Que reste-t-il du français quand on grandit aux États-Unis dans une famille franco-américaine?
Dans cet épisode, je reçois Rémi, qui partage un parcours aussi personnel que révélateur. Il raconte comment le français, pourtant présent dans son enfance, s’est peu à peu effacé autour de lui, jusqu’à devenir fragile. Puis, à un moment charnière, il fait un choix : celui de retrouver cette langue et de décider d’y vivre pleinement.
De son arrivée au Québec aux défis liés à la fluidité, au vocabulaire ou à l’accent, la discussion met en lumière ce que signifie réellement vivre en français aujourd’hui. Elle soulève aussi une question plus large, presque inconfortable : pourquoi passe-t-on encore si facilement à l’anglais, même ici?
Un témoignage rare, à la fois intime et lucide, sur la langue, l’identité et le pouvoir de choisir.
[00:00:00] Parler français, pas comme une performance, pas comme un test, mais comme un choix. Aujourd'hui, je reçois Rémi Franqueur. Rémi est organisateur politique. Il est aussi franco-américain. En 2015, il a fait un choix qui n'est pas anodin. Venir s'installer au Québec pour vivre en français. Pas pour l'apprendre, parce qu'il était déjà, évidemment, franco-américain. Pas pour le pratiquer à distance, mais pour en faire une langue de vie, de travail, d'engagement.
[00:00:22] Aujourd'hui, Rémi oeuvre en communication stratégique et politique, un milieu où les mots comptent et où la parole est exposée, où rien n'est jamais neutre. Récemment, il a aussi posé un geste fort. Il a pris la parole publiquement en français pour assumer son appui à l'indépendance Québec, mon texte publié dans la presse.
[00:00:47] Bonjour à tous, je m'appelle Tania Lompré. L'éducation, l'immigration, la langue française, ça vous intéresse? Vous êtes au bon endroit parce que, moi aussi, ensemble, on va explorer plusieurs enjeux reliés de près ou de loin à la francisation, à l'immigration, à l'enseignement et à l'apprentissage. On va aussi aborder les politiques publiques et l'actualité reliées à ces thématiques. De mon côté, je suis une fille super animée par l'idéal de faire du Québec un endroit où tous peuvent s'épanouir en français, avec ou sans accent.
[00:01:15] J'ai la tête qui foisonne d'idées, d'opinions et de solutions. On ne sera peut-être pas toujours d'accord, hein, mais n'est-ce pas une des facettes de la diversité qui fait que c'est vraiment beau chez nous? Alors, bienvenue à tous sur le balado avec ou sans accent. Rémi, est-ce que choisir de vivre en français quand on aurait pu vivre autrement est déjà un geste politique?
[00:01:37] Pour moi, oui. Moi, j'ai vu les gens autour de moi se faire assimiler. Il y en avait déjà pas beaucoup qui restaient. Puis j'étais un des seuls qui vivait toujours dans une manière quotidienne avec les familles en français. Mon père, tous ses frères et ses belles soeurs viennent tous de la ville ou village de grand-mère à côté de Chonlegan, mais ils ont fusionné avec Chonlegan.
[00:02:06] Ma mère est franco-américaine et elle a grandi dans ma ville natale de Manchester, New Hampshire. Donc, eux, ils ont grandi relativement l'anglais plus sa place, mais ils allaient entre les deux langues. OK. Ça a toujours été une langue avec ton père puis une langue avec ta mère, un peu? Avec ma mère, c'était un peu mixte, mais c'était plutôt presque toujours français en français.
[00:02:34] Puis ça switchait vers l'anglais car on avait des amis chez nous et c'était comme des seuls exceptions. Mais les fêtes, ça faisait, on était dans les mêmes traditions. Comment ça vous disait, c'était les traditions canadiennes. Puis pour nous, des Canadiens, c'était les Canadiens français.
[00:02:56] Je m'ai fait dire les premiers mois que j'étais à Montréal, père des Montréalais, que j'ai grandi presque plus Québécois qu'eux. Ah oui? Mais on était toujours dans les vieilles traditions. Tout le monde se mettait, on va dire, en sec avec les chaises. Après la messe de 20h, chez quelqu'un, on chantait des chansons à la pône.
[00:03:20] Puis rapidement, je me suis rendu compte qu'il y avait un manque de fierté à comparer de mes amis qui venaient d'un parcours, on va dire, on va dire ça de la manière qu'on disait, mais Italian-American ou Italian-Américain ou Italian-Américain. Il y en avait beaucoup autour de ce qu'on a grandi. Puis eux, il y avait toujours une fierté.
