça, Brad Hampton?

[00:04:33] Tu es en quel conseil scolaire? Quel est ton rôle? As-tu une famille? Qu'est-ce qui se brasse dans ta vie, Brad? Ça, c'est la partie que je déteste le plus. Parler de moi-même, ce n'est pas ma force. Brad, c'est un gars que je te dirais... Premièrement, je demeure en brun. J'ai fait toute mon école en brun, élémentaire, secondaire. L'élémentaire, ce n'était pas facile.

[00:05:00] Ma troisième année, c'est une question que s'il me gardait en troisième année ou qu'il me laissait aller en quatrième année. Donc, je t'assois dans le corridor, dans le coin d'une classe ou avec la direction. L'école, ce n'est pas quelque chose que j'aimais. Éducation physique, ça, super. J'adorais ça. Mais je n'avais pas l'intérêt à l'école.

[00:05:25] En quatrième année, j'ai une enseignante qui m'a vraiment appris à aimer venir à l'école, apprendre de mes erreurs, utiliser ma pensée créative, ma pensée critique. Donc, elle m'a vraiment poussé. Puis comme moi et cette enseignante-là, on a établi un lien qui m'a fait aimer l'école de plus en plus.

[00:05:50] Et je te dirais, je suis assez chanceux pour savoir, dès la quatrième, cinquième année, que je voulais me lancer dans l'enseignement. Wow! Qu'est-ce qui m'a fait vivre, qu'est-ce qui m'a fait sentir, c'est que je voulais faire sentir ça à d'autres élèves, autant comme moi que des élèves qui aiment déjà l'école, que je pourrais venir bâtir un peu plus leur capacité.

[00:06:16] Donc, j'étais assez chanceux que, dès un jeune âge, je savais ce que je voulais faire. Je voulais me lancer dans l'enseignement. Et exemple, amène ton enfant au travail en neuvième année. Je n'ai pas été au travail de mon père. Ça ne m'intéressait pas. J'étais allé en éducation physique en journée avec mon prof de gym. J'ai réussi en douzième année d'avoir, de laisser faire, d'avoir une période libre.

[00:06:46] Au lieu, j'ai pris co-op. Quatre crédits, j'étais allé en stage en éducation physique comme prof de gym. Donc, tu peux voir, mon rêve était d'aller comme enseignant en éducation physique. Donc, j'allais à l'université, faculté d'éducation. Pendant l'été, à Haute, ils m'ont fait appeler. Ils m'ont offert un poste à une école Notre-Dame-du-Rosaire à Chrysler.

[00:07:13] Ils m'ont offert la 4, 5 ou 6e année. Donc, je disais, parfait. Et c'est dans le temps qu'il est appliqué pour tout. Donc là, les plus vieux, ça m'intéresse. Je faisais la 6e année. Donc là, un peu de confusion sur l'autre bord avec la ressource humaine. Non, vous ne comprenez pas. C'est une classe de 4, 5 et 6. Oh! Très plein de niveau. Oui, c'est ça. Moi, je viens d'Ambrains où il y avait comme 4 classes de 4e année. C'est un village.

[00:07:42] Là, voyons donc un « et » au lieu d'un « ou ». Là, elle attendait ma réponse. OK. Bien, elle va me lancer dans le défi. Chrysler, c'était à peu près 12 minutes d'où je démarrais. Et c'est ça. Première poste, 4, 5 et 6e année. Une classe de 31. OK. Tu n'as pas le choix de mettre les stratégies en place. Tu sais, la différenciation pédagogique, la triangulation. Wow! La gestion classe.

[00:08:12] Donc, ça, c'est un gros défi. Mais c'était la meilleure façon à commencer. Et 31 élèves. Moi, j'ai comme... Dans mes conseils scolaires, à travers ma carrière, on avait des petites communautés comme ça aussi. Mais quand c'était des niveaux trip ou quadruple, puis ce n'était pas des classes de 31, là. Tu sais, on voyait des classes de 10, 8, 12. Aussi, des vraiment petits villages. Mais hey, je te le dis, Brad, là, comme... Child by fire, comme on dit, là, quand tu as commencé,

[00:08:41] puis tu avais 4, 3, 4 niveaux à préparer, mais pas avec juste 10 élèves. Là, tu en avais 31. Wow! C'était tout un défi, ça. C'est ça. Puis c'était une petite communauté, mais qui continuait à grandir. Donc, tu sais, l'année d'après, ça tombait une 5 et 6. Mais moi, j'avais entre la transition, une grosse classe de 4, 5, 6, que le conseil a décidé de ne pas trancher les chiffres. On part avec ça et j'ai adoré ça. Et j'ai resté à cette école-là.

[00:09:12] J'avais même le choix, vu que je l'avais pris après la session de placement, j'avais le choix d'aller chercher quelque chose d'autre. Et j'avais le choix de retourner à l'école où que moi, j'ai grandi en Brun. Oh, OK. Ma décision n'était pas faite. Jusqu'à temps que je vais au micro et j'avais deux classes. Je pense que j'avais une cinquième année en Brun. Je pouvais aller chercher ou retourner en 5-6 à Chrysler. Oui. Et j'ai décidé de retourner à Chrysler avec une équipe formidable.

[00:09:42] Et j'ai resté là jusqu'à l'année dernière. Wow! Et combien d'années, ça, Brad? C'est la fun. Je veux dire 8 ans. J'ai resté là. 7, 8, 9 ans autour de ça. Je ne comptais pas mes années, mais c'était chaque mois. C'était quelque chose de riche, autant par les membres du personnel que par les élèves que par la communauté là-bas. C'est extraordinaire. Puis c'est une communauté très, très anglophone.

[00:10:09] Je te dirais 90 % anglophone, mais ça n'empêchait pas la communauté d'embarquer dans notre fonctionnement puis de s'invertir dans l'école. Oui. Puis souvent, tu sais, moi j'ai eu le même sentiment quand j'ai débuté mes années d'enseignement en 1997. L'année de la grève. Il y avait eu une grève cette année-là. Mais j'ai commencé à l'école secondaire catholique Saint-Charles-Garnier du Conseil Mon Avenir. Dans le temps, c'était le Conseil Centre-Sud, mais ils ont changé de nom. Et puis, il y a quelque chose de spécial

[00:10:39] quand c'est ta première école. Puis surtout, quand tu es bien accueilli, tu te sens comme si c'est chez vous. Tu crées ces liens-là. C'est pas facile de quitter, mais on va tout faire pour y rester parce qu'on est investi puis on veut vraiment faire partie d'une belle communauté comme ça. Puis toi, Brad, c'est quel conseil encore? C'est le CSD-CEO. Le CSD-CEO, donc le Conseil scolaire catholique de l'Est ontarien. C'est ça? C'est ça. Exactement. Donc, tu as été là pendant plusieurs années.