[00:03:45] Mais les Canadiens français, je pense qu'ils ont passé tellement d'années à en avoir honte. C'était le cheap labor. J'ai vraiment vu la fin de ça. On se faisait dire, OK, c'est pas le real French, c'est pas le vrai français. Tout ça. Ouais, c'est pas comme... Les Islandais étaient fiers. Il y a le fighting Irish. Les Italiens-Américains.
[00:04:11] Il y a des films qui dépeignent, on va dire, des images, même si ils sont peut-être plus... Ils ne sont pas complètement vrais en termes de qu'est-ce qu'on les dépeigne. Mais il n'y a pas de film qui... Je ne pourrais pas, si ça romantise ou non, il n'y a pas de film des Canadiens français aux États-Unis. Même, on va dire, Jack Kerouac, c'était une histoire pas si lointain de ça.
[00:04:39] Oui, je pense que c'est quelque chose qui laisse à faire. Je trouve que ça, je me sens comme... C'est un trait de la... Qui n'a jamais été 100% réglé de la révolution tranquille. Tout à fait. Puis justement, toi, t'as choisi... En fait, cette fierté-là en décidant de vivre en français, t'aurais pu, tu sais, vraiment... Continuer ta vie aux États-Unis où t'avais déjà une carrière et tout ça.
[00:05:04] Tu sais, explique-nous pourquoi, en fait, t'as décidé de vivre en français alors que t'aurais pu travailler en anglais sans jamais avoir à te poser la question sur la langue. Le moment marquant, c'est quand j'ai décidé de retourner dans ma ville natale. Et j'ai comme découvert quelque chose qui était plutôt évident, mais que mon quartier n'était plus mon quartier. Puis le système d'éducation était moins bon. Donc, les jeunes de mon âge commençaient à faire des familles.
[00:05:33] Puis, oui, pensaient à ça. Et déménageraient d'aller... Cette ville à côté où les vendent les eues. Et l'autre, évidemment, le français, ça parlait... Mon premier job, ma épicerie, en travaillant dans la vie, pour faire les viandes. Je parlais en français. Je parlais français avec la moitié des gens. Oui, j'ai vraiment eu un mal du pays quand j'ai retourné dans ma ville natale.
[00:06:03] Là, je me disais, il va falloir que je fais quelque chose. Sinon, je vais pas faire mon français. Puis pas juste le français. Les références... Les références culturelles, culturelles. Mais je travaillais... Je venais de travailler ma dernière campagne électorale. J'avais ça. Celle que j'attendais pour... Qu'est-ce qu'il a été l'équipe de Joe Biden en 2000... Qui a commencé en 2015, mais pour l'élection de 2016. Finalement, il s'est pas présenté.
[00:06:34] Moi, j'avais pensé à mon affaire en disant, OK, moi, j'ai besoin d'un plan B. C'est comme viscéral. T'avais besoin de vivre dans ta langue, en fait. Oui. Oui, puis même... Le grand détonné, c'est quand je suis arrivé, ça coulait pas autant. Là, je me rends compte. OK, moi, mon français coule pas autant que... Évidemment, mon anglais, ça, je savais plus tôt. Mais le vocabulaire... Donc, t'as pas... Bon, vocabulaire... Le vocabulaire, en fait,
[00:07:01] qui était pas dans les discussions habituelles ou familiales. Donc, tu sais, par exemple, ton vocabulaire de travail, ton vocabulaire de réseautage, de ton domaine politique. Donc, tu sais, c'est ça, en fait, qui manquait, là. C'est sûr, ma famille de Shawanigan, en grandissant avec eux, on parlait pas de logiciel, puis... Mais non. Mais tu sais, on t'aime le politique, les relations publiques, tout ça. On va dire les CA, je savais même pas c'était quoi un CA. Ah ouais?