[00:11:08] Donc, pendant les 7-8 ans, Brad, as-tu continué à avoir comme des classes à triple niveau? Quatre-duples niveaux? Je te dirais triple. Je pense que ça a duré soit un an ou deux. OK. Et là, je vais donner les chiffres. Quand j'ai commencé en 2016, on était en dessous de 100. Je te dirais, je veux dire 90. OK. Lorsque j'ai quitté l'année dernière,

[00:11:39] ou cette année, les chiffres, on était rendu à 177 élèves. Oui. OK. En d'un 8 ans, c'est une communauté où, en tant que jeune couple, tu peux aller te bâtir là pour un peu moins qu'un million, comme on voit. Oui. Donc, c'est parfait. Puis, les familles finissent par demeurer là, rester là, et nos chiffres continuent à grandir. Donc, oui, c'était toujours des niveaux doubles. J'ai eu un an, c'était juste les sixième année

[00:12:08] que j'ai pu avoir. Ça, c'était formidable. Mais à part de ça, c'est pas mal, tous des niveaux doubles. Bien, je vais te poser une question là-dessus parce que je garantis qu'il y a beaucoup de gens qui écoutent ton épisode présentement, puis qui ont peut-être aussi, tu sais, plus qu'un niveau dans la salle de classe ou peut-être c'est vers la fin de l'année puis ils ont eu leur assignation pour l'année prochaine puis là, whoops, ils vont avoir, tu sais, peut-être une classe à niveau multiple. Fait que, comme, qu'est-ce qui fait que t'as pu faire fonctionner ça, là, tu sais, surtout quand t'as trois niveaux. Puis,

[00:12:38] je ne demande pas comme de nommer 150 000 choses, mais si t'avais à dire une ou deux affaires, là, qui fait en sorte que quand j'ai une classe à niveau multiple, voici qu'est-ce qui fait que ça fait les choses bien fonctionner, là. C'est quoi que tu nous dirais? Numéro un, tu dois, tu dois établir des critères clairs pour les élèves autant pour les tâches que pour leur autonomie. OK. Donc, tu sais, si moi, j'étais avec ma gang

[00:13:07] de cinquième année, mais les quatrièmes années et les sixièmes années, je savais exactement quoi faire pour éviter de venir déranger monsieur avec son groupe d'élèves. Oui, Dès la rentrée scolaire, c'est de mettre ça en pratique et de co-construire des critères de comment notre fonctionnement va se dérouler cette année avec les quatre, cinq, sixièmes années. Et oui, ils sont encore jeunes en quatrième année, mais si tu bâtis ça

[00:13:37] avec eux autres, ils vont finir par s'ajuster et le fonctionnement va quand même bien aller. Souvent, moi, je disais aux parents parce que veut, veut pas, quand c'est une classe à niveau multiple, parfois, on va avoir des parents qui vont communiquer avec la direction parce qu'ils ont des inquiétudes. Est-ce qu'elle pourra avoir le temps de passer avec mon enfant s'il est occupé avec l'autre? Moi, j'ai toujours eu pour mon dire que dans une classe à niveau multiple, c'est une occasion assez particulière pour développer

[00:14:06] certaines compétences chez les élèves. Puis là, tu viennes dans un milieu où est-ce que voici mon environnement puis peu importe si c'est en troisième, quatrième, cinquième, ça s'apprend, ces choses-là parce qu'à un moment donné, on va peut-être rencontrer le même scénario quand on est adulte dans la vie puis si on a affilé ces compétences-là d'avance, par exemple, savoir que, tu sais, je suis dans un environnement où est-ce qu'il y a plus qu'un niveau donc sachant que monsieur ou madame vont être avec un autre groupe, bien moi, je dois m'assurer de m'organiser d'une certaine façon pour que je puisse développer mon autonomie

[00:14:37] dans le sens que je vais tenter de me débrouiller le plus que je peux pendant que monsieur ou madame travaillent avec l'autre gang, tu sais, puis ça, c'est d'excellentes compétences à développer et puis je pense que c'est une chose importante à faire avec les élèves dès le début comme tu disais quand tu es une classe de niveau double. Comme tu as dit, tu sais, on ne travaillait pas en silo. Oui, il y a certaines, il y a des leçons que je travaillais spécifiquement avec des groupes mais comme tu as dit, dans le monde de tous les jours,

[00:15:06] on ne se divise pas par rapport à nos années d'expérience pour apprendre à collaborer et les sixième année, il y avait aussi tout l'aspect de leadership à apprendre aussi, pas juste prendre un projet ou un problème puis courir avec puis donner la réponse. bien, tu es là pour l'idée la petite quatrième année aussi. Donc, l'aspect de leadership, collaboration, également contribution aussi, ça rend tout dans des valeurs dès, encore là, dès septembre

[00:15:35] que tu dois partir avec eux. on n'est pas seul là-dedans si les élèves sont capables aussi puis du moins qu'ils connaissent les critères, comme tu disais, qui sont clairs puis qu'ensuite on les outille, on leur montre comment faire, bien, tu sais, ils apprennent certaines compétences que peut-être ça ne serait pas aussi, peut-être pas vu ou pas autant vu dans une classe qui n'est pas une classe à niveau multiple. Moi, j'ai une autre question pour toi, Brad, parce que moi, j'en ai connu, j'ai eu plusieurs écoles dans lesquelles qu'il y avait des niveaux multiples comme direction d'école

[00:16:05] puis une des inquiétudes que les gens, que les pas font souvent, c'est au niveau de la préparation, parce que là, si j'ai deux niveaux, trois niveaux, bien, c'est deux, le double de curriculum, le triple des curriculum et puis comment est-ce que je fais? Puis au niveau de la préparation puis de l'évaluation, comme les gens vont s'inquiéter, surtout s'ils ne l'ont jamais vécu ou même peut-être ils sont en train de le vivre, mais ils n'ont pas tout à fait mis des stratégies assez gagnantes en place puis ils se sentent complètement débordés ou ils se sentent comme s'ils vont être débordés puis ils se posent la question, mais comment je vais faire moi pour tout

[00:16:34] préparer ça puis évaluer ça quand j'ai deux ou trois niveaux, comment tu as fait ça toi? On a même les fins de semaine t'es passé à corriger, corriger, corriger puis je me suis dit il doit y avoir une autre façon. OK. Et là, tu dois avoir assez de confiance dans ton jugement professionnel que c'est pas juste des productions que t'as besoin de corriger, c'est pas juste des commentaires que tu dois écrire, tu sais, et là, tout le côté triangulation. OK, oui, c'est un gros mot

[00:17:04] qu'on n'a pas vraiment appris à la faculté que je commençais à comprendre c'était quoi. Donc, juste avoir des conversations avec des élèves, juste à les observer, tu sais, tu sois debout, promène-toi. C'est dur à observer des élèves tout le temps à la tâche avec une production écrite ou une évaluation. Donc, c'est de changer mon mindset de, j'ai pas besoin d'avoir cette note-là, cette production-là

[00:17:33] pour pouvoir bien diriger et donner la rétro à l'élève. C'était de changer un peu le fonctionnement, un, pour monter à moins, mais deux, pour les élèves aussi. Oui, ça a bien du sens, tu sais, quand t'as plus à niveau curriculum, puis pour les gens qui nous écoutent, bien, tu sais, la triangulation, je pense que la réponse est là et dans la triangulation, dans comment on évalue puis qu'est-ce qu'on recueille comme tâche parce que, comme tu disais, tu sais, facile, déjà les vendredis, samedis, dimanche, d'un fois,

[00:18:03] on va corriger, d'un fois en éducation, mais on peut rapidement être débordé, complètement débordé quand on a plus qu'un niveau dans notre classe et puis, à un moment donné, il faut se poser la question, bien, tu sais, ça, c'est pas bon pour moi, je suis fatigué, j'arrête jamais, puis si c'est pas bon pour moi, bien, ce sera pas bon pour les élèves parce que je ne pourrais pas performer à mon maximum dans la salle de classe. Donc, de quelle façon est-ce que je peux aller quand même mesurer les progrès des élèves, mais sans être obligé d'avoir une pile de mes 31 élèves, là, ou est-ce qu'une production où est-ce qu'écrète et puis, tu sais,

[00:18:33] y a-tu des conversations, comme tu disais, y a-tu d'autres façons d'aller mesurer ces choses-là? Donc, tu sais, moi, je t'écoute bien, puis je me dis, c'est plus pour les gens qui ont des niveaux multiples, je pense que c'est plus dans les, le processus ou les stratégies que je vais décider par rapport à comment je vais évaluer puis qu'est-ce que je vais aller recueillir pour évaluer? Le gros mot, comme tu as dit, Joël, c'est les stratégies. Ça ne change pas. Est-ce que, tu sais, enseigner de façon magistrale ou quatrième année

[00:19:03] ou cinquième année ou sixième année tout en même temps, c'est pas gagnant. Tu vas en perdre un des deux, là. Donc, enseigner un petit groupe, faire des centres, faire des guidés, tu sais, j'ai appris ça, ben pas après, mais je te dirais, ça m'a pris jusqu'au mois de novembre. Il y a d'autres façons à faire que moi, j'ai vécu. Moi, j'ai vécu Randonnion, j'écoutais, production, exactement. Donc, j'ai pu faire différemment dans cette école-là

[00:19:32] puis ça m'a appris en ayant une classe à trois niveaux plein de stratégies que je pense pas que j'aurais pu mettre en place ou que j'aurais mis en place si vite dans une autre école à un niveau simple. Puis t'avais-tu comme, t'avais-tu comme un mentor ou un coach ou comme d'autres profs autour de toi? T'étais-tu bien entouré pour t'aider à te guider, tu sais, des gens avec qui tu pouvais parler? Ben, on pourrait en discuter tantôt, mais l'école, je vais l'appeler NDR, Notre-Dame-sur-Roseur.

[00:20:02] C'est une école où n'importe qui va t'appuyer. Donc, si j'avais des questions, je pouvais autant aller voir la secrétaire que l'enseignante en MJ qu'une éducatrice puis ils vont me donner leur input et je mets en place quelque chose et c'est une école que tu oses à essayer, tu oses à faire différemment et tu ne te feras pas juger. De l'autre côté, ils vont venir te voir puis ils vont vouloir apprendre « OK, t'as mis telle stratégie, comment est-ce que t'as allé? Ah, pas bien été,

[00:20:31] qu'est-ce que toi tu ferais? » Puis c'était tout dans les conversations, le questionnement. Donc, je n'avais pas de mentor comme tel, mais l'équipe. Oui. L'équipe était ton mentor, tu sais, comme si t'étais bien entouré de personnes fortes puis dans un contexte de partage et puis vraiment une belle culture d'apprentissage. Exactement, exactement. Wow! Hey, ça prend un village, c'est certain, puis on n'est pas seul là-dedans. Puis je pense que peut-être pas assez souvent, est-ce qu'on va vers nos collègues? Peut-être que oui, peut-être que non,

[00:21:02] mais c'est une question qu'on peut se poser ou que je lance aux gens qui nous écoutent aujourd'hui. Tu sais, est-ce que tu te penches sur tes collègues dernière fois, tu sais, pour des idées ou pour du feedback? Je pense que c'est très, très gagnant. Puis tantôt, on a parlé de fin de semaine, Brad, mais j'ai remarqué aussi dans ta biographie que tu es entraîneur de hockey. Je ne pouvais pas passer par-dessus ça. Fait que c'est, en plus de faire ce que tu fais à l'école puis tout le bien que tu apportes aux élèves et puis à ta communauté, bien, tu es aussi entraîneur de hockey, n'est-ce pas?

[00:21:32] Malheureusement, j'ai dû prendre une pause cette année. Ah, OK. Depuis 2015, j'ai été entraîneur de l'équipe junior ici dans la communauté d'Ambruin. Donc, c'est des joueurs entre 16 et 20 ans. Je fais ça depuis 2015. J'ai pris la décision cette année. Je ne sais pas si c'est une retraite ou si c'est une pause. On va voir. Mais c'est tout au niveau du temps. Bien oui, j'allais dire ça,

[00:22:01] c'est un grand engagement à ce niveau-là de hockey. Exemple, une game à Perth qui, il faut que tu sois là une heure à l'avance, c'est à une heure et demie d'ici. La game va durer deux heures. Donc, juste un gros bloc de montant. J'ai attendu qu'il y ait trouvé un autre entraîneur adjoint pour se joindre. Puis là, je lui ai dit parfait, j'ai aidé avec les tryouts. Et je vois quelques pratiques quand je peux. j'écoute des games,

[00:22:31] ils sont tous enregistrés en ligne, j'écoute des games. Mais ça commence à me manquer un peu. Mais c'est quand même une bonne décision. J'ai eu la décision. Mais tu as quand même, tu disais que tu l'as fait pendant 5-6 ans. Donc, tu as quand même contribué au développement de ce programme-là. tu as fait un programme-là. Oui, c'est un programme que moi, j'ai vécu en tant que joueur. J'ai pris une année que j'étais juste vraiment la personne externe parce que, tu sais, j'ai joué avec quelques joueurs. Je ne voulais pas embarquer sur le banc

[00:22:59] trop vite non plus. J'ai pris un an d'ajustement et ensuite, j'ai embarqué sur le banc comme entraîneur adjoint pour les défenseurs puis j'ai resté là depuis l'année dernière. OK. Bon, toi, tu étais défenseur aussi quand tu jouais? J'étais défenseur. Moi aussi. Moi aussi. Moi aussi, j'ai fait une petite, pas une carrière, mais je me suis rendu jusqu'au junior. J'ai été repêché par Kitchener Rangers puis je ne suis pas allé plus loin que ça, mais tu sais, les choses arrivent pour une raison dans la vie puis regarde d'où est-ce que

[00:23:29] je me retrouve aujourd'hui à 51 ans. Mais j'ai pu retirer les leçons importantes, n'est-ce pas, des sports organisés puis tout ce qui est discipline, engagement, conditionnement, l'importance de la santé, du travail d'équipe. Fait que c'est tellement des leçons importantes qu'on peut donner en cadeau à nos enfants qui peuvent vivre une expérience comme ça. Absolument. Puis parlant de ça, Brad, tu sais, on parlait de, tu disais comment que tu avais une bonne gang