[00:07:30] Mais il y a juste certains... Je savais c'était quoi, mais il y a juste certains mots qu'on n'utilisait pas. Certains membres de ma famille, ou avec certains membres, on parlait vraiment des amens qu'on trouve dans les romans de Michel Tremblay. Donc, il y a une grande... Il y a une grande différence entre... C'est comme si ton français du quotidien, c'était le français des années 60-70, tu sais. Ah, c'est totalement... C'est ça. C'est ça. Puis la langue évolue tellement rapidement, tu sais, je veux dire,
[00:07:59] une langue, c'est dynamique. Ça fait que c'est sûr que là, les nouvelles expressions, les nouvelles façons de mentionner certaines choses, le nouveau vocabulaire, tout ça, ça t'aiderait complètement étranger, en fait. Oui. Oui. Moi, quand même, j'ai la facilité ou le don, je suis capable d'entendre, surtout en anglais, les différents accents. Je veux dire, du nom du name, no, I'm sure. Puis ça arrive des fois, l'autre jour, j'ai entendu quelqu'un,
[00:08:29] sur le plateau, à Montréal, puis j'entends, je viens de bord, je dis, you're from Boston. Puis, je dis, oui, my God. Puis là, mais il avait été, il avait déménagé ici, il faisait longtemps, mais je trouve, on valorise pas notre accent qu'il y avait quoi, puis la même chose pour les accents de région. Je trouve, c'est en train de... De s'uniformiser un petit peu. Oui, parce que d'où je viens, l'accent de Boston.
[00:08:58] Tu le reconnais, là. Oh oui. Oui, oui, c'est une référence, puis même dans les films, on l'entend. Je trouve qu'on aurait des fiers de l'accent ici. Quand on parle de l'accent canadien, c'est souvent en rôtre anglais, « The butt of jokes » « Saturday Night Live ». « The butt of jokes » aussi dans l'accent qui a plein de... avec le « Roblin ». Oui, oui, c'est bien. puis on y a les canadiennes en france. Les expressions, mais c'est drôle,
[00:09:28] parce que la plupart des délèves de l'accent canadien, the way canadien speaks, c'est les anglophones. Mais oui, je pense que c'est lié à la fierté. Je pense, un accent, c'est notre histoire, ça compte l'histoire. Hum hum. Puis le tien raconte ton histoire, puis le mien raconte la mienne, puis celui de tout le monde raconte, en fait, une histoire personnelle, mais aussi une histoire de famille, une histoire de tradition, d'époque derrière nous. Donc, c'est important de conserver, je crois,
[00:09:57] les traits qui nous caractérisent et de ne pas chercher à s'uniformiser. Je me faisais demander quand je suis arrivé si j'étais acadien ou franc-contarien, puis... Parce qu'il n'y a plus de référence. J'exagère, mais pas de loin. Il n'y a pas beaucoup de gens, puis il n'y a plus de référence, on va dire, dans les journaux ou dans les nouvelles, des gens
[00:10:26] qui parlent comme moi. Puis avec mon histoire, il n'y a pas beaucoup de franc-américains d'origine du Québec. Ma famille vient d'une époque où il roulait le lieu d'air à Mauricie. Puis là, je n'ai jamais été capable de complètement enlever ça. Souvent, après une longue journée, le profond va sortir. Bien oui. Effectivement. C'est correct aussi. Je pense que justement, on essaie
[00:10:55] de travestir notre accent, puis d'adopter un standard, en fait, alors que c'est beau, ces particulartés-là. Ça fait partie de qui on est, puis ça démontre que tu es un petit gars de Shawinigan quelque part. Il n'y en a pas juste un. Ça m'a pris un bout de temps pour être capable d'aller en onde à la Ducan. Je pense que ça ne coulait pas aussi vite. Tu n'es pas fluide, non? Oui, exactement. Tu n'es pas fluide parce que tu viens, en fait, toi, de ce milieu-là, tu étais organisateur politique
[00:11:24] aux États-Unis, on l'a dit tantôt, tu sais que les mots ne sont jamais neutres. Ils ont toujours un poids, les mots. Quand il est arrivé, justement, au Québec, est-ce que tu as senti que ça ajoutait une couche supplémentaire à tout, par exemple, au débat, aux appartenances, aux tensions linguistiques ici? Est-ce que tu dirais que le français ajoute des tensions? Moi, je l'ai lu un peu. Oui, moi, je pense que c'est rare, on va dire, parce que d'une autre façon, je suis anglophone. Oui. Puis,