[00:23:58] à Notre-Dame-du-Rosaire, c'est ça? À Notre-Dame-du-Rosaire qui t'appuie bien comme il faut, puis à travers de ma carrière, moi je peux nommer des gens qui, tu sais, qui m'ont inspiré puis qui m'ont guidé, qui m'ont aidé puis encore aujourd'hui qu'ils le font. Malgré le fait que j'ai pris une retraite du système officiellement d'éducation, ça ne veut pas dire que je n'ai pas des gens autour de moi qui continuent à m'aider à devenir une meilleure personne moi-même, mais y a-tu quelqu'un dans ton entourage ou y a-tu quelqu'un qui t'inspire en particulier

[00:24:28] puis que tu aimerais nommer puis que tu aimerais, tu sais, jaser un peu par rapport à la raison pourquoi qui t'inspire? C'est dur à nommer, tu sais, juste un, puis je retourne, je ne pourrais pas nommer juste une personne au sein de l'école, l'NDR que j'étais. Ça, c'est un travail d'équipe. C'est tous les membres du personnel, la communauté, mais on a eu des situations à NDR que en temps de, je pense, six ans, on a passé à travers

[00:24:58] cinq directions. Donc, c'était une école en mouvement, côté direction pour plusieurs raisons. Donc, j'ai pu voir beaucoup de styles de leadership, j'ai pu voir des forces des personnes, j'ai pu voir des défis, des besoins et je pouvais voir que, OK, ils ont peut-être ce besoin-là, mais leur force, ils vont chercher, ils vont répondre à leurs besoins autrement. Donc, j'ai appris beaucoup et ma première direction,

[00:25:26] c'était Éric Mainville. OK. Éric Mainville, c'est lui qui m'a poussé vraiment d'aller, j'ai pris mon cours de PQD récemment, c'est lui qui voyait un peu de leadership dans moi, il m'a poussé vers la direction, mais c'est un gars qui joue beaucoup l'avocat du diable. OK. Donc, tu veux amener des idées, tu veux amener un changement, il va te requestionner, il va te relancer la balle

[00:25:55] pour savoir c'est quoi tes intentions, est-ce qu'on s'enligne dans la bonne direction, est-ce que ton plan est organisé. Donc, il jouait beaucoup l'avocat du diable, mais on avait quand même un lien, c'était un lien que, comment je pourrais dire ça, il n'y avait pas, un lien très respectueux, puis je savais qu'il voulait juste le mieux de moi

[00:26:24] et le mieux de mes élèves. Donc, quand il me requestionnait, parce qu'on avait bâti cet lien de confiance-là, cet lien positif-là, je ne me questionnais pas, je ne le prenais pas personnel. Donc, il savait qu'il pouvait me relancer des choses, des stratégies, des idées, puis j'ai juste aimé sa façon avec le questionnement, les discussions informelles qu'on a eues souvent à quatre portes, ça, j'ai appris beaucoup.

[00:26:55] Des fois, il n'y avait pas la réponse, mais ses suivis n'étaient jamais oubliés. Des fois, il venait une semaine après, une semaine et demie après. Hey, t'en souviens-tu qu'on s'est jasé de ça? Oui, on s'est jasé pendant dix secondes. Oui, mais voici le plan qu'on va mettre ou voici les détails que, ah oui, tu t'en souviens de ça? Donc, ça, c'est des stratégies que j'ai mis en place puis il m'a beaucoup poaché dans plein de petites choses, en gros, le leadership.

[00:27:24] Les ingénieux pédagogiques, le podcast qui fait le pont entre la recherche et les pratiques en salle de classe. Dans chaque épisode, les ingénieux pédagogiques analysent un article scientifique en éducation et explorent des façons concrètes de l'appliquer en classe. Animé par Martin Parent, conseiller pédagogique, professeur Éric Dion de l'Université d'Ottawa et moi, Alexandre Audet, enseignant secondaire. Ce podcast offre une perspective unique et accessible pour enrichir vos pratiques éducatives.

[00:27:54] Abonnez-vous dès maintenant et laissez la recherche transformer votre pédagogie. Puis, c'est tellement puissant d'adopter un leadership par questionnement, un peu style de coaching comme tu l'as mentionné. Et puis souvent, c'est en posant des questions qu'on clarifie des choses ou qu'on explore peut-être différents avenues qu'on n'avait pas pensées ou qu'on va chercher des meilleures idées ailleurs aussi en questionnant. Puis, c'est important d'avoir quelqu'un sur le banc, sur notre ligne

[00:28:24] que si on parle de hockey. C'est quelqu'un qui est capable de faire ça puis qui nous aide à nous pousser pour devenir une meilleure version de nous-mêmes parce qu'on ne sait jamais où est-ce que ça peut nous amener. Comme toi, tu as fait ton cours de PQD, ça va t'ouvrir potentiellement des portes pour que tu puisses aller avoir un impact à un différent niveau. Puis moi, je l'ai toujours vu de même, les échelons que j'ai gravés à travers du système d'éducation, les différentes expériences que j'ai vécues, bien, à la base, c'était parce que je voulais avoir

[00:28:54] comme une influence ou un impact d'une différente façon à un différent niveau. Oui, puis justement, puis j'ai pu vivre, c'est pas gros, mais c'est une semaine de stage que le conseil m'a offert en train de shadower une direction adjoint puis une direction puis j'ai décidé d'aller, j'ai eu Marie-Pierre Chartrand qui était sur votre port de passe récemment. J'ai eu Marie-Pierre comme direction seulement pour un an et ensuite, elle s'est dirigée vers une école où il y avait 700 élèves. Donc, je me suis dit,

[00:29:24] j'ai de quoi aller apprendre là, un, de Marie-Pierre et de la direction adjointe Nathalie qui sont là, mais sortir de ma zone de confort à Notre-Dame-du-Rosaire avec un corridor, les élèves que je connais très bien, aller dans une école, communauté de Rocklin, communauté différente que celui de Chrysler, 700 élèves. Marie-Pierre m'a beaucoup appris, pas seulement dans ce stage-là,

[00:29:54] mais avant aussi. Puis ça, on retourne encore avec le questionnement. Tu n'as pas besoin d'avoir toutes les réponses, mais le questionnement et le lien qu'il te va avoir avec tes collègues, ça va t'amener vers une solution. Oui, c'est rendre visible ces compétences-là qu'on a besoin de développer qui vont nous permettre de réussir peu importe dans quel environnement qu'on est. Ce n'est pas juste de faire la job puis d'enseigner ou d'accompagner, mais c'est vraiment de dire, OK, comment est-ce que je me vois là-dedans? Moi, comment est-ce que je me perçois comme une personne

[00:30:24] qui peut venir influencer positivement? Puis en bout de ligne, c'est quoi que j'espère? Si je peux me projeter dans l'avenir puis je pense aux gens, aux élèves qui sont dans ma classe, aux gens que j'accompagne, si je peux me projeter puis je peux me poser la question, c'est qu'est-ce que j'aimerais voir d'eux comme produit final. C'est peut-être de développer d'autres leaders qu'ils deviennent autonomes, qu'ils soient capables d'eux, qu'ils aient le courage d'eux. Et puis c'est vraiment ces compétences-là qu'on affiait à travers des années qui nous permettent d'accéder à ces différents niveaux d'influence-là.

[00:30:54] Oui, absolument, tu as raison. Parler de niveau d'influence, j'ai presque oublié, mais je viens d'en parler cette année, tu occupes un nouveau poste dans ton conseil scolaire, ça fait que parle-nous donc un petit peu de ça. Nouveau poste puis c'est la question que j'ai de tout le monde puis comment tu aimes ça? La réponse est toujours c'est très différent. Je ne vais pas aller choisir qu'est-ce que j'aime mieux parce que c'est trop différent mais tu rentres dans un nouveau rôle. Mon rôle cette année, c'est

[00:31:25] conseil pédagogique ayant comme dossier apprentissage par l'expérience. Donc, c'est un gros titre et parmi ce titre-là, on est une petite équipe qu'on est seulement à trois. Donc, il y a Josée Picard-Saint-Louis qui est ma direction et j'ai deux autres collègues, Caro puis Michel puis veut, veut pas, eux autres, ça fait longtemps qu'ils sont dans le système le travail d'équipe puis la collaboration comme

[00:31:54] je peux pas dire merci comme la façon qu'ils m'ont accueilli, les suggestions qu'ils m'ont proposé. Il y a des dossiers que c'est vraiment juste à moi. Ils prennent un heure juste pour venir m'aider à collaborer pour me donner un coup de main. Donc, c'est fou comment que, parce que ça, j'étais inquiet de ça, tu sais, le nouveau gars qui arrive en poste avec du monde, ça fait 10 ans qu'ils sont là, mais ils étaient là

[00:32:24] à bras ouverts pour m'accompagner, pour m'aider puis m'appuyer. Et, je peux parler un peu de mes dossiers comme vous voyez un peu dans l'arrière-plan. j'ai tout le côté l'accompagnement de Steam, l'approche Steam, l'accompagnement robotique, codage en salle de classe parce qu'honnêtement, mois de septembre, mois d'octobre, qu'est-ce qui m'a manqué, c'est vraiment la connexion avec les élèves. Oui. Donc, je peux vivre ça à travers

[00:32:54] mes accompagnements. Non, ce ne sont pas mes élèves, mais au moins, je l'ai... Un contact, tu sais. C'est ça. Parce que tu pars, tu sais, moi, je rentrais à Chrysler, je connaissais tout le monde, tout le monde connaissait moi. J'ai été à une école la semaine dernière puis c'était qui toi, monsieur? Pourquoi tu es ici? Donc, juste cet aspect-là, c'est différent. Ça m'a pris un peu à m'ajuster à ça, mais dans... Je vais chercher ça dans l'accompagnement. Donc, ça, c'est un groupe

[00:33:23] de mon temps, c'est l'accompagnement. Mais il y a aussi tout ici, les journées Apex. Donc, c'est des journées d'apprentissage par expérience qu'on offre aux huitièmes années. Donc, on invite des experts, des spécialistes et on fait vivre aux huitièmes années une journée selon leur intérêt des ateliers d'apprentissage par l'expérience. Autant que c'est pour décorer un gâteau que le pompier qui vient,

[00:33:53] mécanique. Donc, et on a essayé de faire un beau lien avec qu'est-ce qui s'offre côté MHS avec leur école secondaire. Donc, oui, ça peut être un spécialiste de la communauté, mais tu as aussi des spécialistes à ton école secondaire qui peut venir coacher, enseigner aussi. Donc, j'ai ce dossier-là. j'ai aussi tout qu'est-ce qui est Dragon. Donc, ça, c'est un beau projet que le conseil a mis en place,

[00:34:23] que plusieurs conseils ont mis en place et ça offre la chance aux élèves de mettre sur pied une entreprise de leur choix. mais, comme dit le titre, ils ne sont pas choisis automatiquement. Ils doivent venir présenter, livrer et pitcher leur idée à notre panel qu'on a mis en place et ça, ça va se dérouler au mois de mars environ. C'est comme l'émission à la télévision, les dragons, tu sais,

[00:34:53] Dragon's Den, je pense, en anglais. Exactement. Exactement. Puis, le dossier, je le connais très bien comme direction de service. Je n'avais pas le dossier, mais il y avait beaucoup de collaboration avec Paul Séguin, peut-être que tu le connais, du CSBNA. Donc, ça, c'était mon ancien conseil scolaire, mais un dossier tellement important parce que c'est là souvent que ça se passait. C'est là, je trouvais que c'était là que les élèves

[00:35:22] avaient vraiment une belle occasion de découvrir comme les technologies, l'intelligence artificielle, des apprentissages sur le terrain, dans des métiers où est-ce que dans une salle de classe régulière, on n'avait peut-être pas autant la facilité de pouvoir exposer des élèves à ces choses-là. C'est tellement important qu'est-ce que tu fais puis qu'est-ce que vous faites organiser des journées pour les élèves aussi parce que, comme je viens de dire, ce n'est pas tout le temps facile de créer ça dans une salle de classe, je vais dire régulière, comme régulièrement

[00:35:51] dans une salle de classe, surtout si on n'a pas l'expertise. À ce niveau-là, on ne se sentira pas confiant de le faire, mais de pouvoir avoir quelqu'un au conseil comme toi qui, moi je peux en envoyer un courriel et dire, j'aimerais peut-être vivre quelque chose de quoi me proposer puis que tu viens et t'accompagnes les jeunes, t'accompagnes le prof pour bâtir sa capacité. C'est de toute beauté ça. Absolument. Puis d'après ce que je vois, les secondaires roulent très bien. Moi, je viens de l'élémentaire, donc j'essaie d'amener cette même vision-là

[00:36:21] à l'élémentaire pour aller chercher, oui, ils sont encore jeunes, mais aller chercher un peu d'intérêt dans certains métiers. c'est tellement riche pour des élèves un peu comme moi, j'étais en troisième année, décrocheurs, tight, donc on va aller chercher leurs intérêts de différentes façons. Oui, puis c'est le fun parce que toi, tu as vécu une certaine expérience à l'élémentaire puis moi, je te parais, c'est comme ça, on se lance en enseignement parce qu'on veut que les élèves puissent vivre sur un feeling que nous autres, on a eu parce qu'on a eu une belle expérience ou on a eu

[00:36:51] peut-être une expérience moins bien, mais on veut que les élèves à qui on va enseigner vivent une autre expérience. Donc là, tu as la chance de le faire puis dans ton nouveau pas, je trouve ça intéressant, c'est comme, tu es capable de le faire à un autre niveau, à une échelle peut-être un petit peu plus grande, tu sais, au niveau du conseil puis accompagner les gens puis les jeunes, ça fait que c'est fantastique ça. Bravo à toi. C'est ça. Oui, merci beaucoup. C'était une décision que c'était difficile pour moi d'apprendre, tu sais, c'était en fin d'année et qu'est-ce que j'étais déçu dans le sens