[00:11:54] l'anglais, ma langue principale, ça coule bien plus facilement. Exactement. c'est OK, c'est la langue, on va dire. Mais c'est correct, tu sais, tu es anglophone, mais tu es francophone aussi. Oui. Des identités linguistiques, ça s'additionne, ça ne se soustrait pas. Tu sais, on peut être anglophone, francophone, lusophone, hispanophone, tu sais, on peut les ajouter, ajouter un « on » à son nom, tu sais, anglophone, francophone, ça veut dire qu'on parle français. Ce n'est pas parce qu'on n'est pas né, par exemple, dans un milieu
[00:12:24] où on parle cantonais qu'on ne peut pas se revendiquer comme personne parlant le cantonais aussi. Je pense que c'est normal de dire que tu es anglophone, mais tu es aussi francophone. Mais, je veux dire, qu'est-ce qui me travaillait beaucoup, puis ça m'arrive toujours des fois, des fois, c'est sûr, je vais chercher un mot, et des fois, il y a un mot, je cherche là, les deux langues, mais des fois, je cherche un mot en français, la politesse des Québécois,
[00:12:54] ou qu'est-ce qui est perçu comme poli, c'est de faire le switch. Mouvelle switch. Oui. Si on était, la grande différence, c'est, on était à Saskatoon, Vancouver, avec, dans un meeting des vice-présidents ou un CA, avec, une personne qui ne maîtrisait pas l'anglais, bien, on ne va pas faire, on ne va pas faire la union en français. Mais non,
[00:13:24] on ne va pas faire en anglais. Mais, oui. Mais pas à Montréal. Non. C'est, comment cette personne va, parce que cette personne ne maîtrise pas la langue, il peut demander des questions, mais, oui, comment ils vont, comment ils vont apprendre le français si on continue de faire le switch vers l'anglais? Moi, je trouve que c'est ridicule. C'est pas un signe de politesse. Oui, peut-être, c'est ça l'intention, mais, ça veut dire,
[00:13:53] le reste du Canada, puis les États-Unis sont pas polis du tout. C'est... vu comme ça. Oui, puis, c'est lié à la fait que certaines personnes qui disaient, on s'excuse, les Canadiens français, on s'excuse toujours. Mais, pourquoi s'excuser d'être, de juste exister? Bien, on devrait être capable d'avoir nos réunions avec 5 des 16 personnes,
[00:14:23] 8 des 10 personnes qui sont des francophones, puis les autres, peut-être, ne maîtrisent pas le français, mais ils vont apprendre tout un autre vocabulaire du français de travail. Oui, ça, ça vient me chercher. Je ne vais pas devenir... Je pense, il y a une monnaie de l'aborder, évidemment. Puis les gens, ils ont des bonnes intentions. Mais, c'est pas nécessairement... On va contre... Contre qu'est-ce qu'on veut?
[00:14:52] C'est... Oui, puis de l'autre côté, tu en as... C'est drôle parce que la semaine passée, j'enregistrais un balado avec l'organisme PERT qui travaille, en fait, avec les Québécois d'expression anglaise. Puis, ils me parlaient justement d'un programme, d'un jumelage linguistique qui s'appelle Connexion, qu'ils font, pour jumeler les personnes anglophones qui veulent pratiquer leur français parce que leur français n'est pas suffisant, par exemple, pour le milieu de travail ou pour les réunions. Voilà. Tu sais,
[00:15:22] il y a des organismes comme ça qui vont créer des entités externes pour... C'est pas bonne idée. Faire en sorte... Oui, c'est une super bonne idée puis on les salue d'ailleurs. C'est un beau jumelage qui a beaucoup de succès, mais c'est pas normal. Tu sais, je veux dire, c'est... Ben, c'est pas normal, mais je veux dire, c'est pas normal qu'on aide pas les gens justement à bonifier leur français dans leur milieu de travail puis qu'ils doivent Bonaire ailleurs que dans leur milieu de travail pour mieux parler français au travail, ce qui est un peu ironique. Oui. Si on regarde
[00:15:52] le reste du Canada, est-ce que c'est lié à ce beau record historique que le gouvernement fédéral a avec les communautés francophones hors du Québec qui ont toutes... bien, vu une baisse dans les dernières destinées. T'as eu les francophones au Ouest canadien. Oui, même, je suis allé... En tout cas, on rentre un petit peu dans ce nom de sujet, mais quand je suis allé passer du temps, j'étais à l'Ouenepeg, l'autre côté de la Vier,