[00:37:20] que le processus a été fait après l'année scolaire. Oui. Donc, je n'ai même pas pu dire au revoir à mes élèves. Je comprends, oui. Donc, juste ça, c'était difficile pour moi mais je me suis toujours dit, tu sais, je vais regretter les décisions que j'ai dit non autant, tu sais, je ne veux pas avoir ce regret-là. Oui. Donc, il est mieux de dire oui mais lancer là-dedans que regretter le what if. Bien, c'est un investissement comme toi, tu es en train de,

[00:37:50] puis on ne sait pas si tu vas faire ça pour toujours, un an, deux ans, trois ans, tu n'as aucune idée. Donc, pour le temps que tu vas être là, moi, j'ai toujours perçu des expériences comme ça où est-ce que des gens accèdent à d'autres postes soit au niveau du conseil soit des prêts de service. C'est vraiment un investissement dans toi-même. C'est comme faire du développement professionnel, tu es entouré de personnes qui pensent relativement comme toi, on est tous pépés, on aime ça. Fait que de vivre une expérience comme ça en particulier, c'est que ça amène, ça nous permet de développer certains outils

[00:38:19] dans notre coffre à outils que peut-être on n'aurait pas l'occasion parce qu'on n'est pas exposé à un plus grand niveau ou un niveau plus large peut-être de qu'est-ce qui se passe au niveau du conseil, au niveau des communautés, au niveau des entreprises, au niveau de… Puis je parle de tes dossiers en particulier, des technologies qui viennent avec ça. Fait que c'est vraiment un investissement. Donc toi, tu peux te retrouver dans 2, 3, 4 ans en retournant en salle de classe. Puis ça, c'est correct aussi parce que là, tu vas ramener qu'est-ce que tu as investi en toi-même.

[00:38:49] Puis c'est, comme tu as dit, tout le côté systémique, tu es capable d'aller voir des défis pour d'autres écoles, d'autres régions que tu n'avais aucune main. Comme tu ne savais même pas si c'était un défi dans d'autres écoles. Là, tu t'en fais ok. Donc c'est vraiment cas par cas mettre en place des différents fonctionnements et il y a des belles réussites que non plus on ne le savait pas dans d'autres écoles. Donc c'est fun d'aller voir puis aller, comme tu as dit, aller vue un peu plus large

[00:39:19] de tout puis sortir un peu d'où que j'étais pour... C'est ça. C'est une différente vision à avoir, un différent zoom out et puis, tu sais, les gens qui nous écoutent, quand vous voyez des postes affichés dans vos conseils scolaires, gênez-vous pas. Je sais qu'il y en a plusieurs d'entre vous, vous y pensez des fois puis vous dites « Ah, tu sais, je ne sais pas » puis rien à perdre, tout à gagner. Tu sais, passe à travers de la préparation, fais demande, tu sais, enlève la poussade sur le CV comme on dit

[00:39:48] puis vivez l'expérience de l'entrevue si vous faites appeler pour une entrevue puis si vous ne l'avez pas, vous ne l'avez pas, mais tu sais, prenez cette chance-là parce que c'est vraiment de le voir comme un investissement vous-même et puis, ça peut ouvrir d'autres portes et puis ça peut faire réaliser et découvrir des passions aussi qu'on a en s'exposant, tu sais, à ces expériences-là. Ça fait que gang qui nous écoute, là, allez-y, faites demande, gênez-vous pas parce que ça vaut la peine de faire l'expérience de ça. Absolument, je suis d'accord avec toi, Joël. Oui, oui.

[00:40:18] Écoute, Brad, c'est tellement un plaisir d'être ici avec toi. Nous sommes avec Brad Hampton, tout le monde, du CSDCEO. Hein? Qui est dans son nouveau poste en train de faire toutes sortes de belles choses. Donc, la saison 5, Brad, j'ai demandé à tout le monde de trouver, de nous partager une citation inspirante. Fait que, puis nous dire un petit peu pourquoi que tu trouves ça inspirant parce que c'est tout le temps bon d'entendre des belles choses comme ça. Donc, en as-tu une pour nous autres? J'en ai une. OK. Puis,

[00:40:48] à la faculté d'éducation, la première journée, tout le monde ensemble, on a écouté une petite vidéo de Rita Pearson. Oui. Et oui, il y a plusieurs stations dans ça, mais celui que j'ai retenu le plus, c'est « Kids don't learn from people they don't like ». Puis, je trouve que c'est tellement vrai, ça. Puis, tout part de le lien que tu as avec tes élèves. Puis là, tu sais, on se lance la question, c'est qui ton enseignant préféré?

[00:41:17] C'est rare que quelqu'un va choisir un enseignant ou un professeur de l'université. Pas à cause qu'ils n'ont pas rien appris, mais ils n'ont pas eu ce lien-là avec eux autres. Une relation différente, oui. C'est ça. Donc, c'est là que tu peux voir vraiment l'impact qu'une relation de confiance, une relation positive que tu as avec l'élève, ça va, ça l'amène tellement, ça va amener l'élève tellement loin et je me lance comme exemple que je n'avais pas ce lien-là jusqu'à temps

[00:41:47] que j'embarque, que j'arrive en quatrième année, que je trouve cette enseignante-là et je me garde ça en tête avec la citation en plus, c'est apprendre à les connaître, c'est ton numéro un. Oui, tu as le programme CAD, oui, tu as plein d'autres choses, mais si tu n'es pas prêt à connaître et t'investir à vouloir connaître l'élève, il n'y a rien qui va fonctionner. Oui, puis tu sais, les adultes, on est pareil, quand on est prof

[00:42:17] et puis avec l'équipe de direction, puis prof avec élève, entre collègues, ça revient à la relation parce que c'est des gens qui soucient de vouloir apprendre à me connaître, puis vraiment apprendre à me connaître. Puis ce n'est pas sorcier, comme prof, moi, je faisais souvent des petites activités qui prennent cinq minutes pour apprendre à connaître les élèves, puis deux, trois élèves par jour qui répondaient c'est quoi ton sport préféré, je ne sais pas, ton genre de musique préféré, ça peut être n'importe quoi, c'est rapide, mais c'est juste dispensé puis de le mettre en place, mais tu as raison,

[00:42:47] c'est la relation qui vient en premier. Ça me fait penser à bien des affaires, Brad, les cinq niveaux de leadership de John Maxwell. Le niveau deux, c'est là où est-ce que tu veux être au minimum, puis ça, c'est la relation. Dès que tu as la relation, la confiance commence à s'augmenter. Puis John Maxwell aussi avec sa citation, « People don't care what you know until they know how much you care. » C'est la même chose. Oui. Et puis tu as absolument la raison, la première chose, puis ça, c'est un travail continu, c'est de continuer à cultiver ces relations-là parce que moi, mes profs préférés,

[00:43:16] ce n'est pas nécessairement le contenu que je me souviens, mais c'est plus comment ils m'ont fait sentir dans leur salle de classe. Puis cette facilité-là que j'avais parce qu'on avait développé une relation. Exactement. Puis comme tu as dit, oui, le contenu est important, mais tu peux aller chercher le contenu de différentes façons et je reviens toujours, ça commence avec ton lien et tu l'as très bien dit que oui, c'est ton lien avec l'élève, mais tu as besoin d'un lien avec ta communauté scolaire aussi, ton équipe école, ton lien est aussi important

[00:43:45] avec ton entourage aussi. Parce que veut, veut pas, ça se voit quand l'équipe école, n'est déjà pas super bien ensemble, les élèves le remarquent. Absolument. Absolument. C'est, ça l'est remarquable parce qu'on est quand même des créatures à base d'émotions et puis non seulement est-ce qu'on peut vivre des émotions, mais je pense qu'on est capable de les ressentir aussi dans le non-verbal puis le verbal des gens. Puis les jeunes remarquent quand les choses tournent pas aussi rond

[00:44:15] qu'ils pourraient puis ça a un impact définitivement. C'est ça. Puis ça fait penser en disant ça. Moi, j'avais toujours une citation que je commençais le début de l'année avec mes élèves. Tu sais, le respect, c'était gros pour moi. Je suis capable d'avoir du fun. J'aimerais, au moment où tu manques de respect, je leur disais, tu vas voir M. Brad à un autre côté. Puis la citation que j'utilisais toujours, c'est de Robin Williams. c'est que « Everyone you meet is fighting a battle

[00:44:42] that nobody sees. » Ah, intéressant. Tu n'as aucune idée de ce qui se passe dans la vie personnelle de cette personne-là. Donc, ayez le respect en premier plan puis soyez conscient dans tout ce que vous dites peut avoir un impact sur chaque personne. Donc, moi, c'est une citation que je remettais toujours en salle de classe puis j'utilisais lorsque je donnais des rencontres un à un avec des élèves

[00:45:11] puis c'est vrai. C'est vrai. On ne connaît pas tout le temps toute l'histoire. Exactement. Autant chez les élèves que chez des collègues aussi. Donc, c'est toujours de garder ça en tête et puis pratiquer l'empathie. Je pense que c'est important. C'est ça. Donc, Brad, la saison 5, une deuxième question que je pose aux gens parce que, tu sais, en éducation comme dans tout autre domaine de travail, bien sûr, il y a tout le temps des choses qu'on aime mais il y a tout le temps aussi des choses peut-être qu'on aime moins ou qui nous tracassent puis qu'on se dit moi, si j'étais le maître du monde,

[00:45:41] moi, je changerais ça ou je ferais ça d'une différente façon. Donc, moi, je pose la question à tous mes invités de la saison 5 de nous parler un petit peu de quelque chose en éducation qui les tracasse. Tu sais, quelque chose que tu dis moins ça, c'est comme, je ne sais pas, je ferais peut-être ça d'une différente façon. Ça fait que, tu aurais-tu quelque chose à nous partager par rapport à ça puis peut-être une ou deux solutions que tu aurais par rapport à cette thématique-là en particulier. On revient, on en parlait un peu de Jeff Boulanger qui était sur votre podcast aussi.

[00:46:11] Lui, c'est un gars que je travaille beaucoup autant pour jouer au hockey avec mais j'organise beaucoup des tournois communautaires de hockey avec Jeff puis c'est un gars que le positivisme, c'est toujours en premier plan. Donc, il faut que je commence avec le positif que le monde d'éducation, on a fait beaucoup de changements positifs depuis les dernières années. Et tu sais, l'exemple, c'est, on a passé de cinq domaines à évaluer en mathématiques à un.

[00:46:42] Donc, il y a plein de changements puis on continue, la communauté en éducation continue à innover de façon positive. Donc, il faut que je commence par dire ça, qu'on a fait beaucoup de progrès autant depuis mes premières années que tes premières années. Mais un aspect que je dirais améliorer, pas changer, améliorer, c'est tout le processus d'évaluation. OK. Je trouve encore qu'on mise trop sur la performance

[00:47:12] et j'aimerais mieux miser sur une mentalité de croissance, de l'amélioration. On est trop misé sur le rendement de l'élève avec la production. C'est ça. Et donc, c'est tout a changé, c'est un mindset-là. Et encore une fois, à NDR, on a réussi à changer cette culture-là. Pour moi, dans ma classe,

[00:47:42] les élèves ne voyaient pas de notes juste au bulletin au mois de janvier frié et le dernier bulletin. À part de ça, ils ne voyaient pas de notes. C'était tout des rétroactions que je donnais, mes observations, des conversations que j'avais avec eux autres. et dans ma classe, on avait un mur de progression. Donc, c'est simple, mais c'était notre mascotte en cinq étapes. Et moi, je dirigeais l'élève vers le mur

[00:48:12] de progression avec une tâche ou problématique puis voici où vous êtes. Voici les prochaines étapes pour ensuite aller à, nous autres, c'était des abeilles, à cette abeille-là. Donc, l'élève était toujours en mode d'améliorer son travail. Et le pourquoi, je pourrais l'expliquer vite fait, mais le pourquoi, c'est que moi, j'évaluais, j'avais toutes mes productions, je mettais gré d'évaluation par-dessus, je brocha ça ensemble, je donnais ça aux parents,

[00:48:42] ils signaient ça et me le donnaient. Et lors d'une soirée rencontre de parents, moi, je les donnais dans le but qu'ils amènent puis qu'il y a eu la discussion avec l'élève, leur enfant. Qu'est-ce que j'ai vu? C'est donner, ils allaient voir la note, ils signaient, ils me le remettaient en personne. Je viens de me taper trois heures à corriger tout ça pour, ouais, donc je dis, mon mindset doit changer, il y a un autre fonctionnement qui marche mieux. Donc, c'est ça, j'ai mis en place,

[00:49:12] mieux de progression qu'on a à travers de l'école en ce moment. Puis c'est, oui, c'est pour les matières, mais c'est autant pour les comportements, les HH. Donc, tu sais, des situations problématiques lors d'une récréation, je les amène au mur de la procréation. Hey guys, la bataille au soccer, là, voici mes critères que j'avais pour vous autres si vous voulez continuer à jouer au soccer. OK, voici comment vous pouvez vous améliorer, voici les conséquences si vous allez de l'inverse. Donc,

[00:49:42] c'est tout, c'est un mindset, pour moi, c'est un mindset de mentalité de croissance au lieu de performance. C'est juste ça. Oui, peut-être juste, puis je comprends exactement ce que tu veux dire, c'est plus comme, tu sais, puis c'est les progrès, plus comme un continuum à l'intérieur des compétences et puis pas nécessairement sur la note parce que tu as raison, tu sais, on a encore tendance, tu sais, moi je l'ai vécu comme élève aussi puis jusqu'à l'université. Moi, la note, j'ai tué 15 sur 20, j'ai tué,