[00:16:21] Saint-Boniface, il n'y a pas beaucoup de gens qui font le français. Non. C'est rendu sur les petits villages autour. C'est dommage. Qu'est-ce que moi, j'ai vécu, cette invasion des dernières étapes et accélérées de qu'est-ce que les Canadiens français hors du Québec ont vécu qui est quand on voit plus de raisons, quand il y a en peine ou plus d'institutions comme université
[00:16:51] ou des jobs des milieux de travail qui se trouvent en français, l'université de l'ancienne, il y a plein de raisons des coupures. Puis c'est comme, ah, OK, ça, c'est trop dans le budget. Nouveau-François, la même chose. C'est la même raison pour les mêmes raisons pour lesquelles les gens veulent juste souvent la sécurité d'un bon travail,
[00:17:22] d'être capable de nourrir les familles, un toit quand ils arrivent dans un nouveau pays. Mais il n'y a pas de manière de vivre de ce que je peux voir. Il n'y a pas de manière de vivre ta vie quotidienne en français hors du Québec. C'est une énergie réalité triste. C'est juste qu'il y a comme une hégémonie, en fait, de l'anglais qui fait en sorte que les gens ne peuvent plus poursuivre leur vie. C'est vraiment ça. Il y a certains qui vont devoir bifurquer vers un emploi en anglais ou des études
[00:17:51] en anglais ou de se faire soigner en anglais parce que les services n'existent plus, parce qu'ils ont déjà existé, parce que la communauté se restreint, parce que les jeunes, en fait, ne voient plus nécessairement de gains dans leur avenir à poursuivre leur vie en français. Ça, c'est très, c'est une mort longue. J'ai envie de te demander si quelqu'un nous écoute en ce moment, quelqu'un qui vit en français, qui choisit cette langue-là puis qui a choisi finalement le Québec comme toi, mais qui hésite encore à prendre un peu position au niveau du français,
[00:18:21] qu'est-ce que tu aurais à dire à cette personne-là? Mais l'anglais va toujours d'être là. Ce n'est pas difficile à... Si on choisit de vivre en français puis il vient d'un milieu soit anglophone et spanophone, bien, l'anglais, ce n'est pas difficile à trouver. Il y a de la penance pas. Je ne connais pas beaucoup de gens qui ne sont pas capables de se déployer en anglais.
[00:18:51] Il va toujours avoir des exceptions ici et là. Mais au Québec, c'est en français. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de communauté, mais au Québec, on choisit de vivre en français. J'ai des voisins, j'ai eu des voisins qui ont fait 7 ans qui habitent ici, qui ont fait 8 ans qui habitent ici. Je vais terminer avec ça. Je pense qu'on devrait être exigeant, mais utiliser la carotte bien plus que le bâton parce que les gens aiment vivre ici.
[00:19:20] Autant qu'on... Les Montréalais, les Québécois, on se plaint de... OK, les routes, tout ça. Oui, on aime se plaindre, mais en même temps, on devrait aider les meilleurs ambassadeurs de Montréal, le Québec, à un moment donné, où on... C'est plus un choix. C'est juste parce qu'on est... C'est comme ça qu'on est francophone. On n'a même plus besoin de le dire. Tu sais,
[00:19:50] on parle au Mexique, il parle espagnol. Hum-hum. Et on va avoir son anglais. Le Québec est francophone, je pense. On devrait... Puis ça n'enlève pas. Oui, il y a des... Il y a une communauté anglophone dans certains endroits. Ils ont contribué aussi. Tout à fait. Non, mais c'est tout le même monde, mais ça reste encore quand même notre communauté. C'est bon, bien merci beaucoup, Rémi, d'avoir été avec nous aujourd'hui.
[00:20:21] Merci infiniment d'avoir écouté Avec ou Sans Accent aujourd'hui. J'espère que nos échanges ont été aussi stimulants pour vous que pour moi et que vous serez à l'écoute pour les prochains épisodes. Avant de vous laisser partir, permettez-moi de vous poser une question. Qu'est-ce qui vous a le plus interpellé dans cet épisode? Quelles réflexions vous ont traversé l'esprit? N'hésitez pas à m'écrire afin de partager le tout avec moi. N'oubliez pas non plus de vous abonner au balado pour ne manquer aucun épisode. Faites découvrir avec ou sans accent à tous ceux qui partagent nos passions pour ces sujets.
[00:20:51] Vous avez envie de travailler avec moi? N'hésitez pas à me contacter pour connaître mon offre de service ou visiter mon site web. Au plaisir de vous retrouver pour notre prochain épisode. À très bientôt! Sous-titrage Société Radio-Canada