[00:50:11] 21 sur 22, je ne sais pas, puis je n'ai même pas vu les corrections, les commentaires du prof parce qu'on était axé sur le résultat, le final, puis après ça, c'était fini. L'apprentissage était fini tandis que quand on vise l'amélioration puis plus un continuum des compétences, ça s'enchaîne un dans l'autre, donc je pense qu'il y a une meilleure continuité dans les apprentissages puis ça, c'est le mot-clé, je pense, c'est continuité. C'est que tu n'arrêtes pas, ce n'est pas fini puis that's it, ça n'existe plus,

[00:50:41] c'est un continu, tu bâtis un sur l'autre. Puis tu donnes un peu de responsabilité à l'élève d'apprendre à apprendre, à s'investir dans son apprentissage puis moi, mes bulletins étaient faits par les élèves, donc moi, j'imprimais bulletins vides puis eux autres écrivaient leurs notes rencontraient un à un et ma question, c'était pourquoi tu mérites ça puis là, il y en a qui s'organisent avec toutes leurs preuves d'apprentissage, voici ce que j'ai fait, voici des photos que j'ai prises moi,

[00:51:10] dans ma tête, je le sais qu'est-ce que je veux lui donner, mais il peut t'amener avec la discussion que tu vas avoir avec, ils peuvent t'amener une différente façon de penser. Donc moi, mes bulletins étaient faits par les élèves, donc il y avait zéro surprise, il pouvait dire à son parent, bien, je me suis donné ça afin que compte, on s'est entendu de, tu vas voir maman, papa, j'ai un C en mathématiques, voici pourquoi. Donc zéro surprise, puis l'élève s'engageait dans son propre cheminement, si tu veux. Bien,

[00:51:40] j'aime ça, c'est vraiment une bonne idée, puis pour les gens qui nous écoutent, belle stratégie, comme tu parles, de prendre tes élèves puis qu'ils deviennent responsables pour le résultat. Tu sais, c'est comme si, tu sais, quand on donne une note, mais c'est monsieur qui m'a donné cette note-là, bien non, c'est la note que tu as méritée par rapport à la production ou le travail que tu as fait ou la progression que tu as eue. Fait qu'un élève qui est là puis qu'il doit le démontrer puis qu'il doit faire la collecte de ses propres preuves, bien tabarouette, c'est comme, ça fait toute la différence. Moi, je pense en tout cas.

[00:52:10] Le ownership, tu sais, de prendre responsabilité pour ça, puis on en parle beaucoup dans les écoles, tu sais, que peut-être les élèves font moins ça, tu sais, prennent moins responsabilité pour leur comportement ou leurs résultats et puis quelle belle façon de les aider à développer cette compétence-là. Oui, puis je ne peux pas dire que c'est la meilleure façon, mais c'est une stratégie gagnante que j'ai vécue en salle de classe puis les élèves, ils ont accroché à ça puis de l'autre côté,

[00:52:40] tu sais, on a un jugement professionnel puis il faut avoir confiance dans notre jugement professionnel. et j'ai assisté à une conférence récemment puis tu sais, tu as le docteur, tu vas au docteur, il n'a pas nécessairement toutes les données devant lui lorsqu'il te suggère quelque chose puis on a confiance en lui. puis lui a confiance à vous dire les suggestions, mais pourquoi en tant qu'enseignant qu'on n'a pas cette confiance-là, pourquoi qu'on a besoin de toutes les données ou toutes les productions devant nous

[00:53:10] pour pouvoir attitrer une note, c'est la même chose, donc juste avoir un peu plus de confiance dans le jugement professionnel aussi. C'est excellent ça, excellent. Même pour les gens qui nous écoutent, c'est des belles stratégies que tu as partagées, Brad, donc merci pour ça. Brad, on arrive déjà presque à la fin de notre entretien, le temps passe tellement vite, on pourrait parler pendant des heures, je suis certain, mais je ne te garderai pas toute la journée. Brad, pour les gens qui nous écoutent, si quelqu'un aimerait communiquer avec toi, de quelle façon est-ce qu'il pourrait faire ça?

[00:53:38] Tu peux donner mon courriel, Joël, puis moi, moi, je suis un gars de partage, je partage tout, tout, tout à n'importe qui, je suis un gars qui aime jaser, comme on fait Joël, donc si ça peut être partage de ressources par courriel ou une courte discussion via Zoom, Teams, n'importe quoi, je suis toujours prêt puis disponible. Excellent, donc ton courriel sera disponible dans la page qu'on va avoir dans mon site web pour ton épisode, donc vous n'avez qu'à vous rendre à inspireleadership.ca

[00:54:08] dans la section podcast, Brad va avoir sa page qui est là avec son adresse courriel, ne gênez-vous pas si vous avez des questions, si vous voulez avoir plus de détails par rapport aux différentes stratégies que Brad a proposées tout au long de notre entretien, ne gênez-vous pas, il est prêt à partager, prenez-en avantage et puis allez mettre ces belles stratégies-là en place. Brad, c'était fantastique de parler avec toi, j'ai une dernière question à te poser, une question derrière que je pose à tous mes invités, peu importe la saison, si tu avais un souhait à faire aux gens qui nous écoutent présentement

[00:54:37] d'après la conversation qu'on a eue, quel serait ce souhait? Osez, sortez de votre zone de confort, n'appétit pas et tu vas voir que ta zone de confort peut être modifiée au courant de ta vie sans avoir des regrets. Et je le dis par expérience, ça m'a tout pris, je suis content que je l'ai fait, donc osez.

[00:55:08] Oser, ça peut amener des belles choses. On a parlé du fait que tu as fait demande pour ce poste-là, tu l'as accédé, changement d'école, prêt de service, ça peut être, peu importe, ça peut être à l'extérieur aussi du travail qu'on a fait, ça peut être dans notre vie aussi, je vais dire privée, dans notre vie personnelle. Tu sais, est-ce qu'on va être inconfortable? Oui, ça vient avec le changement, ça vient avec la prise de risque, mais souvent, ça nous permet, comme tu as dit, de prendre l'expansion dans notre zone de confort. Ça fait que, un très beau souhait, Brad, et puis écoute, merci infiniment d'avoir accepté

[00:55:38] d'être mon invité au podcast. Merci pour les belles stratégies que tu as partagées. J'ai hâte de publier ça et puis écoute, je te souhaite une très, très belle année scolaire puis des belles découvertes puis bien de la croissance dans ton nouveau poste. Bien, merci à toi, Joel, puis de mon côté, j'ai hâte d'écouter les autres podcasts qui vont sortir. C'est toujours enrichissant de vous écouter, Josel, avec d'autres membres dans l'éducation. Excellent, merci beaucoup, Brad. Merci. Cher leader,

[00:56:08] je vous invite à visiter inspireleadership.ca pour accéder aux ressources qui ont été partagées pendant cet épisode. Si le podcast vous aide dans votre développement comme leader, je vous invite à vous abonner et à partager cet épisode dans vos réseaux. Et n'oubliez pas, afin de développer le leadership chez les autres, il faut tout d'abord investir dans sa propre croissance. Merci d'être à l'écoute.